Lévi lui est décidément voué, à ce bâtard !... XD Je me plais d'ailleurs de le rendre de mal en pis... non seulement il copule à tout bout de champ mais en plus il a tendance, en bon chien dominant, à uriner un peu n'importe où ! XDDDD


Chapitre 181 : The darkside

Sam - Samantha - avait tout de la sirène californienne : le teint hâlé, des yeux d'un clair presque transparent, un corps de rêve et une chevelure de sirène.

Et Sam bossait dans l'un des salons de coiffure de l'aéroport de L.A.

B. était l'un de ses clients attitrés.

Sam trouvait érotiques les petits soupirs que lâchait B. lorsqu'elle lui massait le cuir chevelu.

"J'ai ma pause après toi. Ça te dirait un café au Starbucks ?..."

B. eut le sourire. "J'ai bien cru que tu ne proposerais jamais."

"D'ordinaire c'est le garçon qui propose..."

"Ah oui ? De la vieille école ?..." amusé.


Brian Boyd était le costume public de B. Un garçon charmant, ce Brian. D'un charme sauvage sans donner l'impression de déborder du cadre - rassurant donc.

Pourvu d'esprit et d'un élégant bagage culturel. Intéressant. Séduisant.

B. s'installa en face de Sam, plateau de cafés entre eux.

"Ça fait combien de temps que tu viens te faire coiffer chez nous ?..."

"Ooooh, je ne compte plus."

"Allons, tu n'es pas si vieux... d'ailleurs j'ai toujours été étonnée par ta moyenne d'âge par rapport aux autres pilotes."

"J'ai été nourri à la réussite, Sam. On me l'a faite avaler très jeune à la cuillère, pour ainsi dire." sur un sourire absolument charmant et un regard ombrageux.

"Tu dois... avoir beaucoup de succès." sur un petit rire embarrassé.

"Vrai. Je refuse pourtant de coucher avec les membres du crew. Question de principe."

"Ah oui ?" lueur d'espoir au fond des yeux.

"Si tu veux savoir ; tu as toutes tes chances." sirotant son gobelet de café, l'envisageant du coin de l'œil, avisant la belle date qui flotte au-dessus de sa jolie tête.

"On pourrait se revoir à l'extérieur, dans ce cas ?..." s'en pinçant la lèvre.

"Pas de problèmes pour moi."


Elle en a grave envie. Tout son corps parle, sa jolie façon de se pincer la lèvre.

B. est devenu plus coulant de ce côté ; moins harsh.

Brian is a nice guy, after all...

Elle finit par l'inviter dans son appartement.

Là, B. renoue avec l'art du baiser - comme le vélo, ça ne se perd jamais !...

Les caresses, la voir chavirer, proposer le préservatif - oui, Brian est civilisé ! - et chercher les sensations de sa partenaire. Étrangement, B. y trouve plus de satisfaction que jadis.

Expliquer l'œil de la mort rougeoyant est d'une simplicité ; attribut génétique. Ça passe en général.

Brian est perçu comme un bon coup et les filles en redemandent.

C'est en général lui qui rompt. Par peur de s'engager, par sensibilité.

Si B. le pouvait, il rirait à gorge déployée !...


Il revient d'une semaine éprouvante de vol, dans des conditions météorologiques épouvantables.

"Tiens, Girl... y'avait longtemps. Ton cul te démange de nouveau ?..."

Je roule des yeux.

"Je suis décalqué, j'te préviens, Girl. J'ai qu'une envie : pioncer."

"J'ai compris. Ouvre cette porte."

Rien n'a changé dans le vaste duplex hormis quelques éléments de déco.

B. boit deux verres de sirop fraise puis quitte sa tenue de pilote pour un bas de pyjama avant de se foutre au lit.

Je m'allonge à ses côtés, cherchant un instant le nu de son ventre.

"Girl. Fiche-moi la paix." grogné, repoussant ma main câline.

J'ai pas intérêt à insister.

Je m'y reprends quelques heures plus tard et là, ô surprise, la réaction est quasi-immédiate.

Je le fais voyager dans des limbes de sensations lointaines, pas déplaisantes.

Il s'érige. "Oh putain... Girl... oh putain..."

Je me colle à lui, retrouvant la sauvagerie brute qui émane de lui.

Une jambe passe au-dessus des siennes et je le caresse, je le caresse... partout.

Je finis par tenir cette magnifique hampe éveillée entre les mains, mes doigts glissent entre ses testicules et je flatte le plancher pelvien sensible.

"Oh putain, Girl... j'vais te baiser, t'as pas idée..." sur un sourire audible, tendu comme un arc.

Voilà qui est prometteur.

Lorsqu'il cherche de mon côté, la moiteur vient le conforter. "T'en crèves d'envie, hein, Girl ?..."

"Enfoiré..." le caressant plus fort.

C'est lui qui bascule sur moi, cherchant de l'extrémité, répartissant l'humidité partout, rendant le sexe d'autant plus sensible aux attouchements.

Il nous arrache des sensations folles.

Arrive le moment où il est tout bonnement infoutu de cesser, dans un silence où seuls nos corps et nos élans érotiques sont autorisés à s'exprimer.

Il fronce, voué aux sensations qui montent.

"Oh putain, Girl... j'vais pas être long... putain, tu vas te prendre une fameuse giclée !..."

"Une ?..."

Il sourit, presque tendre, puis renforce le rythme.

Nous en jouissons à cris.

Il passe alors sous moi, refusant de céder en dureté.

Je glisse sur lui. "Embrasse-moi, B. comme le ferait Brian."

A ma grande surprise, il s'exécute. Le baiser est étourdissant, chargé en érotisme. Ses doigts glissent sous ma mâchoire, effleurants.

"Enfoiré..." frustrée d'être si peu embrassée ainsi.

"Ah, tu voulais Brian, hein !" me désignant de l'index. "Et Brian, c'est un mec cool."

"J'aimerai que tu le sois avec moi parfois..."

"Tu compterais les mouches au plafond, Girl." amusé, détendu.

"Tu te rappelles la fois où on a baisé dans le bureau de Wat' ?"

"Oh putain, ouais, Girl. C'était... épique." souriant.


Je me dirige vers B. qui se trouve dans le parc, du côté du vaste chêne centenaire, lui présentant l'excellente note reçue en maths grâce à ses explications de la veille. Il écrase sa cigarette contre le tronc, laissant échapper la dernière volute de sa bouche - fumer est strictement condamné à la Wammy's mais il s'en contrefiche, fumant, abrité derrière le large tronc.

Il esquive ma bonne humeur. "Girl, y'a un truc qui me ferait triper..."

J'attends, yeux pétillants. Tout ce que B. présente me paraît d'emblée séduisant.

"J'ai envie de baiser dans le bureau de Wat'."

Ma fièvre retombe subitement. "Euh... durant son absence ?..."

"T'es bête." riant.

"Et si... on nous découvre ?..."

"T'inquiètes, ma Girl ; j'prendrai tout sur moi." faisant glisser le revers de ses doigts sur ma joue.

"Je ne sais pas, B., c'est..."

"Quoi ? T'as la trouille ?"

"Plutôt, oui."

"C'est ça qui est excitant, Girl, t'as rien compris. Tu vas voir, ça va rendre le sexe encore meilleur."

"Je ne... sais pas, B."

"T'es chiante, Girl. J'vais pas te laisser trois ans non plus pour te décider." quittant transitoirement la partie.


L'idée est semée. Reste à la faire germer. Et pour cela, B. est rudement calé. Quitte à utiliser des armes illégales comme la pression ou le chantage. Quitte à me repousser brutalement, prétextant que le cadre de nos chambres ça va cinq minutes. Inutile qu'il use d'un quelconque subtext, j'ai compris le message.

Je finis évidemment par céder.

"Il... ne nous arrivera rien de fâcheux, pas vrai, B. ?..."

"J't'ai dit, Girl : j'prendrai tout sur moi. On va s'éclater, tu vas voir... j'en bande rien que d'en parler."


Je ne suis pas rassurée du tout. Je suis B. Ce dernier tient la petite lampe torche entre ses dents pendant qu'il farfouille dans son sac, y tirant deux crochets pour la serrure.

A genoux devant la porte, le sort de la serrure est rapidement vu.

Nous entrons dans la pénombre et le silence.

Le bureau de Quillsh est un exemple de propreté et de rangement.

"On fait vite, hein ?..." inquiète.

"Relax, Girl. Laisse-nous au moins profiter du cadre."

"Je veux retourn..."

Un hoquet alors qu'il vient de me saisir vivement par la nuque. "Commence pas, Girl !..." regard plongé dans le mien, index dressé entre nos visages.

Je déglutis.

"Je vais te préparer comme il faut et tu ne voudras plus qu'une seule chose après ça..." sur un sourire terrible. "... que je te culbute."

Il me hisse alors sur le bureau après y avoir reculé les affaires, sans les faire chuter, retroussant ma jupe et descendant la culotte aux motifs pastels.

"Et si... j'ai envie de crier ?..."

"Tu te retiens. Comme dans les chambres." avant d'aviser mon sexe et d'y glisser une langue attentionnée tout du long.

J'en geins.

Laaaaangue...

Attentionnée. Agile. Foutrement douée !...

"B... surveille... la porte..." entre deux geignements.

"T'inquiètes, Girl, je gère." y retournant avec ardeur.

Il lèche, aspire, langue d'une générosité incomparable.

"Mords-toi la main si tu ne tiens plus, Girl." notant que mon humidité redouble sous ses attentions ciblées.

J'en palpite, sous les sensations qu'il rend de plus en plus vives.

"B... Je... je vais..."

"Vas-y, Girl. Je kiffe." ciblant l'endroit gorgé, d'une langue vive.

"Aaaaaah !... B. !..."

Emportée, corps tremblant sur le bureau de la direction.

Il se libère, enfilant le préservatif avant de venir se frotter, du gland sensible, contre la zone humide et chaude, finissant par s'y comprimer, peinant à tenir sur ses appuis, cuisses prises de spasmes.

"Oooooh... Haaaaaan... putain, Girl... qu'est-ce que t'es... bonne !..." me dominant de toute sa hauteur, debout derrière le bureau. "Putain... je kiffe tellement... le cadre !..."

"La porte... B."

Il est surtendu, sexe ne répondant plus qu'à l'envie. "Putain, Girl... si on venait... à nous découvrir maintenant, j'crois que... j'me viderai... quoi qu'il arrive..." sur un sourire pervers avant de pousser plus loin et plus fort, jouissant l'instant d'après.

Il s'affaisse sur le haut de mon corps.

"B... faut qu'on y aille..."

"Pas tout de suite... j'ai besoin de récupérer là... wow, c'était... vache, ouais, c'était grandiose, Girl. T'es vraiment ma p'tite pute préférée et tu vas le rester un moment, j'pense..."

J'en souris, flattée, lui accordant quelques instants.

"On y va, B. ?..."

"Vas-y. J'ai encore quelque chose à faire. Je te rejoins..." m'indiquant la sortie d'un mouvement de menton.

"Qu..."

"Ce sera pas long. Allez." me faisant relever, m'attribuant une tape sur les fesses nues.


Il me rejoint alors que je sommeille, se glissant, nu, dans mon lit, corps tiède contre le mien.

"T'as... fouillé dans les dossiers ?..."

"None of your business, Girl."

"T'as au moins tout bien remis à sa place pour que Wat' ne se doute de rien ?..." Naïve...

B. a le sourire d'un carnassier en pleine partie de chasse, délecté par son méfait. "Ouais, Girl, t'inquiètes pas."

"Alors... il ne nous arrivera rien." rassurée, me calant contre lui.

"J'ai vraiment kiffé, Girl. Ouais, ça confirme ce que j'ai toujours pensé ; t'as un sacré potentiel."

"Et si un autre me regarde et me plaît ?..."

"Putain, je le dégomme direct." sur un sourire pervers.

"Tu le ferais ?..."

"Ouais. Sans hésiter. T'es à moi, Girl."


Nous n'avons certes pas été découverts. Par contre, B. a pris soin de laisser plusieurs "signatures", notamment une longue giclée sur le sous-main en cuir du fondateur.

La convocation ne tarde pas.

"Salut, Wat'. Un souci ?" sur le pas de la porte, poussé à l'intérieur par un éducateur zélé.

"Installe-toi, B." désignant la chaise devant son bureau.

B. s'assoit, montant une jambe sur le bureau, mains dans les poches de son jeans, avisant le fondateur avec ce petit sourire en coin appuyé par un regard de guerre.

D'un geste, Watari déplace le pied chaussé de B.

"Bon. Qu'est-ce que j'ai encore foutu, Wat', pour te mettre en rogne ?"

Une profonde inspiration. L'acte en lui-même demeure aussi dégoûtant qu'impardonnable.

"J'ose espérer que tu as agi seul, B."

"Oh, tu veux dire ?..." amusé. "Girl ?..."

"Elle... ou une autre."

"T-t-t-t. Wat', Wat'." de plus en plus amusé. "Tu la vois me suivre sans ciller, honnêtement ?"

"Parfaitement. Nous savons tous ici quelle terrible influence tu possèdes sur elle, B."

Petite révérence. "La flatterie ? Je kiffe, Wat'."

"Silence, B. Alors ? Seul ou non ?"

"Évidemment, Wat'. J'ai besoin de personne pour me branler."

Un geste de Watari dispense B. des détails.

"Tu es définitivement pourri. Pourri jusqu'à la moelle, B."

"La flatterie... encore ? J'vais finir par trouver ça louche, Wat'. Tu veux me sauter ou quoi ?"

"J'ai demandé ton isolement."

"Ah ouais ? L'habituel, quoi. T'as pensé à Girl, Wat' ? Comment elle va f..."

"Silence, B. Tu n'es pas autorisé à la parole."

B. hausse les épaules.

"Au prochain outrage, tu retournes en institut."

"Oh, cool." cynique. "Tu sais, tout ça c'est naturel, les hormones... j'te fais pas de dessin. Faut bien que je décharge quelque part. Bah là c'était sur ton bureau. Note que..." se penchant en avant. "... ça ferait de la bonne cire pour le cuir de ton sous-main..."

"Qu'ai-je dit tout à l'heure, B. ?" froncé.

"Quoi ? Tout ça pour un petit débordement sur ton sous-main ?..." posant ses semelles au sol pour l'estocade finale. "Avec ce que tu m'as spoilé, tu pourrais t'en payer des milliers comme celui-là, fils de pute."

Quillsh ouvre la bouche, estomaqué. "Tu as ?..."

"Fouillé ? Ouais. Juste après m'être branlé et avoir giclé sur ton putain de bureau." sur un ton particulièrement pervers. "Tu vois ?... Il m'en restait assez."

Le fondateur tremble de rage.

"C'est bien pratique, hein, les gens à qui on subtilise l'identité pour pouvoir se servir sur leur compte en banque, Wat' ?" applaudissant, cynique. "Belle petite entreprise, Wat' !... Nan, j'suis admiratif. Alors me fais pas tout un flan pour cette p'tite giclée sur ton sous-main de prix, Wat'. C'est déplacé."

"Tu es... le diable, B."

"T'as pas idée, Wat'. Je vais te démolir, te démonter. Ta belle petite institution, j'vais la souiller à tel point que tu ne pourras même plus la regarder sans avoir la gerbe."

"Sors d'ici. J'appelle immédiatement l'institut."

"OK. Pas de problème, Wat'." se redressant pour fixer le fondateur droit dans les yeux. "T'es une belle pute, Wat'. Pas de doute là-dessus."

"Je ne te laisserai pas faire davantage de dégâts, B." décrochant le combiné et composant le numéro.

B. bâille. "Ça crève, tout ça. Surtout que la nuit a été courte. Puis j'ai envie de pisser depuis un moment là..." circulant dans le bureau, se déboutonnant devant le canapé pour s'y soulager, souillant les coussins d'assise, se grattant la tête d'une main tandis que l'autre tient ferme le jet. "Aaaah... ooooh... putain, ça fait du bien..."

Les doigts de Watari tremblent sur les touches du téléphone.

"Tu m'as fabriqué de toutes pièces, Wat'." le dardant d'un regard dur.

"Oui, le service Internement, s'il vous plaît." au téléphone. "Il s'agit d'une urgence."

Petit rire de B. "Ha ! Tu m'étonnes..."

"Quillsh Wammy. Je patiente, oui."

"Quelle bande de blaireaux.".

Sur un soupir, B. apprécie son ultime offense. Le calme avant la tempête. Une fois sa vessie vidée, il attend la sentence, mains dans les poches.


"Il sait tout, L. Il s'est servi dans les dossiers après avoir..." sur une moue de dégoût.

"Je n'ai jamais été convaincu par le principe, Watari. Ces sommes revenaient de droit à B."

Brève confrontation.

L. se sert une part généreuse de cake.

"Nous avions besoin de ces fonds, L."

"Pas avec ce que nous avons placé en bourse, Watari." d'un calme posé. "Cette guerre n'en finira donc jamais..." sur un soupir lourd.


"B. a été... interné ?..." choquée, reculant d'un pas pour tomber, assise, sur le lit, regard dans le vide.

"Pour son bien, Hope." me précise Watari.

"Il... allait bien, pourtant..." complètement anéantie.

"Hope, étais-tu avec lui la nuit dernière ?"

Je fixe le fondateur. Le moment de me montrer à la hauteur de B. qui, visiblement, n'a rien lâché à mon propos.

"J'étais seule lorsque je me suis réveillée tôt ce matin."

"Hmm." sceptique. "Nous ne t'imputerons aucune responsabilité si tu venais à être impliquée, tu sais." se mettant à ma hauteur.

"Je vous le dis... j'étais seule à mon réveil ce matin."


"Ils se couvrent l'un l'autre, c'est évident."

"Quelle importance, Watari ?" amène L., touillant un café chargé en sucre.

"Il est parvenu à admirablement la pourrir." serrant le poing sur le bois exotique du bureau.

"Je dois avouer que B. est remarquablement doué pour cela, oui."

"Nous lui avons pourtant offert toutes les chances à son arrivée ici... à quel moment avons-nous failli ?..." se questionnant.

"J'ignore pourquoi certaines âmes se laissent plus aisément corrompre que d'autres, Watari." songeant, avec un certain pincement, au désir fou que B. lui inspire, regard fuyant.

"Nous avons failli avec B. Nous ne faillirons pas avec Hope." déterminé.

"Hope est... déjà gâtée, Watari."

"Il suffit pour cela d'éloigner à tout jamais le plus avarié des deux fruits."

"Tu vas la tuer, Watari."


"Entrez."

J'ouvre la porte après y avoir frappé.

"Hope."

"Monsieur Wammy."

Il m'invite à prendre place.

"Avez-vous... des nouvelles de B. ?..."

"Bien sûr. L'institut nous tient informés quotidiennement de son état et de ses progrès." cherchant ses notes des yeux.

"Comment va-t-il ?"

"Oh, il... a de lourds traitements mais paraît calme."

Ouais. Résigné serait un terme plus juste...

"Est-ce que... je pourrai le voir ?... Même à travers une vitre..." suppliante.

"Hope..." secouant la tête. "Il lui faut du calme et rien qui soit de nature à le relier au monde extérieur. Ce dont B. a le plus besoin, c'est de se retrouver."

"Mais... il me manque..." sur le point de pousser quelques larmes.

"Concentre-toi sur tes études, Hope." sec.


Bien. J'ai étudié tous les plans de l'institut. Et je suis prête à m'y introduire cette nuit même !...

Capuchon remonté, masque sombre sur la bouche et le nez, jeans porté sur rangers, j'aborde l'imposante muraille.

Une lézarde marquée m'offre un point de passage et je bataille avec la végétation vivace un moment.

Dans la cellule, le sourire vient de s'allonger. "Girl, Girl, Girl..." délecté, flairant ma présence comme le ferait un chien aux aguets.

Bien. A gauche, le générateur. Désactiver l'alarme.

Voilà qui est fait.

Profitant de la pause d'un employé, je consulte l'occupation des cellules.

Je me glisse, rampant à ras pour ne pas être repérée, arrivant enfin devant la 307.

Il est assis sur la couchette, fixant le cadre de porte vitré.

Me voyant, il s'approche.

Nos paumes de mains s'épousent malgré le vitrage renforcé.

"Tu me manques..." soufflé du bout des lèvres.

"J'te boufferai bien, Girl." sourit.


"B. J'ose espérer que ce petit séjour t'a fait du bien et t'a permis de réfléchir sur tes actes."

"Oh, ça, Wat'..." ignorant prodigieusement le regard inquisiteur du fondateur.

"Tu peux regagner ta chambre. Par contre, je t'interdis d'approcher de Hope."

B. se met à rire, menton haut, superbe gorge dévoilée. Un rire digne de tout bon Shinigami perverti.

"T'es un grand comique, Wat', nan sérieux, je le pense." se levant pour se diriger vers la porte. "Oh, et pour Girl..." se retournant, lui montrant un doigt dressé à chaque main. "Tu peux te les foutre au plus profond, ces deux-là, Wat' ! HAHAHAHAhahaha !" partant dans un autre rire à vous dresser les cheveux sur la tête. "J'vais directement la sortir de classe pour la baiser jusqu'au soir !"

"B. !" se levant, ivre de colère.


"B. est revenu... on était plus tranquilles sans lui..."

Je n'entends pas les murmures, fendant la foule jusqu'au grand chêne contre le tronc duquel il est appuyé pour s'en griller une.

"J'ai failli te sortir de cours, Girl."

Je cligne. "Pour... quoi ?..."

Petit rire en face. "T'es lente parfois." écrasant sa cigarette contre le tronc. "Pour faire bisquer Wat', pardi."

"Oh."

Il glisse deux doigts sous mon menton. "Et parce que j'ai très envie de te sauter, évidemment."

Je retrouve le sourire.

"Moi aussi..." accrochant une main à son débardeur sombre, posant le front contre sa clavicule gauche.

Fireflies, a million little pieces

Feeds the dying light, and brings me back to life

In your eyes, I see something to believe in

Your hands are like a flame, your palms' the sweetest pain

Let the darkness lead us into the light

Let our dreams get lost, feel the temperature rise

Baby, tell me one more beautiful lie

One touch and I ignite

Like a starship speeding into the night

You and I get lost in the infinite lights

Baby, tell me one more beautiful lie

One touch and I ignite

One touch and I ignite

One touch and I ignite

So alive, your touch is like the daylight

Burning on my skin, it turns me on again

You and I, survivors of the same kind

But we're the only ones dancing on the sun

Let the darkness lead us into the light

Let our dreams get lost, feel the temperature rise

Baby, tell me one more beautiful lie

One touch and I ignite

Like a starship speeding into the night

You and I get lost in the infinite lights

Baby, tell me one more beautiful lie

One touch and I ignite

One touch and I ignite

One touch and I ignite

Diamonds are forever, but all we need is just tonight

We're monumental tremors that can freeze the speed of life

Just like particles that's falling from heaven all over the stars

Hear you calling for me, hear you calling me home from afar

Let the darkness lead us into the light

Let our dreams get lost, feel the temperature rise

Baby, tell me one more beautiful lie

One touch and I ignite

I feel the heat as we collide

Like a fever that feels so right

So baby, tell me one more beautiful lie

One touch and I ignite

One touch and I ignite

One touch and I ignite

One touch and I ignite

One touch and I ignite

One touch and I ignite