Chapitre 43 : Confrontation 2
Automne
Un vacarme des diables retentit dans la forêt des Dunbroch lorsque les animaux vinrent défendre leur terre et leurs amis. Cerfs, renards, lynx, ours bruns, sangliers, ratons-laveurs, hiboux, écureuils, oiseaux et hérissons foncèrent droit sur leurs homologues d'aspect à la fois similaires et différents par leur fourrure et aura noire encre. Pour Pocahontas c'était comme voir un combat entre deux espèces animales pour un territoire, les lumineux contre les ténébreux. Seulement, elle savait fort bien que les créatures de Grimmel n'étaient que des créations sans âme et qu'il fallait donc les éliminer. En transe, elle communiquait avec la nature, soutenue par grand-mère Feuillage et les fées décédées. En communion avec elles, la Powhatan sentit son pouvoir grandir et se libérer.
Dans la débandade, Anna se fit protéger par un chêne qui étendit ses ramures pour faire barrière contre Facilier et les démons de la nuit cachés dans les ombres. La végétation se mit à bouger et attaquer les ennemis de tous côtés. Les sous-fifres des deux magiciens se firent rapidement décimer. La reine d'Arendelle ne put qu'assister à ce miracle, blottie contre son ami à écorce. Les branches claquaient dans tous les sens, les lianes fouettaient, les ronces attrapaient et plantaient, les buissons étouffaient… Ce fut l'âme de la forêt qui se débarrassa des intrus en quelques minutes à peine.
Mérida profita de la cohue pour rejoindre Grimmel - qui avait lâché son otage sous le coup de la surprise- en glissant sur des lianes magiques. Entouré de ses dragons venimeux, il se défendait plutôt bien. A coup d'arbalète il visait les animaux à la tête et les tuait sur le coup pendant que ses créatures s'occupaient de brûler la forêt à grands coups de flammes dévorantes. Cela ne rendit Mérida que plus furieuse. Rouge de colère, elle sauta au-dessus de la cage qui avait été sa prison un peu plus tôt puis invoqua un puissant jet d'eau froid venu de la terre qu'elle déversa sur la forêt. Les Aggripemorts se retrouvèrent sans défense lorsque l'incendie fut éteint.
- Utilisez votre venin ! Bande de reptiles inutiles ! Beugla Grimmel qui tentait de viser la rousse.
Agile et malicieuse, Mérida se cacha entre les résineux pour s'approcher de lui. Les flèches se plantèrent dans les troncs et les branches protectrices de ses amis à feuilles. Les dragons balancèrent leur venin au hasard, faisant fondre par l'acide tout ce qu'il touchait. Passant de pierre en pierre, sautant par-dessus des souches, l'esprit de l'Automne réussit à atteindre le magicien. Elle fonça droit devant elle avec son arc et visa la tête. Sa flèche partit comme une fusée avec une précision parfaite.
Grimmel entendit le bruit de la flèche et eut le réflexe de l'esquiver de justesse. La pointe lui arracha la joue en profondeur. La main sur son visage il grogna.
- Comment as-tu osé bafouer ma figure ?! Sale petite merdeuse !
La rousse ricana et tendit une nouvelle flèche. Grimmel prit un de ses dragons comme bouclier tout en regardant le sang sur ses doigts. Il y avait une drôle de couleur mélangé avec. Il comprit aussitôt qu'il avait affaire à un poison paralysant et eut tout juste le temps de boire son antidote avant d'esquiver un coup d'épée de la lionne en furie. Mérida abattit son coup sur l'arbalète qui se brisa en plusieurs morceaux. Un Aggripemort lui cracha du venin à la figure qu'elle esquiva en sautant en salto arrière. L'animal protégeait son maître sans ressentir la moindre douleur de la flèche plantée dans son abdomen. Il grognait et crachait pour la tenir à distance.
Grimmel sentit le vent tourner. Facilier était reparti se cacher dans les ombres et il se retrouvait seul sur un terrain non favorable. Il cracha sur le sol et siffla le repli à ceux qui restaient. Il savait quand se retirer pour mieux revenir et prévoyait déjà son coup suivant. Son seul regret fut d'avoir raté la mort de la famille de la Cheffe ratée qui aurait marqué un grand coup auprès de son ennemie. Tout ça à cause de cette sorcière inutile qui lui avait mis des bâtons dans les roues ! Mais il ne se faisait pas de bile, ce serait à charge de revanche et s'il les retrouvait avant Mérida, il les décimerait sous la torture.
- Je t'accorde cette manche, se courba faussement Grimmel qui voulait garder la face. Cependant, ce n'est que partie remise. Seul, je n'aurais fait qu'une bouchée de toi. On verra si tu feras autant la maline aux terres du maître.
D'un sourire sadique, Grimmel enfourcha un dragon et s'envola en évitant les arbres vengeurs qui essayaient de l'attraper. Mérida aurait pu le suivre avec Eclair mais celle-ci se réveillait à peine de son intoxication soporifique. Elle préféra donc le laisser fuir.
La rousse rangea son arc, écoutant le silence qui revenait avec apaisement après la bataille.
- Merci, dit-elle aux fantômes et à la nature. Vous venez de nous sortir d'un sacré pétrin !
« Nous serons toujours là pour aider, répondit la bonne fée. Si tu as besoin de nous, appelle et nous viendrons. »
- C'est noté ! D'ailleurs, heum, vous êtes morte ? Je pensais que vous étiez aux Landes… Ah, je ne sais même pas votre prénom !
« Verna, lui sourit-elle. J'ai perdu ma bataille mais j'ai protégé mes amis. C'est maintenant à votre tour d'agir et je ne manquerai pas d'y apporter ma contribution jusqu'au bout ! En tout cas, vous êtes une grande esprit Miss Dunbroch. Bonne chance. »
Mérida la remercia à nouveau avant de la voir s'évaporer. Puis elle tourna ses yeux en direction d'Anna et Pocahontas qui aidaient la veille sorcière à se relever et à reprendre des forces.
Caressant son amie dragonne qui émergeait lentement, la rousse s'approcha de son ancienne ennemie, un air honteux sur le visage.
- Je n'aurais pas dû douter de vous, je suis désolée… Vous nous avez aidé, merci beaucoup.
La sorcière lui fit un regard malicieux.
- La confiance ça se mérite, c'est tout à fait normal ! Je préfère voir cela qu'une fille naïve aller combattre contre le Malin. Ce serait une catastrophe, Ha, ha, ha.
- Ca c'est sûr. Mais nous avons tous évolué depuis nos débuts, songea-t-elle en pensant à ses amis esprits.
- Plus que tu ne le penses. Allez, venez, je vais vous conduire à la grotte ! Le temps presse, ils peuvent revenir !
- Moi je vais rester pour m'occuper des animaux blessés et des morts, répliqua Pocahontas. Je vous rejoindrai par-là suite.
- Merci pour eux, dit Anna les yeux embués.
D'une accolade les filles se séparèrent. La Powhatan, entourée d'un vent à l'odeur de grand-mère Feuillage, prit son temps pour honorer les valeureux guerriers tombés au combat. Elle effectua un rituel funéraire pour chaque animal puis soigna les blessés avec tendresse. Elle sourit tout le long, apportant chaleur et réconfort à la forêt.
Sur un chemin pentu, les trois autres femmes et la dragonne continuèrent leur route, sur le qui-vive. Elles ne devaient surtout pas être suivies. Eclair les rassura cependant, elle ne sentait aucun ennemi à l'horizon. Mérida et Anna purent échanger sur la bataille qui venait de se passer. La reine d'Arendelle avait été impressionnée par le pouvoir de l'Automne tandis que l'esprit avait trouvé le courage de son amie incroyable.
Bras dessus, bras-dessous, les deux cheffes s'arrêtèrent derrière la sorcière. Elles se trouvaient devant une paroi de roche tout ce qu'il y avait de plus banal. Plus bas, la mer frappait sur les rochers.
- C'est ici ? Je ne vois aucune entrée, commenta Anna les mains en jumelle.
La vieille femme lui donna un coup de bâton sur la tête.
- Hé ! Ca va pas ?
- Petite sotte ! Je n'allais pas laisser cette grotte à la vue de tous, réfléchis un peu !
Mérida gloussa discrètement. Pour une fois que ce n'était pas elle qui était visée par une critique ! Anna lui fit un regard noir ce qui la fit pouffer de plus belle. Puis, après quatre coups de bâtons rythmés différemment, la fausse paroi disparut laissant place à une galerie qui partait vers des souterrains.
D'un geste de la main, Mérida invoqua des boules de feu souriante pour leur servir de torche. Les femmes pénétrèrent à leur suite, suivant les petites flammes chantantes qui ressemblaient un peu à des feux follets hormis leur couleur carmin. Un brouhaha s'envenima dans les bas-fonds. Mérida ne résista pas à l'envie de courir pour retrouver les siens. Elle bifurqua quatre ou cinq fois, puis longea un long mur de pierre avant de tomber sur la cavité béante endormie sous son lac sacré. Elle reconnut l'eau qui y coulait et partait dans les terres d'Ecosse. D'un sourire ému, Mérida repéra ses trois frères.
Légèrement blessés, les pré-adolescents accoururent vers elle quand ils la virent. Le gros câlin général fit du bien à la rousse qui larmoyait contre ses triplés adorés.
- Oh comme je suis heureuse de vous revoir ! Harris, Hubert, Hamish !
- Nous aussi grande sœur ! Sourit le premier.
- On a craint que tu ne reviennes jamais nous voir, sermonna le second.
- Ou que tu partes te battre sans un 'bon courage' de notre part, enchaina le troisième.
Agés à présent de treize ans tous les trois, les jeunes garçons avaient pris de la prestance. Leurs cheveux en bataille étaient toujours aussi fournis que leur sœur. Ils se blottirent encore contre elle avant qu'Elinor n'arrive, la mine embuée. Un bandage s'étendait sur sa tête que Mérida toucha doucement.
- Maman… Que s'est-il donc passé ? Raconte-moi !
Elinor fondit en larmes en prenant sa petite dans ses bras. Elle lui caressa les cheveux tout en humant son odeur. Qu'il était bon de la revoir !
- Il y a eu les secousses, réussit-elle à expliquer. C'était une catastrophe, et, les eaux ont envahi le domaine. Les maisons, le château… On a tout de suite compris ce qu'il se passait. Le Malin est revenu, n'est-ce pas ?
Mérida opina en silence, laissant sa mère continuer après un arrêt mouchoir. Pendant ce temps les frères s'amusaient à draguer Anna tout en soignant sa jambe blessée par les cartes de Facilier.
- Je le savais ! Approuva Elinor. On a réuni tous les clans pour se protéger ensemble des inondations et de la destruction de nos terres. Mais… On avait pas prévu une attaque directe de la part de qui-tu-sais… Ca nous est tombé dessus sans prévenir. Sans la sorcière on aurait jamais pu survivre ce soir-là. Des monstres et des démons ont surgit de nulle part pour… Enfin, tu vois.
La grande dame replissa sa robe par réflexe puis s'assit, épuisée physiquement et moralement.
- J'ai mené les troupes comme j'ai pu. Grace à notre 'amie' commune – elle sourit tristement de nostalgie- on a réussi à faire évacuer la population jusqu'aux grottes par un passage qu'elle seule connaissait, non loin du château. On a tous migré ici depuis. La sorcière nous a apporté à manger et… Oh, comme j'ai eu du mal à lui faire confiance au début, je le regrette sincèrement ! Une fois ici elle a même bouché tous les passages pour nous offrir un lieu paisible où nous reposer.
- Telle mère telle fille, sourit Mérida qui prit ses mains. Tout va bien maintenant, vous êtes en sécurité ici. Tu as fait tout ton possible et tu as réussi à protéger les habitants de Dunbroch, je suis fière de toi.
Elinor baissa la tête pour cacher ses larmes indignes qui glissaient en torrent sur sa peau pâle.
- Ecoute, maintenant que je sais que tout va bien ici et que j'ai chassé les intrus, je peux aller me battre le cœur léger, reprit l'Automne. Je suis sûre que tes petits-enfants sont en sécurité avec Valka. On a été séparé de force avec Jack, Raiponce, Elsa et mon mari mais on va se retrouver et on ira tous se battre contre Chernabog. On gagnera la véritable paix je te le promets.
- Je t'en prie… Non… Reste avec nous… Je ne supporterais pas de te perdre toi aussi ! Pas ma princesse adorée !
- Maman… C'est notre devoir tu le sais bien. Nous y arriverons, je le sais, on va gagner. Et si tu veux que tes guerriers nous prêtent main forte, nous t'enverrons un message pour… Attends, pourquoi me perdre MOI AUSSI ? Qui… ?
Impossible pour la reine de parler, il n'y eut que des sanglots de douleur. A côté les triplés restèrent muets eux aussi, les lèvres tremblantes. Mérida eut un déclic, elle se releva et tourna sur elle-même pour le chercher. Il n'était nulle part…
- Non… Non….
Elle se recula lentement puis s'effondra sur un rocher, les yeux ronds.
- Papa… Où est… ?
Elle ne termina pas sa phrase. Elinor secoua la tête où ses fils la prirent dans les bras.
- Il était resté en bout de ligne, expliqua Hamish. Il nous protégeait avec… tellement de force.
- Vaillant jusqu'au bout, enchaina Hubert. Il a sauvé une bonne partie de nos effectifs. Il tranchait les monstres les uns après les autres en hurlant.
- Sa hache n'avait jamais autant subi, fit Harris. Elle a lâché en plein lutte. Alors papa les a pris à mains nues. Puis…
- J'ai voulu l'aider, intervint Elinor le visage défait. Mais il m'a repoussée et ma protégée d'un démon. Il m'a dit d'emmener les triplés et de fuir. Alors, je l'ai vu courir vers la mort. La grotte s'est effondrée et il… Il a été enseveli avec le reste… Je n'ai pu récupérer que son casque…
Sonnée, Mérida emmagasinait les informations au ralenti. Son frère Harris lui donna le casque de son père qu'elle serra contre son cœur avant de pleurer silencieusement.
- Mon vaillant papa… Viens me voir, je t'en supplie !
Une silhouette apparut devant les Dunbroch qui sursautèrent. Fergus cachait ses émotions dans sa main gigantesque.
« Je suis désolé de vous laisser ainsi… »
- Fergus !
Elinor passa au travers, tombant au sol, mortifiée. Le fantôme fit un regard coupable puis lui sortit un beau sourire.
« Mes amours... Je ne serrai jamais loin de vous, je vous le promets. Vous devez être fort pour le royaume. Il y a encore fort à faire. »
Le défunt caressa les cheveux de ses fils en leur demandant de prendre sa succession tous les trois quand ils seraient adultes ce qu'ils acceptèrent à grands coups de hoquets. Puis il embrassa Elinor sur le front qui emmagasina la sensation avec intensité. Il lui demanda d'être forte alors qu'elle lui assurait ne jamais réussir sans lui. Mais il savait qu'elle serait toujours aussi parfaite quoi qu'il arrive. Puis il se tourna vers Mérida en posant sa grosse main sur sa tête.
« Je n'ai pas les mots pour exprimer ma fierté. Je te suivrai jusqu'à LUI. Je sais que tu gagneras ma grande. Tu es bien plus forte et rusée que je ne l'étais ! Tu dois les protéger, dit-il en pointant leur famille. »
Bien que les larmes dévoraient ses joues, la rousse lui offrit un beau sourire avant de mettre son casque sur la tête.
- Pour toi papa, je me vengerai. Nous nous vengerons tous. C'est dans ces moments que je regrette ma décision passée et pourtant, je sais que je devais le faire. Je ne flancherai pas, jamais. Je dois continuer ma route.
« Ca, c'est MA guerrière ! »
Heureux comme tout, Fergus montra les poings. Mérida bomba le torse et se leva, telle une reine, devant sa mère outrée par tant de prestance.
- Chernabog, tu t'es choisi la mauvaise ennemie !
Plus confiante qu'elle ne l'aurait cru, Mérida se prépara à repartir tandis que Fergus fit ses adieux avant de disparaitre en une lente fumée azur.
Elinor reprit des couleurs quand elle enlaça sa fille et l'embrassa dans les cheveux. Elle avait un mari, une fille et des fils géniaux ! Elle devait à son tour se tenir prête pour retourner dans la bataille et faire honneur aux Dunbroch.
Eté
Le premier à être retourné sur ses terres fut Harold, accompagné de Raya et Sissu. Malheureusement pour lui, comme pour Mérida, leur île était envahie par les forces de Chernabog. Drago point-sanglant ravageait leur domaine à grand coup de dragons noirs ressuscités et contrôlés par sa poigne de fer. A ses côtés, son ancienne armada elle aussi morte par le passé, reprenait du service pour se venger des Beurkiens.
Sur son rocher en pleine mer, Harold ne fut surpris qu'un temps par la résurrection du meurtrier de son père. Il assimila vite la nouvelle en sachant pertinemment que Chernabog était derrière tout ça. Après le choc vint donc la colère. Il fixa son ennemi juré dans les yeux sans s'occuper une seconde de l'Alpha qui grognait à quelques centimètres de lui.
- DRAGO ! On dirait que ta première défaite ne t'as pas suffi !
Le tueur ricana, toujours aussi musclé que par le passé avec sa tignasse sauvage qui partait dans tous les sens.
- Ce n'était que les préliminaires. Aujourd'hui commence la vraie bataille ! Et on dirait que tu arrives trop tard !
Harold détourna les yeux vers son île ravagée où se battaient encore les guerriers les plus résistants. Il serra ses dents.
- Tant qu'il restera un combattant debout alors Beurk existera toujours, grogna-t-il. Ne nous sous-estime pas !
Drago pouffa et rejeta ses mots avec dédain.
- Toujours aussi butté le petit Haddock. Mais même si tu as une dizaine d'années de plus, tu restes le rejeton chétif qui a fait tuer son père. * Il découvrit ses dents*. Un chef raté, comme dirait l'autre.
- L'autre ?!
Harold pensa aussitôt à Grimmel puis il enchaina.
- Mon père est mort en héros. Je suis fier d'avoir pris sa suite. Je suis le Chef de Beurk et je protégerai mon île quoi qu'il arrive !
Le leader bomba le torse. Rien ne semblait l'ébranler ce qui agaça fortement Drago qui pensait que ce serait plus simple de le déstabiliser. Il avait en effet mûri. Mais il connaissait les faiblesses des sentimentaux, il y en avait toujours une.
- Ta mère et tes enfants aussi alors ? Ils couinaient plutôt bien sous mon harpon !
- Qu… !
Gagné, Harold recula sous le choc en se retenant contre son roc. Il vacillait. Pas ses enfants… NON, PAS EUX ! Pas leur avenir ! Drago rit avec sadisme avant de commander à l'Alpha de l'achever. La créature cracha sa glace noire sur le dragonnier qui se fit attraper par son dragon en un rapide coup d'éclair bleuté. Comme sonné, Harold mit un temps à comprendre qu'il était sur son ami. Krokmou le secoua et il reprit contenance avant de serrer les rennes.
- Je dois en avoir le cœur net. Merci mon ami ! Ne nous laissons pas faire !
Le furie nocturne approuva tandis que son maître lui envoya une décharge d'énergie pour le remettre d'aplomb. L'animal souffrait de douleurs aux côtes, pourtant, il ne dit rien et fonça droit sur l'Alpha qui lui envoyait des gerbes de pic noire. Agile, il tournoya pour les éviter en symbiose avec son partenaire de toujours. Harold avait le regard assassin.
- Frappe sur son ventre ! Son point faible, tu le connais.
Nouveau virage douloureux, Krokmou pénétra dans la chape de plomb nuageuse, emmagasinant des éclairs, puis disparut tel un fantôme. Harold qui avait son nouveau kit de vol opérationnel plana jusqu'à Drago pour du corps à corps.
- Tu es sûr de toi, le dragonnier ? Je t'ai pourtant dit que sans ton dragon tu n'étais RIEN !
- Toi non plus !
Une épée en main, l'esprit l'enflamma et se mit à attaquer son ennemi sur le dos du Léviathan des glaces qui cherchait le furie invisible de tous côtés. Drago et sa tonne de muscles contrèrent avec le harpon avant de le frapper avec un dard ténébreux qu'il avait caché sous sa tunique. Harold étouffa un cri de douleur n'ayant pas vu le coup venir. Il s'effondra à genoux, le ventre broyé par il ne savait trop quoi.
- Oui, c'est vrai, je n'avais qu'un bras par le passé puisque l'autre, un dragon me l'avait mangé. Je te l'avais dit et tu t'en souvenais. Sauf qu'en revenant, j'ai gagné un nouveau bras métamorphe fort pratique. Je te pensais plus intelligent que ça, Chef raté !
Son faux membre se changea en serpent qui enroula son ennemi et le pressa comme un citron. Harold hurla en lâchant son arme. Drago en profita pour abattre son harpon sur sa tête. Il butta contre de la pierre qui dévia son coup et le fit partir en arrière. Harold n'eut qu'une petite égratignure sur le front et un énorme caillou qu'il venait d'invoquer devant lui.
- Ok, tu as un bras magique, répliqua-t-il avec une voix sombre. Mais je crois que tu oublies à qui tu as à faire toi aussi. Je ne suis plus un humain ordinaire. Je suis un esprit ! ET CA, TU L'AS COMPLETEMENT OUBLIE !
Utilisant toute sa force, le jeune homme se tortillonna en invoquant une braise digne de ses dragons pour que son ennemi lâche prise. Le bras reprit sa forme de dard tandis que Drago se relevait en titubant. Harold avançait vers lui avec colère.
- Où est Grimmel ? Je sais qu'il est ici avec toi !
- Hé, hé, il est juste parti tuer ta femme. Tu as tout perdu, d-r-a-g-o-n-n-i-e-r.
- JAMAIS !
Harold invoqua un feu des diables avant de sauter sur son ennemi qui beugla lorsque les flammes vinrent lui lécher la peau. Drago se protégeait avec son harpon du corps brûlant de son ennemi.
Un bruit détonna tout à coup dans les cieux, Krokmou venait enfin de trouver un angle d'attaque propice. Il envoya un tir d'éclair en plein dans la zone la plus molle de L'Alpha qui n'arrivait pas à le toucher tant il était corpulent. Le léviathan beugla avant de s'effondrer, emportant avec lui Drago et Harold. Krokmou redevint visible, étourdi par sa propre attaque.
- Krokmou ! Ou est ton maiiiiiiiitre ?!
Sissu venait de passer devant lui en flèche avec une colonie de dragon à ses trousses. Elle disparut dans l'eau pour se protéger et attaquer. Le furie grommela de voir de nouveaux ennemis arriver alors qu'il venait d'en abattre un et retourna au front malgré son épuisement.
Dans les flots déchainés, Drago appela un autre dragon en renfort à laquelle il s'accrocha avec son harpon sur ses écailles. Harold se propulsa de nouveau sur son roc pour reprendre ses esprits. Il vit son ennemi chevaucher un autre Léviathan, plus petit cette fois-ci, émerger à quelques mètres. Il était brûlé sur une partie du visage et du corps par l'attaque d'Harold.
- Tu n'as plus personne, chef raté, cria-t-il d'un air victorieux. T'as plus d'île, ni de famille, ni d'amis. Tu es seul et tu vas bientôt mourir empoissonné ! Profite bien de tes dernières heures !
D'un coup de harpon, le dragon des eaux s'enfonça avec son maitre dans les eaux sombres, disparaissant complétement.
Harold était furieux qu'il se débine avant de lui avoir porté le coup fatal. En colère envers lui-même il regarda son ventre dont une tâche sombre lui tirait la peau.
- Chier', ralla-t-il. Sissu ?! Raya ?! Ou-êtes-vous ?
Il ne reçut aucune réponse. Tournant sur lui-même, le dragonnier aperçu son furie attaquer une horde de dragons noirs à lui tout seul. Il devait à tout prit lui porter secours !
- Harold, te voilà ! Monte !
Demi-tour vers l'esprit des eaux, le jeune homme lui sourit et monta sur Sissu entourée d'eau de pluie.
- Invoque le plus d'eau que tu peux, je vais me charger du reste, commanda-t-il.
- Ok chef !
- Au fait, où est Raya ?!
- En sécurité sur l'île ! Elle repousse les guerriers. De ce que j'aperçois elle leur met la pâtée.
- Parfait !
Touchant son ventre, Harold cacha sa douleur semblable à des crampes d'estomac. Il laissa sa « monture » le guider vers les dragons qui servit d'appât. Krokmou put ainsi se cacher dans les nuages pour reprendre des forces.
- Par ici ! Petit, petit, petit !
Sissu les encouragea à se regrouper avec des attaques jets d'eaux qui agaçaient fortement les créatures. Mordant et gonflant leur poitrine de feu, les dragons noirs attaquèrent de tous côtés. Sissu dut jouer à l'équilibriste entre ses ennemis.
- Oula ! Oula ! Je vais pas tenir longtemps !
D'allure serpentine, l'esprit de l'eau ondulait entre les vagues de feu avec l'aisance d'un chat. Harold en profita pour invoquer des lames de vents tout autour d'eux qui finit par grandir, encore et encore, avant de devenir cyclone.
- Tu es sûr de ce que tu fais ?! AHHHH !
- Invoque ton eauuuuuu !
Hurlant tous deux dans l'œil de la tempête, celle-ci devint un véritable cataclysme absorbant tous les êtres volants à des kilomètres à la ronde, tel un ouragan tropical dévastateur. La plupart commençait à se noyer et ne pouvait plus rien faire, emporté par le tourbillon. Au centre, Harold leva le bras en l'air :
- KROKMOU ! A TOI MON GRAND !
Jamais loin de son maître, le furie nocturne fonça vers la tornade en balançant ses éclairs bleutés à la vitesse de la lumière. Seul le grondement de son geste se fit entendre sur toutes les îles vikings alentours. Sissu et Harold en profitèrent pour sortir de la tempête et regarder les dragons noirs mourir les uns derrière les autres. Foudroyés et noyés il n'en resta plus un seul, redevenant une sorte de masse noire qui coula à pic vers les abysses auxquelles ils appartenaient.
- Wow, alors là je dis chapeau, souffla Sissu impressionnée.
Harold et Krokmou haletaient tous deux, exténués. L'esprit les guida donc vers l'île en ruines dont brûlait encore ça et là des résidus de feux noirs.
Les derniers ennemis prenaient la fuite une fois les dragons noirs vaincus. Raya put ainsi les achever en détruisant leur bateau à grands coups de flèches enflammées. Satisfaite de son geste, la jeune femme reposa son épée gravée d'écailles et s'assit sur le sol auprès de personnes qu'elle ne connaissait pas. Harold la rejoignit au pas de course.
- Rien de cassé ? Questionna la guerrière. Moi ça va mais j'ai plus aucune force. Je suis vidée ! Je m'attendais à des combats mais là… C'était quelque chose. Se battre contre des dragons et des vikings revenants…
Allongée sur la terre cendrée, Raya reprit son souffle. Harold se posa à ses côtés, lui aussi éreinté et crispé.
- Ca va… J'ai croisé un ancien ennemi, celui qui avait tué mon père. Et j'ai pas eu le temps de l'achever. Mais au moins il est parti.
- Dur…
Raya se tourna vers lui. La mine basse il était presque plié en deux.
- Tu as mal au ventre ? Laisse-moi regarder.
- C'est rien, ça va.
Le regard sceptique, Raya demanda à Sissu de l'attraper.
- EH !
Raya souleva son cuir et remarqua la tâche noire qui grossissait déjà.
- C'est quoi ça ?
- J'en sais rien ! C'est ce taré qui m'a fait ça. Ça brûle de l'intérieur !
- Il faut te soigner !
- J'ai déjà essayé ça ne marche pas. Laisse tomber, je demanderai à une amie de m'aider.
- … Bon sang…
- Harold !
Les amis du dragonnier surgirent soudainement de la forêt, blessés mais bien vivants.
- Astrid ! Les amis ! Aïe…
Il avait tenté de se lever et abandonna son geste. Son ex-copine s'alarma.
- Mon dieu mais que s'est-il passé ?! Et Chernabog ? C'est quoi ce délire ?!
Le dragonnier lui fit part des récentes nouvelles et de ses déboires avec Pitch, les Drunns, Kumandra puis Drago.
- Mais dis-moi plutôt…, Mes enfants ! Ont-ils pu évacuer ? Sont-ils en vie ?!
Il arrachait presque le manteau de la jeune blonde. Celle-ci fit la moue.
- Je n'en sais rien, avoua-t-elle. On s'est fait attaquer d'un coup et ça a été la débandade. Ta mère était avec eux mais je n'ai aucune nouvelle des trois…
Harold resta muet un instant. Au moins, ils n'étaient pas encor sûrs qu'ils soient morts… Il priait de tout son cœur.
- Il y a des survivants j'espère ? Questionna-t-il tristement.
- Oui, plus de la moitié, dit Rustick avec fierté. Les Vikings sont résistants, Chef. Par contre le village est officiellement enterré.
Tout autour, plus une maison ne tenait debout. Il ne restait que du bois fumant, quelques flammes et des débris de pierre.
- Ce n'est pas le plus important, nous reconstruirons, répliqua Harold.
- Exactement ! Sourit Erett. Rien n'arrête un Viking !
Son Chef opina, puis se retourna vers Astrid, le cœur serré.
- Qui est mort dans nos connaissances ? Je veux savoir.
- … Gueulfor nous a protégé au péril de sa vie. Les jumeaux aussi.
La jeune femme serra sa main sur celle de son mari. Harold hocha la tête lentement.
- On leur rendra hommage une fois la paix revenue, ils auront une grande place auprès des guerriers tombés aux combats.
- Puisse le Valhalla les accueillir et les honorer, approuva Rustick.
Il y eut une minute de silence solennel ou plus aucun Viking ne parla. Raya les suivit en priant pour les défunts de cette guerre mondiale.
- Et sinon, ma femme n'est pas ici ? Demanda le Chef en se levant d'une grimace.
- On ne l'a pas vue, affirma Astrid tristement. Vous avez été séparés par Pitch c'est cela ?
- Oui, je pensais qu'on se retrouverait ici mais…
- Elle a peut-être été retardée, proposa Erett.
- Ou pire, avança Rustick qui se fit taper par Astrid.
Le Chef de Beurk ne laissa paraitre aucune émotion. Il toucha son ventre et regarda la tâche grandir.
- On doit à tout prix se réunir, reprit-il inquiet. Sans ça, nous sommes tous perdus. Moi le premier.
- Un lien fort vous unit, commenta Raya. C'est ce que tu m'as dit. Alors, vous y arriverez, c'est certain.
Les Vikings se tournèrent vers elle. Le dragonnier fit ainsi les présentations quand soudain, une ombre émergea des nuages. Leur instinct de combattant les mit tous en position d'attaque. Les yeux prêts à fondre sur leur proie ils aperçurent un dragon qui se rapprochait. Harold le reconnut et fonça vers Jumper. Valka, une main en moins, descendit en s'effondrant sur le sol.
- MAMAN !
- Oh, Harold ! Tu vas bien ?!
De son unique main gauche elle lui caressa la joue. Il en fit de même.
- C'est à toi qu'il faut dire ça ! Ton moignon….
- J'ai prit un coup de hache ténébreuse de Drago, grommela-t-elle. Il nous a traqués et a tenté de nous égorger… Mais j'ai réussi à le repousser.
Le sang avait séché sur son garrot. Le dragonnier lui fit un nouveau bandage en invoquant de l'eau pure pour stériliser la plaie.
- Et les enfants… Pitié, pitié, dis-moi qu'ils sont sains et saufs !
Sa mère lui sourit en posant sa main unique sur la sienne.
- Il vont bien mon fils, je les ai emmenés comme prévu aux terres perdues. Rien ne pourra leur arriver là-bas. Et tu sais, ils ont été très courageux !
- … Ah, comme je suis soulagé… j'ai eu si peur !
- J'aurais tout fait pour eux ! Tu le sais ! Mais… qu'est-ce qu'il a ton ventre… ? Demanda Valka avec surprise.
- Je …
- COURREZ ! VITE !
En alerte, les Vikings virent Sissu, sous sa forme humaine, qui fuyait quelque chose.
- Quoi encore ?! Beugla Rustick qui reprit sa hache.
- Une… une… UNE BOMBE A RETARDEMENT VA EXPLOSER !
- QUOIIIIIIIII ?!
Krokmou la suivait, c'est lui qui l'avait sentie et dénichée tandis qu'il aidait les dragons alliés blessés à se soigner. Une onde noire commençait déjà à s'élever dans les airs. Dans quelques secondes à peine, Beurk disparaitrait de la carte avec tous ses survivants.
Harold se leva d'un bond et tenta d'invoquer un mur protecteur autour d'eux, il grimaça finalement de douleur, le corps en sueur. La puissance de son opération fut bien maigre et alors, l'explosion retentit. C'était la fin de Beurk. Les lambeaux de terre s'envolèrent ainsi que la forêt réduite en miettes.
Mais, étrangement, Harold respirait toujours ainsi que ses alliés. Avait-il réussi à les protéger ? Qu'en était-il des autres ? Etouffés par la fumée, il fallut plusieurs minutes pour y voir plus clair. Là, au milieu du carnage, tous les hommes et animaux présents avaient survécus. Entourés par une aura chaleureuse, ils se regardèrent, soulagés.
Seul Harold comprit ce qui venait de se passer. Il se leva et regarda en direction d'un point bleu vif qui descendait vers lui. Malgré l'état de l'un comme de l'autre ils se sourirent.
- Je ne sais pas ce que vous faites ici Pimprenelle mais… MERCI ! Vous nous avez sauvé la vie !
Le lien
Elsa avalait kilomètres sur kilomètres, les pieds ensanglantés. Elle parcourut, avec Esmeralda comme guide et sa compagne en alliée, des dizaines de royaumes tous plus atteints les uns que les autres par le mal et les attaque de démons. A chaque fois, la reine des glaces devait les givrer et les détruire à grand coup de masse glacée. Epuisée, elle continuait pourtant fièrement son chemin, ralliant à sa cause le plus de personnes possible. Expliquant la situation aux plus faibles pour qu'ils puissent se cacher et se protéger.
- Donc, Jack est passé par Thalie avant d'aller à Corona, c'est bon signe, non ? Répliqua Honeymaren sur la route. Raiponce était également à Barnes et on sait que Merida et Harold ont été aperçus dans leur royaume respectif. Ils vont bien finir par se retrouver !
- Bon signe ? Je te signale que les Landes sont mortes ! Le dernier véritable havre de paix et que dire des fées… C'est une catastrophe, répliqua la reine. Pour le moment nous sommes toujours séparés et on nous attaque tous les cinq minutes !
Sa petite amie soupira en chassant les flocons de sa tunique. Elsa était toujours aussi pessimiste, c'était récurant chez elle. Esmeralda en rit.
- Allons, il faut garder la foi. Ils sont toujours en vie, relativisa-t-elle. En plus la confrérie d'Ahtohallan s'organise pour la contre-attaque. Nos missives ont aussi sûrement eu du succès. C'est encourageant.
Elsa approuva, plus détendue. Elle fixa ses mains couvertes de petites plaies à force d'user de sa magie. Son dernier combat contre une puissante sorcière lui avait vraiment donné du fil à retordre. Mais au moins elle avait protégé le royaume de Blanche-Neige de la destruction.
- Il ne nous reste plus beaucoup d'endroits à prévenir avant d'aller au Mont-Chauve. Tu tiens le coup ?
Honeymaren lui caressa le dos. Elsa lui fit un regard tendre.
- Oui, ne t'en fais pas pour moi. Tant que tu es à mes côtés, rien ne pourra m'arrêter.
Le regard complice, elles se sourirent amoureusement. Esmeralda gagatisait à les voir ainsi. C'était le plus beau couple qu'elle avait pu voir depuis celui de son ami Quasimodo avec sa femme Madeleine. Ce qu'elle aimait voir autant d'amour autour d'elle.
- Nous arrivons bientôt au royaume de la reine Cendrillon et du roi Henry, commenta la bohémienne.
- Parfait, c'est l'avant-dernière sur la liste de Raiponce ! Sourit la reine des glaces. Espérons qu'ils pourront nous prêter main forte. Jusqu'à présent nous n'avons reçu que du positif. L'humanité se réveille enfin !
Esmeralda se retourna vers sa nouvelle amie.
- Forcément ça touche leur royaume. Sinon ils seraient trop égoïstes pour bouger le petit doigt. Ce n'est pas que je n'ai plus foi en l'humanité mais la plupart du temps ils sont tous égoïstes et se battent entre eux pour des prétextes bidons. Ils sont intolérants, injustes, cruels. J'en ai vu de toutes sortes vous savez.
- Tu n'as pas totalement tord mais je pense que les temps changent, lui répondit Elsa avec un regard fort. Les esprits de saison ont réussi un miracle. Ils ont réuni homme et nature ses dernières années. L'humanité se relèvera de ses erreurs, j'y crois profondément. Même s'il restera toujours quelques tares, elles seront rare. Sous l'Egide d'Ahtohallan nous créerons un monde meilleur !
Honeymaren se stoppa avec Esmeralda avant de se fixer.
- Je rêve ou je viens d'entendre de l'optimiste dans la bouche de ma femme ?
- C'est possible ça ?
Elsa gonfla ses joues de colère puis se mit à rire sincèrement. Elle se sentait tellement bien alors pourtant que tout partait en vrille. Il restait toujours de la lumière, c'est ce qui lui faisait garder espoir et… Elle finit par y croire. Oui, ils gagneraient par amour pour leur monde.
Accolées les unes aux autres, les trois femmes finirent leur chemin en parlant avenir après Chernabog. Elles sentaient affluer l'espoir en elles. C'est alors qu'une fumée s'éleva depuis la cime des arbres. Sans plus de mots, elles surent qu'elles allaient encore devoir faire le ménage. Alors, animées par leur courage, Elsa, Honeymaren et Esmeralda arrivèrent chez Cendrillon où une sorcière appelée Dame Tremaine invoquait le chaos.
La lutte reprenait.
Et aucun esprit ne comptait lâcher prise !
A la semaine prochaine :3
