Petite avant propos : cette fiction se passe dix ans après la fin du jeu. Je me suis basée sur la route des Lions de Saphir mais il y aura des spoils des autres routes également. Vous verrez le nom de Beleth pour l'avatar. En fait, Beleth est une autre façon d'écrire Byleth et j'ai choisi cette orthographe pour mon avatar car je trouvais la sonorité plus féminine que Byleth. Mais c'est basiquement le même nom et la même référence au démon Byleth.

Brumes rougeoyantes

Chapitre 1

« Bienvenue ! Que puis-je pour vous ? »

La jeune femme aux cheveux verts se tourna vers le nouveau venu, un grand sourire sur le visage. C'était un garçon à peine sorti de l'adolescence qui venait d'entrer, plutôt mince et filiforme. Il ne devait pas avoir plus dix-sept ans, jugea Flayn.

« Heu… Bonjour. »

Sa voix était mal assurée. Il semblait ne pas savoir par quel bout commencer. Il était destabilisée par son interlocutrice. Elle lui paraissait extrêmement jeune ! Une petite fille ! Et pourtant, dans ses manières, elle faisait très adulte. Flayn se rendit compte que le client était dans ses petits souliers et s'en amusa beaucoup.

« J'ai entendu dire que vous embauchiez et… heu…

— Vous seriez intéressé ? »

Le jeune homme secoua frénétiquement la tête. Le sourire de Flayn s'agrandit. Un potentiel nouveau client était toujours bon à prendre pour les affaires. Elle s'assit au comptoir.

« Mais vous savez, poursuivit-elle, nous recherchons essentiellement des guerriers, des hommes ayant déjà combattu ou avec une formation dans le maniement des armes ou de la magie. Avez-vous quelques compétences qui aillent dans ce sens ? »

Le visage de son interlocuteur, déjà très pâle, perdit instantanément ses couleurs et il parut encore plus gêné que lorsqu'il était entré.

« Heu… Je ne sais pas me battre, mais heu… j'ai entendu dire que vous enseigniez ce genre de chose donc… »

Le pauvre garçon était en souffrance. Il hésitait sur le moindre mot. Flayn trouvait mignonne cette façon peu confiante de s'exprimer.

« En fait, j'ai un cousin qui a travaillé pour vous il y a quelques mois de cela et il est devenu très fort et je veux faire comme lui et… »

Flayn l'interrompit d'un doux geste de la main. Elle avait compris. En intimant au jeune homme de ne pas bouger, elle quitta son siège et se dirigea vers l'arrière-boutique où se trouvait sa « supérieur » si elle devait s'exprimer de façon professionnelle, bien que, à ses yeux, elle était restée sa professeure.

« Professeur ? Un jeune homme souhaiterait nous rejoindre. Il demande en fait à apprendre le combat. »

Beleth leva le regard de son travail. Contrairement à Flayn qui avait, à quelques détails près, avait conservé la même apparence au fil des années, Beleth Eisner avait, elle, quelque peu changé. Ses cheveux lui arrivant auparavant au-dessus des épaules lui tombaient maintenant jusqu'au bas du dos. Les années passant avaient exercé leur rôle, bien qu'on lui donnât encore bien moins que son âge réel. Flayn avait été frappé par sa jeunesse la première fois qu'elle l'avait rencontrée au monastère et s'inquiétait de son expérience. À présent, personne ne pouvait douter qu'elle était une adulte accomplie et expérimentée dans son domaine. C'était normal. Après tout, dix ans s'étaient écoulés depuis la fin de la guerre.

« Très bien, j'arrive, répondit simplement le professeur. »

Le client avait pris place sur l'un des bancs de la boutique. Il sursauta en voyant Beleth. Il parut même intimidé. L'ancienne mercenaire fit comme si elle n'avait rien remarqué et débuta son explication. Elle n'avait pas commencé depuis dix minutes son exposé que la porte de service s'ouvrit en trombe, libérant une fillette déchainée.

« Mamaaaaan ! s'écria la petite fille. Maman ! Y'a un festival dehors ! Je peux y aller, dis ? Je peux y aller ?

— Grenat, qu'est-ce que je t'ai dit sur ton comportement à la boutique ?

— De pas faire de bruit, mais s'il te plait ! Je peux y aller ? »

Beleth soupira. Surexcitée comme elle l'était, elle sentait que sa fille n'allait pas lâcher le morceau et qu'elle allait insister jusqu'à obtenir gain de cause. Elle jeta un regard entendu à Flayn.

« Je vais venir avec toi, Grenat, dit Flayn. Mais tu restes bien avec moi, d'accord ?

— Ouiiiiiiiii ! »

Tout heureuse, la fillette sauta sur place dans un concert de cri de joie. Le jeune homme assistait à la scène un peu perdu. Il n'avait pas compris un traitre mot de ce qu'il venait de se dire. Les deux femmes s'étaient exprimées dans une langue qu'il ne connaissait pas.

« Vous n'êtes pas de Dadga ? demanda-t-il timidement, une fois que l'enfant et son accompagnatrice s'en furent allées.

— Non, répondit Beleth. Nous sommes originaires de Fódlan même si cela fait de nombreuses années maintenant que nous sommes installées à Dagda.

— Je l'ignorais. »

Pendant de longues minutes, Beleth expliqua au candidat le principe de son contrat. Puisqu'il avait besoin d'apprendre les bases du combat et de l'escrime, une partie de son salaire serait retenu afin de payer les frais d'instruction. Il ne toucherait l'intégralité de sa paye qu'une fois qu'il serait un combattant accompli et qu'il commencerait à obtenir des contrats. Par la suite, ses revenus dépendront des missions qu'il allait effectuer.

« La formation peut prendre plus ou moins longtemps selon les individus, continua le professeur. Naturellement, il vous est tout à fait possible d'abandonner si vous le souhaitez, mais sachez dans ce cas-là que vous ne percevrez pas les sommes restantes.

— Et… pour l'équipement ?

— Nous vous le fournissons, c'est pour cela que vous n'avez que la moitié du salaire prévu. Vous êtes bien entendu libre d'acheter vous-même votre équipement, seulement cela représente un coût pour les mercenaires débutants. Enfin, vous devez savoir que si vous l'endommagez d'une quelconque manière, les réparations sont à votre charge.

— Et qui-qui assurera l'entrainement ?

— Moi, répondit Beleth avec un sourire.

Le jeune homme regarda attentivement les parchemins qui s'étalaient devant lui, la mine toujours aussi hésitante.

« Nous vous laissons le temps de la réflexion, bien sûr, le rassura Beleth. Revenez donc nous voir quand vous aurez pris votre décision. »

En voyant le jeune homme se lever silencieusement de sa chaise, elle eut la sensation d'avoir été trop sèche et de l'avoir congédié bien trop rapidement.

« Pourquoi voulez-vous nous rejoindre ? demanda-t-elle dans l'espoir de se rattraper. »

Il sursauta.

« Oh heu… eh bien… — il se racla la gorge —. Vous savez, je viens d'un petit village, pas trop loin de la ville et ces derniers temps, nous n'avons eu que de mauvaises récoltes. Alors je voulais un peu d'argent pour aider les miens. Mon cousin vous a rejoint il y a quelque temps et il m'a dit que vous payiez bien alors… »

Il n'eut pas besoin de terminer sa phrase. Beleth avait compris où il voulait en venir. En fin de compte, quels que soient les continents, c'était la même chose : les gens s'engageaient dans ce type de vie pour aider les leurs.

Cela faisait maintenant cinq ans qu'elle avait ouvert ce comptoir, ici à Àtha, la plus grande ville portuaire de Dagda. Elle avait longtemps réfléchi à comment subvenir à ses besoins. Elle ne voulait pas fonder une compagnie de mercenaire itinérante, comme son père quand il avait quitté l'Ordre de Seiros. Cela exigeait une vie de nomade et elle voulait offrir un foyer stable à sa fille et à Flayn. Alors elle avait eu cette idée : un comptoir de mercenariat. Elle démarchait les seigneurs, les nobles et autres institutions pour des missions. Les mercenaires s'enregistraient ensuite auprès d'elle et elle leur fournissait des missions. Si au départ le mercenariat constituait l'essentiel de leur activité, Beleth avait fini par élargir son offre, en proposant des cours d'escrime et de la vente d'objets en provenance de Fódlan que Flayn rapportait lors de ses séjours. Le commerce marchait bien et les deux femmes n'avaient jamais manqué de rien.

Leur vie s'écoulait tranquillement, rythmée par les commandes, les ventes, les cours dispensés aux candidats et par les nouvelles apportées par les marins. Flayn se rendait régulièrement en Fódlan pour voir son père et ses anciens camarades de classe. Beleth préférait rester à Dagda, sans que personne ne le sache. Elle n'avait toutefois pas eu le cœur d'empêcher Flayn de voir son père et ses amis. Au-delà de l'amitié que Beleth éprouvait pour son ancienne élève, Flayn et Seteh l'avaient énormément soutenue quand elle était à la tête de l'Église de Seiros, et encore aujourd'hui, Flayn avait quitté tout ce qu'elle avait connu pour la suivre dans son exil à Dagda et l'aider à élever Grenat. Comment pouvait-elle lui interdire de retourner dans son pays natal de temps à autre ?

La journée s'écoula sans rien d'autre de notable ne se produise. Lorsque le soleil commença à décliner, Beleth referma ses dossiers et alla retourner la pancarte sur la porte afin qu'elle indique la fermeture de la boutique et tourna le verrou à double tour. Flayn et Grenat n'étaient pas encore rentrées, mais Beleth n'était pas spécialement inquiète. Elle avait toute confiance en la jeune femme aux cheveux verts. Flayn lui avait raconté qu'elle avait dû vivre cachée une grande partie de sa vie alors elle savait comment faire pour ne pas se faire repérer. Beleth avait émis quelques réserves au début, en grande partie à cause de la naïveté de la jeune femme dont elle faisait toujours preuve malgré les années, mais force était de constater qu'elle savait ce qu'elle faisait. Même ses allées et venues entre Fódlan et Dagda ne semblaient pas avoir attiré l'attention et elle avait réussi, par elle ne savait quel miracle, à convaincre Seteth de ne pas la suivre dans sa nouvelle maison. Flayn lui avait juste raconté qu'elle vivait avec Beleth désormais et qu'elle l'aidait dans son travail et Seteth s'était contenté de cette explication.

Beleth monta à l'étage, où se trouvait leur appartement. Il était constitué d'une grande pièce à vivre faisant à la fois office de salle à manger, de salon et de cuisine, puis de deux chambres et des commodités. Sur les murs s'étalait une carte représentant Fódlan et dans un coin, sur une console en bois, se trouvaient une petite statuette. Elle représentait la Déesse, la divinité vénérée en Fódlan que Flayn priait régulièrement. Beleth regarda par l'immense fenêtre la ville qui s'étendait en contrebas et le petit coin bleu nuit que formait l'océan. Elle repensa au jeune homme qui était venu les voir. Sa grande nervosité l'avait frappé. Il n'était pas bon pour un combattant d'être aussi nerveux, c'était quelque chose qu'elle allait devoir l'aider à corriger si jamais il décidait de s'engager. Elle repensa également à la surprise qu'il avait affichée lorsqu'elle avait dit qu'elle venait de Fódlan. Elle avait bien vu qu'il n'était pas d'Àtha car elles étaient désormais connues dans la ville. Deux Fódliennes aux cheveux verts et une petite fille qui tenaient un comptoir de mercenariat, ce n'était pas commun, surtout compte tenu de l'histoire récente entre Dagda et Fódlan et la guerre que s'était menés le pays et feu l'Empire d'Adrestia. Mais de récents efforts diplomatiques avaient été faits de part et d'autre, d'abord initié par Almyra et son nouveau roi, Khalid, plus connu à Fódlan sous le nom de Claude von Riegan. Puis Fódlan, récemment unifiée, l'avait imitée, une fois les ravages de la guerre en grande partie soignés.

Beleth avait pris soin de regarder de très loin ces tractations. Elle n'avait aucune envie que les deux nouveaux souverains des royaumes en question, Claude ou Dimitri, puissent découvrir qu'elle vivait ici avec Flayn et sa fille. Surtout avec sa fille. Elle avait été très angoissée d'être découverte les premiers temps, puis comme rien ne s'était passé, elle s'était peu à peu détendue et avait maudit sa paranoïa. Personne ne savait qu'elle était ici, personne ne savait qu'elle avait une fille. Elle n'avait aucune raison de s'inquiéter.

Le grincement de la porte la fit sursauter.

« Maman ! On est rentré ! »

La voix cristalline de la petite fille la ramena à la réalité. Elle descendit l'escalier à vive allure pour l'accueillir et la serrer contre elle. Pour chasser les fantômes du passé qui avaient surgi sans prévenir.

« Maman, tu me fais mal, gémit la fillette.

— Excuse-moi, fit Beleth en la relâchant. C'était bien cette promenade ?

— Ouiiii ! Y'avait plein de choses que j'avais jamais vues ! Et beaucoup de nourriture !

— On a acheté quelques petits souvenirs, renchérit Flayn. Et aussi de quoi manger ce soir. Comme ça, vous n'aurez pas à cuisiner.

— Fantastique ! »

Beleth sourit. Flayn avait les yeux aussi brillants que ceux de Grenat. Si elle se désignait elle-même comme la tante adoptive de Grenat, Beleth avait plus souvent l'impression qu'elle était une sorte de grande sœur tant ses réactions faisaient penser à celles d'une enfant.

Flayn plaça les victuailles dans un plat et Grenat commença à mettre la table en racontant tout ce qu'elle avait vu. Des jongleurs, des cracheurs de feu, des tombolas, des démonstrateurs… Elle insista particulièrement sur les démonstrations de combat à l'épée. Depuis quelque temps, elle insistait pour que sa mère lui apprenne l'escrime. Si Beleth avait bien l'intention de lui apprendre à se battre et avait commencé à lui enseigner les bases, elle estimait que six ans étaient un âge encore trop jeune pour le maniement d'une arme, quand bien même elle-même avait été initiée à cet art dès cinq ans. Cela n'empêchait pas Grenat d'essayer de la convaincre.

Le reste de la soirée se passa dans une ambiance bonne enfant, comme toutes les autres avant. La vie était simple et routinière mais c'était qui plaisait le mieux à Beleth, ce qu'elle jugeait le plus sûr pour son enfant. Elles eurent à peine fini le repas que les yeux de Grenat commencèrent à fermer.

« Je suis pas fatiguééée, protesta-t-elle tandis que sa mère la porta jusque dans sa chambre.

— Bien sûr, trésor, bien sûr. »

Elle l'aida à se changer et à se glisser sous les couvertures. Elle resta un long moment à la contempler, pensive, en caressant ses fins cheveux blonds.

« Pourquoi tu es triste, maman ? demanda la fillette.

— Je ne suis pas triste.

— Mais t'as l'air triste. »

Beleth soupira et s'allongea à côté de sa fille qui s'avérait extrêmement perspicace pour une fillette de six ans. Ce n'était pas la première fois qu'elle lui faisait la remarque.

« Je ne suis pas triste, mon trésor, parce que tu es là, répondit-elle d'un ton rassurant. Mais quelquefois, il m'arrive de penser à des choses tristes.

Comme quoi ?

— Un jour, je te les raconterai.

— Pourquoi pas maintenant ?

— Parce qu'il faut que tu dormes."

Et comme pour signifier qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, Beleth chatouilla la petite fille qui se débattit en riant.

« Dors maintenant. »

Un dernier baiser et l'ancien professeur quitta la pièce. Dans la salle de séjour, Flayn achevait de faire la vaisselle. La journée s'achevait normalement et intérieurement, elle sourit. Elle n'avait pas menti à Grenat. Elle n'était pas triste, la plupart du temps. Sauf quand le passé ressurgissait. Sauf quand elle laissait son regard se poser sur l'océan qui lui rappelait cette terre où elle avait laissé tant de gens qui comptaient pour elle.

Dix ans s'étaient écoulés depuis la fin de la grande guerre qui avait ravagé Fodlan et qui était connue désormais sous le nom de Guerre de l'Unification. Dix ans depuis la dernière bataille qui avait vu les forces du Saint-Royaume de Faerghus, ressuscité, vaincre celle de l'Empire d'Adrestia concluant l'unification de Fódlan. Dimitri avait été couronné nouveau Saint-Roi et elle-même… endossait la responsabilité d'archevêque de l'Église de Seiros sur les recommandations de Rhéa, à sa grande surprise. Et après ?

Après tout avait semblé se déliter. Les responsabilités ne lui faisaient pas peur, mais pas celles-là, pas celles qui incluaient des concepts qu'elle ignorait et qu'elle ne comprenait pas. Puis, il y avait eu des questions sans réponse, des non-dits, des mensonges et une confiance brisée. Elle avait quitté son poste d'archevêque deux ans seulement après avoir été nommée et avait choisi de mener sa propre enquête, en secret. Elle avait eu quelques réponses et de nouvelles questions. Pire, elle avait réveillé des ennemis qui avaient pour habitude d'agir dans l'ombre et qui auraient donné n'importe quoi pour la voir morte. Elle avait failli mourir ce jour-là et n'avait dû sa survie qu'à la bravoure de sa jument qui, malheureusement, avait succombé peu après. Et elle était tombée enceinte de Grenat. Alors elle avait choisi l'exil, loin de Fódlan, en espérant qu'on ne viendrait pas la trouver.

Combien de temps cette paix allait-elle durer ? Elle l'ignorait. La seule chose dont elle était certaine était qu'elle voulait plus que tout que Grenat soit en sécurité. Peu importe les sacrifices auquel il lui fallait consentir.

Blabla de l'auteure :

Et me voici de retour avec une nouvelle fanfic. Je sais que j'avais dis que je ferais un recueil sur Three Houses mais j'avais cette histoire en tête depuis... depuis que j'ai fini le jeu en fait et j'ai voulu la mettre par écrit. C'est la première fois que j'écris la suite directe d'une suite. Comme dis dans l'avant-propos, cela se passe dix ans après la route des Lions de Saphir mais je parlerais de choses qui sont abordés dans les autres routes. L'avantage de la route des Lions je dirais, c'est qu'elle a la fin la plus ouverte. Vous retrouverez la plupart des personnages du jeu (sauf que ceux qui sont morts haha) à des degrés plus ou moins importants.

Ce chapitre est le début, donc si vous êtes perdus ou avez des questions, c'est normal. Je vais essayer de développer au fur et à mesure. A l'heure actuelle, je n'ai pas fini cette histoire mais je suis bien avancé donc vous ne devriez pas avoir de trop grosses pauses.

Ah et dernière chose, le prénom de la petite, Grenat, on le prononce "Grénat" mais avec l'accent, c'était moche donc je l'ai écrit sans accent.

Je vous souhaite une bonne lecture et à la prochaine !

Bises,

Sheena