Hello ! Petit rappel, puisque ça fait déjà deux semaines depuis le précédent chapitre : Teddy a fait la rencontre de deux faux jumeaux : Jake et Miranda, qui ont un grand frère Préfet. Voilà, bonne lecture !
Edward « Teddy » Lupin
Teddy et Jake suivaient Nolan Fawley, le grand frère des jumeaux et Préfet de son état, jusqu'à leur salle de classe. Le plus âgé avait fortement soupiré en les voyant au premier étage, alors qu'ils avaient cours au quatrième, et s'était excusé auprès de ses amis pour les aider à retrouver leur chemin. Teddy se sentait d'autant plus gêné que le professeur de Potions, avec qui Nolan avait cours, avait fait des avances à Mrs Fawley et s'était pris une sacrée gifle, une vingtaine d'années auparavant. Depuis la première année de Nolan, il lui menait la vie dure, et ne manquerait pas une occasion de lui mettre une retenue… Si seulement ils n'avaient pas été retardés par ces fichus escaliers mouvants !
Le jeune Poufsouffle soupira en jetant un regard au grand frère de son nouvel ami. Il espérait ne pas être trop en retard pour leur premier cours – qui était en plus un cours de Métamorphose, et Teddy était mortifié à l'avance à l'idée de faire mauvaise impression sur celui qui lui enseignerait sa matière préférée pour les années à venir. Et puis, moins ils étaient en retard, plus Nolan avait de chances de se dépatouiller avec Slughorn. Ils pressèrent le pas.
Nolan toqua à la porte, qui s'ouvrit sur un très bel homme au teint olive et aux dents blanches. Ses boucles ébènes tombaient comme une cascade d'eau noire sur ses yeux sombres, et Teddy se sentit soudain très jaloux. Merlin, il n'était même sûr de pouvoir être aussi beau et envoutant même s'il reproduisait l'apparence de son professeur ! Il avait une aura qui frôlait l'illégalité, au vu des récents textes de lois que Tante Hermione avait fait passer vis-à-vis de l'hypnotisme et des autres magies de contrôle.
Teddy se surprit à faire une croix sur toute idée de relation amoureuse tant que ce mec était prof à Poudlard : aucune fille intéressée par les garçons ne pourrait détourner le regard de cet… Adonis ? Apollon ? Éphèbe ? Fantasme sur pattes ?
— Bonjour, Professeur Flint, salua Nolan, sortant Teddy de ses pensées. Mon petit frère, Jake, et son ami, Teddy Lupin, se sont perdus dans les escaliers, j'ai pensé que vous aimeriez que je vous les amène.
— Merci beaucoup, Monsieur Fawley, sourit aimablement le professeur en sortant un petit parchemin de sa poche. Voici pour vous éviter une retenue, ne soyez pas trop en retard avec le Professeur Slughorn, vous savez comment il est. On se voit cet après-midi, et n'oubliez pas votre baguette, cette fois-ci !
— Merci, Professeur, j'y penserai, marmonna le préfet en attrapant la note d'excuses, les joues roses, avant de tourner les talons.
Teddy se promit de poser des questions à propos de cette histoire de baguette. Jake et lui saluèrent leur professeur et s'installèrent à la seule table qui restait, au premier rang. Miranda y était déjà assise, un mince sourire aux lèvres. Elle ne se permit pas se de moquer d'eux devant Flint, mais son haussement de sourcils était suffisamment significatif pour passer le message. Jake fit mine d'être très concentré sur les mots du professeur, mais personne n'était vraiment dupe, et Teddy cacha un sourire derrière sa main.
— Bien ! s'exclama le professeur en frappant ses mains, ce qui fit claquer la porte et sursauter tous les élèves. Je suis le Professeur Flint, pour ceux et celles qui n'auraient pas pris la peine de lire attentivement leur emploi du temps. Cette année et, je l'espère, les années à venir, je vous enseignerai la matière belle et difficile qu'est la Métamorphose. J'ai autrefois eu un superbe professeur, qui savait se transformer en chat et profitait du premier cours pour surprendre tous ses élèves, ainsi qu'instaurer son autorité, sévère mais impartiale, mais, bien que mon premier cours de Métamorphose ait été spectaculaire, je préfère éviter de piéger mes élèves, étant donné que plus d'une retenue a été donnée lors de ces occasions, et que ma forme animale aurait sans doute un peu de mal à passer inaperçue. Je ne peux cependant que vous conseiller d'éviter de dire du mal de la Directrice en présence d'un chat qui vous est inconnu, vous seriez surpris !
Quelques rires se firent entendre, mais le silence retomba dès que le professeur leva la main. Il avait une vraie maîtrise sur la classe, même s'il y avait une petite cinquantaine d'élèves devant lui, et Teddy devait s'avouer qu'il était impressionné. Il se demanda si, un jour, il serait à cette place…
— Après ces deux heures communes, comme c'est le cas pour tous vos cours sauf les Potions et l'Histoire de la Magie, vos emplois du temps seront à nouveau modifiés. Chaque année, la première semaine est consacrée à faire des groupes de niveau, afin que je puisse travailler à votre rythme. Bien sûr, à la fin de l'année, vous passez les mêmes examens, il s'agit simplement de s'adapter à chacun. Des changements de groupe sont toujours envisageables dans l'année, mais ne seront pas accordés pour une question de mésentente, de différences entre maisons, ou simplement parce que votre meilleur ami est dans le deuxième groupe, alors que vous êtes dans le premier. Les seules excuses plausibles seront progression, régression et harcèlement, suis-je clair ? Aussi, je ne vous expliquerai pas à quel niveau vous correspondez. Il est hors de question qu'un groupe s'en prenne à un autre groupe parce qu'ils sont meilleurs, de la même manière qu'il est hors de question que les membres d'une maison s'en prennent à ceux d'une autre juste parce que leur blason est différent. Cela dit, je doute qu'une telle animosité puisse se développer ; les groupes seront différents pour la plupart des matières, après tout, et changeront probablement avec les années !
Les élèves applaudirent poliment, et le Professeur Flint n'eut pas le moins du monde l'air surpris. Cela avait dû arriver à plusieurs reprises, alors, et Teddy se demanda encore une fois s'il trouverait du plaisir à être un professeur. Sans doute.
Celui-ci passa la première heure à détailler les règles très importantes de la Métamorphose, lesquelles pouvaient vraiment être effrayantes, ainsi qu'à répondre à plusieurs questions. Les élèves apprirent notamment qu'il était le petit frère du célèbre joueur de Quidditch, Marcus Flint, et Teddy se demanda à quel point deux frères pouvaient être différents. Après tout, cet homme était incroyablement sexy, alors que son frère, même s'il était grand et musclé, avait un petit air de ressemblance avec la tête de Troll qui ornait un des pubs sorciers les plus mal famés d'Angleterre. Non pas que Teddy ait déjà été fouiner dans l'Allée des Embrumes, bien sûr… Enfin, le jeune Métamorphomage était tout de même heureux d'avoir un tel professeur de Métamorphose, sans parler du fait qu'il était son Directeur de Maison.
Les groupes furent rapidement faits : pour les quelques rares élèves qui réussirent à modifier la texture de leur aiguille – qu'ils devaient transformer en allumette –, ils furent d'office envoyés dans le groupe des forts, même si les termes n'avaient pas été clairement posés. Il fallut aussi répondre à un test écrit, pour laisser leur chance aux Nés-Moldus qui auraient lu leurs livres pour se préparer, et Flint leur annonça que les groupes seraient faits d'ici le lendemain.
Quand il ne resta que quelques minutes avant la fin du cours, l'adulte sourit de toutes ses dents et libéra les élèves.
— Monsieur Lupin, voudriez-vous rester un moment ?
Teddy échangea un regard inquiet avec Jake et Miranda, et ceux-ci lui firent signe qu'ils l'attendraient dehors. Il hocha la tête et attendit que tout le monde sorte pour s'approcher du bureau du Professeur Flint.
— Vous vouliez me parler de quelque chose, Professeur ? Si c'est par rapport à mon parrain, sachez que vous n'avez pas le droit de poser la moindre question, et que Madame la Directrice est au courant. Je ne voudrais pas vous causer des problèmes, mais mon parrain est plus important pour moi, j'espère que vous le comprenez, Professeur.
Celui-ci le jaugea du regard, intensifiant le malaise du garçon, puis sourit sincèrement.
— Je le comprends parfaitement, ne vous inquiétez pas. Vous êtes bien sage de vous méfier de moi, Monsieur Lupin, même si je ne vous veux aucun mal. Gardez la même attitude avec votre professeur de Potions et tout devrait bien se passer. Non, je ne veux pas parler de votre parrain, même si je dois dire que c'est un homme extraordinaire et qu'enseigner à ses enfants et au reste de sa famille sera un honneur. Tout comme c'est un honneur pour moi de vous enseigner la Métamorphose, non seulement parce que vous êtes le filleul – et presque le fils, puisque j'ai cru comprendre qu'il s'était occupé de vos comme un père – du célèbre Harry Potter, mais surtout parce que vous avez… un certain talent.
Teddy comprit soudain où il voulait en venir, et se détendit. Si ce n'était que ça !
— Parce que je suis un Métamorphomage ? Je le tiens de ma maman.
— Je sais bien de qui vous tenez ce donc précieux, votre mère m'a sauvé la vie, pendant la guerre, grâce à ce don. C'est en partie pour honorer ma dette de vie que je vais vous donner un ou deux conseils, et en partie parce que je suis votre professeur et que je détesterais vous voir vous reposer sur vos acquis. Il n'y a que deux élèves, sur les quarante-huit qui constituent votre promotion, qui ont réussi à modifier la texture de leur aiguille. Miss Shafiq, qui a très certainement eu une baguette entre ses neuf et ses dix ans et a eu plusieurs professeurs particuliers depuis son onzième anniversaire, quand ses réserves de magie sont devenues assez élevées pour apprendre à lancer de vrais sorts. Je le sais parce que mon frère était son professeur de Vol, et je vous fais confiance pour ne pas trop l'ébruiter. Je ne vous le dis que parce que j'ai besoin que vous compreniez à quel point votre don est une chance, et qu'il serait vraiment, mais alors vraiment dommage de le gâcher. L'autre élève, bien sûr, c'était vous, et vous avez obtenu un meilleur résultat qu'elle, alors que c'était évidemment le premier sort que vous lanciez. On aurait pu penser que vous saviez où était le bon bout de votre baguette, tout de même... Enfin, savez-vous pourquoi vous avez eu cette chance ?
Teddy secoua la tête, même s'il devinait où Flint voulait en venir, un peu mortifié d'avoir tenu sa baguette à l'envers, un peu plus tôt. Puis, il aimait bien l'écouter parler, et visiblement le professeur aimait beaucoup sa voix, lui aussi. On ne pouvait pas vraiment le lui reprocher, elle était douce comme le miel.
— C'est un don extraordinaire que vous avez là, et je dois vous avouer que ça va être un vrai casse-tête de vous garder intéressé pendant mes cours. Les Métamorphomages, parce qu'ils sont ce qu'ils sont, ont de grandes facilités en Métamorphose. Je vous déconseille cependant de vous reposer sur vos acquis, et j'ajouterai même que vous devriez d'autant plus travailler cette matière. Vous avez une chance qui est accordée à bien peu de personnes, et il serait bien triste de ne pas vous dépasser, de ne pas pousser vos grandes capacités à leur maximum. J'en attends beaucoup de vous, beaucoup plus que de vos camarades, soyez-en conscient. Vous pouvez y aller, Monsieur Lupin.
— Merci beaucoup, Professeur. J'ai une dernière question, pourquoi m'avez-vous dit de me méfier du Professeur Slughorn ?
Flint eut l'air très mal à l'aise, et jeta un rapide sort de silence.
— Je n'aurais pas dû vous dire ça, c'était déplacé. Après tout, le Professeur Slughorn est, comme de juste, l'un de vos professeurs, et je n'ai pas à saper son autorité. Seulement, c'est un collectionneur de têtes, et votre lien avec Harry Potter et tous les autres héros de guerre le poussera à vous recruter pour son petit Club de Slug. Votre parrain en a fait les frais pendant sa sixième année, et il n'a pas trouvé cela très plaisant. Avec ce que vous m'avez dit, concernant l'interdiction de vous utiliser pour se rapprocher de votre parrain, je me permets de vous faire ce conseil : quoi qu'il arrive, tâchez de ne pas rester seul avec Slughorn. Pardon, le Professeur Slughorn. C'est un excellent Maître des Potions, et un très bon professeur avec ceux et celles qui l'indiffèrent ou l'intéressent, mais il peut se montrer absolument odieux avec… les autres.
— Comme Nolan ? demanda Teddy avec hésitation.
— Comme Monsieur Fawley, oui, confirma Flint, le regard extrêmement sérieux. Faites attention à vous, Monsieur Lupin. Bon sang, je vous ai gardé trop longtemps ! Filez vite, je ne voudrais pas attirer de problèmes à vos amis. Voici un mot d'excuses qui vous évitera une retenue et une perte de points. Et tâchez de ne plus trop vous perdre, voulez-vous ?
Teddy sourit en souhaitant une bonne journée au professeur, avant de filer à toute vitesse vers ses amis, qui étaient toujours dans le couloir. Il se rendit compte que les autres Poufsouffle étaient là aussi, et baissa son regard sur le parchemin.
Discours de bienvenue à mes Poufsouffle. On s'est un peu emportés. Désolé, Horace.
Ce qui voulait dire que Flint savait que les autres Poufsouffle allaient rester. Ce qui voulait dire... Jake haussa des épaules en voyant le regard un peu perdu de son ami.
— Les Poufsouffle sont loyaux, non ? offrit-il pour seule explication, alors que les autres hochaient frénétiquement la tête.
Teddy sourit alors franchement, puis tout le monde se dirigea vers les cachots à toute vitesse – sans toutefois courir ; c'était, après tout, interdit.
Slughorn leur lança un regard suspicieux, et grimaça sans prendre la peine de s'en cacher devant Jake et Miranda. Il adressa cependant un sourire affable – et un peu trop intéressé pour être sincère – à Teddy. Tout le monde prit place. Ils partageaient ce cours avec les Serpentard, ce qui n'était pas plus mal. Peut-être que Slughorn devrait se concentrer un peu plus sur les membres de sa propre Maison plutôt que sur Teddy.
Celui-ci soupira en songeant à tous les efforts qu'il avait fait pour réussir un peu en Potions, à toute la théorie qu'il avait apprise pour ne pas être une catastrophe. Tout ça pour se retrouver avec un chasseur de têtes en guise de prof…
Il garda bon espoir en voyant que le Professeur était accompagné, cela dit. Lucrèce Berthelier était une française en septième année à Serpentard, et un sacré génie des Potions. Elle avait passé sa BUSE en quatrième année, et son ASPIC en cinquième. Depuis, elle travaillait avec le Professeur Slughorn pour devenir Docteure ès Potions, ce qui était une distinction plus élevée encore que celle de Maître des Potions. Elle finirait son apprentissage auprès de lui à la fin de l'année suivante, puis finirait sa formation deux années plus tard au Brésil et en Egypte, avant de remplacer Slughorn, qui reprendrait enfin sa retraite, après un extra de dix ans d'enseignement.
La Serpentard passa les deux heures à distraire Slughorn de son objectif – le filleul de Harry Potter, bien sûr –, et adressa un sourire désolé à Teddy et aux jumeaux. Quand le cours prit fin, Teddy fut le premier à ranger ses affaires et à sortir de la salle, avant que Slug n'ait eu l'occasion de lui demander de rester.
Merlin ! Le jeune Métamorphomage songea avec amertume qu'il ne fallait pas que Slughorn rencontre James, parce que cet idiot profiterait sans aucun doute de l'occasion pour se faire mousser, et pourrait mettre en péril, en un clin d'œil, tous les efforts de Harry pour garder leur vie privée telle qu'elle devait être : privée.
Teddy descendit du train, sa valise dans la poche, avec Jake, Miranda et Lucrèce. Celle-ci passa une main dans ses cheveux bruns, qui tombaient élégamment sur ses épaules, et parcourut la foule du regard. Elle sourit en apercevant une tignasse rousse, qui appartenait à Ginny Potter, et Teddy la suivit quand elle se fit un chemin à travers la foule. Les jumeaux, eux rejoignirent leurs parents avec leur grand frère.
— Salut Maman, dit Teddy en arrivant à son niveau.
Celle-ci le regarda, attendit, puis leva les yeux au ciel et l'attira dans une étreinte forte.
— Tu m'as manqué, Teddy, murmura-t-elle. J'ai dû gérer James et Fred toute seule, tu te rends compte ?
Le Poufsouffle rit faiblement et chercha ses amis du regard. Son visage s'illumina quand il les vit, ainsi que Nolan et leurs parents, en train de se diriger vers eux. Les présentations furent rapides, puis Ginny reporta son regard sur Lucrèce, qui attendait, un peu en retrait, désirant visiblement parler avec Mrs Potter.
— Et vous êtes ? s'enquit Ginny, un bras autour de celui qu'elle considérait comme son fils. Vous me paraissez un peu grande, pour une première année…
La Serpentard secoua la tête avec amusement.
— Lucrèce Berthelier, Madame Potter. Teddy vous a peut-être parlé de moi, vu que j'aide Slughorn pendant ses cours. Je voulais juste vous mettre en garde, et cela vaut aussi pour vous, Monsieur et Madame Fawley, même si pour des raisons opposées. Pour l'instant, l'amitié de Miranda et Jake avec Teddy empêche Slughorn de vraiment leur poser problème, mais ça risque de se compliquer avec le temps, tant que Teddy refusera de répondre aux questions et aux invitations de son prof de Potions. Ne me regardez pas comme ça, je ne suis pas en train de vous demander de lui donner une interview et votre journal intime, je vous conseille juste de faire jouer vos relations pour faire comprendre au Professeur Slughorn que Teddy est hors de son champ, et compte bien le rester. Je fais de mon mieux pour éviter les interactions et pour que Teddy ne soit jamais seul avec lui, mais je quitte l'Angleterre et Poudlard dans moins de deux ans ; j'ai bien peur de ne pas pouvoir faire grand-chose, après ça…
Ginny hocha la tête, et les adultes discutèrent avec Lucrèce de choses et d'autres, notamment du comportement de leurs enfants et de leurs compétences en Potions. Nolan écoutait discrètement la conversation, même si Teddy pensait qu'il regardait un peu trop Lucrèce pour être vraiment intéressé par ce qu'il se disait. Teddy retint un sourire en se disant qu'il n'avait aucune chance : il savait que Lucrèce était amoureuse du Professeur Flint et que c'était réciproque. Apparemment, ils attendaient avec impatience que la jeune femme ne soit plus élève à Poudlard pour vivre leur histoire d'amour, se contentant d'échanger des lettres et des regards brûlants.
Teddy grimaça en repensant au maléfice Cuisant que lui avait lancé Lucrèce en le voyant lire sa lettre – il fallait dire que ça n'avait pas été très correct, surtout que les relations entre élèves et professeurs étaient proscrites, même quand la différence d'âge était si petite. Après tout, Flint n'avait jamais que cinq ans de plus qu'elle…
Alors que tout le monde se saluait chaleureusement, avec maintes promesses de se voir au cours des vacances, de s'écrire, et travailler, et ainsi de suite, et que Ginny et Teddy se dirigeaient à grands pas vers l'aire de Transplanage, le jeune Poufsouffle ne put s'empêcher de penser que Tante Hermione serait contre une relation telle que celle de Lucrèce et Flint. Après tout, il avait une position dominante sur elle, même s'il ne s'en rendait pas forcément compte, et ce n'était pas vraiment l'idéal pour construire une relation.
Enfin, Teddy supposait que, les deux étant très riches et certains de leur avenir, ça ne posait pas trop de problème. Mais ce n'était pas vraiment ses affaires, et toute pensée relative à cette histoire quitta son esprit quand il croisa le regard vert, si vert de son petit frère adoré.
Il sentit ses yeux s'embuer, et sa vue se troubla, mais cela ne l'empêcha pas de rire faiblement en attirant Albus dans ses bras, les gazouillis heureux du petit garçon résonnant comme une douce mélodie à son oreille. Et lui murmura maintes histoires, maintes folies, maintes aventures, il le couvrit de cadeaux que Nolan et Lucrèce avaient achetés pour son compte à Pré-au-Lard, comme si les mots pouvaient remplacer les instants passés loin l'un de l'autre, comme si les mots pouvaient signifier à Albus à quel point il lui avait manqué. Mais il n'y avait pas besoin de mots, il n'y avait pas besoin de longues phrases alambiquées, de grands discours et de belles figures rhétoriques pour que le petit Al' comprenne tout, parce qu'il était si intelligent, si rusé, si brillant, et Teddy n'avait de cesse d'admirer ses progrès, sans même jeter un regard à James, sans même s'enquérir de la santé de Lily.
C'était comme si, soudain, le monde n'était plus fait que d'Albus, de Teddy, et de leurs rires d'enfants. Ils étaient frères.
La Répartition venait de prendre fin. Victoire avait été la dernière à être répartie, et le Choixpeau n'avait pas eu à beaucoup réfléchir avant de l'envoyer à Gryffondor. Elle adressa un signe de la main à Teddy et celui-ci lui sourit en retour, avant de reporter son regard sur la Directrice.
Il était extrêmement anxieux. Il avait passé les deux dernières années à se planquer dans les jupes de Lucrèce pour éviter Slughorn, mais elle était partie parfaire son apprentissage des Potions à Castelobruxo, où enseignait l'un des deux Docteurs ès Potions au monde. Il se retrouverait donc tout seul pour gérer le chasseur de têtes, et il avait peur que la Carte du Maraudeur, que Harry lui avait donnée avant d'aller à King's Cross, ne lui permette pas de l'éviter indéfiniment.
La Directrice prit alors la parole, dominant la salle de son regard strict. Parfois, Teddy se demandait ce qu'avait pu être Poudlard quand Dumbledore était directeur, puis il se souvenait d'histoires de Trolls et de chiens à trois têtes, et arrêtait de se poser des questions. Des fois, il valait mieux être strict et méfiant plutôt qu'avoir une foi inébranlable dans la nature humaine, ça évitait quelques problèmes.
— Mes chers collègues, mes chers élèves, j'ai de grandes annonces à vous faire. Tout d'abord, bienvenue aux nouveaux élèves, j'espère que vous vous plairez dans cette école ainsi qu'au sein de votre Maison. Une oreille attentive vous sera toujours proposée, et Poudlard accordera toujours son aide à ceux qui en ont besoin. Je tiens aussi à souhaiter la bienvenue au Professeur Grant, votre nouveau professeur de Sortilèges, même si j'aurais préféré que les circonstances soient plus heureuses. J'ai en effet le regret de vous annoncer que notre bien-aimé Professeur Flitwick nous a quittés cet été, d'une mort paisible et indolore, dans son sommeil. Un hommage lui sera rendu ce dimanche, dans le parc du château, et chacun est libre de venir, ou non, et de préparer quelques mots, ou non. Je ne tolèrerai aucun écart de conduite durant la cérémonie, Filius a été un collègue, puis un subordonné, mais nous avons avant tout été amis, et nous avons combattu côte à côte durant la guerre meurtrière que vous connaissez sous le nom de Deuxième Guerre des sorciers. Puisse la Magie apaiser son âme brillante et nos âmes endeuillées.
Il y eut un petit silence, durant lequel chacun se remémora ses souvenirs avec le petit professeur, toujours jovial et encourageant. Les Serdaigle paraissaient particulièrement touchés par la nouvelle, et Teddy vit plusieurs d'entre eux fondre en larmes.
— Le Professeur Londubat est le nouveau Directeur Adjoint, je compte sur vous pour ne pas ajouter de complications à sa tâche. Enfin, dernière annonce et non des moindres, je crois que certains regards curieux ont déjà remarqué les quelques adultes en robes blanches à motifs alambiquées. Je vous présente le nouveau système de Poudlard, qui permettra à des étudiants venus du monde entier d'apprendre auprès de spécialistes : le système des Apprentis de Lucrèce. Il était coutume, autrefois, que les professeurs formassent ceux et celles qui leur succéderaient, et nous avons décidé, de concert avec le Ministère de la Magie et la Confédération Internationale des Sorciers et Sorcières, de nous réapproprier cette tradition perdue. Il va sans dire que l'excellent travail de Miss Berthelier ces dernières années a été l'élément déclencheur, et c'est pourquoi nous lui rendons hommage avec le nom que nous avons choisi. Les Apprentis aideront pendant les cours, pourront parfois vous aider dans vos devoirs, dans les mesures du raisonnable, et finiront probablement, un jour, par enseigner dans l'une des onze écoles de magie à travers le monde. J'attends de vous un comportement exemplaire, je rappelle à tous que la Forêt Interdite s'appelle ainsi pour une raison, et que la liste des objet interdits à Poudlard est disponible dans le bureau du concierge, Monsieur Rusard, et sur le tableau d'affichage dans vos salles communes. Bon appétit !
La Grande Salle éclata en un tonnerre d'applaudissements, puis la nourriture apparut et tout le monde se mit à manger. Le trajet jusqu'à l'Ecosse avait été très long, après tout !
Teddy échangea un long regard avec Jake et Miranda. Cela faisait deux ans qu'ils supportaient Slug, et la protection que pouvait leur offrir Nolan, qui avait été nommé Préfet-en-Chef, était bien maigre. Seulement, ils n'étaient pas inquiets, ou du moins ne l'étaient plus. Lucrèce leur avait dit que tout irait bien, et Teddy comprenait maintenant pourquoi Harry et Ginny n'avaient pas paru si inquiets que ça.
Parmi les Apprentis de Lucrèce de cette année-là, celle qui s'occupait des Potions était Elizabeth Shacklebolt.
Teddy soupira en voyant Jake, Miranda et Nolan partir avec leurs parents. C'était les vacances de Pâques, et Harry lui avait proposé d'inviter ses amis pour son anniversaire. Ils avaient fait beaucoup de choses, notamment aller au cinéma et déguster un délicieux repas dans un très bon restaurant Moldu. Il y avait trois adultes, donc personne n'avait posé de questions, même si certains clients avaient vu d'un mauvais œil la présence un tout petit peu trop bruyante de la joyeuse bande d'adolescents et d'enfants.
Il y avait bien sûr eu la fratrie Fawley, ainsi que Lucrèce, qui était revenue du Brésil juste pour l'occasion, et le Professeur Flint, qui vivait le parfait amour avec la belle Française. Il y avait aussi quelques autres camarades de Poufsouffle, et Victoire avait insisté pour qu'elle et Dominique puissent venir. Apparemment, Fleur était à nouveau enceinte et menait la maison avec la poigne d'un tyran. Teddy avait aussi invité Scorpius, et Astoria avait accepté avant que Drago ne puisse objecter.
Ils avaient fini la journée dans un parc, et Teddy avait noté avec un soupir que Neville les suivait. Il aurait dû se douter que Harry ne le laisserait pas vagabonder sans surveillance avec Merlin savait qui. Déjà qu'il avait refusé qu'Albus et Lily – et James, même si Teddy n'avait jamais parlé de James – viennent, soi-disant parce qu'ils étaient trop jeunes, plus certainement parce que Harry avait très peur de ce que les médias pouvaient faire à ses enfants.
Teddy soupira à nouveau. Victoire et Dommy avaient décidé de rentrer par Portoloin en premier, puisqu'il était une heure plus tard en France. Depuis, tout le monde était parti, sauf Lucrèce, Flint et, bien sûr, Scorpius. Celui-ci bailla, et Teddy songea qu'il serait bientôt temps pour lui d'aller se coucher. Il n'était que dix-sept heures trente, mais il paraissait évident que Scorp' n'était pas habitué à dépenser autant d'énergie, et il avait déjà somnolé une partie de l'après-midi.
— Dis, Teddy, pourquoi tu dis « iel » en parlant de Dommy ? demanda soudain le petit garçon, les yeux embués de sommeil.
L'adolescent regarda Lucrèce, incertain. Comment expliquer ça à un enfant aussi jeune ? Est-ce que Scorp' pourrait comprendre le concept de genre, la différence avec le sexe biologique ? Teddy savait que lui-même avait un peu de mal à comprendre le concept, mais il ne pouvait pas non plus répondre à Scorp' qu'il était trop jeune pour savoir, pas quand il s'était promis de ne jamais utiliser cette phrase. Enfin, après tout, peut-être l'enfant comprendrait-il mieux que lui – son esprit n'avait pas encore été trop marqué par les normes imposées par la société.
— C'est juste un pronom, comme « il », ou comme « elle », si tu veux, répondit Lucrèce à sa place. Ça veut juste dire que Dominique ne se sent ni complètement fille, ni complètement garçon. Iel ne veut pas trop que ça se sache pour l'instant, alors tu crois que tu pourrais garder ça secret ?
— OK, répondit Scorpius avec sa petite voix ensommeillée. C'est vrai que vous enseignez à Poudlard ? Maman dit que Poudlard c'est super beau, et qu'il y a une super grande bibliothèque, même si elle est moins grande que celle du Manoir. C'est vrai qu'il y a une bibliothèque extraordinaire, à Poudlard ?
Teddy sourit doucement, le regard rêveur, alors qu'il écoutait d'une oreille la conversation entre Scorpius et Lucrèce. À un moment ou à un autre, ils commencèrent à parler français, et le Poufsouffle échangea un regard amusé avec Flint, puis ils se joignirent à la conversation avec joie. Quelques semaines plus tôt, ils avaient ingéré une création de Lucrèce qui permettait d'apprendre la langue maternelle de la personne qui avait concocté la potion. Ils avaient donc appris le français, et ne regrettaient absolument pas cette décision, malgré les migraines et les courbatures dont ils souffraient encore.
Flint raconta les prouesses de son frère, et ce qu'il savait des années à Poudlard de Drago Malefoy et Astoria Greengrass – sans parler de la Guerre –, Lucrèce fit rire les trois autres en narrant ses premières années à Beauxbâtons, les bizarreries de son oncle Léonard, et les merveilles du Brésil, puis Teddy parla des aventures de son père, de son parrain, il parla de son petit frère adoré, et Scorpius embrassait leurs mots, buvait leurs paroles, subjugué par la grandeur et la vastitude du monde, intrigué par ce fils de héros qui irait à Poudlard avec lui, déjà amoureux de l'école de magie, de ses professeurs et ses passages secrets.
Teddy lui montra même la Carte du Maraudeur, devant laquelle tous s'extasièrent, manquant de peu le regard incrédule mais heureux d'Astoria Malefoy, qui venait récupérer son fils, et se rendait compte que, non contente de ramener Scorpius à la maison, elle ramenait également l'espoir que tout irait bien mieux que ce qu'elle avait osé rêver.
Flint referma la porte derrière Teddy, et tous deux se sourirent. Ils avaient indéniablement formé une sacrée amitié, derrière leur lien élève-professeur, et tous deux étaient reconnaissants de s'être trouvés. Passionnés par la Métamorphose, ils pouvaient en parler pendant des heures et des heures, et Teddy avait arrêté de compter le nombre de fois où il s'était retrouvé à se cacher de Rusard, des Préfets et des Professeurs en regardant avec attention la Carte du Maraudeur, et en maudissant le métier de son parrain, sans lequel il aurait pu jouir de la Cape d'Invisibilité des Peverell durant sa scolarité. Cette année-là avait été plus calme, comme il était Préfet.
— Alors, Teddy, dis-moi ? Une idée de ce que tu veux faire, après tes BUSES ? Et ton ASPIC de Métamorphose, bien sûr. Quelque chose en rapport avec les Potions, je n'en doute pas, ou bien peut-être Gardien pour les Flèches d'Appleby ?
L'élève leva les yeux au ciel. Le Gardien de l'équipe de Poufsouffle était tombé malade pour le dernier match, et le Capitaine avait demandé à Teddy de le remplacer. Inutile de dire que ça avait été la plus grosse défaite de la saison, avec un Gardien nul et un Attrapeur moyen.
— Je sais que vous avez encore cette défaite en travers de la gorge, Professeur, mais tout de même… Quitte à jouer pour les Flèches, j'aimerais mieux être Attrapeur. Je ne sais pas à quoi pensait Stevens, franchement !
— Moi non plus, mais il m'a suffisamment entendu pour que ça ne se reproduise pas, crois-le bien ! Il me semble qu'il compte rendre son badge de Capitaine pour l'année prochaine. Il dit que c'est pour réviser ses ASPICS, mais j'ai bien peur qu'il n'ait vraiment honte de sa décision peu stratégique.
Teddy haussa des épaules. Stevens n'était pas un mauvais capitaine, mais il avait paniqué et ça s'était avéré fatal. Il lui parlerait, peut-être qu'il parviendrait à faire changer d'avis le Poursuiveur.
— Bon, reprit plus sérieusement Flint, plusieurs choix s'offrent à toi. Tu peux faire la même chose que Lucrèce, et travailler auprès de moi dès l'année prochaine, une fois que tu auras passé ton épreuve finale de Métamorphose. Tu peux aussi continuer une scolarité normale, et aviser en septième année, même si je pense qu'il serait sage que tu arrêtes les Potions.
Teddy hocha la tête. Malgré tous ses efforts et le fait que Lucrèce ait été son professeur cette année-là – une chance qu'il avait bénie dès les premiers cours, comme il n'avait plus à faire attention aux moindres faits et gestes de Slug –, il restait extrêmement médiocre en Potions, et n'espérait pas avoir plus qu'Acceptable.
— Je pense que je vais aussi abandonner l'Histoire de la Magie. Je ne suis pas très bon, et les périodes les plus importantes ont déjà été vues. Sauf les guerres du vingtième siècle, mais je me suis déjà renseigné dessus, du coup… Je garde donc Métamorphose, Sortilèges, Botanique, Défense Contre les Forces du Mal, Runes et Arithmancie. Enfin, j'hésite pour l'Arithmancie, parce que ce n'est pas très… utile pour devenir prof de Métamorphose et je n'ai rien envie de faire d'autre.
— Tout dépend de si tu veux devenir Préfet-en-Chef, en septième année, indiqua Flint en prenant des notes. Il faut un minimum de six matières en comptant les options, pour que ce soient des gens travailleurs et responsables. Bien sûr, tu es travailleur et responsable, et tu es déjà plus mature que la plupart des Préfets-en-Chef que j'ai pu rencontrer en sept ans de carrière, mais les règles sont les règles.
Teddy hésita. Est-ce qu'il voulait être Préfet-en-Chef… ? Il songea à sa septième année, qui commencerait en 2015. Il pensa à son petit frère, James, et son visage se décomposa. Merlin, ça allait être un enfer !
— Je garde Arithmancie, il faudra absolument au moins un Préfet dans le tas qui n'ait pas peur de retirer des points au fils aîné du Survivant, ou Sauveur, ou peu importe comment on l'appelle aujourd'hui.
Flint ricana et reposa sa plume.
— Et pour le futur, Teddy ? Qu'est-ce que tu penses de commencer ton Apprentissage dès l'année prochaine ? Tu pourras enseigner plus vite.
— J'en suis, Professeur, sourit-il avec confiance. Bien sûr que j'en suis. Vous êtes un excellent tuteur, et j'espère pouvoir vous appeler mon ami après mes ASPICS.
Le visage du professeur s'éclaira, et ses grands yeux noirs pétillèrent derrière ses boucles.
— N'attends pas tes ASPICS pour ça, Teddy. Tu sais que tu peux m'appeler Igor dès qu'on sort du château.
Il regarda sa montre.
— Bien, il est temps que je m'occupe de tes autres camarades. Va donc rejoindre les jumeaux, et bonne chance pour tes épreuves.
— Merci beaucoup, Professeur, répondit Teddy en se dirigeant vers la porte.
— Une dernière chose… reprit Flint d'un ton prudent. Tu as tort, tu sais ? C'est toi, l'aîné des fils de Harry Potter. Pas James. Et je ne pense pas t'apprendre quelque chose en disant que tu n'as jamais fait perdre un seul point à ma Maison, que tu n'as jamais eu une seule retenue, et que ça n'a rien à voir avec ton statut de filleul du Sauveur.
Avec un dernier sourire, Teddy sortit de la pièce et rejoignit Jake et Miranda dans la Salle Commune. Il avait l'impression qu'on lui avait jeté un sort d'Allégresse, et c'était sans aucun doute l'une des sensations les plus agréables qu'il ait jamais expérimentée.
Bonsoir !
Vous avez donc fait ici la rencontre de... Lucrèce Berthelier, dont le nom de famille vous est peut-être familier, et d'Igor Flint, le frère de Marcus, et un bien meilleur homme. Ce sont des personnages que j'apprécie particulièrement et qui auront leur importance dans le tome 2, alors j'espère que vous les aimez bien ! J'espère aussi que je n'ai offensé aucun fan de Slughorn, disons que cet homme n'est pas... mon personnage préféré. Loin de là, même. À vrai dire, je crois que je l'aime parfois moins qu'Ombrage, parce qu'au moins Ombrage est dans l'autre camp et fait juste son taff de connasse raciste, alors que Slug est juste... ew. Bref, je ne vais pas épiloguer là-dessus, ma dissertation de philo m'attend haha !
J'espère en tout cas que ce chapitre vous a plu, je n'ai plus qu'à répondre à deux personnes au niveau des reviews, désolée encore pour le délai de réponse ! La prépa, surtout celle-ci, c'est chronophage, et hypnophage, et graphophage, et j'espère que vous me pardonnerez ces néologismes affreux, on révise son grec comme on peut mdr
Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à me donner vos impressions sur ce chapitre ! J'ai beaucoup de mal à trouver du temps pour écrire parce que tout s'enchaîne et qu'il faut que je trouve des méthodes et un rythme de travail sans mettre ma santé et mon bien-être de côté, donc forcément ce qui est "non-essentiel" passe un peu à la trappe... Enfin bon, heureusement que j'ai ralenti le rythme de publication !
J'en profite pour dire que si jamais quelqu'un a déjà été en prépa littéraire (ou n'importe quoi qui implique fichage intensif, lecture en diagonale efficace et problématisation éclair), je ne suis pas contre quelques petits conseils méthodologiques haha. Et si jamais quelque lycéen-ne passait par-là et se posait des questions par rapport à la prépa littéraire, je devrais aussi pouvoir trouver le temps de répondre.
Fin de l'aparté prépa, fin de la note d'autrice : je vous souhaite une bonne fin de week-end, un bon début de semaine, et je vous dis à deux semaines pour la dernière partie de ce chapitre sur Teddy (et pour l'avant-dernier chapitre de ce tome, je tremble rien que de penser que j'ai fini le premier volet et qu'il me reste encore beaucoup à faire-)
À plus !
