Cap ou pas cap de Fleur : écrire un Jaime/Daenerys
Warning : Viol
Le Sang du Dragon.
Jaime était arrivé depuis quelques jours à Winterfell. Pour il ne savait quelle raison, on le laissait participer aux conseils de guerre. Il faut dire qu'il s'y connaissait en tactique militaire. Ils s'entraînaient quand ils le pouvaient tous les deux avec Brienne. C'était il fallait bien l'avouer sa seule amie ici en dehors de son petit frère. Le reste du temps il supervisait ce qu'on lui avait donné à superviser, et ça faisait déjà des journées bien remplies.
Aussi quand il reçut l'ordre (le mot faisait un peu mal) de se rendre dans la chambre personnelle de la reine Daenerys un soir, il fut assez surpris. D'autant plus de la trouver seule, en tenue assez légère, un grand feu ronflant dans la cheminée.
Il salua, et se tint au milieu de la pièce, mains derrière le dos.
Daenerys se leva de son fauteuil et se posta devant lui, un verre de vin à la main. Elle l'étudia des pieds à la tête.
-Vous avez appris comme moi que votre vrai père était également le mien, le roi que vous aviez juré de protéger et que vous avez assassiné ?
Cette nouvelle, Jaime avait préféré la reléguer dans un coin de sa tête, mais puisqu'il devait y faire face…
-Et même ayant su ça, je l'aurais quand même assassiné… Quel géniteur c'était, qui a violé ma mère et violait la vôtre tous les soirs, même quand elle était enceinte de vous…
Daenerys accusa le coup, la mine sombre.
(Jaime pensa à d'autres viols, mais il y avait des choses qui devaient rester inexprimées au risque de les voir prendre trop de place dans sa mémoire...)
Daenerys lui tendit le verre de vin.
-Buvez.
Jaime s'exécuta, trempant ses lèvres et avalant une petite gorgée. Le vin était âpre. C'était pour parler de leurs liens familiaux qu'elle l'avait fait venir dans ses appartements personnels à une heure si tardive ? Apparemment…
La reine dragon se mit à lui tourner autour, ses doigts volant d'une épaule à une autre, ses yeux améthystes rappelant à Jaime d'autres yeux améthystes, il y avait si longtemps... (et il n'aimait pas le même éclat lubrique qu'il croyait y retrouver).
-Je n'ai même pas encore conquis les Sept Couronnes que mes conseillers me pressent de nommer un héritier…
Jaime leva les yeux au ciel. Si tout ceci venait à mal tourner, il saurait à qui se plaindre : la Main de la reine et son plus proche conseiller étant Tyrion…
-Vous avez beau être un bâtard qui n'avez aucun droit de revendication au trône, le sang du dragon coule dans vos veines…
Disant cela, Daenerys vint déposer une main sur sa joue hirsute.
-Cela fait de nombreuses années que je pensais ne plus pouvoir concevoir, murmura-t-elle d'une voix éthérée, les yeux fixés sur le visage de Jaime mais ne le voyant pas. Mes seuls enfants sont mes dragons. Mais peut-être que le sang Targaryen permettrait un miracle.
Son regard changea et soudainement elle était en train de fixer Jaime avec une telle intensité qu'il faillit reculer.
-Je ne suis pas sûr de comprendre… répondit le chevalier, alors qu'il comprenait très bien.
-Je vous ordonne de me faire un enfant, répondit d'une voix morne Daenerys, en délassant sa robe de chambre.
Le lourd tissu tomba en petit tas sur le sol, et elle fut nue devant lui. Ce qui ne provoqua aucun désir en lui.
-Je suis venu pour combattre l'armée des morts, pas pour régler vos problèmes de succession. Mon frère est au courant de ça ?
-Non. Pourquoi devrait-il l'être ?
-Parce qu'en parlant d'héritier, il devait sans doute penser à une personne en capacité de vous remplacer sans délai.
-Ce n'est pas ce que je veux. Je ne compte pas mourir, ni demain ni dans dix ans. Un enfant de mon sang serait l'héritier idéal.
Jaime pensa à l'enfant que portait Cersei, et son coeur se serra. Il était venu dans le Nord honorer sa promesse pour lui, pour Elle.
Daenerys lui ôta le verre de vin qu'il tenait et le conduisit à son lit, l'y fit s'asseoir.
-Je ne vous désire pas, l'informa simplement Jaime.
Daenerys fronça les sourcils. Tous les hommes qui l'avaient côtoyée l'avaient désirée. Tous.
-Vous devriez. Si vous me rendez le service que je vous demande, je pourrais montrer de la clémence envers votre sœur, quand je prendrais Port Réal. Sa tête n'a pas forcément à se retrouver au bout d'une pique ou au cœur d'un brasier.
Le poul de Jaime s'accéléra. Il savait que Cersei avait toutes ses chances, avec son armée intacte, à l'abri dans le Sud, et ses scorpions, mais Daenerys avait le Nord avec elle, une armée d'Immaculés et de Dothrakis, et encore deux dragons. Il n'avait que peu de foi envers la parole de la reine dragon, mais si par sa faute, par cette opportunité qu'il n'avait pas su saisir, la vie de Cersei se retrouvait un jour prochain mise en péril… C'était un trop grand risque à prendre.
Daenerys lut dans ses yeux le moment où il se résigna, et ses lèvres s'étirèrent dans un sourire satisfait et cruel (qui lui rappela celui de leur père). Elle commença à le déshabiller.
-Pensez que je suis votre sœur également…
Sang du dragon ou odieux chantage, ils se retrouvèrent quelques instants après en pleine action. Tous les deux nus sur les couvertures en fourrure, Daenerys chevauchait ardemment Jaime qui gardait les yeux fermés comme si sa vie en dépendait. La jeune fille griffait le torse du chevalier en gémissant, prenant son plaisir sans vergogne. Celui-ci finit par murmurer "Cersei…" en atteignant l'orgasme, et se prit une gifle vive et douloureuse qui lui fit rouvrir les yeux et redescendre sur terre immédiatement. Daenerys se cambra une dernière fois et laissa un grognement de plaisir s'échapper de sa gorge… Quand elle regarda Jaime, elle vit qu'il fixait la porte d'entrée. Elle tourna la tête et découvrit sur le pas de la porte Jon Snow, un air atterré sur le visage. Dès que leurs regards se croisèrent, il claqua la porte et on entendit ses pas précipités dans le couloir.
-C'est à lui que vous auriez dû demander ce "service".
-Il n'est pas du sang du dragon… Il n'y a qu'avec vous que ça a une chance de fonctionner.
-Quel chanceux je fais.
-Ne soyez pas insolent.
Daenerys se leva et s'habilla prestement. En tant que reine elle n'avait pas d'explications à donner, mais en tant qu'amante, elle tenait à le faire.
Dès qu'elle fut partie, Jaime renfila ses sous-vêtements, ramassa le reste et le cala en boule entre ses bras, ses bottes à la main, et sortit précipitamment dans le couloir.
La seule personne qu'il croisa au détour d'un angle particulièrement vicieux fut Brienne de Tarth. Et elle fut également la seule personne qu'il percuta, faisant voler tous ses vêtements par terre. Son amie devient rouge en voyant dans quelle tenue il était, mais il la tança :
-Aidez-moi donc à ramasser tout ça et à trouver une pièce de libre pour que je puisse me rhabiller !
Ils se retrouvèrent donc dans un débarras. Brienne aidant Jaime à se rhabiller sans le regarder, ce qui était un exploit. De toute façon, ils n'avaient qu'une petite bougie pour les éclairer.
-Qu'est-ce qui vous est donc arrivé pour vous retrouver nu dans les couloirs ? demanda la dame de Tarth.
-Si je vous explique, vous ne le racontez à personne ?
Brienne haussa les épaules. Evidemment.
-C'est une longue et à la fois beaucoup trop courte histoire… Accompagnez-moi dehors, j'ai besoin de prendre l'air…
Fin.
