Chapitre 41 : Précieuses informations
L'équipe de l'Hiver
Aurore observait au loin les nappes de brumes qui avançaient vers son royaume. Elle se crispa dans sa robe rosée avec un frisson lui parcourant tous le dos. Un mauvais pressentiment lui tordait les entrailles. Toutes ces plantes qui fanaient… Ces séismes… Ces drames… Quelque chose de grave était en train de ce passer. Et ce ciel couvert depuis deux jours, de plus en plus sombre, aspirant la lumière…
- Comment avance les aménagements ? Questionna la reine.
Philippe venait de rentrer au château, épuisé par une longue journée de labeur. Il s'affala dans son fauteuil d'un soupir.
- On a fortifié les édifices encore debout. Pour le reste on a pu accueillir les victimes dans les salles de bals.
- Et les disparus ?
- On en a retrouvé quelques-uns, répondit-il tendu.
- Vivants ?
Le roi resta muet. La jeune femme sentait les larmes lui piquer les yeux. Elle se resserra dans sa tunique, triste.
- J'ai peur, avoua-t-elle à demi-mot.
- Ne t'en fais pas, je suis là. Nous sommes tous à tes côtés.
Le roi attira sa promise contre lui pour la bercer doucement dans ses bras. Il lui embrassa le haut de ses cheveux dorée.
- Tout ira bien. Nous avons des alliés et notre royaume se relèvera de tout ça.
Aurore lui sourit, les yeux mi-clos. Elle se rassurait en écoutant le cœur de son bien aimé.
Tout à coup, la porte-fenêtre émit un claquement. Les deux souverains relevèrent la tête avant d'apercevoir Jack en gros plan. Phillipe lui ouvrit, aussi inquiet que soulagé.
- Jack Frost ! Je suis heureux de te revoir mon ami !
- Pâquerette ?! Hurla la reine.
Sa marraine la salua faiblement de la main. Aurore appela aussitôt des soignants pour s'occuper d'elle. Jack en profita pour aller chercher Kristoff par les airs avant qu'ils ne se posent dans les sièges en velours bleu. Jack raconta tout ce qu'il se passait. Aurore s'effondra sur le sol.
- Non ! Pas les Landes… Flora… Pimprenelle… Les mini-fées…
Cachant ses larmes dans ses mains, la reine se laissa choir sur le parquet. Son mari vint lui caresser les épaules, affichant une douleur palpable sur le visage.
- Vous êtes sûr que c'était Maléfique ? Car je suis certain de l'avoir tué. Je l'ai vu mourir dans ses flammes en sombrant du haut d'une falaise de roche ! Elle s'est consumée devant mes yeux !
Pâquerette fut incapable de reparler. Elle hocha simplement de la tête, les yeux humides, la gorge nouée de chagrin.
- Par quel miracle ? Questionna Aurore qui essuyait ses yeux de biche.
- La magie noire, assura Jack. Je suppose que notre cher Chernabog à le pouvoir de ressusciter les morts.
- Ca ne serais guère étonnant, approuva Kristoff qui se nettoyait le visage avec un tissu humide. Le pouvoir de la lumière c'est le souffle de la vie donc celui des ténèbres…
- Celui de la mort, conclut Philippe. C'est… Dément.
Un silence plana quelque instant. Jack était le plus inquiet, il fronçait les sourcils.
- Tu penses que Maléfique n'est pas la seule à être revenue ? Demanda Aurore en lui posant une main sur l'épaule. Qu'il y en aurait… d'autres ?
- C'est certain. Et… Il y en a que je n'ai PAS DU TOUT envie de revoir.
Il se mordit la lèvre avant de se relever.
- On doit se dépêcher de retrouver Raiponce et les autres ! Ca urge.
Kristoff hocha la tête.
- Maintenant que la fée est à l'abris, reprenons la route.
Les mini-fées mangeaient des gâteaux à cotées d'eux. Elles étaient déjà prête à partir malgré leur fatigue apparente. Jack les laisseraient dormir le temps du trajet de toute manière.
- Attendez, on vient avec vous ! Mais on doit préparer nos troupes avant, répliqua le Roi de Thalie.
- Vous avez encore le temps de vous organiser. Nous partirons au front quand mes amis et moi nous seront retrouvés, expliqua l'esprit de l'hiver avec fermeté. Je vous préviendrai par message.
- Je veux vous accompagner ! Contesta la reine. Mon mari s'occupera de nos soldats et moi de vous prêter main forte ! Je me suis entrainée à l'épée, je ne suis plus aussi faible qu'avant !
- C'est hors de question, tonna Philippe. C'est bien trop dangereux pour toi !
- Je n'ai pas peur.
- Là n'est pas la question !
Les amoureux se fixèrent, chacun campant sur ses positions. Jack et Kristoff haussèrent les épaules et firent mine de rien. Le Coronien en profita pour regarder la brume noirâtre glisser sur la ville avec dégout. L'impatience le gagnait.
- Laissez-moi juste une minute !
- NON ! Aurore ! Reviens !
La jeune femme s'habilla d'une tenue de combat avec une ceinture brune à la taille et une fine épée en argent. La dispute s'entendit dans tous le château mais la jeune rose était déterminée à aider Jack Frost et son royaume de ses propres forces.
- Je ne serai peut-être pas d'une grande aide mais je ferai mon possible pour vous porter secours. J'ai d'ailleurs reçue une formation de soignante, dit Aurore aux garçons. Je veux me rendre utile. Je le dois à mon peuple et à notre belle Terre. Je le dois aussi à mes marraines…
- D'accord, mais sache que le danger seras omniprésent et que nous ne pourrons assurer ta sécurité, averti Jack.
- Oui, je sais. Je suis prête.
- Dans ce cas, tu vas me conduire quelque part !
Aurore lui sourit et enlaça son mari avec chaleur. Sa femme avait tellement changé en dix années… Il eut mal au cœur en la voyant partir la tête haute en compagnie de l'esprit de l'hiver, au dela d'un danger incommensurable. Et pourtant, la voir ainsi le rendait fier. Elle était devenue une belle rose acérée là où, par le passé, elle n'était qu'un petit bourgeon fragile. Il ne l'avait jamais autant aimé qu'aujourd'hui.
- Où veux-tu aller ? Demanda la reine des roses.
- Au château de Maléfique. Je viens de me souvenir d'une cave qui pourrait contenir d'importantes informations.
- Nous avons détruit le château et mit un temple à la place… Il ne reste plus rien…
- Elle doit toujours être là, dans le sous-sol. Crois moi, elle était bien cachée et protégée par de puissants sortilèges.
Aurore approuva et les dirigea vers les ruines sur la colline.
Aussitôt, les trois amis furent frappés par la vue des ronces aiguisées qui proliféraient et dévoraient le temple aux esprits. La bâtisse s'était effondrée sur elle-même, consumée.
- D'où viennent-elles ?! L'endroit était pourtant devenu si beau…
Aurore déglutit avec amertume. Jack resta droit comme un i avant de progresser sans hésiter.
- Le mal avait autrefois consumé la vie ici, expliqua-t-il avec éloquence. Il n'a pas eu de mal de retrouver le chemin.
- C'est terrifiant… Commenta Kristoff. On dirait qu'elles sont vivantes.
Les lianes se dressaient doucement vers eux, prêtes à frapper.
- Elles le sont.
Jack fonça sans ce retourner et congela les ronces les plus proches avec de la glace concentrée. Aurore et Kristoff sortirent leurs épées à leur tour lorsque certaines se mirent à onduler vers eux. Ni une ni deux, les lianes déboulèrent par la terre pour s'élancer vers leurs ennemis de lumière. Jack s'envola et utilisa sa magie pour congeler le maximum de plantes. Mais celles-ci se frayaient des chemins par le sol et sortaient de nulle part pour frapper comme des fouets.
Aurore prouva qu'elle avait acquis l'expérience du combat en esquivant les attaque avec grâce. Elle coupait tout ce qui arrivait à sa portée. Par derrière, dans son dos, Kristoff utilisa un bouclier pour la défense tout en fendant les ronces en plusieurs morceaux. Puis il se fit attraper à une vitesse folle par une liane discrète qui sortait de terre. Le roi d'Arendelle fut aussitôt tiré dans les airs dans un hurlement. Aurore se retrouva seule entourée de ronces qui frappaient sans discontinuées. Bien que la peur lui collait à la peau elle continua de danser autour des plantes acérées tout en abattant son épée couvert de sève noirâtre putride.
En l'air, Kristoff coupa sa liane avant qu'une autre ne l'attrape, s'enroule et le griffe aux bras. Enserré il observa Jack fendre la ronce avec un couteau de glace. Il le rattrapa à temps pour le poser plus loin.
- Merci l'ami !
- Pas de quoi, on y est presque !
D'un air revanchard, le roi d'Arendelle fonça dans le tas pour frapper sur les dernières attaquantes encore en vie. Les lianes hurlaient lorsqu'elles étaient tranchées ce qui fit mal à la reine des roses. Griffée à la nuque puis à la main, elle ne lâcha pas son épée pour autant, sachant pertinemment que son arme était l'assurance de sa vie. Elle aperçut une des dernières ronces foncer sur Jack tel un dard de frelon et courut en avant pour la couper à ras du sol, laissant tout juste à Jack le temps de ce retourner.
- Fiou, c'était la dernière ! Dit Kristoff essoufflé. Bien jouée miss !
Aurore lui sourit et sortie aussitôt quelques potions de soin de son sac.
- Il faut tout de suite nettoyer nos plaies pour éviter l'infection !
Jack se posa à ses côtés.
- Si elles sont identiques à celles d'autrefois elles sont aussi empoisonnées. Il faut un contre-poison rapidement !
- Je crois que j'en ai mais… Je dois trouver le bon.
Fouillant dans son sac, la blonde sortie ses fioles. L'esprit de l'hiver fixa les lésions de son ami devenir violettes. Si seulement Raiponce était là…
- Euh, essayons ça !
- Tu es sûre de toi ?
La couleur et l'aspect saumâtre n'inspirait guère le roi d'Arendelle.
- Oui vas-y !
Jack laissa le duo se soigner tandis qu'il arrachait les ronces mortes pour chercher l'entrée de la cave. Elle devait toujours être ici ! Il le sentait. De pierre en pierre, il sauta par-dessus les blocs glacés des plantes mortes, fouillant la terre, retournant les débris. Il repartit pendant un temps en arrière. Son esprit vogua vers le jour où il avait rencontré la belle Raiponce. Quand elle avait chanté par-delà les nuages. Ses cheveux volant aux grés du vent. Enchainée par la marâtre… Il se souvint de son acte inconsidéré par la cheminée, de l'agencement des pièces. Les yeux clos il revoyait le plan du manoir comme si il était toujours là. Il sut alors vers où se diriger.
- La bibliothèque était… oui, par ici !
Jack retrouva des morceaux de couvertures encore intactes qui jonchait les gravats. Se rendant vers le fond de ce qui avait été une pièce de lecture autrefois, il dénicha de la terre meuble aux couleurs sombres. De ses mains il creusa un trou qui s'affaissa sur lui-même. Une légère ouverture donnait vers un puit sans fond de noirceur.
Sans prévenir ses alliés, Jack retira quelques pierres avant de se glisser dans les abysses. Il regrettait amèrement que sa blonde adorée ne soit pas là. Il n'y voyait rien. Entre sa lumière et ses soins, elle lui était indispensable, il s'en rendait compte à présent. L'esprit de l'hiver alluma alors une vieille lampe-torche qui trainait par terre avec l'huile qui restait dedans. A la faible lueur qu'elle renvoyait, il s'enfonça parmi les gravats, glissant comme un serpent à travers les parois. Heureusement pour lui qu'il n'était pas claustrophobe bien que sa posture le rendait nerveux au possible. Il suffoquait et décida de ce fixer un point sans le lâcher de vu pour oublier sa situation précaire. Il ne reculerait plus devant rien ni personne. Il le devait à ses enfants !
La lumière inonda lentement des parois en pierre noires. Jack sut qu'il arrivait enfin au bout du tunnel. Coincé il tira de toutes ses forces sur les pierres à côtés de lui pour se dégager. *plop* Son corps s'élança vers l'avant un peu trop vite à son goût. Il se retrouva alors la tête la première dans un chaudron poussiéreux.
- J'ai comme une impression de déjà-vu, grommela l'esprit les jambes en l'air.
Se redressant, il toussa de toute cette poussière qui envahissait ses poumons. Puis il leva sa faible torche à l'agonie pour retrouver la cave de ses souvenirs.
- C'est donc bien à cela que tu ressembles.
Le Coronien fixa la statue de Chernabog avec mépris et colère. La créature aux yeux jaunes brillant le scrutait d'un sourire malicieux. Dans son souvenir elle paraissait moins lugubre. Il se dit que tout ce qu'il se passait le rendait encore plus impressionnant à ses yeux.
- Bon. Il doit bien y avoir quelque chose d'utile la dedans.
Il entreprit une fouille minutieuse de la grotte, dépoussiérant les objets de magie noire, les veilles fioles puantes et les cadre aux cultes de Chernabog. Il retroussa le nez devant la représentation d'un bébé dévoré par les démons. Apparemment le plat favori de leur ennemi…
- Répugnant !
Les lèvres retroussées de haine, Jack parcourut quelques ouvrages avant de retrouver le vieil autel par lequel il s'était échappé autrefois. Il y retrouva le gros livre rouge sang vu quelques années plus tôt. Il savait qu'il contenait de la magie rien qu'à sa conservation. Il n'y avait ni poussière ni éraflure. Il était comme flambant neuf.
D'un regard hésitant, Jack finit par s'en emparer. Il lui brûla aussitôt les mains avec virulence. L'esprit de l'hiver garda son sang froid et accepta la douleur en envoyant une gerbe de glace dessus. Le livre hurla et se calma. Le Coronien garda tout de même ses mains entourées d'une glace dure avant de parcourir ses pages. Elles ne voulaient pas se tourner facilement mais il les dompta à coup de bâton magique. Le livre abdiqua dans un souffle de poussière noire. Jack le foudroya du regard pour qu'il se tienne à carreau avant de lire les premières pages. Que des choses écœurantes au sujet de leur ennemi.
- Pouvoir infernal de résurrection, créateur des démons sauvages, inventeur des poisons les plus redoutables, énuméra Jack. Pouvoirs infini des ténèbres… Destructeur de vie, de lumière. Créateur du vide… Aspiration de la vie et de l'âme… Adoration pour la torture et le vice... bla bla bla.
Il tourna une nouvelle page du culte de Chernabog et lut un passage à voix haute.
- La lumière de l'aube, les eaux pures et le souffle de la terre sont tes ennemis à toi qui brandit les espoirs des ténèbres… A chaque rituel tu devras les empoissonner et assurer ton soutiens à ton seul et unique maître. Verse ton sang pour te lier à lui et offre ta dévotion dans la noirceur. Prie le. Rend lui hommage. Inspire la terreur et le vice.
Il se stoppa, répugné, puis fonça en bas de page où ses yeux furent attirés par un nom.
- Chernabog se trouve dans un lieu appelé le Mont Chauve, dans le premier volcan du monde ! Il est né au creux de la montagne de lave le reliant au centre de la terre. Un Ahtohallan inversé ! Enfin, ENFIN je sais où tu te caches salaud !
En fixant les coordonnées exactes il blêmit.
- Cet endroit… je le connais… C'est…
Extatique il entendit alors des cris. Aurore ! Il ferma aussitôt son livre et le fourra dans son sac où les fées s'indignèrent. Des fées de lumière éclairèrent toute la pièce de leur magie du soleil pour voir ce qu'il se passait. Jack se sentit tout bête l'espace d'une seconde de ne pas avoir pensé à leur demander de l'aide. Il n'avait malheureusement pas le temps de s'y attarder. Il repassa par le couloir en demandant aux petits fées de faire attention. Plusieurs d'entres elles utilisèrent leur magie pour repousser la pierre ce qui permit à Jack de sortir en trombe de la cavité et de fondre vers ses amis.
Il se bloqua en voyant une sorcière à corne avec des ailes noires corbeau balancer une gerbe de feu verte sur Kristoff et Aurore. Le roi d'Arendelle protégeait la reine avec son bouclier qui se mit à fondre. Jack se précipita à leur secours en balança des jets de glace sur la sorcière aérienne mais elle se protégea par une onde de ténèbres verdâtre en lui renvoyant ses attaques. Jack dut les esquiver en se jetant sur le sol.
- ARG !
Le temps que Jack se relève, il vit le bouclier exploser. Kristoff prit la reine dans ses bras pour la protéger tandis qu'il accepta son sort. C'est alors qu'une aura verte pomme les entoura pour dévier le sortilège. La sorcière fronça les sourcils et se tourna vers Pâquerette et son air furieux.
- J'ai une revanche à prendre ! Gronda la fée.
- Hé hé hé hé, pauvre petite libellule. Tu fais peine à voir.
- MALEFIQUE ! Hurla Aurore de sa lame brandit. Tu ne toucheras pas à une seule pierre de mon royaume ! Tu retourneras d'où tu viens !
La sorcière à corne en rit de plus belle. Elle pointa son doigt vers la reine de Thalie.
- Oh mais que j'ai peur ! Petite fleur va me caresser à coups de feuille ? Ne t'en fais pas je saurai te rendormir correctement et tuer ton prince pour ne plus qu'il te réveille ha ha ! A toi le sommeil éternel ! A moi la vengeance !
Son rire résonna jusqu'au plus profond des bois. Elle n'avait jamais autant rêvé de ce jour que depuis qu'elle avait été tourmenté toutes ses années dans les limbes infinies.
Jack s'élança vers eux, les yeux froncés avant de sentir une ombre le frôler. Il frissonna et se retourna. Rien à l'horizon. Ses prunelles cherchaient du regard quand il sentit un souffle sur sa nuque.
- Coucou, Jack.
D'un coup de bâton, l'esprit de l'hiver donna un coup sur Pitch qui se recula d'un gloussement. Il écarta ses bras.
- C'est comme ça qu'on accueil un vieil ami ?
Jack resserra son arme. Sa colère était explosive.
L'équipe de l'Automne
Aux premières heures de la matinée, bien que personne ne savait vraiment si il faisait jour ou nuit désormais, Mérida harnacha correctement Eclair pour prendre la route. Anna fit également le plein de provisions tandis que Pocahontas dirigeait ses guerriers en leur donnant des directives.
Lorsqu'elles furent prête à partir, les deux femmes furent accostées par la Powhatan qui accrochait un sac sur son dos.
- J'aimerais vous accompagner. Y a-t-il de la place pour trois personnes sur ton amie ?
- Tu ne restes pas pour prendre le commandement de tes hommes ? Demanda Mérida, surprise.
- Ma moitié, John, s'en occupera pour moi. De même que ma meilleure amie et son époux seront aptes à s'occuper d'eux. Nous sommes vaillants et valeureux, ne vous faites pas de soucis pour eux. Ils attendront votre fameux signal pour partir où vous leur direz d'aller.
- Dans ce cas tu es la bienvenue, sourit Anna.
- Mais tu sais ca ne seras pas une partie de plaisir, reprit Mérida. Me suivre c'est comme te lancer tête baissée vers les ennemis car je suis une de leur cible numéro un. Ils ne me feront aucun cadeau.
Pocahontas lui sourit.
- Je sais. J'ai bien compris ou je vais et j'y tiens. Grand-mère feuillage ma dit de voler de mes propres ailes. Et j'ai choisi d'accompagner nos valeureux esprits pour les aider à sauver nos terres. Je ne vois pas de plus grand honneur.
Mérida lui tendit la main avec reconnaissance. L'amérindienne s'installa derrière l'esprit de l'Automne avec un visage ravit. Anna prit place à son tour et Eclair s'élança d'une traite vers les cieux. Au sol le peuple applaudit les guerriers pour leur souhaiter bon courage. Pocahontas leur fit le signe de la force et du courage comme signe d'aurevoir.
- Ca va aller avec trois personnes ? Demanda la rousse.
Eclair grogna pour la forme tout en se dirigeant vers l'Est, là où la Powhatans leur avait dit connaitre le chemin vers la terre des hommes blancs.
Ils leur fallut plusieurs arrêts pour que la dragonne se repose sur des bouts de terres abandonnées. Pendant ce temps là Anna s'entrainait à la dague et Mérida à la magie de la terre. Pocahontas qui était devenue une grande chamane de sa tribu lui prodigua des conseils pour affiner ses techniques. Elle lui montrait ses rituels et sa façon d'utiliser la force de la nature.
- Un être tel que toi, aussi lié par la terre, aurait put devenir une sacrée esprit, commenta l'Automne avec un sourire.
- Cela aurait été un honneur mais je pense que te choisir était la meilleure solution. Tu pétilles de quelque chose que je ne saurais expliquer. Quelque chose que je n'ai pas.
La Cheffe de Beurk rougit de plaisir à ses mots. Elle reprit son entrainement sur les rituels Powhatans avec plus de sérieux et se sentit d'autant plus lié avec les éléments.
Les filles reprirent la route au beau milieu de la nuit avant d'atteindre le continent centrale. Mérida bifurqua vers le Nord pour se rendre en Ecosse. Elle devait rejoindre Harold et elle se dit que peut-être il était là-bas. Une excuse facile pour qu'elle puisse retrouver sa famille et les rassurer.
Seulement… Arrivée sur place, Mérida déchanta aussitôt. Des colonnes de fumées noires dansaient dans les airs tout au-dessus de son royaume.
- Pitié ! Tout sauf ça !
La rousse fit piquer Eclair vers le château des Dunbroch. Elle ne prit même pas le temps d'atterrir qu'elle sauta sur le sol cendrée en plein dans la cour centrale de son ancien domaine. Elle courut puis se bloqua sur place avant de tourner sur elle-même. Le château était presque en ruine. Il fumait de toute part, réduit en des blocs de pierres et de bois maltraités. Des trous partout, des vitres brisées, du sang frais sur les murs.
La rousse se mit à trembler. Elle se força pour ne pas tomber à genou, gardant la tête haute. Elle déglutit et sentit Anna et Pocahontas lui tenir les épaules.
- C'est horrible…, souffla la reine d'Arendelle. Qui a put faire une chose pareille ? Chernabog ?
Mérida se mordit la lèvre tandis que ses poings se serrait.
- Surement ses sbires. Je ne le vois pas ce déplacer en personne pour de si basse besogne.
Une colère noire s'étira sur le visage de la Beurkienne. Y avait-il des survivants ? C'est tout ce qui la hantait actuellement. Ca et les paroles de grand-mère feuillage sur les morts et les sacrifices. Bien qu'elle en était consciente en ayant choisi cette voie, Mérida n'arrivait pas à l'accepter. Elle ne reniait pas son geste passée de ramener la magie… Non. Mais elle en détestait la moindre des conséquences. Son château, son domaine passé était en miette. Où était son ancien peuple ? Les clans étaient-ils décimés ? Où était sa mère, son père , ses frères … ?
- Qui va là ?!
Anna brandit sa dague envers une inconnue. Pocahontas opéra un demi-tour en sortant son arc tandis que l'esprit de l'Automne ne bougea pas d'un centimètre. Elle reconnue aussitôt la vieille femme.
- VOUS ! C'EST VOUS QUI AVEZ FAIT CA ?!
Les yeux exorbitées, la rousse sortait déjà sa flèche empoissonnée pour la tendre vers la sorcière qui découvrit sa tête.
- Je serais bien incapable de telle prouesse. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier !
- Ouais le même panier haha ! Rit le corbeau à son épaule.
Mérida s'approcha de son ennemie qui jadis avait changé sa mère en ourse. Elle délaissa son arme pour la prendre par le col.
- Menteuse ! Vous m'avez trompée par le passé ! Je sais de quoi vous êtes capable !
- Techniquement je ne vous ai jamais mentit. J'ai changé votre mère comme vous le désiriez princesse. Et je vous ai donné l'occasion de changer les choses, de prendre en main votre destin par ce fait. Vous ne croyiez tout de même pas que je vous aurais donné toute cru la solution à votre problème ?! Ce sont bien les humains ça. Toujours à chercher la facilité. Je vous ai donné une chance et vous l'avez saisi. Là où ce cher « Mordu » ne l'avait pas fait. Je l'avait mis en garde pourtant.
- Et ça vous amuse ?!
La rouquine la secoua dans tous les sens.
- Mérida ! Arrête ! Ca ne sert à rien ce que tu fais ! Intervint Pocahontas.
Elle la relâcha dans un souffle de colère.
- Tss. Sur le fond vous n'avez peut-être pas tord mais sur la forme je trouve ça vicieux, cracha la Beurkienne. De toute façon on ne peux pas faire confiance aux sorcières ! Ce sont les sbires de Chernabog ! Raiponce et Jack m'ont mit en garde. Vous êtes mauvaise !
La vieille femme leva les yeux au ciel, dépitée.
- Les sorcières ne sont pas toutes des servantes du Malin. C'est une idée reçue bien cruelle que vous dites là. Je n'ai jamais rien eut à faire avec lui.
- Oh, et votre magie elle vient d'où ? Hein ?! Du saint esprit peut-être ?
- Vous ne connaissez rien à rien ma chère enfant.
- Oh la nulle ! Assena le Corbeau
Furieuse, la rousse écarta ses bras.
- Et bien expliquez-moi ! Et attention à ce que vous me dites car je ne suis pas née de la dernière pluie !
Anna approuva et regarda la sorcière s'asseoir sur une pierre. Elle se mit à sculpter du bois, comme si de rien était, l'œil concentré sur son œuvre.
- Savez vous que la lumière ne peut exister sans les ténèbres ? Tout existe pour être en harmonie avec son contraire. C'est la loi de la nature. Le bien et le mal en revanche est une invention des hommes. La forme de magie que j'utilise est certes plus sombre que la votre mais elle fait parti intégrante d'un tout. C'est une magie comme une autre. La seule différence est son utilisation. Vous, par exemple, vous utilisez le feu je me trompe ?
Mérida approuva, attentive.
- Dans ce cas, si l'envie vous en prenait de brûler un village entier avec ses habitants vous le pourriez. Et pourtant vous utilisez la magie sacrée de « lumière ». Moi c'est pareil. J'utilise la magie sombre pour aider qui me le demande. Je ne m'amuse pas à tuer ou à torturer les hommes comme le font les adeptes du Malin. J'utilise ma magie pour moi-même et pour ceux qui me le demande – même si j'évite de le faire car on voit le résultat avec ses stupides êtres sans magie. Je vais à mon rythme comme nos ancêtres sorcières le faisaient. Autrefois nous étions nous aussi en concordance avec la nature. Nos rites n'étaient pas si différents des vôtres. Seulement, la plupart d'entre nous ont vu en ce démon un être a aduler et ce sont détournées de nos pratiques pour devenir les sorcières que vous connaissez. Puis au fur et à mesure les valeurs des anciennes sorcières ont disparus pour la plupart. Moi je suis une des dernières.
- Donc, Chernabog n'est pas à l'origine de la magie noire ?
- Oh grand dieu non, il l'a seulement détourné pour l'utiliser à des fins diabolique. Ce démon est une gangrène né des sentiments négatifs et du vice des êtres vivants. Il est l'incarnation du chaos et à prit forme, certes, dans les ténèbres, mais qui ne symbolise pas à lui tout seul cette magie.
- Si je comprends bien, si on réussi à tuer Chernabog, la magie noire sera toujours là ? Questionna Anna perplexe.
- Exacte. La détruire serait comme détruire la lumière aussi. Il faut l'accepter comme faisant partie d'un tout. Toute magie est utile si tant est qu'elle soit bien utilisée.
- Je comprends mieux, opina Pocahontas. Voilà qui m'ouvre de nouveaux horizons de pensée.
Mérida se massa les temps puis prit ses deux amies à part.
- Euh, ok, la philosophie c'est cool mais c'est pas trop ma tasse de thé. On pourrait en revenir à quelque chose de plus concret. Du genre, c'est une alliée ou une ennemie ? Vous lui feriez confiance vous ?
- Elle me parait sincère, répondit la Powhatan.
- Elle est un peu louche mais je me dit qu'avoir un allié de magie noire dans nos rangs ca pourrait nous permettre dans savoir plus sur nos ennemis, commenta Anna.
- Hum, c'est bien vrai. Après tout si la magie des ténèbres n'a aucun secret pour elle, peut-être qu'elle pourra nous aider à vaincre Chernabog. On a jamais tenté cet angle d'attaque, approuva la rousse. Pour ma part je ne lui fais aucunement confiance mais fort est de constater qu'elle peut-être utile.
- Combiner toute forme de magie, même celle des ténèbres serait un gros avantage, opina Anna.
Après concertation les filles revinrent vers la sorcière qui offrit à Mérida sa sculpture en forme d'ours.
- Il te protègera. Garde le bien sur toi.
- … La forme c'est de la provocation on est d'accords ?
La sorcière gloussa pour toute réponse ce qui agaça la rouquine. Anna dut la retenir et la détourner de la vieille femme. Mérida fixa à nouveau son château d'enfance avec une pointe de tristesse. Elle se dirigea ensuite vers la grande porte pour contempler la ville en miette. La sorcière s'approcha et se posa à côté d'elle.
- Si vous vous posez la question, oui votre famille a survécu et je sais où ils sont.
Mérida tourna la tête à s'en briser le cou.
- QUOI ?! Vous ne pouviez pas le dire plus tôt !
- Vous ne m'auriez pas écouter avant cela.
- … Où sont-ils ?!
- Je les ai emmené en sécurité dans une grotte que je connais bien.
- Vous les avez protégés ? Questionna Anna surprise.
- Vous pensiez que je les laisserais tomber ? Ce sont des clients après tout ! J'en ai besoin pour vivre moi aussi.
Elle ricana mais Pocahontas remarqua une forme d'empathie dans ses yeux. D'un soupir Mérida se sentit beaucoup plus rassurée.
- Que s'est-il passé dans ce cas ? Qui a fait ça ? Pitch ?
D'un regard vers la mer la sorcière haussa les épaules.
- Je ne sais pas. Des créatures et des démons se sont mit à attaquer la ville en apparaissant au milieu de nulle part. J'ai cru voir des silhouettes au loin mais je ne sais pas qui ils étaient.
- Dans ce cas, montrez-nous la grotte ! Je veux voir ma famille !
- Je veux bien mais je suis un peu fatiguée après toute cette magie. Je monterai bien sur votre dragon.
Eclair releva la tête, outrée. Elle refusa tout net la proposition mais devant l'insistance de sa maitresse elle finit par abdiquer. Tous le long du chemin elle garda la tête blasée en reniflant bruyamment devant l'air satisfait de la vieille femme.
Le groupe s'enfonça dans les bois en passant par les pierres sacrées dont une trainait toujours sur le sol. Mérida se sentit nostalgique à sa vue. Elle fit rouler sa sculpture d'ours dans la main avant de la ranger dans son sac.
- C'est juste derrière cette colline de roche.
- Parfait.
Mérida était impatiente de revoir sa famille, elle pensait à ses frères quand soudainement, elle se fit enfermer dans une cage en métal noire avec Pocahontas et Anna qui s'abattit sur elles en une fraction de seconde. La sorcière réussi juste à temps à sauter dans un buisson pour ne pas se faire prendre.
- C'était un piège ! Hurla la rousse. Espèce de … !
Des craquements se firent entendre tout autour d'elles. Des bruits de pas fracassant des branches. Puis des grognements, des feulements. A travers les bois à l'agonie émergea des créatures noires dont des dragons fulminants. En tête, un ours gigantesque leur faisait face.
- C'est impossible !
Mérida se recula au bord de la cage. Mordu la contemplait de toute sa hauteur.
- J'ai libéré son âme ! Je l'ai purifié !
Anna et Pocahontas étaient tétanisées par les créatures qui s'avançaient lentement vers elles pour en faire leur repas. Paf, un dragon venait de sauter sur la cage et passa sa tête devant les barreaux. Mérida le reconnu aussitôt.
- Un aggripemort ! Comment est-ce possible ?! C'EST QUOI DE BORDEL !
A la fois choquée et embrouillée, Mérida fixa les silhouettes qui s'avançait vers elles. Son cœur rata un battement quand elle remarqua celui qui était en tête. De son grand sourire il ouvrit sa main.
- Comme on se retrouve, la cheffe ratée de Beurk !
L'équipe de L'été
Un frisson parcourut le dos du dragonnier alors qu'il terminait d'installer l'aileron de son furie nocturne. Il releva la tête et sentit son cœur se tendre.
- Mérida, susurra-t-il tout à coup peu rassuré.
- C'est ta femme c'est ça ?
Raya le regarda en biais, curieuse et assez triste que le jeune homme soit déjà marié et père de famille. Elle lui trouvait un charme ravageur et en aurait bien fait son petit ami dans d'autre circonstance.
Secouant la tête, Harold se reprit.
- Oui. J'ai… comme un mauvais pressentiment. On doit se dépêcher.
- Pas de problème mon sac est prêt. J'ai réussi à convaincre les dragons et la plupart des guerriers de ce joindre à notre cause. En même temps ils n'ont pas trop le choix si ils veulent sauver leur proche de la pétrification éternelle.
Raya émit un petit rire crispé. Le Beurkien lui sourit et hocha la tête.
- Il faut que tu leur dises de patienter le temps que je retrouve mes camarades et le lieu où vit Chernabog. Ensuite je vous enverrai un message pour le lieu du rendez-vous.
- Pengu leur transmettra le message. C'est mon amie Namaari qui prendra la tête de notre régiment. En attendant, moi je viens avec toi.
- Tu es sûre de toi ? Parce que c'est pas à un pique-nique où je vais là. C'est dangereux.
- Oui merci j'avais compris ! Avec Sissu on a toujours voulu voir le monde. C'est l'occasion.
Harold soupira.
- Une vraie obstinée.
- Toujours.
D'un rire Raya l'aida à terminer son travail. Puis elle partit dire au revoir à ses proches et à tuk-tuk qu'elle ne pouvait pas prendre.
- Allez monte, je serai un bien meilleur moyen de transport !
Le tatou fit la tête quand Raya grimpa sur Sissu. Harold enfourcha son dragon et tous ensemble, ils s'envolèrent vers le Nord-ouest à la recherche du continent du dragonnier.
Le voyage fut assez long et couvert de suie noire qui empêchait Harold de bien voir sa route. Heureusement, la navigation était son domaine de prédilection. Armé de ses instruments de vol il repéra la voie la plus rapide pour se rendre chez lui. Raya était impressionnée par son savoir et par l'océan infini qui se déroulait sous ses yeux. Chaque îlot sur lesquels ils se posèrent la rendait euphorique. C'était une aventurière née. Harold lui trouvait un petit air de Raiponce lorsqu'elle s'excitait sur toutes les nouveautés qu'elle voyait.
Quand Sissu et Krokmou étaient reposés, les deux amis reprenaient la route évitant quelques tempêtes noirâtres sur leur chemin.
- Heureusement que les Drunns n'aiment pas l'eau, commenta Raya tout à coup. Ils sont coincés sur Kumandra comme par le passé.
- Je ne te le fais pas dire. Mais restons quand même sur nos gardes. Nos ennemis ont plus d'un tour dans leur sac.
- Tu penses que ce Pitch peut retrouver notre trace ?
- Sans aucun doute.
Harold serra sur ses rennes pour se calmer. Son cœur tambourinait tout seul. Ils s'approchaient enfin des terres du nord ayant dépassé le continent central. Ils leur fallut encore une journée pour atteindre leur destination.
Perdu dans la brume, Harold distingua les contours de son île. Quelque chose attira son attention quand il fronça les sourcils. C'était comme si une fourmilière avait été dérangé. L'île grouillait. Aussitôt, le dragonnier fonça avec son furie nocturne et constata, à son plus grand désespoir, que Beurk était attaqué par une nuée de dragon noirs et d'ennemis vêtus de cape sombre.
- Attention !
Harold tourna la tête vers Raya un peu trop tard. Un Cranosaure aux yeux rouges percuta Krokmou en pleine poitrine faisant basculer Harold. Le dragon hurla de douleur et sombra avec son dragonnier vers l'eau gelée. Sissu opéra un demi-tour pour les rattraper tandis qu'elle esquiva de justesse un cauchemar monstrueux suivit d'un Lycanaille mordeur.
- Pourquoi leurs dragons nous attaques ?! Hurla Sissu
- Aucune idée ! Concentre toi !
La guerrière réussi à agripper Harold par son épaule pour le faire monter sur l'esprit de l'eau.
- Ça va ?!
- Moi oui mais Krokmou !
L'animal fut protégé par une bulle d'eau de Sissu, inconscient.
- Il faut qu'on atterrisse ! Assura le Chef du village.
Sans hésiter, Sissu virevolta entre les dragons furieux qui les attaquaient.
- Ils sont encore plus collant que les Drunns ! Grogna-t-elle.
Puis, brutalement, nouveau coup de tête du Cranosaure, Raya et Harold sombrèrent dans l'océan. Sissu se stoppa et dut se protéger par une sphère d'eau pour éviter de se faire mordre en mettant Krokmou à l'abris avec elle.
Sous l'eau un Léviathan de classe supérieur essaya de dévorer ses deux nouvelles proies. Raya était tout juste entre ses crocs quand Harold utilisa sa force des eaux pour la repousser dans un courant puissant. Raya fut ballottée un moment avant de remonter à la surface et de nager vers la rive de l'île. Toujours prisonnier de l'animal enragé aux yeux vermeils, Harold se propulsa à son tour pour esquiver les dents pointues et la queue acérée de l'animal. Là, sur l'instant, il pensa à sa fille et son fils. La terreur lui donna un second souffle, il se propulsa en hauteur et sortit de l'eau pour se poser sur une roche la plus proche. La créature sauta pour le dévoré d'où le Beurkien lui envoya une gerbe de feu à la figure. Cela ne semblait guère l'atteindre car une fois dans l'eau il reprit position avant de viser Harold de sa gueule béante.
- Désolé mais je n'ai pas le choix !
Les deux mains en avant, l'esprit de l'été invoqua des stalactites de roche qu'il envoya à une vitesse folle sur le dragon des eaux. Incapable d'esquiver avec sa masse, le Léviathan hurla et se couvrit de sang. Planté sur tout son corps il s'immergea, un œil en moins, et disparu sous les flots.
- C'est quoi ce délire… Pourquoi les dragons nous attaques ?
Harold se sentait mal d'avoir blessé un de ses compagnons. Il renifla et scruta son île en feu qui se faisait saccager. C'est alors qu'un Alpha massif émergea des eaux sombres faisant ce soulever la mer en un énorme raz-de marée.
Accroché à son rocher, Harold fixa la créature et ses dix mètres de hauts qui crachait de la glace noire et un gaz toxique sur l'ile.
- ARRETE ! STOP !
La petite voix d'Harold semblait risible dans ce contexte. Il y eu alors un rire qui lui titilla les oreilles. Tout au-dessus de la créature de couleur encre comme il ne l'avait jamais vu, un homme se tenait en son sommet. Il avait dans sa main un harpon rouge vif qu'il agitait dans tous les sens. L'Alpha sembla réceptif car il se tourna vers le dragonnier esseulé sur son rocher. Ses yeux carmin ce posèrent sur lui. Mais Harold ne s'intéressait pas à l'animal tant son regard était fixé sur l'homme musclé vêtu de noir qui riait au-dessus de lui. Il souriait de toutes ses dents et rendait le dragonnier fou de rage.
Il ne savait comme c'était possible mais il était revenu… Le meurtrier de son père était là pour détruire à nouveau leur île et leur famille !
On peut dire que ca pète de tous les côtés! :')
Avec le retour de beaucoup de vilains, ca promet pour les esprits!
A la semaine prochaine.
