Hello les gens, comment allez-vous en ce beau dimanche 12 septembre 2021 ? Comment ça, ça fait super longtemps ? Oui, bon, la dernière fois que j'ai posté c'était en juin, mais il s'est passé plein de choses entre-temps !

Déjà, je suis partie en vacances en Bretagne avec une connexion internet au ras des pâquerettes. Et je faisais du bateau, donc l'écriture, hein... J'étais aussi avec mes grands-parents qui ne sont plus tout jeunes, dont mon grand-père qui a Alzheimer, et ma grand-mère dont la santé ne cesse de se dégrader... Donc d'autres préoccupations que la fanfic. Ensuite j'ai repris le travail, puis mon frère s'est marié le week-end dernier !

OUI MON FRÈRE S'EST MARIÉ !

Et mon discours était rédigé depuis un an. Quand même.

Bref, j'ai vécu des trucs, j'ai revu des personnes à qui j'avais pas parlé depuis un peu moins d'une décennie (les joies d'une famille trop nombreuse), et d'autres que j'avais pas forcément envie de voir (voire pas du tout), et des émotions à gérer.

Et j'ai eu un pneu à plat cette semaine. J'ai donc un rendez-vous avec le garage pour voir s'il est crevé ou s'il était juste dégonflé. Eh, c'est un événement, pour moi ! C'est ma première voiture, donc tout ce qui m'arrive avec est un grand événement en soi. Toutes les premières fois sont importantes, et là j'en vis beaucoup en ce moment. C'est pas tous les jours que mon frère se marie, hein...

Bref, j'arrête de vous raconter ma vie (je suis sûre que vous en avez rien à faire ^^), et comme d'habitude, les réponses aux reviews se trouvent tout en bas, à la fin du chapitre.

Prenez quand même soin de vous et de vos proches !

Bonne lecture ^^


Chapitre 5 : Amazon Lily et Ruskaina


Les jours qui suivirent, Law et Lucy multiplièrent les moments intimes, Lucy se laissant progressivement aller, bien qu'essayer la fellation l'avait passablement dégoûtée. Peut-être changerait-elle d'avis un jour, mais, décidément, ça ne lui plaisait pas — trop de mauvais souvenirs y étaient associés, ce qui, bizarrement, avait rassuré Law quant au fait que ce n'était pas lui qui la dégoûtait...

Par contre, le cunnilingus lui plaisait énormément.

Ce ne fut qu'au bout d'une dizaine de jours que Ray répondit à Shakky, ou plutôt qu'il la rappela, et après leur conversation, Shakky fit venir Lucy, Law et son équipage.

Installés dans le bar, fermé pour l'occasion, les pirates et Lucy dévisageaient la patronne qui, cigarette à la main, fumait tranquillement.

« Alors ? interrogea Law. Avez-vous quelque chose à nous dire ?

– Oui, commença Shakky. En fait, j'ai eu Ray, et il m'a demandé si tu pouvais amener ma petite Lu sur Amazon Lily, où il vous donne rendez-vous. Il veut avoir une conversation avec toi, Lucy, mais il ne peut pas quitter les environs de l'île où il se trouve avec le petit Monkey.

– Je devrais y aller en tant que fille, je suppose ?

– Eh bien, ce ne serait peut-être pas très prudent d'y aller en garçon, au vu des lois des femmes Kuja... »

Lucy acquiesça. Elle n'avait pas survécu à Marine Ford pour se faire bêtement tuer à cause d'une loi sur le genre ! Elle se tourna vers Law qui avait les lèvres pincées, tandis que les autres pirates semblaient se réjouir, au contraire.

« Law ? demanda-t-elle.

– Je serai le seul à t'amener sur Amazon Lily. Vous les gars, vous resterez enfermés dans le sous-marin. »

Les pirates voulurent crier à l'injustice, mais le regard polaire de leur jeune capitaine les refroidit aussi sec et ils n'osèrent rien dire.

« Peu m'importe que ce soit l'île des femmes et à quel point vous fantasmez dessus. Le fait est que les hommes y sont interdits par leur loi, aussi stupide soit-elle, je ne compte pas perdre un seul d'entre vous à cause d'une connerie de ce genre. C'est clair ?

– Oui, capitaine, marmonnèrent les hommes d'un ton dépité.

– Bien. Maintenant, Shakky-ya, est-ce que ça veut dire que Ray-ya nous retrouvera là-bas ? Il a l'autorisation d'y poser le pied ? interrogea le jeune homme.

– Eh bien, étant donné que l'impératrice pirate semble avoir un faible pour le petit Monkey et que Ray s'occupe de son entraînement, elle doit certainement accepter quelques compromis. Comme Lucy est une fille, cela ne devrait pas trop poser de problèmes.

– Avec son caractère, ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit jalouse morte, commenta Law.

– Dans ce cas, intervint Lucy, je lui dirai que les relations amoureuses, ce n'est absolument pas ma priorité, et qu'en plus, si j'aime bien Luffy, je n'ai aucune envie de sortir avec lui non plus. Par contre, j'aimerais bien devenir son amie. »

Devant l'air pensif de la jeune fille à cette idée, Shakky sourit affectueusement. Sa protégée était d'une gentillesse à toute épreuve, et malgré ce qu'elle avait vécu, elle n'avait pas perdu cette qualité. Elle avait perdu son innocence et sa capacité à faire confiance facilement, certes, mais au lieu de l'entacher, ça ne la rendait que plus forte.

°°o°°

Ce fut après deux jours de voyage que le sous-marin jaune atteignit Amazon Lily, esquivant aisément les monstres marins de Calm Belt grâce à la dextérité et les indications précises du navigateur.

Comme convenu, seuls Law et Lucy sortirent, allant à la rencontre de Boa Hancock et de ses deux sœurs, d'une vieille dame que tout le monde appelait Mamie Nyon, et de Ray, accompagné du Chapeau de Paille.

En voyant Rayleigh après une si longue séparation, Lucy ne put s'empêcher de courir pour lui sauter dans les bras, s'agrippant comme un koala à sa branche, et ne le lâcha plus. Sa gavroche était tombée pendant sa course, libérant ses oreilles de chat, sa queue se balançait doucement dans son dos, et un ronronnement sonore lui échappait en continu.

« Lucy... soupira Ray, mais le large sourire fendant son visage démentait son ton réprobateur.

– Non.

– Lucy...

– Tais-toi.

– Lucy ?

– Tu m'as manqué, Ray.

– Je vois ça, s'amusa l'ancien pirate. Mais maintenant, il faut que nous discutions. En plus, nous ne sommes pas seuls.

– M'en fiche. T'es confortable. »

Luffy éclata de rire à ces mots, ne pouvant plus se retenir : l'attitude de la jeune fille l'avait amusé dès le début. À contrecœur, Lucy finit par se décoller de celui qu'elle considérait comme son père adoptif, puis se tourna vers les quatre femmes Kuja qui la regardaient avec curiosité — avec dédain en ce qui concernait l'impératrice.

Lucy s'inclina poliment devant elles et se présenta formellement, sous l'amusement du Chapeau de Paille, l'air blasé de Law qui lui rendit son couvre-chef et la fierté de Ray. Hancock s'avança d'un pas et se présenta poliment — quoique d'un ton très orgueilleux — et présenta ses sœurs, oubliant la vieille dame qui s'offusqua et se présenta à grands renforts de cris sous la mine crispée de l'impératrice qui finit par l'envoyer voler d'un superbe coup de pied, sous l'admiration complète de Lucy.

« Vous êtes super forte, dites donc ! s'exclama-t-elle. Hein, Law, Ray, Luffy, vous avez vu !

– Bien sûr que Hancock est forte, affirma Luffy avec un grand sourire. Elle est pas Grand Corsaire pour rien ! »

Ladite Hancock rougit violemment de plaisir à ces mots, et Lucy comprit aussitôt qu'elle était amoureuse de Luffy. Elle sourit, c'était mignon.

« Vous êtes amis ?

– Ouais ! confirma Luffy avec un grand sourire. Tu veux être mon amie aussi ?

– Bien sûr. Ray va t'entraîner, de ce que m'a dit Shakky ?

– J'en ai besoin, affirma Luffy, redevenant sérieux. Et mes compagnons aussi. »

Soudain, il se retourna vers Law et son visage se fendit d'un nouveau sourire.

« Hé, mais t'es le gars qui m'a soigné !

– Oui...

– Alors merci, merci beaucoup, continua Luffy, son sourire s'élargissant.

– Tu n'as pas à...

– Mais si ! insista Luffy, têtu.

– On se reverra dans le Nouveau Monde, alors, laissa tomber Law avant de se tourner vers Lucy. Et toi... »

Lucy lui coupa la parole en venant lui planter un baiser sur les lèvres, faisant écarquiller les yeux au médecin, à Ray et aux femmes Kuja, tandis que Luffy les regardait d'un air simplement curieux.

« Je ne t'aime toujours pas, affirma Lucy en chuchotant pour ne pas être entendue des autres.

– Moi non plus, répondit automatiquement Law sur le même ton.

– Mais j'ai bien envie de remettre ça quand on se reverra.

– Moi aussi. »

Lucy sourit et Law leva les yeux au ciel. Quand son regard redescendit, il tomba sur celui, noir, de l'ancien second du roi des Pirates. Oups.

« Bon, je vais y aller, commença-t-il en amorçant un pas en arrière — une retraite stratégique s'imposait.

– Attends une minute, Trafalgar, » l'interrompit une voix grave et dure.

Law se retint de déglutir et leva courageusement les yeux vers le protecteur de son amante. Remarquant le manège des deux hommes, Lucy leva à son tour les yeux au ciel et poussa un soupir audible.

« Ray, laisse tomber, Shakky est au courant et elle approuve.

– Pardon ?!

– Ray, tu ne veux pas que j'informe Shakky de ton attitude d'homme des cavernes, pas vrai ? »

Rayleigh bougonna mais laissa partir le jeune homme qui, après un regard de pure reconnaissance à l'adresse de son amante, partit sans demander son reste rejoindre son sous-marin.

Lucy se consola en se disant qu'elle avait le numéro d'escargophone de son beau médecin. En plus, il lui avait appliqué lui-même une crème apaisante et cicatrisante sur son dos — il l'avait examiné, et avait confirmé qu'elle devait s'appliquer de la crème au moins deux fois par semaine, certainement jusqu'à la fin de ses jours, si elle voulait que son dos se remette un minimum.

Une fois que Law eut disparut, Luffy sembla se rappeler de quelque chose. Lucy aurait pu jurer voir une ampoule s'allumer au-dessus de sa tête.

« Au fait, Lucy, je me demandais... Tu m'as pas dit que tu détestais les Dragons Célestes ? »

À ces mots honnis, Lucy se figea, de même que les sœurs gorgones, et Ray et Mamie Nyon le regardèrent avec curiosité et inquiétude. Qu'allait-il sortir, cette fois... ?

« Si, pourquoi ? interrogea finalement Lucy, méfiante.

– Ben, ça veut dire que t'es comme Hancock et ses sœurs, alors ! »

L'impératrice et lesdites sœurs la regardèrent, et Lucy en fit de même. Regardant leurs yeux, Lucy y reconnut une lueur douloureusement familière. Sous la surprise de sa découverte, elle entrouvrit la bouche et écarquilla les yeux.

« Vous avez échappé aux Dragons Célestes, vous aussi ? »

Les trois femmes semblèrent vouloir se cacher dans un trou de souris, avant que les deux derniers mots ne s'imprègnent dans leurs esprits.

« Nous aussi ? répéta Sandersonia. Tu veux dire...

– Shakky et moi, intervint Rayleigh, nous nous infiltrons une à deux fois par an dans les salles de ventes aux enchères illégales d'esclaves, et nous en libérons le plus possible. Il y a un peu plus d'un an, Lucy faisait partie des rescapés. »

Les sœurs serpent et la vieille dame écarquillèrent les yeux, et ceux des sœurs se remplirent même de larmes. Rayleigh, imperturbable, poursuivit son explication.

« Si je vous ai donné rendez-vous ici, c'est à la fois parce que c'était plus pratique, mais en plus parce que je me disais que, peut-être, tu pourrais recevoir un entraînement plus poussé au combat, Lucy. Auprès des Amazones, je veux dire.

– Euh, je veux bien, hésita Lucy, mais je ne suis pas une combattante, je suis journaliste, je te rappelle. Et puis, qui te dit que les Kuja accepteront ? Rien ne les y oblige.

– J'accepte, coupa fermement Hancock d'un air décidé. Je n'ai rien contre cette demande, seulement, j'y opposerai une condition : tu ne pourras t'entraîner qu'avec moi ou mes sœurs, et personne d'autre.

– Euh... Très bien, abdiqua Lucy, sous le regard ravi et reconnaissant de Rayleigh.

– Tu es journaliste, nyon ? demanda soudain Mamie Nyon.

– Oui, mais sous un faux nom. Je suis plus connue comme Lord D. Lu, mes initiales sont LDL, et je n'écris pas spécialement pour un journal en particulier, mais pour ceux qui acceptent mes articles.

– Et pour l'armée Révolutionnaire, » compléta Rayleigh.

La vieille dame sembla impressionnée, d'autant qu'elle avait pu lire les articles que la jeune fille avait rédigés à la suite de la guerre au Sommet, et elle avait été, eh bien... impressionnée. Elle lui en fit d'ailleurs part.

« Tes articles sur la guerre étaient superbe, et plus encore celui sur Poing Ardent.

– Tu as écrit sur Ace ?! s'étonna Luffy.

– Oui... répondit Lucy, embarrassée et ravie à la fois.

– J'peux voir ? »

Face à l'excitation de Luffy, Lucy sortit le journal qu'elle gardait sur elle. Il lui arrivait de garder quelques articles avec elle, quand ceux-ci avaient été importants ou revêtaient une réelle fierté. Celui-ci était les deux à la fois.

Tout heureux et en même temps soucieux, Luffy se plongea dans la lecture du journal, sous l'air inquiet de Hancock.

« Ne vous inquiétez pas, Impératrice, fit soudain Lucy, la seule chose que je n'ai pas révélée est votre implication auprès de Luffy. Je n'ai pas mis que vous lui aviez donné la clé des menottes d'Ace, ni que vous aviez combattu le contre-amiral Smoker pour le ralentir. »

La femme la toisa avec stupéfaction.

« Tu en parles comme si tu étais présente...

– J'y étais, confirma Lucy, sous ma forme de chat, et avec Trombone, mon escargophone, qui a quasiment tout enregistré. J'ai un Fluide de l'Observation naturel et instinctif, et avec l'entraînement de Ray, il ne m'a pas été trop difficile de suivre les événements.

– Je vois... C'est impressionnant, tout de même, commenta la plantureuse brune.

– À ce propos, commença Rayleigh, Lucy, il faut qu'on parle.

– J'avais prévenu Shakky ! »

Rayleigh soupira mais décida de reporter la conversation à plus tard.

Enfin, c'était ce qu'il pensait, jusqu'à ce que Lucy se transforme en chat pour venir se blottir contre lui. C'est avec un nouveau soupir — de reddition, cette fois — qu'il prit le félin dans ses bras pour le cajoler. La boule de poils se laissa aller à de forts ronronnements sonores, amusant les autres femmes de la voir faire plier une légende de la piraterie avec une telle sournoiserie.

Le pouvoir des femmes...

Soudain, Luffy attrapa Lucy, l'arrachant des bras de Ray, laissant tomber le journal qui s'éparpilla au sol, pour la serrer étroitement dans ses bras, à la surprise générale, sauf de Mamie Nyon qui, ayant lu l'article sur Ace, s'attendait à la reconnaissance du jeune homme au chapeau de paille.

« Merci, Lucy, merci, merci, merci ! »

Prise par surprise, Lucy ne put s'empêcher de laisser un sourire attendri et une douce chaleur envahir son corps. Elle commençait à comprendre ce que pouvaient ressentir Ray et Shakky lorsqu'ils venaient en aide à des personnes et que celles-ci les remerciaient. C'était très agréable.

Elle reprit son apparence hybride afin d'éviter d'être étouffée sous l'étreinte quasi-tentaculaire du jeune pirate — c'est qu'il avait de la force, le bougre ! —, mais cela n'empêcha pas Luffy de resserrer son étreinte autour de sa taille, au contraire.

Puis, sentant le regard pesant de l'impératrice pirate, alors qu'elle avait refermé les bras autour du jeune homme, Lucy lui fit signe de se rapprocher et, sous l'hésitation de la femme, s'arrangea pour échanger progressivement leurs places sans que Luffy ne s'en rende compte.

Quand Luffy se détacha de Hancock, il écarquilla les yeux, surpris de ne pas être dans les bras de la personne qu'il avait attrapée, et surtout de ne pas avoir senti la transition. Hancock était pourtant très grande — en même temps, elle faisait 1m91 — alors que Lucy ne faisait que 1m70, soit à peine deux centimètres de moins que Luffy, sans oublier, non plus, la différence de taille de poitrine...

« Mais qu'est-ce qu...

– Désolée Luffy, mais l'impératrice semblait vouloir un câlin, elle aussi. Et vous avez bien raison, poursuivit la jeune fille à l'adresse de Hancock, les câlins, c'est la vie !

– Je ne connaissais pas tout ça, fit Luffy, coupant involontairement les sœurs gorgones.

– Tout ça quoi ? s'enquit Lucy.

– Ce qui est arrivé pendant la guerre, avant que j'arrive, et même après. Enfin, je ne savais pas que Shanks était intervenu, ou que l'amiral-en-chef avait annoncé qu'il allait prendre sa retraite, ni que papy a annoncé la même chose.

– Tu n'as pas lu les journaux ? s'étonna Lucy.

– Je ne les lis jamais. »

Lucy sembla proprement scandalisée, tandis que Rayleigh ricana de son expression. Se reprenant, Lucy prit un air déterminé.

« Ray, je te laisse t'occuper de l'entraînement au combat de Luffy. Moi, je lui amènerai plusieurs journaux toutes les semaines, et Luffy, tu auras pour mission de tous les lire.

– Quoi ?

– Je ne te laisse pas le choix. C'est important de se renseigner. Le savoir, c'est le pouvoir. Nico Robin ne te l'a pas expliqué ?

– Qu'est-ce que Robin a à voir là-dedans ?

– Elle est archéologue, historienne, chercheuse... Bref, elle doit se renseigner, ça fait partie de son métier et de ses passions. Mais surtout, lire les journaux te permet d'en savoir plus sur le monde qui t'entoure et sur les autres pirates, lesquels pourront devenir des ennemis ou des alliés. Il est très important de savoir ce qu'il se passe, et de ne pas foncer tête baissée. Tu m'écoutes, oui ? »

Luffy soupira, sous l'air exaspéré de Lucy.

« Oui, mais c'est chiant ! Et puis moi, je préfère découvrir les choses comme elles viennent, c'est plus sympa.

– Sauf que si tu en sais un minimum à l'avance, tu pourras bien mieux protéger ton équipage et tes amis, et ils se retrouveront beaucoup moins facilement en danger. »

Lucy avait pu remarquer cette tendance chez Luffy pendant la guerre : il ferait tout pour les êtres qui lui étaient chers. En voyant Luffy la regarder d'un air brusquement intéressé, la jeune journaliste se dit qu'elle avait eu raison d'appuyer sur cette corde. À présent, il fallait l'exploiter, afin de totalement ferrer le poisson.

Elle allait voir si les cours de Shakky pour manipuler son entourage seraient concluants ou non. Il fallait les mettre en application.

De son côté, malgré la première réticence de son Luffy d'amour, Hancock avait laissé faire la jeune fille. La Princesse Serpent avait bien compris que la journaliste n'était aucunement intéressée par son fiancé, mais qu'en plus, elle désirait aider le pirate. Enfin, Hancock savait que la jeune fille avait raison : son Luffy ne serait que plus fort avec des connaissances en plus.

°°o°°

Pendant les deux années qui suivirent, Lucy se rendit chaque week-end sur l'île de Ruskaina afin d'apprendre à Luffy à décrypter les informations importantes des journaux, à lire entre les lignes ce qui était censuré, et à faire une comparaison entre au moins deux journaux distincts de deux maisons d'édition différentes. Elle en avait aussi profité pour l'abonner à l'édition des Révolutionnaires.

Pour intéresser Luffy, ou plutôt, pour le forcer à s'intéresser à des sujets aussi rébarbatifs et ennuyeux — selon lui —, Lucy avait vite dû apprendre le Fluide de l'Armement. Luffy avait la fâcheuse tendance à s'endormir dès que l'ennui pointait son nez, alors Lucy avait dû user de poings pouvant le faire réagir — maudite tête de caoutchouc !

Finalement, Luffy avait bien retenu les leçons, d'autant qu'il avait ainsi pu suivre l'actualité sans que son entraînement avec Rayleigh n'en pâtisse.

De plus, voir l'ascension fulgurante de la nouvelle star de la chanson, le légendaire squelette Brook surnommé Soul King, avait suffisamment attiré son attention pour que le Chapeau de Paille comprenne que les journaux pouvaient être utiles, en fait.

À ce moment-là, Lucy avait poussé un gros soupir de lassitude, mais elle n'avait pas abandonné.

Si elle ne pouvait faire de Luffy un érudit, elle pouvait au moins faire en sorte de l'aider comme elle pouvait, avec ses propres compétences.

Law l'avait soigné, Ray l'entraînait au combat, et elle, elle se chargerait de son mental. Il avait déclaré la guerre au Gouvernement Mondial, avait frappé un Dragon Céleste... il méritait toute l'aide du monde !

Entre ces visites hebdomadaires, Lucy ne chômait pas non plus. Elle suivait un entraînement monstre auprès des sœurs gorgones — ce qui lui avait permis de développer un superbe Fluide offensif, mais avait confirmé qu'elle ne possédait pas et ne posséderait jamais le Royal —, et s'entendait plutôt bien avec les autres Amazones.

Pour justifier son entraînement spécifique et le fait qu'elle aussi dissimulait son dos, elle avait proposé à Hancock de faire croire qu'elle aussi souffrait d'une malédiction, bien que différente. Naturellement, l'impératrice avait accepté.

Ainsi, les Amazones pensaient qu'un dieu avait voulu faire de Lucy son épouse mais que celle-ci, ayant refusé, s'était vue partiellement transformée en chat noir — merci la superstition des chats noirs qui l'avait aidée sur le coup — et maudite par la marque du dieu dans le dos. Quiconque la voyant serait maudit d'une manière inconnue, mais qu'il ne valait mieux pas expérimenter.

Les Amazones pensaient que seules les trois sœurs étaient immunisées, car déjà maudites par les yeux de la Gorgone, et inversement, que Lucy était immunisée car maudite par le dieu. Cela permettait à Lucy et aux sœurs de faire ce qu'elles voulaient sans éveiller les soupçons.

Maudits Dragons Célestes. Lucy espérait voir le jour où Luffy les ferait descendre de leur piédestal à bons coups de pied au cul. Ce serait un jour faste, à noter dans les annales !

En attendant, elle avait du pain sur la planche, car en plus de ses entraînements avec Hancock, Sandersonia et Marigold, et de ses visites hebdomadaires à Luffy et Ray, elle trouvait aussi le temps d'écrire sur l'actualité, et de se tenir au courant en enquêtant ici et là certains jours de la semaine, quand les sœurs lui laissaient un peu de temps libre.

Ainsi, elle avait pu rédiger des articles sur la confrontation entre Akainu et Aokiji sur Punk Hazard, l'alliance de Capone « Gang » Bege à Big Mum, les multiples crimes et meurtres commis par l'équipage de Barbe Noire, le nouveau statut de Grand Corsaire de Law — avec une interview exclusive auprès du concerné —, la montée en puissance des autres Supernovæ, l'arrestation de Jewelry Bonney qui avait été vaincue par Barbe Noire — tiens, encore lui ? —, et les îles ayant été sous la protection de Barbe Blanche à la merci des trop nombreux malfrats sévissant dans le Nouveau Monde — merci la Marine, vous avez fait un super boulot en tuant leur protecteur !

Naturellement, la prime sur la tête de Lord D. Lu avait augmenté, mais la jeune fille ne s'en souciait pas. Elle écrivait en collaboration avec un journaliste de l'armée Révolutionnaire, Marik, et ils publiaient dans un journal financé par Shakky — avec ses gains aux jeux et ses prix exorbitants au bar, elle pouvait se le permettre, d'autant qu'elle avait pas mal économisé, et investi de vieux trésors de ses années en tant que pirate — un bon investissement à la banque sous un faux nom, et sa fortune n'avait pu que fructifier grâce à de bons placements.

Aidés des corbeaux généreusement prêtés par Dragon, ils pouvaient ainsi publier leurs articles aux quatre coins du monde.

Lucy travaillait d'ailleurs à réaliser des dessins si réalistes que, souvent, ils étaient confondus avec des clichés, car elle n'avait pas toujours l'occasion de prendre en photo ce dont elle était témoin, il lui avait donc fallu trouver une alternative — au vu des résultats, elle était satisfaite, d'autant que chaque dessin lui coûtait un minimum de deux heures de travail.

La jeune fille était donc fort occupée et au bord de l'épuisement, mais elle n'y prêtait pas grande attention : elle parvenait toujours à se dégager une heure le soir pour échanger avec Shakky par escargophone, sinon à revenir de temps à autre à Sabaody et parler de vive voix avec l'ancienne pirate.

Ces moments lui permettaient de s'épancher et de demander conseil à sa mère adoptive, toujours ravie de lui apprendre comment faire tourner son petit monde en bourrique.

En somme, Lucy s'épanouissait dans son travail, malgré quelques crises d'angoisse et de panique surgissant de temps à autre.

Cela arrivait lorsqu'elle enquêtait sur les trafics d'esclaves — humains ou non — et les activités illicites des trafiquants mais sur lesquelles la Marine fermait volontairement les yeux.

Dans ces moments-là, la jeune fille se réfugiait au bar de l'Arnaque et passait son temps à se faire consoler et rassurer par Shakky, laquelle avait un rôle indispensable à son bien-être et son rétablissement.

Lucy ne savait pas ce qu'elle ferait si jamais elle se retrouvait séparée de celle qu'elle s'était mise à considérer comme une seconde mère, ni comment elle pourrait réagir.

Très mal, certainement.


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Voilà pour ce chapitre, à présent, place aux réponses aux reviews !

Silomede : Merci pour ton encouragement, court mais efficace, c'est très bien comme ça ! J'espère que la suite te plaira tout autant.

mariam150295 : Eh bien, moi qui me pensais bavarde, je crois que tu me bats à plate couture ^^
Mais peu importe, car j'aime lire. Pour la chronologie, ne t'inquiète pas, écris comme tu le sens, ça reste cohérent.
Pour la maturité de Lucy... Elle est jeune et n'a pas eu d'enfance, donc elle aura d'autres moments de débilité absolue. Elle va alterner entre une très grande maturité et un très grand enfantillage. Eh, on ne guérit pas 10 années de traumatisme en 3 ans ! Ce n'est pas parce qu'elle parvient à donner le change qu'elle n'aura aucun écart. Et côtoyer certaines personnes *chapeau de paille* va l'aider à se décoincer et à s'exprimer plus librement.
VIVE L'EAU CHAUDE ! MA VIE POUR DE L'EAU CHAUDE !
Ah ben dans une guerre, y a du monde, c'est sûr ^^
J'ai toujours voulu un escargophone. J'ai fait de Trombone l'escargophone idéal. Voilà.
Shakky est géniale de toute façon.
Pour Ray, disons que le dicton "Fais ce que je dis, pas ce que je fais" s'applique un peu. Bien sûr, ça ne veut pas dire qu'il n'en a pas conscience, mais il s'inquiète et est donc de mauvaise foi.
Oui, Law est le meilleur. Je l'avais pas déjà dit ?
J'adore aussi Bepo, et si, c'est une info importante.
Tu lis du lemon au milieu d'une quarantaine de personnes ?! (J'ai fait la même dans le métro, donc osef.)
Pour la prévenance de Law, je me suis inspirée de mon propre vécu (oui j'ai eu beaucoup de chance de tomber sur des gars bien et respectueux). Pour moi, le respect est à la base de toute bonne relation (que ce soit amical, romantique, professionnel ou autre). Et peu importe le contexte, tu as le droit de dire non si quoi que ce soit dépasse tes limites personnelles.
Tu as anticipé le fait que Lucy allait travailler avec les Révolutionnaires. Veux-tu que je te surnomme Madame Irma ?
Pour mon style d'écriture, c'est simple : des heures de lecture de tous types (romans, poèmes, nouvelles, etc.), des heures à écouter les gens parler (autour de moi, à la télé, dans les films/séries) afin d'allier le langage écrit pour les parties narratives et le langage oral pour les parties dialogues. Ensuite, j'écris comme ça me vient. Des fois, il y a certaines tournures de phrases qui viennent spontanément au cours de l'écriture (voire même tout le temps). Et... J'écris sur des carnets, je recopie des citations, je rectifie beaucoup de choses... L'écriture n'est pas un long fleuve tranquille, mais si tu aimes écrire, tu peux le faire. Après, je te donne ma méthode, mais ce qui fonctionne pour moi ne fonctionne pas pour tout le monde. Et si tu préfères le dessin... Eh bien, chacun ses affinités ! J'adore voir des peintures et des dessins, mais je n'ai aucune compétence dedans ! (Enfin, je pourrais si j'y travaillais et que je prenais le temps, mais je ne le fais pas, je suppose que je n'ai pas la motivation suffisante...) Mais c'est pas grave ! Ce qui importe, c'est de faire ce qui te plaît, avec les méthodes qui te conviendront.
Si tu peux faire un dessin de couverture pour cette histoire ? Mais quand tu veux ! Prends le temps qu'il te faut, et en voiture Simone !
La suite, la voilà enfin !
Bon, j'ai pas forcément répondu à tout dans le détail, mais je pense que l'essentiel y est.
Des bisous, et merci pour ce message proprement gargantuesque !

... reviews, please ?