Hello ! :)
Il est tout chaud. Tout juste terminé. Et surtout, il n'était pas prévu. J'ai seulement été submergée par une soudaine envie d'écrire sur May et Hermès (mon couple chouchou, je vous le confesse :') ). Je sais qu'il est très fleur bleu, rempli de guimauve, mais je n'ai pas l'habitude d'en écrire alors ça m'a fait un bien fou. Je vous le pose là. Je ne sais pas si quelqu'un le lira un jour (parce que j'ai bien remarqué que le fandom français est déserté ^^').
Bref, je vous souhaite une bonne lecture !
JUSTE UNE PETITE ETERNITE
Première Partie
Hermès cligna péniblement des yeux, timidement tiré de son sommeil profond par de délicats baisers. De doux et affectueux baisers qui caressaient son visage, avant de glisser au creux de son cou et de longer agréablement sa clavicule. Malgré ses sens encore engourdis, il ressentait la chaleur réconfortante de May sur son corps. Il la ressentait dès qu'elle posait ses lèvres sur sa peau sensible. Dès qu'elle redessinait de son index les traits de son visage. Hermès n'osa protester et s'abandonna sans retenue à l'exquise torture de la jolie blonde, préservant avec précaution ce rêve qu'il ne voulait quitter. Il pourrait rester ainsi toute son éternité, noyé dans les draps accueillants de sa belle et sous sa seule emprise. A sa merci.
Elle le surplombait, assise à califourchon sur son bassin, le sourire aux lèvres et le regard pétillant. Elle l'éblouissait presque, tel un soleil levant. Il inspira son parfum grisant à pleins poumons lorsqu'elle se pencha pour l'embrasser. Tendrement. Simplement. Hermès avait toujours l'impression d'échanger leur premier baiser. Un véritable feu d'artifices faisait rage dans son cœur. Un feu crépitant d'amour et de passion pour cette femme qui l'émerveillait davantage chaque jour. Un feu ardent qui ne faisait que croître. Jamais il ne se lasserait de toutes les sensations qu'elle éveillait en lui. Les petits fourmillements au creux de son estomac. Le feu qui embrasait ses veines. Son cœur qui ratait un battement dès qu'elle l'effleurait. Sous ses doigts, il était fait de chair et de sang. Il se sentait terriblement vivant. Humain.
Il ne pourrait rompre ce baiser pour rien au monde. Il n'avait ni la force ni l'envie de s'éloigner d'elle. De briser tout contact. Mais, le souffle coupé, May détacha à contre cœur ses lèvres des siennes avant de river ses yeux verts dans ceux de son amant. Désirant prolonger leur moment d'intimité, elle plongea amoureusement ses mains dans les boucles brunes d'Hermès. Lequel frémissait de plaisir sous ses doigts, l'esprit à mille lieux de la réalité.
« Je veux que nos enfants aient tes jolies boucles, Hermès. », lui avoua-t-elle dans un murmure, l'air soudain rêveur. « Quelque part, tu seras ainsi toujours avec moi. »
Brutalement frappé par un chagrin destructeur, le regard d'Hermès s'assombrit. Les mots de May eurent l'effet d'un coup de massue. Il fut comme poignardé en plein cœur. Rappelé à l'ordre par une réalité désagréable. Une douleur intense explosa et se propagea en lui tel un poison. Très vite, la désolation et la peur l'oppressèrent. Il en étouffait presque. Comme si on compressait sa poitrine à en vider tout l'air de ses poumons.
« Me crois-tu réellement capable de t'abandonner ? », lui répondit le dieu d'une voix brisée en se redressant, les traits tirés par un sérieux impénétrable. « M'en crois-tu réellement capable, May ? »
Les yeux de sa belle avaient perdu de leur éclat sous les larmes qui les embuaient. Elle ne parvenait plus à endiguer son désespoir qui l'assaillait dès qu'elle songeait à son avenir. A cet avenir qui l'effrayait au-delà de ce qu'elle pouvait supporter. Il lui était devenu impossible de refouler cette peur immense qui grandissait en elle depuis qu'elle avait appris la vérité. Elle était terrorisée. Terrorisée de le perdre. De ne pas être digne de lui. De se retrouver seule avec un enfant à élever. Et cette peur ne se taisait plus. Au contraire, elle s'intensifiait avec le temps. Pourtant, elle connaissait Hermès. Elle connaissait son cœur. Son honnêteté. Sa bonté. Il était loin d'être le dieu dont elle avait lu les aventures et les crimes. Il était un homme de cœur. Un homme dont elle avait entièrement confiance.
Une larme roula sur ses pommettes, puis d'autres la suivirent. Elle sentait son cœur se briser dans sa poitrine dès qu'elle posait son regard sur son visage angélique. Aujourd'hui, Hermès était dans ses bras. Il n'avait d'yeux que pour elle. Elle et elle seule. Pourtant, demain, elle savait que son lit serait froid. Gelé par son absence. Elle savait qu'il finirait par se volatiliser. Qu'il lui échapperait. Alors elle le regardait comme si c'était la dernière fois. Elle voulait tout encrer en elle. Sa voix. Son corps. Ses taches de rousseur. Ses mains. Son regard amoureux. Elle voulait se souvenir de ces moments où elle se sentait aimer par le seul être qui comptait à ses yeux. Avant que lui aussi ne change d'horizon.
« Jamais tu ne seras mien, Hermès. Jamais entièrement. Ne me promets pas le contraire, ça ne ferait que nous détruire encore plus. », souffla-t-elle, un léger sourire sur les lèvres, en posant un doigt sur la bouche du brun qui cherchait déjà à répliquer. « Et, au plus profond de moi, je devrais te haïr pour me faire rêver d'un avenir qui ne sera jamais possible. Un avenir qui, pourtant, me fait terriblement envie. Parce que je voudrais te dire oui. Un oui pour l'éternité, Hermès. Un oui pour affronter nos épreuves à deux. Mais jamais je ne serais ton épouse. Jamais je ne pourrai vieillir avec toi. Et je me maudis chaque jour de t'aimer autant. »
Bouleversé comme jamais, Hermès l'attira contre lui avec une tendresse infinie. Alors qu'elle mouillait son t-shirt de ses larmes, il caressa son dos pour l'apaiser. Pour calmer les sanglots qui secouaient son corps. Mais chaque larme versée le traversait comme une lame. Attisait sa souffrance et sa culpabilité. C'était de sa faute si elle était aussi désespérée et abattue. Avec un autre, elle ne connaîtrait que joie et sérénité. Avec un autre, elle ne vivrait pas avec cette angoisse constante. Avec un autre, elle aurait l'avenir qu'elle méritait. Et, à l'instant où elle en avait le plus besoin, Hermès n'avait pas les mots pour la rassurer. Pour lui dire de ne pas s'inquiéter. Que tout se passera bien. Mais ce serait lui mentir. Parce qu'elle finirait par souffrir, qu'il le veuille ou non.
« Je t'aime, mon amour. », lui murmura-t-il à l'oreille avant de déposer un baiser dans ses cheveux en désordre.
L'envie de lui crier son amour ne s'était jamais fait aussi pressant. En quatre mille ans, il n'avait jamais ressenti des sentiments aussi intenses. Aussi vrais. Il n'avait jamais autant donné à une femme. Ce n'était pas une simple attirance. Un simple béguin passager. Encore moins un besoin irrépressible d'assouvir ses pulsions. Non, il lui semblait connaître l'amour pour la première fois. Il aimait tout chez elle, jusqu'aux moindres détails qu'elle considérait comme un défaut. Elle était celle qu'il attendait depuis toujours. Elle était sa vie. Son étoile. Son univers. La demander en mariage ? Il aurait déjà posé un genou à terre et demander sa main si sa vie n'était pas aussi compliquée. Et son monde aussi cruel. Tous les matins, son immortalité était devenue un fardeau. Un fardeau difficile à porter en sa compagnie.
Hermès recula légèrement et colla ses mains sur les joues rosies de May, avant de capturer ses lèvres dans un doux baiser passionné. Un baiser qu'ils exécutaient sans précipitation, dans un pur désir de prolonger les délicieuses sensations qu'il leur procurait. Hermès redécouvrait à chaque instant le goût addictif des lèvres de son amante. La confusion qui l'enveloppait dès qu'il l'embrassait. Il savait qu'il ne devait pas succomber mais ce délicieux contact atténuait sa peine. Le poids sur sa poitrine se dissipait déjà, remplacé par le frétillement de papillons. Alors que le dieu messager ouvrait le bal à une valse langoureuse, ses mains descendant doucement jusqu'à la chute de reins de sa belle, May se colla davantage à son corps et le poussa contre le matelas. Elle passait déjà ses mains sous son t-shirt lorsqu'il se décida à lui ouvrir son cœur. Sans filtre. Sans barrière. Sans pudeur.
« Mon cœur t'appartient. », murmura le jeune dieu en se noyant dans les indescriptibles nuances de bleu et de vert de ses yeux. « Pour l'éternité. »
Hermès chassa tendrement une nouvelle larme qui roulait sur son visage, lorsqu'elle posa une main timide sur le cœur du brun. Sous ses doigts, elle ressentait ses palpitations effrénées.
« Il ne bat que pour toi, mon amour. Depuis la seconde où nos destins se sont liés. », continua-t-il. « Chaque jour passé à tes côtés est une bénédiction. Et il ne se passera plus un seul jour sans que je ne voie ton visage. Sans que je n'entende ta voix résonner en moi. »
Hermès fit basculer la jeune femme sur le côté. Désormais allongée sur le dos, ses cheveux d'or épars autour de son visage angélique et ses émeraudes remplis d'un désir fou pour lui, May le piégea sans ménagement. Elle était comme un ange tombé du ciel. Jamais il ne pourrait résister. Lutter contre cette folie naissante. Alors, submergé par une vague d'enjouement, le dieu accrocha son regard. Sincère. Amoureux. Pur. Comme il l'aimait.
« Si tu savais à quel point tu es exceptionnelle, May. »
Sans plus attendre, la jolie blonde l'attira davantage contre elle et l'emprisonna avec force entre ses jambes. Elle unit ses lèvres aux siennes dans un baiser fiévreux. Plein de passion. Hermès passa ses mains sur sa peau brûlante, lui retirant cette chemise qu'elle lui avait soutiré la vieille, et laissa ses sentiments le guider.
Ce matin, May souhaitait simplement oublier les prochaines souffrances. Son vœu ? Apprécier le moment présent et s'abandonner, encore une fois, dans ses bras. Sentir son souffle chaud sur sa peau. Son parfum lui coller à la peau. Lui prouver l'amour qu'elle lui nourrissait. Parce que le malheur ne prévenait jamais. Un jour, il frapperait. Et ni l'un ni l'autre ne pourra se dresser face à lui.
...
Enfermée dans la salle de bain, May se préparait pour la journée de cours qui l'attendait à l'université. Mais, contrairement aux autres matinées, elle était distraite. Un peu nerveuse. Malgré elle, toutes ses pensées convergeaient vers cette feuille de papier pliée dans la poche de sa veste. Cette feuille que lui avait remis une infirmière, tout juste la vieille. Plus d'une fois, elle avait vérifié qu'elle s'y trouvait bien. Qu'elle n'avait pas disparu. Qu'elle n'avait pas rêvé. Et plus d'une fois, elle se rappela qu'elle était réelle. Que le test sanguin était formel : elle était enceinte de trois semaines. Oui, elle attendait son premier enfant. Et après la surprise, la joie et la peur, elle attendait le bon moment pour le révéler à Hermès. Un bon moment qui se faisait assez discret, à son plus grand dam.
« Tout va bien, mon ange ? »
Le dieu messager passa la tête dans l'entrebâillement de la porte, l'air soudain inquiet face à la triste mine de sa belle. Balayant ses pensées moroses, May lui adressa un sourire en retour. Elle pourrait tout lui dire. Là. Maintenant. Rien ne pouvait l'en empêcher. Elle était désormais une adulte responsable. Du haut de ses vingt-quatre ans, il ne lui restait plus qu'à valider sa dernière année. Sans oublier ses quelques économies. Au plus profond d'elle-même, elle se sentait prête à élever cet enfant et à lui offrir tout l'amour nécessaire. Après plus d'un an de relation, elle avait toujours été convaincue qu'il serait le père de ses enfants… mais elle devait l'avouer, elle n'était pas prête à regarder Hermès s'éloigner. Elle serait impuissante et dévastée par ce départ précipité. Après tout, pourquoi un dieu s'embêterait avec un enfant ? Elle ne voulait pas choisir entre lui et son enfant.
« Oui oui, je suis juste un peu stressée pour mon mémoire. J'ai l'impression que je ne le finirai jamais à temps. », tenta-t-elle avec un sourire contrit alors qu'elle rehaussait ses cheveux en une queue-de-cheval. « Mais tu as assez de problèmes, je n'ai pas envie de te préoccuper avec les miens. »
Remarquant bien que May ne lui disait pas tout, Hermès s'approcha d'elle et l'enlaça par le dos dans un tendre câlin. Il passa ses bras autour de sa taille et déposa quelques baisers dans son cou, dans une vaine tentative de la rassurer. Il respectait son silence. Son intimité. Elle finira par se confier à lui, quand elle se sentira prête. Cependant, May était beaucoup trop focalisée sur sa peur pour se décrisper. Pour réellement apprécier la nouvelle. Ils étaient trois aujourd'hui. Mais demain, ils ne seraient peut-être plus que deux. Pourtant, les mains d'Hermès sur son ventre la firent frémir plus que de raison.
« Jamais tu ne m'embêteras. » lui souffla-t-il, et son souffle chaud chatouilla sa nuque. « Je passerai mes journées à l'écrire à tes côtés si je le pouvais. »
May rejoignit ses doigts aux siens, et se laissa bercer par sa respiration. Elle était tellement bien dans ses bras chaleureux. Elle ne se sentait complète qu'en sa présence. Comme s'il était un rouage essentiel à sa vie. Et alors qu'il lui murmurait des mots doux à l'oreille, elle se décida de chasser ses tourments. De cesser de se torturer. Hermès ne partira pas. Pas maintenant. Et pas avant de nombreuses années.
Une sonnerie de téléphone troubla soudain cette douce étreinte. Avec regret, Hermès se détacha de sa belle et déposa un baiser sur sa joue pour s'excuser, avant de prendre l'appel. Ces interruptions n'étaient pas rares, et May avait finis par s'y accoutumer.
« J'arrive, j'arrive. » s'agaça Hermès, d'un ton légèrement irrité. « Laisse-moi dix petites minutes. »
Hermès raccrocha précipitamment et enfila une chemise verte à carreaux par-dessus son polo blanc. Il adressa alors un regard désolé à la jeune femme, tous deux profondément attristés de voir leur matinée si vite écourtée. Le messager en maudirait presque ses devoirs. Il avait horreur de partir comme un voleur, mais il n'avait pas le choix. Encore une fois.
« Le devoir t'appelle. File. » lui sourit May entre deux baisers. « Je survivrai. »
...
Alors qu'Hermès grimpait dans son camionnette pour sa longue et éprouvante journée de travail, il aperçut une boîte métallique dépassant de sa besace. Avec un sourire rayonnant, il l'ouvrit et laissa la délicieuse odeur faire saliver ses papilles gustatives. C'étaient des cookies faits maison que lui avaient glissé May, comme à son habitude. Une petite attention qu'Hermès appréciait au-delà des mots. Mais aujourd'hui, ils étaient accompagnés d'un mot.
« Avec pépites de chocolat et une pincée de cannelle. Comme tu les aimes.
Promets-moi de ne jamais tourner la page. »
Oui, beaucoup trop d'amour pour ces deux-là :')
Mais surtout, n'hésitez pas à lire "Life of a Hero" de la merveilleuse SilverPlume17. Parce qu'elle fournit simplement un travail incroyable et formidable sur Luke et ses parents. Que son écriture et sa créativité rafraîchissent ces oubliés. Croyez-moi, toutes ses histoires valent largement le détour.
Sur ce, j'espère vous avoir conquis. Et on se retrouve pour un futur one-shot et une suite :D
Bisous, Helo.
