Wow déjà la quarantaine! C'est fou comme ça passe :O
Normalement cela devait être le dernier chapitre sur mon plan mais je me suis un peu étalée, comme d'habitude mdr! Cela dit on approche tout de même bientôt de la fin. Je pense finir sur le chapitre 50 ( Oui j'aime les chiffre ronds! ). On verra si je réussi mon coup hi hi
Bonne lecture :D
Chapitre 40 : Alliances vitales
L'équipe de l'Automne
Au cœur de la forêt à l'agonie, Anna, Mérida, Eclair et Pocahontas se frayaient un chemin à travers les branchages, les roches et les feuilles noires. La Cheffe des Powhatans était tout ouïe sur ce qu'on lui racontait à propos de Chernabog et de ses sbires aux pouvoirs des ténèbres. Rien ne semblait la surprendre. Elle emmagasinait avec calme les informations, relatant à son tour ce qu'elle avait appris depuis sa jeunesse sur la nature primaire et la magie ancestrale de la Terre. Elle faisait partie d'un des derniers peuples qui, au même titre que les Northuldra, vivait paisiblement avec les éléments naturels. Les Powhatans respectaient toutes formes de vie ainsi que les esprits de nature qu'ils pouvaient apercevoir. Bien qu'ils aient perdus la capacité d'utiliser la magie, de par les rituels, ils avaient accès eux aussi à de nombreux pouvoirs.
- C'est ici, s'arrêta soudain l'indienne.
Mérida observa avec splendeur le gigantesque lac sur lequel Pocahontas fit amener une pirogue en bois. Anna fit mine basse en voyant la couleur de l'eau. En faisant tourner ses prunelles sur les cascades, ô combien faramineuses, elle constata que l'eau ne s'y écoulait presque plus. Comme si on l'avait vidé de ses forces. L'esprit de l'Automne approuva sans mot, comprenant ce qu'il se passait. Elle serra les dents et monta à bord de la barque avec la reine d'Arendelle.
De la cendre noire tombait finement sur la rousse qu'elle chassa de colère.
- Où nous amènes-tu exactement ?
L'indienne lui sourit mystérieusement tout en pagayant vers un saule pleureur aussi impressionnant que ceux vivant autrefois dans les Landes - Avant l'incendie ravageur. Mais lui aussi n'échappait pas au mal… Ses branches basses tombaient dans l'eau comme si l'arbre baissait les bras. Nu, les feuilles s'envolaient pour fondre dans l'eau comme de la neige au soleil. Une fois arrivée à ses pieds, Pocahontas aida Anna à sortir tandis que Mérida contemplait l'arbre parsemé de tâches sombres.
- Le pauvre… Il n'en a plus pour très longtemps…
Elle le frôla délicatement.
C'est alors que l'écorce prit la forme d'un visage aux traits marqués par la vieillesse et la souffrance.
- Qui es-tu, jeune enfant ? S'exprima faiblement le visage.
D'un petit cri, Mérida se recula et butta contre Pocahontas.
- Voici grand-mère feuillage, l'ancêtre et la gardienne de cette forêt.
Anna avait la bouche suspendue en l'air. Elle pointait l'arbre du doigt.
- C'est un esprit, elle aussi ?
- Probablement oui, répondit l'indienne. Mais… Tous comme les autres arbres, elle se meure et, étant l'essence même de cette forêt… Elle…
- Toute chose a une fin mon enfant, je te l'ai déjà dit.
Les branches du saule vinrent caresser son visage caramel tandis qu'une larme roulait, incontrôlable dans sa chute.
- Je le sais bien mais… Sans toi, la forêt sera livrée à elle-même… Je dirais même qu'elle est condamnée. Oh, grand-mère il faut qu'on fasse quelque chose ! J'ai ramené ici l'esprit de l'automne pour nous sauver ! Elle m'a parlé d'un mal du nom de Chernabog…
Pocahontas lui expliqua ce qu'elle avait appris. Mérida remarqua que la vieille femme de bois commençait à disparaitre. L'indienne se stoppa pour la serrer dans ses bras contre son tronc.
- Je t'en prie ! Reste !
Les branches cessèrent de la caresser. Mérida prit aussitôt les devants et posa ses mains sur l'esprit de la forêt pour la ranimer. Son aura d'argent parcourut les veines du saule qui reprit lentement des forces. Tout l'arbre s'illumina de filets argentés lumineux, remplaçant la sève contaminée.
- Grand-mère…
- Désolée, mon enfant, je n'ai plus beaucoup de force… Sans l'Automne je ne donnerai pas cher de mon écorce.
Elle eut un mince sourire à travers ses ramures. Puis se tourna vers Mérida.
- Voilà fort longtemps que je n'avais plus contemplé les esprits de saison. Quel bonheur de vous savoir revenus pour nous sauver. Je comprends désormais ce qu'il se passe pour l'avoir déjà vécu autrefois… Je pensais que tout était perdu mais il semblerait que l'espoir demeure.
La rousse fixa le vieil esprit dans les yeux comme on regardait un grand sage sacré. Elle était une des dernières à avoir survécu aux nombreuses guerres contre Chernabog. Une originelle parmi les esprits de la forêt qui ne se montrait qu'aux rares élus.
- Madame feuillage… Nous ne sommes pas assez forts pour le combattre. Je ne vous apprends rien à ce sujet, nous avons perdu, au fil des millénaires, notre puissance… Et Chernabog… il s'est préparé avant d'attaquer. Il a tout prévu, il nous a même tous séparés… Dites-moi… Comment gagner cette guerre impossible ?! Vous devez bien avoir une idée… Un conseil à me donner ?
Les yeux suppliants, elle cherchait de l'aide, consciente des enjeux en cours. Elle pensait à ses enfants, à Beurk. Son cœur se serrait. Grand-mère Feuillage sourit de plus belle, avec tendresse. Elle lui caressa le dos de ses dernières feuilles.
- Mon enfant, non… Mon amie. Tu as toujours su que ce serait difficile. Il n'y a pas de solution miracle à un tel problème. Je ne peux pas te dire quoi faire car toi seule le sait.
Mérida baissa ses yeux avec tristesse. Pocahontas allait intervenir mais l'esprit de la forêt reprit avec un petit rire.
- Tu sais, ce n'est pas parce que vous avez toujours perdu que ce sera de nouveau le cas. Chaque jour, chaque guerre est différente. Il faut apprendre de ses erreurs passées pour réussir là où on a échoué. Sois confiante, Dame de l'Automne, ta force est plus que suffisante.
- Vous le pensez vraiment ?
- Bien sûr. Après tout, si la force de la nature a pu revenir ces dernières années c'est bien de vos faits, non ?
- Comment le savez-vous ?
- Je l'ai senti. Ca ne pouvait être que vous quatre. Ce que vous avez accompli n'est pas anodin et il vous aidera à prendre le dessus j'en suis certaine. Ce sont toutes ces petites choses imbriquées qui changera vos défaites en une victoire.
Mérida se mit à sourire doucement.
- De toute manière on a prévu d'aller se battre quoi qu'il arrive. D'y mettre tout notre cœur tous ensemble !
- Voilà un bien bel optimisme, approuva Grand-mère Feuillage. Vous êtes sur la bonne voie. Gardez la foi en ce qui est important. En vos liens. Vous avez déjà la force nécessaire pour gagner.
Fatiguée par l'utilisation intense de sa magie, Madame Haddock stoppa son pouvoir qui luisait toujours à travers l'esprit de la forêt. Elle fixa ses mains et les referma en un poing de motivation. Elle regarda avec assurance l'ancêtre de ces bois.
- Je sais ce qu'on peut faire pour mettre toutes les chances de notre côté. Nous l'avons toujours su au fond. Cette fois, OUI, CETTE FOIS, on y arrivera. Car nous serons tous ensemble contre LUI. TOUS.
D'un petit rire, grand-mère disparut à nouveau. Pocahontas se précipita sur l'arbre.
- … Alors, tu t'en vas pour de bon ?
« Je serais toujours une partie de cette forêt. Et si nous gagnons, il y a de grandes chances pour que tu me revoies mon enfant. Maintenant va, vole de tes propres ailes ».
- Grand-mère…
L'indienne se serra contre l'écorce, effleura ses branches basses puis se retourna sur Mérida et Anna tandis que le vent l'entourait de chaleur.
- Moi aussi je vais me battre. Mon peuple et les autres tribus seront à vos côtés pour cette guerre. Il n'y a qu'unis comme l'est la forêt que l'on pourra gagner un avenir.
La Cheffe de Beurk lui sourit en tendant sa main que l'indienne lui serra.
- Vous êtes les bienvenus dans cette bataille où tout aide aussi infime soit elle fera pencher la balance. Par le passé, nos prédécesseurs combattaient seuls avec les fées. Aujourd'hui, nous mobiliserons la terre entière contre LUI. Toute force, magie, courage, alliés seront notre lame pour briser ce Démon !
Anna approuva frappant dans ses mains. Les trois filles se prirent dans les bras pour se donner du courage. Puis elles retournèrent à la pirogue. Mérida tourna la tête une dernière fois vers le saule avant de monter.
« Ma chère amie, j'aimerais te mettre en garde avant ton départ. Il y aura des pertes, des morts, des sacrifices. Il faut que tu sois prête à l'accepter si tu veux réellement pouvoir protéger notre monde. Il faut que tu sois prête à donner ta vie. Vos quatre vies. »
La voix résonnait dans sa tête. La rousse sentit son cœur se serrer.
« Je suis prête, assura-t-elle en fixant l'arbre moitié mourant. »
« Dans cas je te souhaite bon voyage. Passe le bonjour à L'hiver, Le printemps et L'été
…
Merci, pour tout.»
- Mérida ? Tout va bien ?
Anna interpella la rousse qui se tourna vers elle et secoua la tête.
- Super ! En route !
Songeuse, la reine d'Arendelle fixa longuement la Beurkienne qui contemplait un point invisible, les yeux plissés, déterminés. Pocahontas ne lui posa aucune question bien qu'elle avait comprit que Grand-mère lui avait adressé un dernier mot. Elle les ramena sur la terre où Eclair les attendait puis elles se rendirent chez l'indienne pour mobiliser les troupes en expliquant la situation. Le dragon fut une véritable attraction de même que les pitreries d'Anna. Mérida resta un peu en retrait, repensant aux dernières paroles de la voix de la sagesse. Pocahontas la prit à part lorsque la nuit fut venue.
- Est-ce que grand-mère a pu être utile ? Questionna l'indienne.
- Oui beaucoup. Je sais maintenant qu'on peut gagner et qu'on doit garder confiance en nos liens du cœur. C'est la seule chose que nos ennemis redoutent, leur plus grande faiblesse.
- C'est certain. Nos sentiments sont une force qu'ils ne peuvent concevoir. Le pouvoir du nombre est également redoutable.
Mérida approuva en préparant son lit en peau animal. Pocahontas la fixait toujours.
- Qu'est-ce qui te rend aussi songeuse ?
- Je… Rien d'important.
- Vraiment ? Tu ne veux pas m'en parler ?
Mérida sourit en se posant dans sa couette.
- J'ai juste compris quelque chose aujourd'hui. Quelque chose de triste mais d'inévitable.
- D'accord. Dans ce cas, il faut l'accepter.
- Je le fais. J'en prend juste conscience c'est tout. Bon, il se fait tard je suis épuisée !
- Tu repartiras demain matin ?
- Oui. Je me rendrai en Ecosse pour voir ma famille et ensuite j'irai retrouver mes camarades.
- Tu sais où les trouver dans ce monde si vaste ?
- Avec certitude.
Elle sourit doucement puis ferma les yeux. Elle entendait déjà les ronflements d'Anna qui la berça doucement dans une nuit sans rêve.
L'équipe de L'Été
Le cœur de Kumandra. Un lieu anciennement prospère qui était devenu un champ de ruines en quelques jours à peine. Partout on voyait des statues humaines en pierre. Harold les toucha lentement.
- Ils sont toujours vivants ?
- Leurs corps oui. Leurs âmes pour le moment sont dans les Drunns. Mais si la pierre se brise… L'âme ne pourra pas revenir et disparaitra. Alors fais bien attention.
Le dragonnier hocha la tête et fixa fortement Krokmou qui avait fait tanguer une personne pétrifiée. Le dragon se stoppa et fit mine de rien.
- Il va falloir foncer pour percer les lignes ennemis. Tu t'en sens capable ?
- Avec Krokmou, aucun problème.
Les deux compères se sourirent avant qu'il ne prenne place sur le furie nocturne. Raya monta à son tour sur Tuk-Tuk le Tatou en fonçant sans se retourner.
La boule pénétra par la voie principale suivie du dragon qui ne pouvait toujours pas voler. Les Drunns frappaient sans relâche sur une barrière d'eau qui semblait se fissurer de plus en plus devant la ville confinée.
- Faites des zig-zag ! Hurla Raya qui se fraya un chemin entre deux Drunns.
Les créatures étaient entièrement faites de poussière. Elles grondaient de l'intérieur d'un orage pourpre qui cherchait à les dévorer. Tous se mirent à foncer sur les deux humains qui firent des slaloms de dernière minute. Krokmou était agile. Il montait sur des pierres ou bifurquait pour entourner les êtres noirs. Harold en profita pour invoquer des boules d'eaux qu'il balançait sur leur ennemi. Les Drunns esquivaient les projectiles bien que certains se mirent à hurler sous l'effet de l'eau pure. Les blessés perdaient de la matière avant de se faire sauver par un autre Drunn qui partageait de sa poussière.
- Et en plus ils sont intelligents ! Grogna Harold.
- Plus que par le passé, hurla Raya. Surement à cause du Démon.
- Il les renforce, approuva le dragonnier.
Après avoir traversé les routes pavées, les amis s'engouffrèrent de justesse par la barrière où s'écrasa une multitude d'ennemis. Celle-ci se mit à grincer dangereusement sous la puissance des coups.
- Ne perdons pas une minute !
Raya prit le chemin vers le centre de son temple. En passant devant la foule, Harold ne vit que des mines affolées et désespérées qui demandaient de l'aide rien que par leur regard.
- Pitié, aidez-nous !
Des hommes essayaient de rattraper Raya, l'actuelle gardienne.
- Ne vous en faites pas, j'ai de l'aide ! Balança-t-elle sans se retourner.
Tout le monde fixa alors Harold qui rougit de ces centaines de paires d'yeux sur lui.
- Bonjour…
On pointa Krokmou du doigt puis le jeune homme avant qu'ils ne s'enfoncent vers le palais entouré d'un jardin préservé.
- Enfin un peu de verdure ça fait du bien, avoua l'esprit de l'été.
- Ca ne durera pas. Regarde les racines, commenta Raya qui descendit de son ami.
Harold prêta attention à l'herbe. En fronçant les sourcils il remarqua en effet que de minces filets noirs dévoraient les plantes par le sol. Sa colère ne fit que se renforcer.
- Par ici.
Raya le dirigea vers le centre du temple aux dragons.
- Raya ! Hé ! j'ai prévenu tout le monde ! Viens vite !
Une adolescente mal vêtue aux grandes dents les interpella. Elle avait de longs cheveux argentés mal brossés, comme Mérida, ainsi qu'une tenue bleue qui rappelait à Harold vaguement quelqu'un.
- Pourquoi tu me fixes comme ça ?
- Heum… Bonjour. Tu es… ?
- Ben ? Sissu ! Tu me reconnais pas ? On vient à peine de se quitter !
- QUOI ?! Tu… Tu peux prendre forme humaine ?!
- Ah, ah, ça t'en bouche un coin hein ! Regarde ma belle toison d'argent !
L'ancienne dragonne agita ses cheveux dans tous les sens. Harold se mit à rire.
- Je ne savais pas que tu avais un tel pouvoir !
- Ouais je sais je suis forte. C'est après de longues années de pratique que j'ai réussi à le faire.
Impressionné, Harold se fit tirer par le bras par Raya.
- Oui c'est très bien tout ça mais on a pas le temps ! La barrière va bientôt céder !
Reprenant son sérieux, le jeune homme pénétra sous une voute aux longs escaliers. Ils grimpèrent ainsi des centaines de marches qui les conduisirent dans le cœur de la chapelle sacrée. Celle-ci était entourée d'eau pure, de lumière brillante comme celles de Raiponce, ainsi que d'une nature foisonnante qui commençait à pourrir.
Surpris, Harold regarda quatre autres « dragons », les yeux clos, tentant de fournir leur magie à une orbe aux reflets bleutés hypnotiques. Il semblait couler de l'eau à l'infini à l'intérieur de celle-ci, mais le flux était faible et opaque.
- Sissu ! Aide-nous ! Quémanda l'aîné, Pengu, au pelage vert forêt et à la corne en forme de larme.
- J'ai ramené de l'aide avec Raya !
- De l'aide ?
Il fixa le chétif humain qui avançait vers eux. Son regard fut sceptique.
- Ce n'est pas le moment de plaisanter, gronda la gracieuse Pranee aux poils violets.
- Mais ce n'est pas une blague ! Je vous présente : l'esprit de l'Automne !
- De l'été, rectifia Harold d'un demi-sourire.
- OUPS ! Pardon !
Amba et Jagan se regardèrent, surpris. La première avait un pelage bleu océan tandis que son frère était de couleur parme.
- Elle dit vrai ? Demanda Pengu à Raya.
- Oui. Je l'ai vu utiliser la même force que vous. Il peut nous porter secours !
- Si la gardienne le dit, alors nous la croyons, répliqua Jagan. Viens, humain. Approche-toi.
Harold hocha la tête et accourut vers la sphère saphir. Les dragons sentirent aussitôt son lien avec la nature et comprirent sans plus de mot qu'il était en effet ce qu'il prétendait être. Harold se concentra et prit le relais des dragons qui tombèrent de fatigue au sol.
Il ferma aussitôt les yeux avant d'invoquer une eau surpuissante à travers la sphère craquelée. Celle-ci se reconsolida lentement tandis que l'esprit rouvrit ses yeux blancs intégral et se mit à trembler. Il utilisait une puissante force primaire pour reconstituer la barrière et la renforcer. Il se souleva un peu dans les airs sous les yeux impressionnées de la guerrière et Sissu. Krokmou bombait le torse de son côté « Vous avez-vu ? C'est mon maitre ! » transmettait-il.
Après quelques minutes de puissante magie, Harold reprit pied à terre, le souffle court. Ses cheveux s'étaient agités dans tous les sens, si bien qu'ils étaient à présent en bataille.
- Tu as réussi ! C'est un miracle ! Exulta Pranee.
- A votre service !
Il lui tendit l'orbe. La dragonne la reposa doucement sur son piédestal.
- Vous avez de la chance d'être tombé sur moi, répliqua le dragonnier. Je suis l'esprit dont l'essence même est la vitalité. Je suis celui qui peut redonner de l'énergie à toute chose. Je suis aussi plutôt doué avec l'eau bien que je préfère utiliser le feu ou le vent.
- Merci du fond du cœur ! Répliqua Raya en le serrant dans ses bras.
Harold rougit et pensa que si Mérida avait été présente, il ne resterait plus rien de Raya à l'heure actuelle.
Au dehors, les cris de joies fusèrent et bientôt, le temple se remplit des survivants de TOUT Kumandra qui avait réussi à échapper aux massacres des Drunns. Harold se fit balloter par les compliments et les hystériques. Il prit le temps de rassurer la population et d'expliquer qui il était. On le vénéra aussitôt et il en fut grandement gêné. Raya lui sauva la mise en l'emmenant à part.
- Ce que tu as fait pour mon peuple… Tu as ma gratitude éternelle.
- Je n'ai fait que mon devoir. Et puis rien n'est terminé. La barrière est temporaire. Elle finira par se briser.
- En effet, on doit aller combattre ce Chernabog, approuva Raya. Dans ce cas, qu'attendons-nous ? Je suis prête quand tu veux !
- …
Harold fut absent.
- Le problème… c'est que je ne sais pas où je suis.
- Attends.
Raya partit chercher une carte dans sa chambre. Le dragonnier en profita pour manger et reprendre des forces. La guerrière déroula son papier sur une longue table en bois.
- Voici Kumandra.
- Une forme de dragon comme tu le disais, siffla Harold envieux.
- Oui, notre continent est découpé en plusieurs parties. Les crocs, le cœur où on se trouve, le dos, les griffes et la queue.
Harold parcourut la carte avec grand intérêt. La région était fort vaste, le climat était plutôt chaud et tropical.
- Hum, je pense qu'on se trouve dans le sud, reprit le dragonnier. Sous l'équateur. Par ailleurs, tes yeux m'évoquent un peu ceux que j'ai rencontré une fois en chine. Alors je dirais sud-est.
Il montra le haut de la carte.
- Donc vers le nord-ouest, par cette voie, on devrait rejoindre mon continent.
- Tu es sûr ?
- Non.
- …
Raya se massa le menton. Elle fixa sa carte intensément.
- Peu d'explorateurs sont sortis de Kumandra, reprit-elle. Le peu que je connais des écrits anciens parle d'une terre gelée tout en bas et de terre tempérée plus en hauteur.
- Le pôle Sud, approuva Harold.
- C'est quoi ?
- Je n'y suis jamais allé mais je connais de nom. J'ai étudié la cartologie ces dernières années. Bien qu'il manque beaucoup de données, je commence à y voir plus clair. Regarde.
Harold fit un long dessin représentant une sphère écrasée. Puis il l'expliqua à son amie.
- Ici c'est le pôle Nord et en bas le sud, ok ? Au milieu en haut se trouve le continent central le plus vaste où habite le plus de royaumes que je connais. Plus en haut, c'est le continent du nord entre les deux autres. Là-bas se trouvent les pays froids et les îles Viking dont Beurk et une grande d'Ecosse. A l'est du gros continent se trouve les pays comme la chine. Plus bas dans le sud se trouve le tiens à des kilomètres d'eaux de là. Et à l'ouest se trouve des pays aux grandes plaines de sables comme Agrabah. On soupçonne également qu'un autre continent encore se cache plus à l'ouest. J'ai trouvé des écrits faisant mention de peuples cachés dans des forêts magnifiques.
- Ouah ! Tu es vraiment incroyable Harold ! Quel talent !
Il rougit et sourit. Il adorait la cartologie. Il se rappelait sa toute première créée en volant sur Krokmou autour de son île. Cela le rendit nostalgique. Il rangea sa nouvelle mappemonde dans sa poche.
- Je crois qu'on ferait bien de ne pas trainer. Dès qu'on sera reposé, nous irons chez moi. Je pense que Mérida m'y retrouvera. Ensuite, nous irons directement vers Chernabog. Ça te va ?
Raya hocha la tête. Ses yeux brillaient d'une intense motivation.
- Je vais préparer nos affaires et convaincre les dragons de nous rejoindre ainsi que tout guerrier qui le désirera.
- Merci beaucoup !
- Non merci à toi. Tu es notre sauveur !
D'un sourire, la jeune femme se précipita vers sa chambre pour rejoindre Sissu.
Krokmou donna un coup de tête à son maitre pour un câlin. Harold lui caressa la nuque.
- On est sur la bonne fois ne t'inquiète pas. Bientôt on va retrouver nos femmes.
Le dragon vibra pour signifier son accord. L'esprit de l'Automne lui sourit, le regard pourtant voilé d'inquiétude. Il décida qu'il était tant de réparer l'aileron de furie ainsi que sa tenue de vol.
L'équipe du Lien
- J'ai du mal de vous croire, critiqua le chevalier. Vous ne seriez pas sorties de l'asile par hasard ?
- Phoebus ! Ce n'est pas gentil, gronda Esmeralda avec une pointe de colère. Moi je les crois.
- Pardon mais, de la magie ? Des démons ? Des sorciers ? Des esprits ? Et puis quoi encore ? Des fées ?
- Ça existe aussi, assena Honeymaren piqué au vif. Ainsi que des sirènes et des dragons.
L'homme se mit à rire à gorge déployée. Elsa se leva d'un regard taquin et se mit à créer une branche en forme de glace qui se mit à le frapper sur la tête.
- Aie ! Eh ! Stop ! Ok ! OK, J'AI COMPRIS !
L'air supérieur d'Elsa le fit frémir. Elle ne payait pas de mine d'un premier abord en dehors de son charisme naturel mais… la mettre en colère semblait être la dernière chose à faire sur terre. Celle-ci avait par ailleurs changé de tenue pour quelque chose de plus aventurier comme elle l'avait fait dans son voyage passé vers Northuldra.
- Alors c'est bien vrai, tout ça existe, s'exprima la bohémienne avec une forme d'excitation. J'ai toujours vénéré la nature et la liberté. Je suis contente de voir que je ne me trompais pas.
- Au contraire, tu en as été protégée, c'est certain, sourit Honeymaren. La nature nous rend notre gentillesse. Elle en donne bien plus qu'elle n'en reçoit.
- Comme notre nourriture, approuva la danseuse.
Phoebus se gratta la nuque, un peu perdu. Il dut bien admettre que c'était réel et se rassit sur sa chaise.
- Alors comme ça, toutes les catastrophes naturelles qui arrivent proviennent d'un démon ? Reprit-il.
Elsa hocha la tête, les yeux profondément posés sur lui. Il fut déstabilisé.
- Chernabog détruit notre source de puissance, expliqua la reine des glaces. Il aspire la vie elle-même et fait flétrir la nature. On avait pourtant ramené la force… enfin, ce que les humains appellent plus facilement magie, sur terre il y a une décennie de cela. Seulement, cela n'aura été que de courte durée car notre ennemi finit par s'en nourrir et nous prive de notre pouvoir.
- Punaise. Comment vous allez le battre alors ? Questionna-t-il.
- La volonté, répondit Elsa sans hésiter. Nous allons réunir autant d'alliés que possible et nous battre corps et âme jusqu'à l'anéantir. Ensemble nous avons toutes nos chances.
Esmeralda hocha la tête. Phoebus fut moins convaincu.
- Mais vous avez déjà perdu par le passé si j'ai bien compris ?
- En effet. A chaque fois. Mais nous n'avons guère le choix que de recommencer et de faire mieux. C'est notre dernière chance. Et j'y crois. Nous avons des liens forts. Même si nous devons donner notre vie en échange, nous le ferons. La volonté de mes camarades est inébranlable. Après tout ce qu'ils ont vécus, je sais qu'ils ne failliront pas. Nous sommes aussi égaux que différents de nos prédécesseurs. Nous irons jusqu'au bout.
Impressionné, le couple resta un temps dans le silence. Elsa était d'un charisme débordant quand elle parlait ainsi. Un air fort et solennel émanait de son âme, apportant réconfort et confiance. Honeymaren en était plus qu'amoureuse.
- Dans ce cas, je crois en vous, sourit Esmeralda. Et si je peux aider en quoique ce soit, je le ferai volontiers ! Moi aussi je veux me battre pour notre monde.
Les Northuldriennes se fixèrent. La reine des glaces hocha la tête.
- Il y a bien quelque chose que tu peux faire.
- Dites-moi !
- Nous sommes assez nulles en géographie. On est très peu sorties des royaumes que nous connaissons. Or, nous voulons rassembler la confrérie d'Ahtohallan ainsi que tous les états qui voudrons nous prêter main forte. Pour ce faire… On doit savoir où aller et on va se perdre c'est quasiment certain.
- On doit aussi écrire des missives au plus de royaumes possibles pour les prévenir de la menace, compléta Honeymaren. Sans aide, cela nous prendrait des mois et on a peu de temps devant nous.
- Oh, oh, vous êtes tombées sur la femme de la situation ! En tant que voyageuse itinérante par le passé j'ai parcouru de nombreuses terres. Je connais beaucoup d'endroits et je sais me repérer avec facilité !
- Ahtohallan soit loué ! Sourit Elsa. Avec notre carte tu pourrais nous conduire dans les pays entourés de rouge ?
- Sans problème.
- Attends ! Tu ne vas pas partir dans un voyage suicidaire en laissant ton fils ici quand même ? S'emporta soudain son mari.
- Chéri… Je t'ai déjà dit que la vie de sédentaire n'était pas trop pour moi. Ce voyage tombe à pic pour me ressourcer. Ne t'en fais pas je serai vite de retour.
- C'est hors de question ! Et moi dans tout ça ?
- Tu es assez grand pour vivre sans moi non ? Répondit-elle le sourcil levé. Tu peux prendre soin de notre fils. Quasi' pourra aussi t'aider.
- Mais… Je peux t'accompagner au moins ?
Elle secoua la tête. Il devait rester pour leur fils.
- Fais-moi confiance.
Esmeralda lui prit la tête pour l'embrasser. Il la serra avec force contre lui.
- Je crains que tu ne reviennes pas.
- Il ne faut pas. Je serai bien entourée. Je n'irai pas au-devant du danger, je te le promets.
D'un soupir, Phoebus lui caressa la nuque. Il savait bien qu'il ne pouvait la retenir. Elle était comme un courant d'air qui se laissait porter là où bon lui semblait.
- D'accord. Prends ton envol.
Elsa sourit tendrement en prenant sa compagne par les épaules. Elles avaient désormais un guide et un but. Former une troupe d'alliés la plus imposante possible avant de se rendre jusqu'à Chernabog pour le détruire, en plein cœur du mont chauve.
Equipe du Printemps
Raiponce et Melody luttèrent plusieurs jours avant de rejoindre Atlantica, la cité d'or. Au royaume des sirènes, l'affolement était de mise. Une énorme bulle protectrice entourait leur ville de part en part.
- C'est la magie du trident, constata l'adolescente. Il faut aller prévenir tout le monde !
Raiponce approuva, les cheveux attachés en une longue queue de cheval qui ondulait derrière elle.
La reine était sur le qui-vive, mal à l'aise par l'avancée des forces de Chernabog. Elle avait vu sur leur chemin les coraux se désagréger ainsi que les algues, les planctons et les petits poissons mourir de faim. Tout cela la remuait. Elle devait faire vite !
- Tante Attina !
Melody fonça sur la sirène qui dirigeait des troupes de sauvetage. Partout autour, Raiponce observait les maisons de coraux brisés par les séismes. Que ce soit sur la terre où dans la mer les dégâts étaient similaires.
- Melody ! Que fais-tu ici ?! C'est bien trop dangereux !
- Je suis venue vous prévenir, répliqua la jeune en balayant les reproches de la main. Je suis tombée sur Raiponce, notre esprit du Printemps et… les nouvelles sont mauvaises voir gravissimes !
- Comment ?!
- Il faut prévenir Grand-père !
Attina regarda l'air profond de la Coronienne. La panique l'envahit, son corps se tendit de frisson. Elle fonça aussitôt prévenir ses sœurs, dont la plupart étaient mariées et éparpillées dans le royaume, ainsi que le roi d'Atlantica. Raiponce en profita pour reprendre des forces, assisse dans la salle du trône.
- Tu es inquiète malgré tout ? Demanda la jeune princesse.
- Je pense à mes enfants et à mon royaume.
- Tu crois qu'ils ont des soucis avec les séismes ?
- Non. Enfin… je pense plutôt à des attaques de Pitch.
- … Dans ce cas, tu devrais y aller, non ?
- Je ne peux pas. Je suis partie pour me battre !
- Mais c'est ton peuple. Ta famille. Tu dois les protéger !
La blonde serra ses mains.
- De toute façon, je comptais m'y rendre dès que possible, avoua la reine. Je ne pourrai pas partir en croisade en ne sachant pas ce qui leur arrive.
- Tu as raison. Je t'accompagnerai !
- Non. Toi tu dois rester avec les tiens. Quand l'heure sera venue, nous nous rendrons là où vit Chernabog.
- Tu connais son emplacement ?
- Non. Mais je le découvrirai quand je retrouverai mes alliés. De toute façon sans eux je n'irai jamais me battre contre LUI. C'est bien trop risqué. On doit se rejoindre avant. Je suis sûre que Jack me retrouvera à la maison.
Melody hocha la tête et prit note des informations que la blonde lui avait données. Triton arriva sur cet entrefait et se posa à son tour sur son fauteuil préféré. Raiponce et Melody lui firent un rapide topo de la situation. Alarmé, le vieil homme tournait en rond quand ses filles arrivèrent au compte-goutte. A chaque fois, l'esprit réexpliquait la situation.
- On va reformer toutes les armées des royaumes océaniques pour se préparer à la bataille, tonna le roi des océans qui frappa de son poing sur la table coquillage. Il faut que tous les tritons et sirènes disponibles se rassemblent à Atlantica. Attina, je te charge d'envoyer les missives et de contacter chaque royaume.
- Oui père !
- Andrina, Allana. Vous allez vous charger d'organiser le fonctionnement de toutes les troupes dans la plaine d'entrainement.
- Bien père.
- Arista, tu vas t'occuper de prévenir le peuple et de mettre les personnes à risque en sécurité dans les souterrains renforcés.
- Ce sera fait !
- Aquata, avec Sebastien, je veux que tu t'occupes des provisions et des armes ! Trouvez en le plus possible et faites-les affuter.
- Compris.
- Et moi grand-père ?! Je veux participer !
- Tu es trop jeune, Melody.
- Je suis apte à aider !
La jeune femme se leva avec colère. Elle avait, trait pour trait, le même regard que sa mère. Il en eut un vague sourire.
- Dans ce cas, avec Raiponce, tu vas rejoindre ta mère et préparer l'offensive avec Barnes. Il faut qu'Ariel se batte à nos côtés tandis que ton père s'occupera des manœuvres terrestres.
- C'est à ma portée ! Sourit-elle. On est prête.
Raiponce approuva en fixant le roi.
- Nous ne savons pas encore où se terre l'ennemi. Mais dès que nous aurons l'information, nous vous le ferons parvenir par message magique. Mes alliés et moi en sommes capables.
- Fort bien. Ca nous laisse le temps de nous regrouper et de nous préparer. Dès que nous aurons votre message nous partirons sur le champ.
- Les autres alliés de la confrérie vont-ils participer aussi ? Demanda Attina avec éloquence.
- Oui. Nous allons réunir le PLUS de monde possible. Je suis certaine que mes camarades font comme moi en ce moment même. On sait que plus nous serons plus nous aurons de chance de l'emporter. Et on sait que toute aide est précieuse. Nous comptons sur vous pour nous permettre de l'affaiblir afin qu'on ait ENFIN une chance de vaincre le mal à tout jamais.
- Vous pouvez compter sur nous, assura Attina.
- On va pouvoir rembourser notre dette, sourit Arista.
Triton sourit d'un air tendre avant de reprendre un air sérieux.
- Atlantica est fier de participer à cette guerre. Nous…
Des cris retentirent soudain au-delà du palais. Surpris, les royautés se levèrent précipitamment pour regarder par les ouvertures. Un spectacle déchirant les cloua sur place.
Des créatures aux couleurs de la nuit et aux dents acérées avaient pénétrés les défenses en mordant la bulle de protection jusqu'à la déchirer. Ainsi des centaines de millier de requins, d'anguilles, de pieuvres, d'orques et de léopards des mers noirs s'engouffraient dans leur royaume. Ils attaquaient les citoyens, les dévoraient et détruisaient tout ce qui arrivait à leur portée ! Les structures déjà affaiblies s'écroulaient tandis que les soldats fonçaient sur eux en armure pour contre-attaquer.
- NON ! Comment est-ce possible ?! Hurlait Triton.
- Chernabog, assura Raiponce. Ne cherchez pas à comprendre. Il est fort et puissant. Et il a enfin décidé de lancer l'assaut !
- C'est pas vrai ! Père, allons-nous occuper des troupes ! Répliqua Attina avec ferveur.
D'un hochement de tête, les princesses filèrent à la suite de leur père. Raiponce bloqua le passage à Melody.
- C'est trop dangereux ! Reste ici, je vais fermer le palais avec ma magie !
- Hors de question, je t'accompagne !
- NON !
- Je resterai à côté de toi, promis juré !
La sirène s'agrippa à ses cheveux pour protester. Raiponce soupira. Elle n'avait pas le temps de se battre pour ça.
- Comme tu veux, mais reste bien dans mon giron. Là on ne rigole plus, c'est la guerre. La vraie.
Melody campa sur ses positions.
Raiponce soupira et partit enchanter le palais en tournant tout autour de la structure, appliquant sa magie de lumière qui fit du château un cocon où les créatures évitaient de s'approcher. Aussitôt, les sirènes les plus proches furent évacuées par Melody et l'esprit du printemps dans l'antre protecteur.
Les soldats firent un cercle autour du périmètre et reformèrent leur rang sous les ordres des majestés. Le Roi Triton était en première ligne et hurlait son commandement avec Attina. Il brandissait son trident pour réduire l'ennemi en poussière ou les planter quand ils arrivaient sur lui. Raiponce rejoignit la mêlée en frappant de ses cheveux qu'elle contrôlait par la pensée. La lumière brûlait ses ennemis en les faisant devenir cendres. Melody était dans son dos, harpon en main, pour frapper ce qui arrivait derrière son amie. Elle était plutôt douée ce qui rassura Raiponce qui se concentra sur ses propres adversaires. Ainsi assurée, l'esprit conduisit leur duo vers l'entrée la plus exposée où Triton, Attina et Arista luttaient ardemment contre des orques aux dents couverts de sang. Les cadavres qui voguaient vers le sol firent frémir Melody. Elle se bloqua et fut alors incapable de bouger. Raiponce le savait, elle n'était pas prête pour ce genre de chose.
Tous ces morts… Des amis qu'elle connaissait. La jeunette fondit en larmes, protégée par un bouclier de lumière. Elle ne fut alors plus capable de se battre. Raiponce resta auprès d'elle tout en invoquant un puissant jet de lumière qui transperça une murène vorace. Un triton la remercia avant de filer vers la zone de sécurité. Rien ne semblait ébranler la princesse du soleil qui se battait sans hésiter devant une Melody désespérée.
C'est alors qu'il y eut un cri déchirant sur sa gauche. Melody tourna les yeux qui s'agrandirent en deux soucoupes.
- NOOOOOOOOOOON !
La jeunette se releva mais fut retenue par la Coronienne avec ses cheveux. Celle-ci regarda de ses yeux verts brillant les sœurs d'Ariel se précipiter vers leur père. Tout proche de la grande arche de bienvenue, le roi Triton avait du sang plein la bouche. Son trident toujours en main il regardait son ventre alors transpercé d'un tentacule pointu aussi acéré qu'un poisson globe.
Un rire malsain s'éleva sur le champ de bataille.
Triton tourna ses yeux, crachant une gerbe de sang qui s'évapora dans l'eau salée.
Il croisa les yeux rieurs de ses chères sœurs qui criaient victoire.
Ne me tuez pas sur ce cliffhanger de fin xD!
