Hello ! Comment va ?
Moi ? J'aime être une fille. C'est la phrase que je sors quand j'entre dans la mauvaise période du mois.
Comment ça, vous vouliez pas savoir ? M'en fiche. J'vous le dis quand même. Parce que j'ai très très peu de filtre, même dans la vraie vie. Surtout dans la vraie vie, en fait.
Bref. Ce chapitre est un poil plus long que les autres, parce que j'ai beaucoup détaillé.
Je publie ce chapitre le lundi 28 juin 2021. Ah, et j'ai reçu la deuxième dose du vaccin Pfizer jeudi dernier. J'ai pas eu d'effet secondaire, pas même la première fois (j'avais juste eu une grosse fatigue le soir même, et mal au bras pendant 3 jours). Là, j'ai juste eu un peu mal au bras pendant 2 jours, comme pour un vaccin normal. Je pense que ça dépend vraiment des gens, il y en a dans mon entourage qui ont été carrément assommés et/ou qui ont eu de la fièvre, donc...
Prenez soin de vous et de vos proches !
Bonne lecture ^^
Chapitre 4 : Confiance
Finalement, Lucy avait réussi à rester à Marine Ford pendant près de deux semaines, et avait ainsi pu assister au retour de Luffy, accompagné de Ray et Jinbei — sérieusement, Ray avait décidé de prendre le Chapeau de Paille en main ?
Après le coup de l'horloge sonnée seize fois par Luffy — pour annoncer une nouvelle ère —, Lucy avait pris le jeune homme en photo, se mêlant aux autres journalistes sans honte, poussant même une blonde qui avait eu le culot de repérer avant elle le meilleur point de vue pour une prise — et la faisant s'étaler face contre terre sans s'excuser, bien sûr.
Heureusement, avec le mouvement de foule de tous les journalistes, la blonde au carré n'avait pas pu l'invectiver, et Lucy lui avait offert une langue tirée très mature.
La prenant pour un jeune garçon en raison de son travestissement, la femme avait pincé les lèvres, mais Lucy avait pu suivre le mouvement des journalistes sans s'en inquiéter et, lorsque les pirates furent partis, elle embarqua discrètement à bord du navire des journalistes, attendant patiemment qu'il parte, et usant de son Fluide au maximum pour écouter ce qu'il se disait sur l'île afin d'étoffer ses articles suivants.
Elle profita qu'il n'y ait personne pour se prendre une longue douche chaude et relaxante, gardant toutefois constamment son Fluide actif — on n'est jamais trop prudent —, lava ses vêtements et put en changer en en chipant dans une cabine prise au hasard. Ses vêtements mouillés, eux, rejoignirent la corde à linge déjà un peu encombrée, mais heureusement, il restait assez de place pour ses affaires.
Ensuite, Lucy, toujours travestie, alla se servir un bon repas et en profita pour prendre quelques fruits frais et de la salade à l'intention de Trombone — le pauvre était restreint aux fruits secs uniquement depuis deux semaines, il fallait bien qu'elle le gâte un peu, après tous les efforts qu'il avait fournis !
Une fois sustentée et son compagnon également repus, elle planqua son sac dans la réserve de nourriture, caché de la vue de tous, et laissa Trombone se balader au sein du navire, ayant pour seule consigne de ne pas se faire voir et de ne pas quitter le bâtiment. En-dehors de ça, il était libre de batifoler avec d'autres escargophones si l'envie lui en prenait.
Quant à elle, Lucy se transforma en chat — et bénit son pouvoir de transformer ses vêtements avec elle — et, grâce à son flair, retrouva la cabine de la blonde. Elle voulait se rattraper de son comportement, aussi, elle allait se faire cajoler pendant son séjour — en espérant que l'autre journaliste ne serait pas allergique, ce serait quand même dommage.
°°o°°
Fort heureusement, le voyage de retour à Sabaody s'était déroulé sans encombre, mis à part la journaliste qui avait pesté un bon moment contre le jeune homme impoli de Marine Ford, mais elle s'était réconfortée en cajolant cet adorable chaton noir sorti de nulle part — mais franchement, était-ce vraiment important ?
Lucy avait donc eu la chance de tomber sur une amoureuse des animaux, et avait ainsi passé un voyage très agréable. Après tout, elle n'avait rien contre cette femme à la base, c'est juste qu'elle avait eu besoin d'évacuer sa frustration d'une manière ou d'une autre, et cette journaliste avait été là au mauvais endroit, au mauvais moment. Elle s'était donc fait pardonner en ronronnant régulièrement sur les genoux de la gentille dame.
Arrivée à bon port, Lucy avait filé, récupérant son sac à dos et Trombone qu'elle avait rangé dans son sac, dont elle avait ensuite enfilé les lanières sur ses épaules, puis accroché la sangle sur sa poitrine, avant de se retransformer en chat et de se carapater à toute allure. Il faut dire, aussi, que si ses vêtements se transformaient avec elle — elle avait d'ailleurs récupéré ses propres affaires et rendu celles qu'elle avait « empruntées » —, ce n'était pas le cas de son sac, et voir un chat avec un sac à dos n'était pas, non plus, l'idée qu'elle se faisait de la notion de discrétion.
Enfin, ce fut donc deux jours après la réapparition du Chapeau de Paille accompagné de Silvers Rayleigh et de Jinbei le Paladin des Mers que Lucy franchit le seuil du bar de l'Arnaque, après presque trois semaines d'absence.
Contrairement à ce à quoi elle s'était attendue, Shakky l'accueillit avec un large sourire et lui offrit de s'installer, d'aller se reposer dans sa chambre, avant de redescendre quand elle le voudrait pour se sustenter et discuter autour d'une bonne boisson chaude.
Surprise mais pas mécontente, Lucy obéit docilement et, bientôt, après un bon repas reconstituant, elle se retrouva, installée sur le canapé, appuyée sur Shakky qui lui caressait doucement les cheveux, une tasse de chocolat chaud dans les mains, à raconter ce qu'elle avait vu, vécu et ressenti.
« Tu sais, ma petite Lu, entama Shakky quand la jeune fille eut achevé son récit, loin de moi l'idée de te gronder. J'ai été pirate, des choses dangereuses, j'en ai faites, et bien plus téméraires que ce que tu as fait.
– Vraiment ?
– Oh oui. Crois-moi ma puce, tu as été téméraire, c'est vrai, mais tu es tout de même toujours restée à l'écart des combats, tu as veillé à ne pas te faire repérer, et tu as malgré tout pu effectuer la mission que tu t'étais confiée à bien, sans te laisser submerger par tes émotions. Tu peux être fière de toi.
– Sûre ?
– Certaine.
– Mais, Ray, il va...
– Ray, j'en fais mon affaire. Il était inquiet pour toi, ma chérie, mais laisse-moi lui parler en premier, pour le calmer. Quand il pourra constater de ses propres yeux que tu vas bien, il sera rassuré.
– Il est avec Chapeau de Paille, c'est ça ?
– Oui, je suppose. Il ne m'a pas appelée, mais maintenant que tu es rentrée, je vais le faire, en espérant qu'il n'a pas encore perdu son escargophone. Tu as toujours le tien, d'ailleurs ?
– Trombone ne me quitte jamais. »
Shakky sourit affectueusement. Trombone était le premier vrai cadeau qu'ils avaient offert à Lucy et, depuis, elle le chérissait comme un véritable trésor. Lucy lui avait expliqué qu'en fait, Trombone représentait à la fois l'amour que Ray et elle lui offraient, leur protection, mais aussi le départ de sa nouvelle vie, sa renaissance, et la possibilité de les appeler à n'importe quel moment au besoin, en plus, bien sûr, de toutes les fonctionnalités d'espionnage et d'enquête qu'elle lui avait découvertes.
Cet amour, l'escargophone le lui rendait bien. Trombone avait très bien compris le besoin énorme d'affection de Lucy et faisait tout, absolument tout, pour la contenter. C'était un vrai cercle vertueux, et Shakky se félicitait d'avoir acheté l'animal avec Ray.
« Tu sais, ma puce, il va aussi falloir que tu t'expliques avec le petit Trafalgar...
– Law ? Pourquoi ?
– Allons, ma petite Lu, vous n'êtes peut-être pas un couple, mais il me semble que vous vous entendez bien, non ? En plus, le petit Trafalgar était très inquiet pour toi.
– Je ne me représente pas vraiment Law comme quelqu'un d'inquiet, à vrai-dire...
– Oh, son visage ne montrait rien, mais il t'a cherchée partout avec Ray. Et puis, quand la guerre au Sommet a commencé, on t'a vu passer sur les écrans. Ç'a été furtif, mais suffisant pour que Ray et Trafalgar comprennent où tu étais. »
Lucy acquiesça, avalant la dernière gorgée de son chocolat, puis se dégagea de la prise de Shakky pour déposer son mug sur la table, avant de se réinstaller confortablement contre la patronne, poussant un soupir d'aise quand les caresses sur son crâne reprirent.
« Il était inquiet ?
– Je pense, oui. Tu devrais le rassurer dès que possible, et t'excuser de l'avoir laissé sans nouvelles. Il n'a pas osé t'appeler, de peur que cela te mette en danger, mais il surveillait son escargophone avec insistance.
– Oh... Mais... Je ne sais même pas où il est.
– Il est revenu ici. Il ne m'a pas dit grand-chose, mais du peu qu'il a laissé échapper, il m'a fait comprendre qu'il serait dans son sous-marin, pas loin du grove 16.
– Tu veux dire « pas loin d'ici ». »
Shakky pouffa et Lucy soupira, trop bien calée pour bouger, mais inquiète de la réaction de Law. Ils n'étaient pas en couple, c'est vrai, mais ils étaient amis, en quelque sorte, et ils avaient commencé une sorte de flirt... Et, même si c'était nouveau pour elle, Lucy savait qu'elle avait merdé. Il allait falloir qu'elle se rattrape.
... Est-ce que Law pourrait la découper en morceaux s'il était énervé contre elle ?
Alors que Lucy se montait la tête, toujours blottie dans les bras de Shakky, celle-ci accueillit les nouveaux venus que Lucy n'avait pas perçus, trop plongée dans ses pensées.
Ce ne fut que lorsque Shakky tenta de se dégager qu'elle réagit, retenant la patronne contre elle, refusant de laisser partir sa source de confort — même si c'était étrange à constater, elle avait quelques traits de caractère ou de comportement propres aux chats.
« Shakky ? Pars pas !
– Enfin, ma puce, je ne vais pas rester alors qu'il faut que tu aies une conversation avec le petit Trafalgar, voyons !
– ... Qu'est-ce que Law vient faire là ? Je croyais qu'il était dans son sous-marin ?
– Relève la tête, ma chérie, et regarde autour de toi. »
Shakky l'avait dit d'un ton ouvertement moqueur, et quand Lucy obéit, elle comprit tout de suite pourquoi. L'équipage des pirates du Heart au complet était présent, et certains la regardaient d'un drôle d'air.
« Ah... Bonjour, Law, salut Bepo !
– Désolé, répondit l'ours polaire alors que Law restait silencieux.
– Mais pourquoi tu t'excuses ! s'exclamèrent Shachi et Penguin du même ton exaspéré et surjoué.
– Parce qu'il m'a révélé avoir senti l'odeur de Lucy, répondit Law à la place de son second.
– Je ne t'en veux pas, fit Lucy à l'adresse de Bepo.
– Mais t'es une fille, en fait ?! s'étonnèrent les deux rigolos de service. Je croyais que t'étais un mec !
– Habituellement, je me travestis, donc ce n'est pas étonnant que vous ayez cru que j'étais un garçon.
– Suis-moi, coupa soudain Law. Vous les gars, vous restez ici, et si la patronne vous demande de l'aide, vous lui obéissez.
– C'est gentil, ça, s'amusa Shakky.
– Vous m'êtes sympathique, expliqua Law.
– Eh bien, merci beaucoup, mon petit Trafalgar. Je saurai m'en souvenir. »
Law hocha sobrement la tête puis fit signe à Lucy qui se leva en grognant, dépitée de perdre son confort. La patronne lui tendit sa gavroche noire qu'elle s'enfonça sur la tête, masquant ses oreilles de chat, puis enroula sa queue autour de sa taille, comme une ceinture naturelle. Elle récupéra son sac posé au pied de la table et s'apprêta à prendre son mug vide, quand Shakky l'arrêta.
« Laisse, les garçons vont m'aider à ranger, débarrasser et nettoyer. Un peu plus de main-d'œuvre que d'habitude ne me fera pas de mal, et eux, ça les entraînera aux tâches ménagères indispensables à bord d'un navire ou, en l'occurrence, d'un sous-marin.
– Comme tu veux, laissa tomber Lucy en haussant les épaules. Au besoin, j'ai Trombone avec moi.
– Ça devrait aller ; allez, file, crapule ! »
Lucy esquissa un sourire amusé, puis se renfrogna en se rappelant pourquoi elle craignait de faire face à Law. Elle suivit néanmoins le pirate, se transformant en chat pour plus de discrétion, et Law l'attrapa pour l'enfouir sous son pull, provoquant une série ininterrompue de ronronnements sonores et de vibrations apaisantes. C'était l'extase, et en plus, le pirate sentait bon !
Arrivés au sous-marin, Law se rendit dans sa cabine et libéra Lucy qui en profita pour reprendre son apparence hybride habituelle. Elle alla s'asseoir sur le siège de bureau que lui désigna le capitaine, tandis que lui-même s'asseyait au bord de son lit.
« Bon, par où commencer... ? interrogea le jeune homme, plus pour lui-même.
– Euh... Je suis désolée ?
– C'est un bon début, effectivement, sourit-il, ce qui détendit Lucy. Ah, oui. Pourquoi être partie sans prévenir personne ?
– J'avais prévenu Shakky, mais c'est vrai que j'aurais au moins dû t'avertir... C'est juste que, sur le moment, je n'y ai pas pensé, et ensuite, je faisais tout pour rester discrète, alors tant que j'étais à Marine Ford, je n'ai contacté personne. »
Law acquiesça, pensif. Il était vrai que les événements s'étaient enchaînés très vite, finalement.
« D'ailleurs, pourquoi as-tu sauvé Luffy ?
– Tu ne perds pas le Nord, toi, hein ? s'amusa Law. Journaliste jusqu'au bout... »
Lucy laissa un sourire gêné lui échapper, faisant ricaner Law.
« Je pense que je l'ai sauvé pour plusieurs raisons que je te détaillerai plus tard, mais sache qu'il est sorti d'affaire. Ce dont il a le plus besoin, à l'heure actuelle, outre beaucoup de repos, c'est de soutien émotionnel, ce que je ne suis pas vraiment en mesure de lui apporter.
– Mais, avec moi, tu...
– Je n'ai aucun lien émotionnel avec Chapeau de Paille. Toi, j'ai appris à te connaître, et j'envisage sérieusement de te mettre dans mon lit. »
Lucy rougit jusqu'à la racine de ses cheveux à cette déclaration mais ne protesta pas. Il faut dire qu'elle aussi en avait envie, bien qu'elle appréhendait quelque peu.
« Je...
– Bien sûr, coupa Law, je ne te force à rien. Je ne suis pas amoureux de toi, mais je te respecte.
– C'est pareil pour moi, affirma timidement Lucy. C'est juste que... Je n'ai jamais, enfin... volontairement, quoi... »
Law hocha la tête, mortellement sérieux.
« Est-ce que ça te mettrait plus à l'aise si je me déshabille en premier, histoire que tu puisses voir comment je suis ? Tu pourrais aussi me toucher, sans que je ne bouge, et une fois que tu seras à l'aise, tu me le diras.
– Et à ce moment-là... ?
– À ce moment-là, on avisera. »
Lucy déglutit avec difficulté, sous le regard intense de Law. Elle avait très envie de revenir au sujet de Chapeau de Paille, mais cela ne ferait que retarder l'échéance et, en plus, Law et elle étaient seuls, enfin, sans personne pour les déranger... Quelle meilleure occasion pour une première fois ?
Le sous-marin était bien dissimulé, il n'y avait donc que peu de risques qu'un quelconque ennemi des pirates — ou des pirates du Heart en particulier — les débusque.
« Avant... avant qu'on commence quoi que ce soit, je... Je voudrais t'avouer quelque chose...
– Oui ? relança Law, voyant que Lucy avait du mal.
– Mon, mon fruit du démon... Je l'ai mangé quand, enfin... On m'a obligée à le manger. C'est, c'était un, un Dragon Céleste qui m'a f-forcée... »
Lucy avait baissé la tête tout du long de sa laborieuse explication et ne vit donc pas le regard de Law s'attrister. Mine de rien, il appréciait sincèrement Lucy, elle n'était pas gourde, ni d'une sensibilité niaise généralement attribuable aux jeunes filles de son âge, et elle avait du répondant sans donner d'ordres non plus. Et elle était mignonne, pour ne rien gâcher.
« Combien de temps ? demanda-t-il d'une voix rigoureusement neutre.
– C-comment ça ?
– Tu y es restée combien de temps ?
– Dix ans... J'avais cinq ans quand... quand j'ai été vendue, puis j'y suis restée dix ans, et ensuite, Ray et Shakky m'ont sortie de là, avec d'autres... Les autres sont partis, et moi, je suis restée.
– Tu veux en parler ? interrogea Law.
– Non, je ne... J'en parle souvent avec Shakky. Je fais encore des cauchemars, parfois, mais je me remets. Mais... Je ne suis pas à l'aise avec mon corps... Je veux dire, j'arrive à en parler, comme tu vois, mais pour faire quelque chose, je ne suis pas sûre... »
Law se leva pour aller se mettre au niveau de Lucy et lui releva la tête d'une main sous le menton, l'invitant à croiser son regard. Elle était au bord des larmes, ses oreilles de chat plaquées tristement en arrière, mais il se força à l'ignorer pour se concentrer sur ce qu'il voulait lui dire.
« Comme je te l'ai dit, je ne te force à rien, d'accord ? On peut commencer, et si, à n'importe quel moment, quelque chose te met mal à l'aise, s'il y a quelque chose — n'importe quoi — que tu ne veux pas faire, ou que tu ne veux pas que je fasse, tu me le dis, et on arrête. Si tu sens que je vais trop loin, tu dois me le dire aussi. Je ne lis pas dans les pensées, alors si quelque chose ne va pas, pour n'importe quelle raison, tu me le dis, d'accord ? »
Lucy acquiesça, et un sourire naquit sur ses lèvres.
« Law, tu...
– Oui ?
– J'aime beaucoup les câlins... »
Law sourit et, l'aidant à se lever, il la prit dans ses bras, la serrant doucement, mais quand il sentit la prise ferme de Lucy le cramponner, il s'autorisa à serrer plus fort, la faisant soupirer d'aise.
Doucement, il la mena au lit et, une fois débarrassés de leurs chaussures et chaussettes, ils se séparèrent un peu, gardant leurs bras liés, et se dévisagèrent en silence. Lentement, Law retira ses bras de ceux de Lucy pour attraper les bords de son sweat jaune et noir et le retira à une allure exagérément lente, enlevant en même temps son tee-shirt, et son bonnet tomba au sol. Il le ramassa et le posa sur son bureau, puis se retourna vers sa compagne, se soumettant à son regard.
« J'adore tes tatouages... murmura Lucy.
– Merci, » sourit Law.
Il laissa la jeune fille poser timidement ses mains sur son torse, redessiner le tatouage s'y trouvant, dériver vers ses épaules et les cœurs apposés dessus, puis elle redescendit, ses mains frêles venant prendre celles, plus larges, du pirate. Lucy se concentra sur la texture de la peau de Law. C'était un peu rugueux, calleux aussi, et les tatouages rendaient le corps de son futur partenaire très beau — de son point de vue.
Law retira alors une de ses mains pour aller la placer sous le menton de Lucy et lui redressa doucement le visage, se penchant en même temps pour venir l'embrasser sur la joue, puis il se recula et la regarda, attendant simplement. Lucy hocha la tête une fois, et n'osa pas fermer les yeux tandis qu'elle voyait le visage de Law se rapprocher d'elle, ses yeux gris intenses la dévisageant sans honte, et...
Et ses lèvres se posèrent sur les siennes, et le monde disparut.
Lucy se laissa porter par la douceur de Law, et ses mains qui s'étaient mises à la caresser par-dessus ses vêtements. Une langue passa sur ses lèvres alors elle ouvrit la bouche, et sentit la même langue inquisitrice venir s'infiltrer pour la découvrir.
Le goût de Law était indéfinissable, et Lucy posa timidement ses mains sur le torse devant elle — et ce n'était pas facile, parce qu'elle avait les yeux fermés ! Allez caresser un torse les yeux fermés, vous...
Peu à peu, les vêtements se retirèrent, et quand ils furent enfin nus, Lucy s'autorisa à ouvrir les yeux, s'attendant à beaucoup de choses, mais certainement pas au désir brut qu'elle lut dans le regard de Law.
« Tu es très belle, » affirma-t-il d'une voix basse et rauque.
Pour toute réponse, Lucy vint lui caresser la joue, descendant sur la mâchoire, puis le cou, puis la clavicule, avant de baisser le regard vers le sexe à demi-érigé, et elle déglutit. Law lui redressa aussitôt le visage.
« Tout va bien. Si tu ne veux pas, tu me le dis, d'accord ?
– Mais tu ne risques pas d'être frustré ?
– Si, admit-il, mais je préfère être frustré plutôt que te voir pleurer à cause de moi. Je préfère largement que ça se passe bien pour nous deux, c'est beaucoup plus agréable.
– En fait, c'est pour ton propre profit que tu me mets aussi à l'aise, c'est ça ?
– Je reste un pirate, ma belle. Faut pas trop m'en demander non plus.
– Je... J'ai peur de...
– Oui ? demanda-t-il, redevenant sérieux.
– Je... Je ne veux pas tomber enceinte, avoua Lucy, rouge brique.
– Oui. Bien sûr. »
Law, pas gêné pour un sou, alla farfouiller dans son bureau, laissant Lucy sans réponse sur le lit, le regardant d'un air d'incompréhension totale.
« C'est là l'avantage d'être médecin, expliqua-t-il en revenant sur le lit, tenant un paquet en carton plastifié dans la main. En tant que tel, je fournis des préservatifs aux membres de mon équipage, et j'en ai toujours avec moi, que ce soit pour eux ou pour moi. »
Lucy n'émit aucun commentaire, mais elle était soulagée.
« Pour que ce soit plus agréable, j'ai aussi du lubrifiant, mais on n'est pas obligé de s'en servir.
– Ce n'est pas obligatoire ?
– Pas nécessairement, non. Je peux te préparer avec, hum, ma langue, si tu veux.
– Je n'ai jamais... Enfin, on ne m'a jamais fait ça...
– Tu voudrais essayer ? »
Peu sûre de sa voix, Lucy se contenta d'acquiescer de la tête. Law la poussa alors doucement, posant une main contre son épaule, afin qu'elle s'allonge, et la vit attirer un oreiller qu'elle plaça sous sa tête. Il sourit intérieurement, mais au moins, cela prouvait qu'elle était assez à l'aise pour oser prendre son oreiller sans autorisation. C'était un début.
Il se baissa lentement, gardant le contact visuel avec Lucy autant qu'il put, puis le baissa sur l'intimité de la jeune fille. Il fit abstraction des quelques cicatrices — il avait déjà vu largement pire — et posa un baiser sur le bas-ventre, juste au-dessus du maillot épilé — heureusement pas complètement, il n'avait pas envie de coucher avec une fillette non plus.
Il déposa une série de baisers aériens sur cette zone, descendant progressivement de plus en plus bas, alternant en soufflant doucement, se satisfaisant de la chair de poule et des frissons qu'il provoquait, tout en caressant les cuisses et les hanches de ses mains, sans non plus maintenir le corps sous lui. Il n'était pas question de l'oppresser.
Quand la langue de Law vint titiller son bouton de nerfs, Lucy fronça les sourcils. La sensation était étrange, inhabituelle, mais pas désagréable. Quand elle sentit le muscle humide revenir la titiller encore et encore, elle poussa un soupir d'aise et frissonna doucement. Le désir montait progressivement, mais ce n'était pas au niveau de ce que Shakky lui avait raconté.
En même temps, elle était novice, et Shakky lui avait avoué qu'il y avait peu de chances qu'elle jouisse lors de sa première fois — à moins de tomber sur un amant fabuleux —, mais si elle parvenait déjà à ressentir du plaisir et aucune douleur, alors ce serait déjà très bien. Pour commencer.
Lucy se força à se détendre davantage. Elle avait un amant patient, à l'écoute, qui la désirait et qui, surtout, ne la jugeait pas pour ses cicatrices ou autres marques disgracieuses. En plus de cela, il était prévenant et rassurant.
Elle n'aurait pas pu tomber mieux pour une première fois, et... oh !
« Ah ! »
Law sourit, il avait attendu que le corps de Lucy commence à fabriquer de la cyprine pour introduire un doigt, puis un deuxième, et il les bougeait à présent à l'intérieur de Lucy, cherchant le point qui la ferait chavirer, mais sachant déjà — grâce à ses connaissances en anatomie — que le clitoris n'était pas réduit au seul bouton de nerfs visible à l'œil nu, mais s'étendait sur toute la paroi interne du vagin.
Autrement dit, il était parfaitement possible d'apporter du plaisir par la simple action de frottement. Après, tout dépendait de la sensibilité de chaque femme, c'était différent à chaque fois. Lucy n'était pas une hypersensible, alors elle n'avait pas des réactions excessives, elle ne gémissait ni ne criait, mais elle était tout de même réceptive et respirait déjà un peu plus laborieusement.
De la sueur commença à apparaître progressivement sur l'épiderme de Lucy, et Law sentit son sexe se redresser à la vue de la jeune fille alanguie, abandonnée à ses soins et haletant silencieusement. Il déglutit, se forçant à attendre. Elle n'était pas encore prête, et surtout, elle ne lui avait pas donné son accord pour la pénétration.
Il continua ses actions de ses doigts, mais recula son visage afin d'avoir une vue d'ensemble, au risque de se retrouver davantage excité.
« Superbe, » souffla-t-il.
Lucy rouvrit ses yeux qu'elle ne se souvenait pas avoir fermés à ce mot, et rougit sous le regard ardent que lui envoyait Law. Superbe, elle... ? Vraiment ?
Law se pencha, n'arrêtant pas l'action de ses doigts en elle, et vint capturer ses lèvres pour un baiser langoureux que Lucy lui rendit volontiers, ravie de la tendresse qu'il lui témoignait.
« Law, je...
– Ça te plaît ?
– Oui...
– Tu veux que je continue encore un peu, ou bien on passe à l'étape suivante maintenant ?
– Je... Je ne sais pas... »
Lucy se sentit paniquer. Que devait-elle dire ? Fallait-il continuer, ou faire autre chose, ou... ?
« Du calme, là, Lucy, regarde-moi. Regarde-moi. »
Lucy releva le regard et vit les yeux gris de Law la regarder avec douceur. Elle se calma un peu, la panique refluant, et lui adressa un sourire contrit.
« Déso...
– Ne t'excuse pas, ou je risque de t'appeler Bepo, l'avertit Law d'un air sérieux, la coupant dans son élan. Bien. Maintenant, calme-toi, il n'y a aucune urgence. Oui, j'ai envie, mais non, je ne ferai rien que tu ne veuilles pas, d'accord ?
– D'accord...
– Bien. »
Les deux amants soupirèrent en même temps, ce qui leur arracha un petit rire.
« Je suis une sacrée gourde, hein ? »
Law lui fit une pichenette sur le nez, lui arrachant une protestation étouffée d'un baiser qui se prolongea, les laissant finalement tous deux à bout de souffle. Lucy sourit alors.
« Law ?
– Oui ?
– Je crois que je veux que tu passes à l'étape suivante, mais je ne sais pas ce que c'est. »
Law ricana dans le cou de la jeune fille qui lui donna un léger coup à l'épaule.
« Ne te moque pas !
– Ne me donne pas d'ordre, ma belle.
– Mais toi, tu peux m'en donner ?
– Ça te dérange ? »
Lucy y réfléchit un instant avant d'admettre que non.
« Bien. Sinon, je ne me moquais pas. Je te trouve adorable, c'est tout.
– Mouais, on va dire que je te crois. Et donc, cette étape suivante, ça vient ou pas ?
– Impatiente ?
– Je ne sais pas. Je veux dire, tu m'as plu quand on s'est rencontré, mais je ne pensais pas finir vraiment dans ton lit. Et encore moins pour coucher ensemble. »
Law sourit d'apprendre qu'il lui plaisait depuis tout ce temps. C'était flatteur et bon pour son ego. Il se pencha pour un nouveau baiser et fit à nouveau bouger ses doigts toujours enfoncés dans le vagin de Lucy, tandis que son autre main remonta pour aller titiller ses seins, et plus précisément ses tétons, mais Lucy n'y réagit pas.
Apparemment, la poitrine n'était pas spécialement une zone érogène pour elle. Par contre, le cou...
Décidant d'explorer cette piste, Law plongea la tête dans le cou à sa portée et sortit la langue, léchant d'abord la carotide, puis allant d'un côté, puis de l'autre, jusqu'à sentir le frisson qu'il attendait. Aussitôt, il se mit en quête d'insister sur ce point, de le lécher, le mordiller, et fut satisfait quand Lucy rejeta la tête en arrière, étirant son cou et découvrant ainsi davantage de peau à cajoler.
Quant à sa main sur le sein, elle descendit et caressa le ventre où il sentit un nouveau frisson ; Law sourit et se mit à effleurer du bout des doigts la peau tendre du ventre et des côtes, en profitant pour ajouter un troisième doigt dans la région sud de l'anatomie de Lucy, et continuant ses câlineries à son cou.
Law s'amusa également de voir sa queue de chat se gonfler de plaisir, les poils partant dans tous les sens, et les oreilles, félines, pointer vers l'avant, puis se tourner vers le côté, se plaquer, puis revenir pointer vers l'avant, ne sachant que faire.
Lucy haleta soudain et, ses orteils se rétractant brutalement, elle ouvrit la bouche, laissant échapper un cri muet, crispée et ressentant pourtant un grand plaisir, intense, inimaginable, au-delà de toute description. Confusément, elle sentit que Law continuait à la stimuler, mais c'était comme si elle était sortie de son corps, tout en continuant à ressentir ce qu'il s'y passait — c'était très étrange, mais absolument pas désagréable, au contraire.
Peu à peu, Lucy revint à elle et souleva avec difficulté ses paupières lourdes et collantes. Tiens, elle avait pleuré... ?
Elle croisa le regard de Law, qui la regardait d'un air impénétrable, mais sa main sur sa joue disait tout autre chose. Il s'inquiétait ?
« Je... Je vais bien, Law.
– Tu pleures.
– Je viens de m'en rendre compte.
– Vraiment ? Lucy ? Tu es sûre ?
– C'était... c'était bien, et bon, et... Je ne sais pas comment dire ça, mais... j'ai aimé. »
Law acquiesça et se permit de sourire. Lucy lui rendit, soulagée, avant que son regard ne descende et tombe sur...
« Et toi, Law ?
– Moi ?
– Est-ce que tu veux que... je te touche ?
– Je veux, oui. Mais seulement si tu le veux aussi. Tu n'es pas obligée.
– Avec mes mains ?
– Tes mains, ta bouche, ta langue, c'est toi qui vois. Et si tu ne t'en ressens pas, tu ne le fais pas.
– Je veux essayer. Au moins essayer. »
Law hocha la tête et se recula, se mit sur le côté sans pour autant perdre le contact physique avec Lucy, puis s'allongea sur le dos, s'offrant à son tour à la curiosité de sa partenaire.
Lucy le dévisagea, le détaillant de haut en bas, passant sur ses cheveux débraillés libérés de son éternel bonnet, à ses yeux d'un gris intense qui la fixaient avec désir, puis son nez, sa bouche qui embrassait si bien, sa petite barbiche au menton qui l'avait frottée dans le cou d'une manière agréable et légèrement chatouilleuse, son cou, son torse imberbe, ses tatouages, son nombril, son bas-ventre, puis, enfin, son sexe, son pénis, érigé, en attente, gonflé et pointant vers elle, où un liquide blanchâtre sortait en petite quantité de la pointe, reposant sur une toison noire, et plus bas, les jambes musclées. Sur les côtés, ses bras, et les mains posées avec délicatesse sur ses bras à elle, la caressant avec douceur.
Law était aussi nu qu'elle, dans la même position qu'elle avait eue juste avant, offert à ses soins, abandonné à son regard et, dans un sens, c'était terriblement rassurant.
Alors, reprenant le schéma qu'avait fait Law avec elle, Lucy se pencha vers lui et vint l'embrasser, tandis qu'une de ses main alla se perdre dans les cheveux ébouriffés lui faisant de l'œil, et l'autre se posa sur sa poitrine ferme, posée bien à plat, avant qu'elle ne remue doucement au rythme du baiser.
Sa main se redressa pour que seuls les doigts soient en contact avec le torse, et sa poitrine à elle tombait, faisant que ses tétons frôlaient la peau en-dessous, faisant frissonner Law. Lucy sourit dans leur baiser, se sentant plus confiante, et comprenant pourquoi Law avait semblé satisfait, plus tôt.
Law grogna, et Lucy se recula aussitôt.
« J'ai fait quelqu...
– Continue, Lucy, c'est bon. J'aime beaucoup.
– Ce n'est pas trop lent ?
– Je préfère que tu y ailles lentement, comme ça, on pourra remettre le couvert, plus tard. »
Lucy écarquilla les yeux et, sous la surprise, éclata de rire. Law rouvrit les yeux et esquissa un léger sourire, amusé lui aussi. Il était un peu frustré, certes, mais si ça se passait bien, alors il n'y avait pas de raison qu'ils ne puissent remettre ça, plus tard.
« Mais tu es un obsédé, en fait !
– Je plaide coupable. Enfin, en même temps, tu es nue, penchée sur moi, et tu me caresses, avoue qu'il y a de quoi avoir quelques pensées lubriques...
– C'est pas faux. Bref, qu'est-ce que je fais ?
– Est-ce que tu te sens prête à me caresser plus bas, ou non ?
– Peut-être pas pour cette fois, admit Lucy d'une petite voix.
– Tout va bien, O.K. ? Il n'y a pas mort d'homme. Au pire du pire, si vraiment tu n'arrives pas à aller jusqu'au bout, je me finirais seul dans la douche.
– Tu serais prêt à...
– Je t'ai dit et répété que je ne te force à rien, d'accord ? Si tu n'es pas prête, eh bien j'en sortirais frustré, mais tant pis. Il y a pire, dans la vie. »
Lucy acquiesça, une fois de plus soulagée, et en même temps ravie de son choix de partenaire. En public, Law était impassible, froid et distant, mais dans l'intimité, il était doux, rassurant et patient, tout en étant d'une franchise brute.
« Pour une première, le plus confortable, c'est probablement la position dans laquelle nous sommes, fit soudain la voix de Law.
– Pardon ? Comment ça ? »
Plutôt que de répondre, Law attrapa la boîte de préservatifs et en sortit un, ouvrit le sachet et alla le dérouler sur sa verge en érection — laquelle commençait d'ailleurs à devenir douloureuse — et attrapa doucement les hanches de Lucy pour la soulever et la positionner au-dessus de lui. Là, il ne bougea plus, la laissant décider si elle désirait ou non s'empaler.
Par Davy Jones, qu'elle le fasse !
Lucy baissa la tête et regarda la maigre séparation entre son sexe et celui de Law, et déglutit, intimidée. Il fallait dire aussi que, si Law n'était pas un géant, il était tout de même assez généreusement gâté par Dame Nature !
Prenant une inspiration tremblante, Lucy se laissa glisser, remarquant la main de Law tenant son propre sexe à sa base afin de le tenir en place, histoire qu'elle n'ait pas à le faire, et elle sentit une bouffée de gratitude l'étreindre.
Résultat, elle s'empala d'un coup, et cela fut libérateur pour tous les deux, les laissant le souffle coupé. Lucy fut stupéfaite de ne sentir aucune douleur, et trouva même cela agréable. Puis Law osa donner un léger coup de hanches auquel Lucy répondit, et elle se pencha pour échanger un nouveau baiser avec Law pendant que les mouvements de va-et-vient prenaient progressivement de l'ampleur, s'accélérant au fur et à mesure des minutes.
Sa verge s'enfonçait et ressortait à un rythme rapide et presque irrégulier de son antre humide, et Lucy sentit sa propre queue de chat se balancer doucement dans son dos, gonflée de plaisir. Elle haleta, entendant Law en faire de même et rouvrit ses yeux — qui avaient décidément une fâcheuse tendance à se fermer inopinément — pour voir le visage de Law, les paupières à demi-fermées, les yeux embrumés, comme voilés par le plaisir, la bouche entrouverte laissant quelques petits grognements lui échapper...
Lucy défaillit à cette vue. C'était... sexy, et excitant. Elle poussa alors avec ses hanches, tentant d'accompagner le mouvement de va-et-vient, et reçut un gémissement approbatif en réponse. Elle en aurait souri, si elle n'avait pas elle-même eu le souffle coupé, une fois de plus.
De son côté, Law sentait son propre plaisir monter de plus en plus et devait se retenir de se laisser aller, il ne devait pas se laisser aller maintenant, pas tant que Lucy n'arrivait pas au même niveau que lui, mais c'était difficile...
Puis sentant Lucy faiblir, Law la renversa, se couchant sur elle, et reprit ses mouvements de va-et-vient avec plus d'aisance, faisant soupirer la jeune fille de soulagement, avant qu'elle ne recommence à haleter.
Leurs peau claquaient l'une contre l'autre, Law gémit encore, Lucy haleta à nouveau, ils grognèrent de concert, puis Law jouit tandis que Lucy ressentit une boule de chaleur et de bien-être la prendre dans ses bras en même temps que ceux de Law la serraient contre lui, continuant ses mouvements encore quelques instants.
Law se laissa totalement tomber sur le côté, ne voulant pas écraser Lucy, la queue de cette dernière venant se poser sur leurs jambes emmêlées ensemble, faisant frissonner Law qui ne s'y attendait pas.
Le pirate leva une main pour la poser dans les cheveux de Lucy, frotta doucement et récolta un ronronnement en retour quand il caressa derrière les oreilles poilues et duveteuses. Un rire lui échappa à ce son et cette vibration, mais Lucy ne réagit pas, s'abandonnant au contraire totalement à sa sensation de bien-être en enfouissant son visage contre le cou à côté d'elle et frotta sa joue contre le bouc qui la gratta agréablement.
Béni soit ce bouc !
Au bout de quelques instants, Law ressentit une légère gêne alors il se retira doucement de l'intimité chaude et accueillante, arrachant un geignement plaintif à Lucy.
« Reste, réclama-t-elle. C'était bien, pars pas...
– Je veux bien, ma belle, mais il faut que je jette le préservatif, et aussi qu'on se lave... Et avant la case douche, il y a autre chose qu'il faut que tu fasses...
– C'est quoi ?
– Tu as besoin d'aller aux toilettes, et moi aussi.
– Mais j'ai pas envie de bouger, Law ! »
Law sourit au ton infantile employé mais resta ferme. Lucy finit par obéir en râlant, rassurant ainsi Law : si elle était capable de râler, c'est qu'elle était en confiance.
Seulement, quand Lucy fut debout devant lui, Law se figea. Il n'avait pas eu l'occasion de voir son dos, puisque durant tout le temps de leurs ébats, ils étaient restés face à face, mais là, il la voyait, cette affreuse marque qu'il n'avait fait que sentir sous ses doigts...
Lucy frissonna et tourna la tête, leurs regards se croisant et, aussitôt, elle rebaissa les yeux, pensant sans doute qu'il la jugeait...
Law se leva d'un bond à cette idée et vint la prendre dans ses bras, plaçant ses mains sur le ventre doux et plat de Lucy, presque creux, et enfouissant sa tête dans son cou.
« Law... ?
– Tout va bien. Ce n'est pas grave.
– Je suis...
– Tu es belle. Tu es belle, alors ne t'avise pas de sortir une connerie plus grosse qu'un monstre marin, c'est clair ?
– Euh, d'accord, » répondit Lucy, interloquée.
Au fond d'elle, Lucy se sentit infiniment reconnaissante, avant que sa vessie ne se rappelle à elle. Law avait raison, il fallait qu'elle aille aux toilettes !
Pipi room, vite !
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Avant les réponses aux reviews, sachez tout d'abord que c'est la toute première scène de sexe détaillé que j'ai jamais écrite (et la seule à ce jour, du moins pour l'instant). Aussi, je suis un peu nerveuse de savoir ce que vous en pensez. Bien sûr, j'aime ce que j'ai écrit (sinon je n'aurais pas commencé à publier cette fic), mais votre avis compte aussi, voyez-vous ?
Maintenant, les reviews...
mariam150295 : En effet, Lucy a bien de la chance d'avoir un câlin de Law. C'est mon personnage préféré, tous univers confondus ! Je n'ai aucun désir de mariage, mais si je devais quand même me marier, ce serait avec lui et personne d'autre. Et oui, je connais ses défauts. Pas grave. On fait avec, c'est ça l'amour, accepter les défauts de l'autre (sans non plus fermer les yeux dessus).
Pour la mise à prix, je reprends la logique foireuse de notre monde, en plus de la folie qu'il y a dans One Piece. Si tu fais attention, tu remarqueras que depuis que la tête de Dragon a été mise a prix, sa popularité n'a cessé de grimper. C'est le même principe. Surtout, les autorités espèrent que les personnes qui ont des infos sur le mystérieux journalistes seront attirés par la récompense et leur balanceront ce qu'ils savent. Sauf que bien sûr, ils vont se retrouver avec plein de fausses pistes, parce que les gens sont des rapiats, c'est bien connu ^^
J'aime bien la théorie du Law masochiste ! Vu comment il se fait victimiser par Oda, le respect est mort ! Je possède quelques exemplaires de mangas hors-série parodiques, et Law est TOUJOURS la victime ultime. Même si je l'adore, je ne peux m'empêcher de rire à chaque fois. Enfin...
Ouaip, Garp a compris. Mais il dira rien, parce que c'est un bon gars, au fond. Carrément couillon et débile (il n'a AUCUNE notion d'éducation ou de pédagogie avec des enfants, jamais personne ne devrait lui en confier), mais un bon fond. Même s'il a déconné sévère avec Ace. Et Luffy. Et Sabo. Hum... ça se voit que je lui en veux quand même ?
Si Lucy s'entendrait bien avec Dragon ? C'est à voir... Est-ce que je devrais évoquer une possible relation entre eux... ? Pas romantique, hein, mais vu qu'elle est journaliste à scandales sur la vérité que les autorités tentent de dissimuler... Et qu'on voit Robin recevoir le journal des Révolutionnaires dans le canon...
Ace est ton perso préféré ? Marrant... J'ai une fic en chantier sur lui. Parce que je l'apprécie beaucoup aussi, j'ai entamé (il y a quelques années) une histoire avec lui en perso principal, avec une intrigue inspirée de La Marque du Dragon Céleste de Mel72000. Le pitch de base, c'est : que se serait-il passé, si le Dragon Céleste qui a renversé et fait passer Sabo pour mort avait été se balader sur l'île, trouvé Luffy et en aurait fait son esclave ? Que serait-il arrivé à Ace ?
L'histoire est loin d'être finie, et elle ne sera pas publiée avant longtemps (il faut que je l'avance un peu plus, quand même).
Pour mon rythme de parution... C'est aléatoire. Et mon rythme d'écriture... Pareil.
Pour t'expliquer, j'ai entre 30 et 40 histoires sur mon PC, dont seulement moins d'une dizaine de finies. Tu peux rajouter à ça des textes que j'écris parfois pour mon travail (je suis comédienne, et parfois, on produit des textes pour un projet avec un thème imposé). En plus des textes que je dois apprendre (j'ai environ 3 pièces en tête que je connais par cœur, dont deux qui sont encore en création). Et on a d'autres projets à venir. Plus le fait que je lis sur Internet (j'ai plus de 1300 histoires en favoris sur ce site, ce qui ne compte pas tout ce que j'ai lu, puisqu'il y en a beaucoup que je n'ai pas aimées). Et j'ai environ une vingtaines d'histoires que je lis en même temps.
Autrement dit, je vis pour lire et pour écrire. Et pour jouer sur scène. Et dans ma tête, c'est un vrai bordel. Pour peu que je voie un film, une série ou une pièce de théâtre avec un élément intéressant, BIM ! ça me crée une nouvelle idée et un début de scénario pour une nouvelle histoire.
Ce qui fait que je peux être très lente à publier (et à écrire), parce que j'écris plein d'histoires en même temps, en plus de tout ce que j'ai dans la tête, et de ma vie personnelle qui vient se greffer à tout ça.
J'ai acheté ce week-end le jeu A Plague Tale : Innocence sur Steam (normalement à environ 50€, il était soldé à un peu plus de 11€) qui est un jeu indépendant créé par une petite équipe française sur la Peste Noire en 1348, où on y incarne une jeune fille de 13 ans environ qui doit protéger son petit frère de 5 ans atteint d'une maladie mystérieuse, alors qu'ils sont poursuivis par l'Inquisition.
Et ça me donne plein d'idées, bordel ! Des fois, je m'auto-soûle.
Pour le trombone des PC des années 90-début 2000, c'était un assistant virtuel que tout le monde détestait tant il était intrusif, mais que tout le monde a regretté quand il a disparu. Je n'ai pas de souvenir précis de ce trombone, à part que je cherchais toujours quelque chose à lui demander. En cherchant des infos sur lui, j'ai découvert qu'il s'appelait Clippy.
Moi aussi, j'ai écrit plus que prévu. (Faut voir la taille de ma réponse.)
La suite te plaît-elle toujours autant ?
Des bisous !
Silomede : Merci pour ton avis ! J'espère que la suite sera à la hauteur de tes espérances.
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... reviews, please ?
