Bonsoir ! Et voilà la troisième partie (et avant-dernière, contrairement à ce que je pensais), qui m'a pris un peu plus de temps que je pensais pour écrire, mais ce n'est pas plus mal. Je voulais aller vite et commencer le second tome le plus vite possible, mais j'ai changé d'avis quand j'ai commencé à me rendre compte que je rallongeais la première partie du second tome. Je vous en parlerai un peu plus à la fin, donc lisez ma note d'autrice !
Bonne lecture !
Les phrases marquées par un astérisque (*) ont directement été tirées des livres de JKR.
Drago Malefoy
Drago se releva péniblement, la tête en vrac, en entendant la voix sifflante et aiguë du Seigneur des Ténèbres. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'il disait, juste qu'il leur accordait un moment de répit…
Il avait du mal à respirer, conséquence directe de l'incident du Feudeymon. Bordel. Crabbe était mort. Drago jeta un regard à Goyle, qui était toujours immobile. Il fallait dire que les sorts de Granger étaient sacrément puissants… Le Serpentard fronça des sourcils. Était-ce bien Granger, qui avait stupéfixé Gregory ? Il n'en était plus si sûr…
Pris d'une quinte de toux, Drago reprit appui sur le mur. Il avait du mal à tenir debout, à penser clairement. Il lui avait semblé entendre une plainte, en fusant hors des flammes… Ou bien avait-il rêvé ? Sur le moment, il n'y avait pas fait attention, donc c'était probablement un acouphène, ou sa propre voix, ou les cris des combattants, au loin.
— Maintenant, je m'adresse à toi, Harry Potter, reprit le Seigneur des Ténèbres après une courte pause, attirant à nouveau l'attention de Drago. Tu as laissé tes amis mourir à ta place au lieu de m'affronter directement. J'attendrai une heure dans la Forêt interdite. Si, lorsque cette heure sera écoulée, tu n'es pas venu à moi, si tu ne t'es pas rendu, alors la bataille recommencera. Cette fois, je participerai moi-même au combat, Harry Potter, je te trouverai et je châtierai jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme, jusqu'au dernier enfant qui aura essayé de te cacher à mes yeux. Une heure. *
Drago déglutit difficilement. Ce n'était pas beaucoup, une heure. Mais surtout, c'était bien suffisant pour Harry : ce crétin trouverait bien un moyen de se débarrasser de ses amis et de courir au-devant du danger, directement dans les bras de la Mort. Parce que c'était tellement lui, de se sacrifier au nom du plus grand bien, parce qu'on lui avait répété toute sa vie qu'il était le héros du monde sorcier.
Drago avait froid à l'âme, malgré la chaleur étouffante du couloir, l'odeur des cendres et celle des morts. Il se détacha du mur et partit à la recherche de Harry. Peut-être que s'il lui parlait de leurs nuits, le Gryffondor s'arrêterait pour lui mettre une droite et serait en retard à son rendez-vous avec le Seigneur des Ténèbres…
Mais ça passe vite, une heure. Il lui sembla n'avoir fait que quelques pas, quand la voix du Mage Noir reprit, vibrante et victorieuse, et horriblement aiguë, et affreusement sifflante, et Drago avait envie de s'arracher ce foutu serpent de l'avant-bras, parce que ce n'était pas possible, pas vrai ? Harry ne pouvait pas être mort, pas vrai ? Le Seigneur des Ténèbres était un menteur, Harry faisait toujours des miracles, il était immortel, pas vrai ? Il était invincible – la preuve, Drago avait essayé de le battre en duel et au Quidditch toute sa vie, et en avait toujours été incapable, ça voulait bien dire quelque chose, non ? Harry ne pouvait pas être mort, il n'en avait pas le droit, pas après tout ce qu'il avait fait, pas alors que la guerre était presque terminée, pas alors que Severus pouvait leur donner le remède contre le sortilège d'oubli.
Drago voulait pleurer comme un petit garçon, mais il n'en avait pas la force, il n'en avait pas le droit, parce qu'il avait ce foutu tatouage sur le bras, et qu'il était censé détester Harry, aux yeux des autres, aux yeux du monde. Seul Severus avait su passer la barrière de ses pensées, seul Severus savait. Seul Severus pouvait le sauver, l'aider, en tout cas tant que Harry n'avait pas recouvert ses souvenirs et leur amour.
Drago passa une main sur son visage, et la retira comme s'il avait été particulièrement brûlant. Il était couvert de cloques, boursouflé par la chaleur des flammes maudites, déformé, défiguré, méconnaissable. L'envie de vomir s'intensifia, et il songea que, de toute façon, Harry n'aurait pas voulu de lui. Il aurait bien voulu mourir, tiens, si ça avait voulu dire que Harry survivait.
Les larmes coulèrent sur la chair boursouflée, alors que Drago atteignait la Grande Salle où la bataille avait repris de plus belle, après les cris, la peur, la résistance de Londubat et des autres. Pourquoi ne se rendaient-ils pas ? Harry était mort. C'était juste stupide, à ce niveau-là. S'ils mouraient là, à Poudlard, sans vaincre le Seigneur des Ténèbres, alors il n'y aurait plus que des suprémacistes Sang-Pur et des poltrons, et personne ne pourrait plus s'opposer au Mage Noir avant au moins vingt ans, si encore quelqu'un pouvait encore prononcer son nom sans se faire frapper par la foudre quand ce temps viendrait.
Les combats cessèrent peu à peu. Il ne resta bientôt que Bellatrix et le Seigneur des Ténèbres, respectivement opposés à Molly Weasley, et McGonagall, Slughorn, ainsi qu'un Auror à la peau sombre dont Drago ne se souvenait pas du nom. En bousculant quelques spectateurs horrifiés, dont des Mangemorts et des élèves, le Serpentard retrouva ses parents.
Ils ne parlèrent pas, sans doute par peur de se faire remarquer, et la mère de Drago prit son visage en coupe, le regard inquiet. Drago murmura le nom de Crabbe, et la sorcière hocha doucement la tête. Elle prit une baguette qui traînait par terre et camoufla les blessures hideuses de son fils avec un puissant sort, le même que Severus avait utilisé pour cacher les cicatrices du Sectumsempra, qui tiendrait jusqu'à ce que son sang se tarisse – jusqu'à sa mort. Drago ne voulait pas penser à la mort de sa mère, pas après tout ce qu'il avait fait pour l'empêcher.
Soudain, le Seigneur des Ténèbres poussa un cri, en même temps que la foule reprenait son souffle. Les Malefoy tournèrent leur regard vers les combats principaux, et Narcissa eut un hoquet de stupeur en voyant le corps raide et sans vie de sa sœur, le corps sans vie de Bellatrix.
— Protego ! cria soudain une voix que Drago avait cru ne jamais pouvoir réentendre, que Drago avait crue être éteinte à jamais. *
Harry était vivant, Harry avait survécu, à nouveau, Harry était peut-être bien immortel, après tout, et Drago ne respirait plus, il n'entendait plus, n'écoutait plus, il ne voyait que Harry et ses yeux verts, Harry et ses lèvres pleines, Harry, magnifique, Harry, en vie, Harry, terrible. Drago s'emplissait de sa présence, de son souffle, de son regard ; il lui semblait pouvoir rester là une éternité, il lui semblait pouvoir mourir tout de suite, parce que c'était impossible de ressentir autant de bonheur, parce qu'il était l'homme le plus heureux sur terre, parce qu'il savait qu'il ne pourrait plus jamais être aussi proche du Souverain Bien.
Il reporta son attention sur les mots échangés, comprit que Dumbledore avait été le maître de la célèbre Baguette de Sureau, que le Seigneur des Ténèbres voulait en être le maître, que Severus était mort. Alors il n'y avait pas eu que des brûlures, sur sa peau, n'est-ce pas ? Le sang s'était tari. Severus était mort, il n'y aurait pas de remède, et le bonheur intense qui l'avait pris le quitta aussitôt, et il semblait qu'il tombait, mais il ne pouvait pas tomber, parce qu'il avait ses pieds sur le sol, et puis il était bien trop serré, entre ses deux parents, pour pouvoir perdre l'équilibre, donc si ce n'était pas lui tombait, sans doute était-ce le monde, pas vrai ? sans doute était-ce son monde qui s'effondrait, encore, toujours, comme si une fois n'avait pas suffi, comme s'il n'en avait pas déjà pris plein la gueule, le petit Drago, comme s'il n'avait pas le droit au bonheur, le petit Drago.
Mais il n'avait pas le temps de faire le deuil de son parrain et de sa relation, parce que le pire était à venir, parce qu'il allait mourir, c'était sûr, parce qu'il ne pouvait pas survivre après avoir entendu les mots de Harry, n'est-ce pas ? C'était trop, trop pour lui, trop pour son cœur, trop, trop, toujours trop, il n'arrivait pas à comprendre les implications de ce qui était dit, et pourtant elles n'auraient pas pu être plus limpides, n'est-ce pas ?
Il avait été le maître de la Baguette de Sureau le temps de quelques mois, et Harry l'avait désarmé au Manoir, il avait pris sa baguette, celle qu'il tenait en main, à présent, avec son air triste et son sourire las.
— Mais il est trop tard pour vous, dit justement Harry, sûr de lui. Vous avez laissé passer votre chance. Je suis arrivé le premier. J'ai vaincu Drago, il y a quelques semaines. Je lui ai pris sa baguette. Tout revient donc à cela, n'est-ce pas ? La baguette que vous tenez dans votre main sait-elle que son dernier maître a subi un sortilège de Désarmement ? Si c'est le cas… je suis le vrai maître de la Baguette de Sureau. *
Le Seigneur des Ténèbres fit un grand mouvement, alors que le soleil se levait et illuminait la Grande Salle. La fin était proche, Drago le sentait, et sa mère resserra leur étreinte.
— Avada Kedavra ! *
— Expelliarmus ! *
Le sort rouge du Gryffondor heurta le trait de lumière verte de l'héritier de Serpentard, la baguette du Seigneur des Ténèbres s'envola dans les airs, alors que l'Avada revenait vers son lanceur, et le plus grand Mage Noir du vingtième siècle tomba, mourut. Pour de bon, cette fois-ci.
Voldemort était mort, et Drago se laissa aller à l'étreinte de ses parents. Voldemort n'était plus à craindre, pas plus que son nom, pas plus que ses hommes. Voldemort était mort, et Harry avait vaincu.
Drago était libre, mais Drago était seul.
La guerre était finie et Severus mort et sa mère folle et son père à Azkaban et Harry Potter avec Ginny Weasley.
L'ancien Serpentard regarda le dresseur de dragons rejoindre l'estrade, poser quelques feuillets sur le pupitre, alors que Granger la quittait, son visage maculé de larmes. Le silence n'était brisé que par quelques sanglots plus ou moins étouffés. Il faisait chaud.
Un an était passé depuis la défaite du Lord, et Drago n'avait trouvé aucune solution contre le sort de mémoire, les recherches de son défunt parrain n'étant pas assez avancées. Un an était passé depuis la défaite du Lord, et les noms des morts avaient toujours le goût amer des remords.
— Il y a un an, commença Weasley, la voix enrouée. Il y a un an, j'ai perdu ma meilleure amie, et j'ai perdu l'un de mes frères. Il y a un an, nous avons tous perdu quelque chose, quelqu'un, ou l'espoir ; et nous avons failli perdre beaucoup plus.
Trop de visages pour lesquels Drago regrettait de ne pas porter le deuil. Il n'avait jamais vraiment connu ces figures, ou pas assez. S'il avait été ouvertement du bon côté, cela aurait-il changé quelque chose ? Ces membres de l'Ordre du Phénix, auraient-ils survécu ? Remus Lupin, le loup-garou, l'ancien professeur. Nymphadora Tonks, l'Auror, sa cousine. Fred Weasley, l'un des jumeaux belette, l'ancien camarade. Il y en avait d'autres, mais Drago ne s'en souvenait pas. Et ceux-là aussi, il les oublierait. Il ne les avait pas assez connus, ces gens. Oh, ils avaient bien un nom et un visage, mais ce n'étaient pas des personnes à part entière pour lui.
Drago ne connaissait ni leur plat préféré, ni la couleur de leurs chaussettes favorites, et encore moins cette mimique caractéris tique qu'ils auraient pu avoir – un sourire en coin, un haussement de sourcil, un froncement de nez. Il n'avait même pas su différencier les deux jumeaux de leur vivant. Ce serait simple, désormais, quoiqu'il n'en n'aurait sans doute plus jamais besoin.
Quant à Bellatrix Lestrange, sa tante, son professeur d'Occlu mencie... Énième victime de la folie des Black. Drago n'avait de peine que pour la petite fille qu'elle avait été et qui aurait pu devenir une femme de bien, s'il n'y avait pas eu la guerre, s'il n'y avait pas eu l'implacable maxime des Black. Toujours pur. Ah, ils étaient purs, ça oui ! Et morts. Et fous.
Drago n'avait jamais aimé sa tante, parce qu'il ne l'avait vue que brisée par le Lord et par Azkaban, mais sa mère lui avait parfois chuchoté des histoires la nuit, sur une petite fille qui jouait du piano comme un oiseau chante, et qui riait comme une fontaine d'eau claire. La jolie et joyeuse petite Bella. Drago se rappelait aussi d'une nuit au Manoir où il s'était réveillé en sursaut, dérangé par le bruit discordant des touches martelées par celle qui ne savait plus jouer, par les sanglots mêlés au rire fou de Bella alors que résonnaient les notes oppressantes, empêchant l'adolescent de se rendormir. Il se souvenait du matin qui avait suivi, aussi, et du cri de stupeur de sa mère quand elle avait découvert le piano détruit, et de leurs hurlements de douleur quand la sorcière avait passé sa haine et sa frustration sur leurs corps. Mais Drago avait depuis longtemps fait le deuil de ce que Bellatrix aurait pu être, et il était même heureux qu'elle soit morte. Elle était libre désormais.
Non, Drago n'avait été véritablement touché par aucune de ces morts, pas même par celle de son parrain. Bien sûr, ça l'avait grandement attristé, et il se rendait souvent sur sa tombe pour y déposer des lys, ses fleurs préférées – étrangement, il y trouvait toujours un autre bouquet de lys blancs. Mais cette perte n'était rien par rapport à l'absence de Harry, cette absence qui l'amputait d'une partie de lui-même. Harry...
Harry l'avait sauvé, dans la Salle sur Demande. Pourquoi ? Une réminiscence de ses souvenirs perdus, ou bien une simple manifestation de son syndrome du sauveur ? Toujours était-il que ce lieu, où ils s'étaient aimés loin du regard et du jugement des autres, où ils s'étaient battus, où il avait oublié, où Drago avait failli mourir et où Harry l'avait sauvé, était détruit, alors qu'il signifiait beaucoup pour eux. Pour Drago. À présent et à jamais.
Parce que Harry ne saurait jamais ce qui avait été entre eux. Trop de temps était passé, et Drago ne pouvait pas juste tout chambouler pour un désir si profondément égoïste. Harry avait l'air heureux, si heureux, avec sa rousse. Qui était-il pour détruire son bonheur, leur bonheur, au profit d'une histoire qui n'avait duré que quelques mois ?
— Veille sur nous, Fred. Repose en paix, Dora, conclut le dresseur de dragons, qui avait l'air aussi fragile qu'une fleur, après avoir ouvert son cœur à toute l'assemblée.
Non, Harry ne saurait rien. Tous tentaient de se reconstruire après cette guerre meurtrière, alors pourquoi perturber une œuvre encore trop fragile, pour son petit plaisir personnel ? Drago n'était pas égoïste. Ce n'était pas grave s'il perdait Harry et l'espoir de le retrouver, pas vrai ?
Il lui restait sa mémoire et leurs secrets désormais siens.
Drago regardait son verre Whisky-Pur-Feu comme si, en le scrutant suffisamment longtemps, il pourrait le faire disparaître. Certains pouvaient résister au sortilège de mort, lui pourrait faire disparaître des trucs avec ses yeux. C'était un bon deal, non ? Les trucs de héros pour les Gryffondor, et puis les trucs de loosers pour les Serpentard, les anciens Mangemorts, ceux et celles qui avaient été suffisamment stupide pour…
Pour quoi, au juste ? Drago avait inutile à un camp comme à l'autre. Pire, il avait probablement handicapé chaque camp. Autant ça l'arrangeait, pour Voldemort – il arrivait à présent à penser son nom sans trop de problèmes, maintenant que le petit bâtard sans nez était mort –, autant il aurait préféré aider Harry plutôt que handicaper le camp du Bien.
Putain, quel échec. Vraiment, quel échec. Même pas foutu de travailler avec les recherches de Severus, en plus. Vraiment inutile jusqu'au bout. Il avait entendu dire que son parrain avait donné quelques souvenirs à Harry, avant de mourir, et que c'était pour ça que le Gryffondor militait pour la réhabilitation du Maître des Potions.
Drago pensait surtout que son parrain avait manqué une occasion de partager le secret de Drago – sans rire, il l'avait dit à Dumbledore, mais pas à l'autre principal concerné ? C'était complètement stupide, et puis surtout complètement irréaliste. Dans quel monde Dumbledore avait-il le droit de connaître son orientation sexuelle ? Pour autant que Severus le savait, le vieux cinglé était peut-être homophobe.
Bon, si l'on en croyait Rita Skeeter, c'était peu probable, mais est-ce qu'on pouvait vraiment faire confiance à cette grosse vache ? Drago avait été le premier à profiter son appât du gain et des ragots pour cracher sur Harry, à l'époque.
Enfin, il essayait surtout d'attirer son attention, à l'époque, mais Drago n'aimait pas trop penser à ses techniques de drague minables de l'époque. Sans déconner, sauter d'un arbre pour l'insulter ? Il s'était foulé la cheville, ce jour-là, en plus.
Drago souffla du nez, amusé, en repensant à toutes ces conneries. Putain, qu'est-ce qu'il était con à l'époque. Pas que ça ait changé, lui rappela la partie la moins ivre et la plus amère de son esprit. Il essaya de l'ignorer.
— Tout va bien ?
La voix était féminine, chantante, familière. Il y avait une pointe d'inquiétude, comme si cette fille se préoccupait de la personne à qui elle posait la question. Drago aurait bien voulu qu'on lui pose la question, à lui. Il aurait bien voulu que Harry lui pose la question, par merlin ! Mais il était trop occupé à être un Auror génial et un petit-ami charmant pour la petite truie qui lui servait de petite-amie. Joueuse de Quidditch, mon cul !
Il s'était senti obligé de jeter tout ce qui touchait de près ou de loin aux Harpies de Holyhead ; ça lui avait brisé le cœur, après presque vingt ans à les soutenir financièrement, via Lucius, et dans les gradins, via lui-même. Elle lui avait volé son mec et son équipe préférée ; franchement, si ça n'était pas fait exprès !
— Drago, tu m'entends ? reprit la voix mélodieuse, et Drago releva si vite la tête de son verre qu'il entendit distinctement le petit crac ! de ses vertèbres.
La jeune femme lui parlait, à lui ? Comment était-ce… ? Il l'observa un instant, bouche bée. Ses cheveux bruns tombaient en cascades dans son dos, et son regard – vert, elle avait les yeux verts – témoignait de son inquiétude sincère. Elle haussa un sourcil devant son manque de réponse, et un souvenir remonta, tout à la fois vif et insaisissable. Une blonde, avec l'écusson de Serpentard, qui haussait son sourcil en le regardant comme s'il était le dernier des idiots – ce qu'il était probablement, mais ça n'en faisait pas moins mal.
Il n'avait aucune idée de pourquoi la sorcière blonde avait soulevé un sourcil en songeant manifestement qu'il était le roi des abrutis – non pas qu'il ne pouvait pas imaginer des situations dans le genre, il ne savait simplement pas faire le tri tant il y en avait, et tant chacune était hautement probable. Il était un imbécile, après tout. Mais il savait qui était cette fille de son souvenir, et il savait qui était cette fille devant lui. Daphné et…
— Astoria ? croassa-t-il, incapable de croire ce qu'il voyait.
Le visage de son ancienne camarade s'éclaira comme s'il lui avait annoncé que Merlin était de retour, et il se souvint aussi d'à quel point il avait été odieux, avec elle. Bien sûr, il n'avait pas été odieux devant elle, mais Pansy détestait Astoria et…
— Désolé, murmura-t-il. J'ai dit des trucs horribles sur toi, avec Pansy, quand on était à Poudlard. J'étais con. T'es… Maintenant que j'y repense… Je suis désolé, vraiment, tu…
La jeune femme le coupa en secouant doucement la tête. Elle riait.
— Drago, Pansy voulait se marier avec toi, et tu t'entendais bien mieux avec elle qu'avec Daphné ou moi. J'étais plus jeune, plus intelligente et plus gentille qu'elle, en plus d'être beaucoup plus riche. Evidemment que vous étiez horribles. Vous étiez bêtes, c'est tout.
Drago se retint de remarquer que Pansy était surtout dérangée par le fait qu'Astoria était magnifique. Il ne savait pas vraiment comment la sorcière le prendrait.
— Mais tu l'as mal vécu, commenta-t-il donc simplement. Tu n'avais pas beaucoup d'amis, à cause de nous, même à Serdaigle.
La sorcière haussa des épaules, sans se départir de son sourire doux.
— Parfois, Luna me tenait compagnie, dans la salle commune. Quand elle a trouvé refuge auprès des Gryffondor, je n'ai pas osé la suivre. Ils m'auraient accueillie, tu crois ?
— Il suffisait que tu dises qu'on te pourrissait la vie pour que les Weasley t'adoptent officiellement, confirma Drago avec un sourire stupide.
— C'est ça, et le jour où ils auraient appris que j'avais le béguin pour toi, ils m'auraient fait dormir dans le jardin ! rit Astoria en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.
— T'aurais aidé à dégnomer, renchérit l'ancien Serpentard. Ils auraient même construit un vrai terrier pour que tu n'aies pas trop froid, je crois que c'est un rite d'initiation dans leur famille.
Drago sentit ses lèvres s'étirer alors que la brune riait de plus belle. Près de trois ans avaient passé depuis la fin de la guerre, et il ne croyait toujours pas qu'elle ait pu se remettre de la mort de sa sœur. Elle s'en était bien mieux remise que lui de l'absence de Harry, en tout cas.
Ils discutèrent toute la soirée, sans jamais parler de la guerre, sans jamais parler de Daphné. Drago se sentit mal en songeant qu'il avait eu un très léger béguin pour la blonde avant d'être obsédé par Harry, puis d'en tomber amoureux. Astoria était une sorte de mélange des deux, et Drago savait qu'il ne pourrait jamais vraiment retourner ses sentiments. Pas comme ça.
— Et donc, j'ai petit appartement depuis que j'ai commencé à travailler à la librairie, continuait-elle en souriant comme une enfant. J'aurais pu prendre plus grand, mais il aurait fallu que j'aille plus loin, et je voulais absolument aller au travail à pied ! J'adore marcher, tu sais ? Enfin bref, cet appart' est vraiment le meilleur dont j'aurais pu rêver, il y a bien un canapé un petit peu moche, mais c'est un cadeau de Luna, alors…
Et ils marchaient, dans la rue, proches l'un de l'autre. Elle parlait pour deux, riait pour deux, était sobre pour deux. Quand ils arrivèrent au pied de son immeuble, Astoria gigota un peu, nerveuse. Elle ouvrit la bouche, probablement pour l'inviter à monter, mais Drago savait qu'il ne pourrait jamais lui offrir ce qu'elle désirait visiblement encore.
Il n'était pas le seul à ruminer une amour adolescente, sans doute.
— Je ne peux pas te donner ce que tu veux, Astoria, murmura-t-il.
Elle eut l'air extrêmement vulnérable pendant quelques secondes, puis se reprit.
— Je ne te demande pas de m'aimer à la folie, Drago, répondit-elle avec toute la douceur du monde. Je ne suis pas complètement aveugle et, comme tu l'as si bien dit, je n'avais pas beaucoup d'amis pour me distraire, à Poudlard. Tu ne peux peut-être pas m'aimer comme tu aimes Harry, mais tu ne peux pas l'oublier non plus, pas vrai ? Au moins, moi, je ne te reprocherai jamais de ne pas savoir l'oublier.
— Comment… ? souffla Drago, incapable de faire un geste.
La jeune sorcière haussa des épaules avec un air penaud.
— J'avais peut-être un peu trop le béguin pour toi. Je t'observais peut-être un peu trop. Les regards que vous vous lanciez n'étaient pas très discrets, et je vous ai suivis, une fois. Il ne m'a pas fallu très longtemps pour comprendre. J'ai trouvé que c'était très courageux, le sort d'oubli. Quand les travaux de recherche de Rogue ont été publiés, je ne comprenais pas pourquoi il travaillait dessus jusqu'à ce que je remarque que Harry ne faisait pas beaucoup attention à toi, en tout cas pas assez pour que tu sois son ex ou son mec.
Drago sentit le sol se dérober sous ses pieds, et il comprit soudain ce qu'Astoria lui offrait. Ce n'était pas seulement une alliance, une échappatoire. Elle lui offrait de pouvoir lui parler de Harry, de ses ressentis, de ses craintes. Elle lui offrait le monde, et peut-être que c'était un monde fragile et délavé, parce qu'elle n'était pas Harry, parce qu'elle n'était pas sa mère, parce qu'elle n'était pas Severus, mais… c'était déjà mieux que le champ de bataille qui servait de fondations à son monde actuel, pas vrai ?
Astoria perdit un peu de son sourire.
— Je suis désolée, commença-t-elle. Je n'aurais jamais dû dire ça, c'était déplacé. Je suppose que…
Drago pénétra le hall de l'immeuble, et Astoria lui suivit, quelques instants plus tard. Ils restèrent silencieux, mais il était évident que quelque chose s'était noué entre eux, cette nuit-là.
Drago fit un grand sourire à Tinky quand la petite elfe lui ouvrit la porte. Il avait convenu avec l'elfe qu'il lui ferait toujours savoir qu'il était présent avant d'entrer au Manoir – la santé de sa mère, mentale comme physique, était trop fragile pour qu'il puisse se permettre de la surprendre.
Depuis la fin de la guerre, il était compliqué pour lui de comprendre ce qu'il fallait exactement à sa mère – hormis remonter le temps et ne jamais laisser Lucius prendre la Marque, bien sûr. Cela s'avérait d'autant plus difficile que Lucius était mort quelques semaines plus tôt, et que Narcissa semblait être sur le point de s'effondrer pour ne plus jamais se relever, depuis.
Tout avait commencé après leur procès, quelques mois après la fin de la guerre. Le fait que Lucius ait été condamné à vie à Azkaban, malgré les efforts relatifs de Harry pour leur permettre à tous les trois de vivre leur vie tranquillement – Drago ne comprenait toujours pas ce qui avait poussé Harry à les défendre, d'ailleurs –, avait été un véritable coup au cœur pour la femme de l'ancien Mangemort. Elle avait vu les dégâts que sa sœur y avait subi, et même si les Détraqueurs n'allaient bientôt n'être plus qu'un mauvais souvenir enfermé dans une nouvelle salle du Département des Mystères, Narcissa avait eu tendance à l'oublier, parfois.
Au début, ce n'étaient que des détails, rien de trop inquiétant. Et puis, elle avait commencé à appeler Drago par le nom de son père. Lucius. Drago avait vomi, la nuit qui avait suivi la première fois, parce qu'il s'était promis de ne jamais ressembler à Lucius, de ne plus jamais essayer de ressembler à son père. Mais ce n'était pas trop souvent, et sa mère se reprenait toujours très vite.
Puis il y avait eu d'autres choses, d'autres noms, d'autres détails, et Drago savait qu'il aurait dû appeler Sainte-Mangouste dès la première fois, mais il n'avait pas eu cœur à le faire. C'était bien trop difficile. Et puis, ça ne pouvait pas lui faire de mal, si ?
Mais il avait conscience que tout allait empirer, à partir de maintenant. La mort de Lucius était la goutte de trop, Drago le savait, même si sa mère n'avait pas encore eu un moment d'égarement depuis que la nouvelle était tombée.
Le sorcier secoua la tête, un léger sourire aux lèvres. Ce n'était pas le moment d'y penser. Ce jour-là, il fêtait ses vingt-trois ans, et c'était son cinquième anniversaire depuis la fin de la guerre. Il comptait le passer avec les femmes qu'il aimait le plus au monde. Il rejoindrait Astoria dans son petit appartement, quand sa mère irait se coucher. Il ne demandait rien de plus : sa mère et sa fiancée, heureuses.
Il n'aurait jamais osé demander Harry aussi, de toute façon.
Quand il pénétra la pièce que Tinky lui avait indiquée, il savait déjà que son sourire mangeait au moins la moitié de son visage. Sa mère avait l'air particulièrement contente de le voir ; il lui baisa le front avec tendresse. Elle rosit de plaisir, et Drago se demanda quel serait son cadeau, cette année-là.
— Lucius, tu m'as manqué, sourit-elle doucement en passant ses doigts dans ses cheveux. As-tu finalement changé d'avis ? Nous marions-nous ?
Drago eut soudain l'impression que son cœur s'était arrêté de battre. Ce n'était pas comme les autres fois. Elle ne l'avait pas juste confondu avec Lucius, elle était perdue dans une autre époque, dans ses souvenirs. Elle n'avait même pas conscience qu'il y avait un problème, comme sous les effets d'un sortilège de confusion.
Elle avait visiblement senti son inconfort : il sentit qu'elle était tendue. Il ne pouvait pas vraiment la blâmer ; lui-même était raide comme une planche de bois, immobilisé par la peur. Il ne voulait pas la perdre.
— Maman, commença-t-il d'une voix lente. Je suis Drago. Lucius est mort à Azkaban. Vous vous êtes mariés il y a trente ans.
— Lucius, est-ce que c'est une mauvaise blague ? s'irrita sa mère. Est-ce que c'est ta manière de te venger des actes d'Andromeda ?
Drago se détacha de sa mère. Il était temps, alors. Il ne pouvait plus repousser l'échéance. Il la regarda, tâchant de faire passer tout l'amour qu'il lui portait dans ce simple regard, en espérant que ça camouflerait sa douleur et sa peine. D'un coup de baguette et d'un sortilège d'attraction informulé, il attira l'édition du jour de la Gazette et posa le quotidien sur le guéridon en bois de rose.
— J'appelle Sainte-Mangouste, maman. On se voit plus tard, d'accord ?
Sa voix était faible. Il prit sur lui et fit demi-tour, sortit de la pièce à pas de loup, par peur sans doute de briser le silence, de briser l'instant. De briser sa maman.
À peine la porte fut-elle refermée qu'il étouffa un sanglot, sous le regard inquiet de Tinky. Il sourit tant bien que mal à l'elfe et Transplana chez Astoria.
Elle était encore en pyjama. C'était son ensemble préféré : une chemise et un pantalon en coton, couverts de petits oursons. C'était moldu, bien sûr, mais elle était belle, et elle était forte. Elle lui avait promis qu'elle le serait pour lui.
Quand elle le vit, elle sut. Elle savait toujours tout, Astoria. Il ne l'aimait peut-être pas, mais sans doute n'était-ce pas vraiment nécessaire, pas vrai ? Elle pouvait bien aimer pour deux.
— Épouse-moi, murmura Drago, la voix et les mains tremblantes, les joues humides et les genoux faibles.
Astoria hocha la tête, posa son livre sur le comptoir de la cuisine et prit son fiancé dans ses bras. Elle ne se détacha de lui que pour prévenir Sainte-Mangouste de l'état de Narcissa ainsi que prendre rendez-vous avec le Pychomage – et aussitôt l'appel terminé, elle avait rejoint Drago sur le petit canapé mauve et râpeux, ce canapé qu'ils trouvaient laid et que, pourtant, ils ne parvenaient pas à jeter. Ils restèrent là longtemps, silencieux, pelotonnés l'un contre l'autre. Il n'y avait pas besoin de mots, de regards… Elle savait. Tout avait déjà été dit, de toute façon.
Drago n'aimait pas voir les fleurs faner.
Quand son fils ouvrit les yeux, avant de braire comme un âne, Drago fut déçu. Il n'avait jusque-là pas eu conscience d'à quel point il avait espéré au plus profond de lui que le gamin aurait les yeux verts. Un peu comme un mélange de Harry et lui, même si ce n'était pas le cas.
Non pas que Drago ait choisi Astoria pour la couleur de ses yeux – elle lui avait offert bien plus que ça, bien plus qu'il méritait, en un sens. Seulement, il avait espéré, comme s'il n'avait pas déjà su que l'espoir était un poison mortel, a fortiori pour lui. Ce moutard serait juste un Malefoy de plus. Les cheveux blonds, les yeux gris. Serpentard, sans doute.
Drago avait peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de réitérer les erreurs de son propre père. Peur d'étouffer son fils, ou d'en faire un imbécile comme lui-même en avait été un. Comment savoir si l'on est bon parent ? Harry aurait su, lui. Il avait déjà un fils, d'ailleurs, et en aurait bientôt un autre. Avec une belette. Si Drago s'était teint les cheveux en roux, Harry l'aurait-il remarqué ?
Drago se pinça l'arête du nez. Il avait pourtant promis à Astoria de ne pas penser à lui...
Il avança distraitement la main vers sa femme. Il y avait un cil sur sa joue. Mais le bébé en avait décidé autrement ; il attrapa l'index de son père avec ses doigts minuscules, et s'y agrippa. Instantanément, il cessa de vagir, et esquissa une grimace édentée qui était sans doute une expression de joie.
Fasciné par la poigne féroce d'un si petit bonhomme, Drago arrêta de penser, le regard hypnotisé par la créature pour le moment informe qui lui servait apparemment de fils. Avait-il ressemblé à ce bébé potelé tout en plis et en bourrelets, lui aussi ? Les nourrissons étaient-ils tous aussi laids ? Ou bien certains spécimens montraient-ils des prédispositions à une plastique de rêve dès leurs dix premières minutes d'existence ?
Une bouffée d'émotion le parcourut. Ce petit machin insigni fiant était son fils. Son fils. Qu'avait-elle choisi comme prénom déjà ? Scott ? Non, c'était Scorpius, Scorpius Hypérion Malefoy. Il irait loin, ce gamin, et amènerait la lumière avec un simple sourire. Un soleil.
Drago était beau, amoureux. Et père.
Et voilà ! J'adore ce chapitre, c'est probablement l'un de mes préférés de tout ce premier tome ! Probablement parce que c'est la première apparition (certes anecdotique) de Scorpius, et également celle (moins anecdotique) d'Astoria. Je les aime très fort, voilà.
On a revu Narcissa, dans ce chapitre. La belle et douce Narcissa... Elle m'avait manqué, un peu. J'aime beaucoup Narcissa, en tant que personnage, et j'aime ce que j'ai fait avec elle, dans cette histoire. Il faut savoir que j'ai un projet qui se basera en partie sur Blacks' Black Madness, même s'il ne verra pas le jour avant très longtemps, et je m'en servirai pour développer Narcissa, Regulus et leur complicité... Enfin, je dis ça, mais faut déjà que je survive à l'écriture du second tome de BBM ! En parlant de ça... place à l'annonce importante dont je vous parlais en début de chapitre !
Je peux aussi d'ores et déjà dire que le second tome sera encore plus long que prévu : à l'origine, on était sur 25, puis 35, puis 70 chapitres. Maintenant, je pense qu'on atteindra les 80, peut-être même les 100 si jamais je décide de découper un peu plus mes chapitres pour poster plus souvent. Etant donné que j'ai décidé d'exclure l'histoire de Scorpius de ce tome 1 (pour des raisons qui vous seront communiquées probablement vers la fin du 2nd tome, oui oui), le T2 était très déséquilibré, puisqu'on arrivait à la trame principale au bout de 15 longs chapitres, qui seront probablement amenés à 25 avec le découpage que je compte faire. 25 chapitres, c'est long, pour arriver au plat principal... Donc je me suis dit que ce serait plus simple de découper l'histoire en deux parties ! Ce sera toujours sur un seul livre pour éviter les pertes de lecteurices en cours de route (comme j'ai conscience que ça risque d'arriver après le dernier chapitre de ce tome), mais ce seront bien deux parties complètement distinctes. Par conséquent, j'ai également changé le titre du T2, et nous aurons donc :
T1 : Blacks' Black Madness
T2 : The Very Black Secrets
▷ I. The Lonely Children
▷ II. Going Back in Time
Enfin voilà, désolée pour ce long blabla mais je voulais vous le partager maintenant que je me suis décidée !
Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre, c'est toujours un plaisir pour moi d'écrire et je vais essayer au maximum de continuer à le faire, même en prépa ! Ce sera dur, mais j'ai tout de même hâte de vous présenter les personnages qui ont gagné mon cœur au moment même où je couchai sur papier mes idées pour toute cette histoire.
L'affection que j'ai porté à mon Sirius, à mon Regulus, à ma Narcissa ou à mon Drago dans ce premier tome fait bien pâle comparaison par rapport à l'amour inconditionnel que je porte à Teddy, Rose, Albus, Scorpius et Lily, pour le second tome. Vous découvrirez aussi pourquoi j'ai autant la haine de ne pas avoir fait de chapitre sur Alphard, en dehors du fait qu'il était important pour Sirius, et pourquoi ce projet est vraiment, mais alors vraiment un peu trop ambitieux pour une première fanfiction longue. Trois générations qui s'entremêlent, tout de même !
Enfin bref, merci de me lire, merci de prendre la peine de me partager vos impressions (je répondrais aux reviews du précédent chapitre aujourd'hui ou demain !), et on se dit à très bientôt (semaine prochaine, normalement) pour la dernière partie du chapitre sur Drago, et pas la plus joyeuse.
