Trigger Warning : émasculation (mention), deuil, mort
Edward « Teddy » Lupin
James jouait dans le jardin avec Fred. Ils avaient beau avoir un an de différence, ils étaient inséparables, pour le plus grand malheur de Teddy, qui commençait à saturer de leurs mauvaises blagues et de leurs remarques stupides.
Depuis qu'il était à Poudlard, Albus se réfugiait souvent chez Ron et Hermione pour ne pas trop subir l'inconscience et la jalousie de son grand frère. Il s'était lié d'amitié avec Rose, qui irait à Poudlard en même temps que lui, et Teddy se sentait un peu soulagé de voir que son petit Al' adoré pouvait se débrouiller quand lui-même n'était pas là pour le protéger.
Albus s'entendait aussi très bien avec sa petite sœur, et Teddy l'avait adoptée avec plaisir. Ses grands yeux bruns et ses cheveux roux lui rappelaient Ginny, et il avait hâte de la voir grandir, histoire de rire un peu. Si elle continuait de prendre le parti d'Albus, il y aurait de sacrées disputes chez les Potter, et peut-être que Harry arrêterait d'être aussi aveugle vis-à-vis de son aîné.
Harry n'était pas laxiste, mais… Teddy soupira. Il n'était pas tant attaché à Albus qu'il l'était à James, parce que le pauvre enfant avait eu la malchance de naître entre deux Gryffondor bruyants. Teddy savait bien que Harry ne savait pas comment gérer Albus, parce qu'il était si calme, et qu'il ne demandait jamais, quand il avait besoin de quelque chose. Parfois, Harry semblait oublier que son propre fils était dans la pièce, et c'étaient toujours Teddy ou Ginny qui devaient s'en occuper.
Harry aimait son fils, mais il le montrait moins, parce qu'il ne savait pas comment faire, et encourageait ainsi le mutisme de l'enfant, et c'était reparti pour un tour. Tout ça parce que personne ne savait communiquer, dans cette maison. Parfois, Teddy se remémorait les mots que son parrain avait prononcés, des années auparavant, dans ce magasin de chaussures. La seule chose qui te différencie des Potter, c'est la génétique. Alors qu'est-ce qui faisait que Al' recevait moins d'attention que lui-même en avait reçu, s'il était un Potter ? Pourquoi Harry avait tant voulu lui faire comprendre qu'il était comme un fils, pour lui, alors qu'il n'en faisait même pas la moitié pour Albus, son propre fils ?
Teddy sentit sa gorge se nouer, et tâcha de se distraire en caressant doucement les cheveux de son petit frère, alors que Lily espionnait leurs parents à travers les barreaux serrés de la rampe d'escalier. C'était leurs noces d'étain. Dix ans avaient passé depuis leur mariage, et Harry chantait, dans un français approximatif, la chanson qu'il avait fredonnée, près de douze ans auparavant, pour finir un genou à terre, les larmes aux yeux et un écrin ouvert dans la main.
Elle a dû faire toutes les guerres
Pour être si forte aujourd'hui
Teddy aimait bien cette chanson. Il trouvait que ça représentait bien ses parents, et leur amour qui, malgré les disputes, était plus fort que tout, parce qu'ils avaient vécu trop de choses ensemble, parce qu'il y avait eu trop de morts, trop de larmes.
Albus se frotta les yeux.
— Ça veut dire quoi, ce que chante Papa ? demanda-t-il en baillant.
— C'est du français, répondit doucement Teddy, pour que les adultes ne les entendent pas. Ça veut dire que Papa et Maman s'aiment beaucoup.
Il y eu un petit silence confortable durant lequel ils n'entendirent plus que les accords de guitare et la voix émue de leur père.
Moi je n'étais rien
Et voilà qu'aujourd'hui
Je suis le gardien
Du sommeil de ses nuits
— Tu crois que je pourrais apprendre le français, un jour ? reprit Al', ses grands yeux verts levés vers son aîné, qui souriait tendrement, presque incapable de parler tant l'amour qu'il portait à son petit frère lui prenait les tripes.
Je l'aime à mourir
Teddy allait lui apprendre, et puis il y avait toujours la potion de Babylone, celle que Lucrèce avait créée. Teddy ferait tout pour son cher Albus, il irait contre vents et marées, il construirait des tours et des châteaux forts pour mettre son protégé à l'abri de James, il affronterait mille fois le regard plein de reproches de Harry, même si, dix ans auparavant, il avait été celui à craindre que son parrain l'aimât moins que ses fils.
Vous pouvez détruire
Tout ce qu'il vous plaira
Lily et Albus dans ses bras il se laissa bercer par la douce musique et l'amour présent dans la pièce.
Elle n'a qu'à ouvrir
L'espace de ses bras
Pour tout reconstruire
Même James n'osa pas les réveiller, en passant devant eux pour aller se coucher, et leurs parents les laissèrent dormir ensemble, se contentant de les léviter jusqu'au plus grand lit de la maison.
Pour tout reconstruire
La maison vibrait presque d'amour, ce soir-là.
Je l'aime à mourir. (1)
Les Noëls au Terrier étaient toujours joyeux, familiaux, et affreusement rouges. Teddy en venait presque à préférer l'orange criard dont raffolait Ron. Presque.
Tout le monde lui posa des questions sur sa sixième année, sur son travail avec le Professeur Flint – tout le monde tiqua quand Teddy l'appela « Igor », et il prit une bonne heure à expliquer qu'ils avaient forgé une amitié tout à fait normale autour de leur passion commune pour la Métamorphose.
On parla de Jake, de Miranda, on spéculait sur la nature de leur relation – qui de Jake ou de Miranda avait la clé du cœur du jeune Teddy ? Quelqu'un lança que le pauvre était sans doute tombé amoureux de Lucrèce, et tout le monde rit. Victoire mentionna qu'il n'avait vraiment aucune chance face à créature divine qu'était leur professeur de Métamorphose, et ses oncles et tantes lui reprochèrent son ton léger, insinuant qu'elle était trop jeune pour regarder les garçons, et elle se vexa. À raison, d'ailleurs, ce que ne tarda pas à faire remarquer Hermione, soutenue par Ginny et les parents de la jeune fille. Il n'y avait aucune raison qu'ils parlent de Teddy et Lucrèce et décident d'un coup que Victoire n'avait pas le droit de regarder son professeur simplement parce qu'elle était une fille.
Certains et certaines levèrent les yeux au ciel. Teddy également, mais clairement pas pour les mêmes raisons. Il commençait à penser que ses oncles et tantes, qu'il avait tant admirés dans son enfance, se faisaient vieux. La société bougeait plus vite qu'ils ne pouvaient l'accepter, et les préjugés qui semblaient innocents étaient les plus difficiles à combattre.
Au moins, la nourriture était bonne. On parla des Malefoy, parce qu'on parlait d'Ombrage, qui venait de mourir, et de sa Brigade Inquisitoriale, et Neville, qui passait toujours le réveillon de Noël au Terrier puisque Hannah travaillait, prit la défense de la famille. On le regarda, un peu étonnés, puis George ricana comme si c'était une bonne blague, et demanda à Harry s'ils avaient trouvé quelque chose, lors de la dernière fouille au Manoir.
Harry demanda à George de se taire, parce que Drago avait été innocenté, et celui qui ne ressemblait désormais qu'à lui-même insinua que l'ancien Mangemort n'avait réussi à s'en sortir qu'avec des pots-de-vin. Ginny lui jeta un sort de Chauve-Furie en lui rappelant qui exactement avait permis que Malefoy soit libre, et tout le monde décida qu'il valait mieux que George aille se coucher, avant que ça ne dégénère. C'était Noël, après tout.
Seulement, voilà, le sujet était lancé, et dériva bientôt sur Scorpius Malefoy. Encore une fois, Neville prit la défense du petit, que tout le monde accusait déjà d'être un sale petit con arrogant et, même si personne ne le disait encore à voix haute, d'être un futur Mangemort en puissance.
— Mais qu'est-ce que t'as, Nev, ce soir ? demanda soudain Charlie. Je veux dire, on ne connaît pas le gamin, donc je me vois mal m'aventurer à l'insulter sans l'avoir même rencontré, mais tu le défends un peu trop pour ne pas l'avoir rencontré, je me trompe ?
Neville lança un regard paniqué à Teddy, et celui-ci soupira. De toute façon, ça aurait fini par se savoir, alors ils pouvaient bien profiter du fait que Neville soit là, et George parti se coucher. Il jeta un œil à James, qui écoutait religieusement tous les mots, toujours prêt à médire sur les Serpentard.
— Vous savez que, pour mon anniversaire, ça fait trois ans, bientôt quatre, que j'invite Victoire, Dommy et d'autres de mes amis pour une journée, où on va au resto, puis on se fait un ciné, puis on parle tranquillement dans un joli petit parc… Vous le savez, n'est-ce pas ?
— T'es en train de me dire que je laisse aller mon neveu ricaner avec un fils de Mangemort depuis trois ans ? explosa Ron.
Hermione lui jeta son verre au visage.
— C'est un enfant, Ronald ! Un enfant, il a l'âge d'Albus ! Il ne sait probablement pas ce que c'est qu'un Mangemort !
— Oh, pitié, Hermione ! Albus sait très bien ce qu'est un Mangemort ! James le lui a sans aucun doute appris !
— Malefoy a toujours été un sale con, je vois mal comment…
— … une sale petite fouine qui…
— … un enfant ! Vous êtes tous fous, ma parole, je…
— … fils de Mangemort…
— … enfant…
— On dit que c'est le fils de Volde…, commença Audrey, mais elle ne put pas finir sa phrase parce qu'un puissant sortilège de silence avait été lancé.
Tous les regards se tournèrent vers Neville ou Harry, mais ils comprirent bien vite que ce n'était pas de leur fait, en voyant leurs mines surprises. Ils étaient les seuls à pouvoir parler, avec Ginny, Albus et Teddy, cela dit. Les seuls qui étaient restés silencieux.
— Ça suffit ! siffla Teddy, la voix vibrante de colère, une fois tous les regards sur lui.
Son visage était cramoisi, ses yeux écarquillés, ses lèvres retroussées, et son corps raide comme un bâton. Il n'en revenait pas d'entendre de telles abominations dans les bouches de ses oncles, de ses tantes, de sa famille. Non, de sa famille adoptive, c'était le terme exact.
— Avez-vous la moindre idée de qui est ma mère ? De qui est ma grand-mère ? Elle est déjà montée se coucher, mais si elle vous avait entendus, tous avec vos putain de bouches fétides, vous seriez en train de la supplier à genoux de vous laisser tranquille ! Scorpius Hypérion Malefoy est l'un des garçons les plus adorables que je connaisse, il ne ferait pas de mal à une mouche !
Ron souffla du nez, visiblement peu convaincu par la dernière phrase, et Teddy sentit toute sa retenue s'envoler. Il voulait montrer à tous ce qu'il pensait ? Très bien, Teddy n'allait pas se gêner non plus.
— Toi, Weasley, cracha-t-il, je ne veux plus jamais t'entendre dire que je suis ton neveu. Rien que de penser qu'un mec avec un esprit aussi fermé que le tien puisse se considérer comme mon oncle me donne envie de laver à l'eau de javel, et tu n'as pas envie de savoir ce que ce produit ménager moldu fait à la peau.
Ron avait pâli considérablement, puis commença à s'énerver, mais Ginny lui jeta un Incarcerem et il se contenta de gigoter en silence sur sa chaise. À ses côtés, Hermione était livide. Teddy n'avait aucun remords, Ronald avait outrepassé les limites.
— Je ne parlerai même pas de la garce qui sert de femme à Percy – je croyais que les articles de Rita Skeeter étaient proscrits, dans la famille ? railla-t-il en faisant un geste vers son parrain, pour leur rappeler à tous que cette vache de Skeeter était la plus grosse menteuse du monde magique. Déjà, quand vous parlez de Drago, j'essaie de me contenir, parce qu'il n'a en effet pas été le mec le plus sympa avec vous tous, si j'ai bien compris. Mais Scorp' et Astoria ? Vous êtes complètement malades ou je rêve ? Des fois je me demande pourquoi je vous considère comme…
— Teddy, ça suffit, le coupa Harry, et Teddy lui en fut reconnaissant.
Il savait qu'il aurait regretté toute sa vie les mots qui avaient failli franchir ses lèvres.
— Pour Teddy, peut-être, commenta Neville avec un rire sans joie. Mais puisque voilà le temps des confidences, il est peut-être temps que je vous parle d'Astoria, n'est-ce pas ? Une jeune Serdaigle, sans trop d'amis, qui vivait dans l'ombre de sa sœur et qui était amoureuse de Malefoy, même si celui-ci se moquait d'elle dans son dos, avec Pansy Parkinson. Elle était belle, gentille, seule, la petite Astoria, et elle était en cinquième année quand le petit bonheur qu'elle trouvait avec sa sœur a éclaté en mille morceaux, tout comme le mien.
Neville ricana, mais Teddy voyait qu'il retenait ses larmes, et que c'était la première fois qu'il en parlait. La toute première fois depuis plus de quinze ans. Son cœur se serra à la pensée des cauchemars qu'avait dû faire son professeur de Botanique.
— C'est drôle, vous savez, que tout le monde ait oublié qu'il y a eu des morts, à Poudlard, pendant la septième année de la promo de quatre-vingt-onze. Enfin, on ne les a pas oubliés, bien sûr, mais je suis sûr que pas un seul d'entre vous n'a réalisé que le nom de Daphné Greengrass était le même que celui de la jeune fille blonde qui traînait souvent avec Parkinson. Moi, je ne pouvais pas oublier, puisque j'étais amoureux d'elle. Et qu'elle est morte quand Amycus Carrow nous a vus nous embrasser, un soir.
Le silence était total. Victoire avait pris le parti de forcer les enfants à aller se coucher, et se tenait à présent sur le seuil de la pièce. Elle n'avait pas tout entendu, mais en devinait le principal.
— Vous savez, je crois que je n'aurais jamais pu vous le dire, si Teddy ne vous avait pas réduits au silence, reprit Neville, sa voix claire et tranchante comme une lame fine. Après tout, si je n'avais pas eu si peur que ne me traitiez de traître pour avoir eu l'audace, le culot – que dis-je ? –, la naïveté de tomber amoureux d'une Serpentard, peut-être que je vous en aurais parlé avant. Peut-être que je n'aurais pas gardé pour moi la raison de la plupart de mes cauchemars, et celle de mon incapacité à donner des enfants à Hannah, ou même à lui donner du plaisir, parce que ce connard d'Amycus, non content d'assassiner sous mes yeux la femme que j'aimais, a aussi décidé que je pouvais me passer de mon pénis pour le reste de mes jours !
Neville prit une respiration plus frénétique et bruyante que les autres, et se retourna abruptement. Teddy savait que l'homme allait pleurer, et se dit que si tout avait été normal, alors Hermione lui aurait dit qu'il n'avait pas à avoir honte de pleurer, que ça ne le rendait pas moins masculin pour autant, et qu'il était temps de passer à autre chose. Seulement, ce n'était pas un soir normal, et Neville se dirigea d'un pas digne et lent vers la cheminée.
— Si j'entends encore le moindre d'entre vous insulter un Serpentard, ou insinuer des choses aussi horribles sur les Malefoy sans aucune autre preuve que votre imagination et votre paranoïa aberrantes, je fracasse la tête du crétin qui n'a pas su tenir sa langue contre la tombe de Daph'. Je suis sérieux. Joyeux Noël.
Il prononça clairement le nom du Chaudron Baveur et disparut dans les flammes, mais personne ne bougea. Personne n'ouvrit la bouche, parce qu'ils étaient tous bien trop concentrés sur leurs propres souvenirs, se demandant combien de fois exactement ils avaient demandé à Neville quand il comptait faire des enfants, quand il allait mettre Hannah enceinte, quand il allait se poser. Et la réponse qui leur vint était : beaucoup trop.
Teddy sentit ses nerfs lâcher, et fondit en larmes, très bientôt imité par Molly et Ginny. Bill et Fleur furent les premiers à se remettre de leurs émotions, et ils poussèrent tout le monde à aller se coucher. Percy et Audrey rentrèrent chez eux, laissant les enfants aux mains des autres adultes, et Teddy se sentit un peu coupable en voyant le regard hanté de Percy. Il savait déjà que leur mariage battait de l'aile, et il espérait sincèrement que Molly et Lucy vivraient bien le divorce qui pointait son nez. Il ne jeta par contre pas un regard à cette garce d'Audrey. Il n'en revenait pas de l'avoir un jour appelée « Tata ».
Il ne resta bientôt plus que Ron, Hermione, Ginny, Harry et Teddy autour de la table. Victoire avait disparu. Bill et Fleur revinrent, et Harry soupira et libéra son meilleur ami de sa prison.
— Avant de parler, Ron, réfléchis, le prévint-il quand le rouquin ouvrit la bouche. Je n'aime déjà pas qu'on parle de Malefoy comme d'un Mangemort convaincu alors que j'ai été celui qui a témoigné en sa faveur. Mais avec l'histoire de Neville, et les mots que j'ai entendu aujourd'hui sur Scorpius de la part d'Audrey et toi… Je crois qu'il vaut mieux qu'on se calme chacun de notre côté avant d'en reparler.
Ron referma la bouche, et hocha la tête.
— Désolé, Teddy, marmonna-t-il tout de même, et celui-ci hocha la tête avec réticence.
Ce n'était pas pardonné, mais Ron n'était pas Audrey, et Drago Malefoy lui avait mené la vie dure, à Poudlard. Il faudrait du temps, mais… Tout s'arrangerait. Peut-être.
— Hermione, ne sois pas trop dure non plus, d'accord ? demanda Harry avec un sourire triste. C'était une époque compliquée, on a tous du mal à gérer.
— J'essaierai, Harry, sourit la grande politicienne. Après tout, si je veux devenir Ministre de la Magie, il faut bien que je sache faire quelques concessions, n'est-ce pas ?
— C'est tout ce qu'on te demande, acquiesça son ami.
Le couple Granger-Weasley quitta la maison, laissant Rose et Hugo avec leurs cousins. Ils les récupéreraient le lendemain.
Rassurés de voir que personne n'avait été blessé, Bill et Fleur souhaitèrent une bonne nuit à tout le monde et montèrent se coucher. Harry passa une main sur son visage, ayant soudain l'air d'un vieillard.
— Tu parles d'un réveillon de Noël, grogna-t-il en se servant un verre de cognac d'un coup de baguette. Heureusement que je ne leur ai jamais dit que j'avais failli être à Serpentard, on m'aurait accusé d'être le futur Voldemort…
Teddy se sentait très mal à l'aise. Il voyait bien que son parrain avait quelque chose à lui demander, mais il n'avait pas spécialement envie de le regarder se saouler jusqu'à ce qu'il rassemble assez de courage pour parler. Ginny passa sa main dans le cou de son mari, et celui-ci soupira d'aise.
— Mais, Teddy, je me demande…, commença-t-il, la tête sur ses bras, avant de se redresser. Comment ça se fait que tu sois plus proche de Scorpius que de James ? James est ton frère, pourtant, non ?
Teddy se figea. Non mais de qui se moquait le monde ?
— Et Albus est ton fils, non ? susurra-t-il. Alors pourquoi on dirait que tu m'aimes plus que lui ? Si c'est la génétique, le seul truc qui me différencie des Potter, je me demande ce qu'il en est d'Albus, hein ? Vu comment tu le traites, ça doit être quelque chose d'horrible… Allez, dis-moi, il a…
— Tais-toi, Edward, claqua la voix de son parrain en même temps que son point sur la table. Tu dis n'importe qu…
Harry était rouge, presque autant que Ron un peu plus tôt, mais Teddy ne lui laissa pas le temps de finir de parler, de s'en sortir avec une pirouette comme chaque fois que le sujet revenait sur le tapis.
— Ce n'est pas parce que tu tapes du poing sur la table que je vais mieux t'écouter, Harry ! siffla le Poufsouffle, les mains tremblantes et le cœur battant. James aura le droit de se dire mon frère quand il arrêtera de tourmenter Albus à l'infini juste parce qu'il est jaloux !
— Ce sont juste de mauvaises blagues, Teddy ! s'énerva son parrain. James ne lui fait aucun mal !
— C'était une mauvaise blague quand ALBUS A FAILLI MOURIR ? hurla alors Teddy, ses joues pleines de larmes, incapable de se contenir, parce qu'il n'en revenait pas.
Son parrain était encore plus bouché et têtu qu'il ne l'avait cru. Harry eut l'air sonné un moment, et Teddy remarqua que c'était la première fois qu'il élevait la voix sur son parrain. Il fallait dire que la scène avec les autres Weasley l'avait clairement irrité. Les mots de Harry n'étaient que la goutte qui avait fait déborder le vase.
— Teddy, c'était un enfant…, commença l'ancien Gryffondor, soudain radouci.
— Et quand ton cousin moldu sautait à pieds joints dans l'escaliers, juste au-dessus du placard dans lequel tu dormais, c'était aussi un enfant qui te faisait « juste une mauvaise blague », Oncle Harry ? intervint quelqu'un depuis le seuil, coupant Harry dans son élan.
Tous les trois se retournèrent d'un coup vers la voix, et Teddy croisa le regard de Victoire. Elle avait les joues légèrement roses.
— Comment est-ce que tu sais ça, Victoire ? s'enquit Harry, la voix doucereuse.
Ce n'était jamais bon signe, quand il prenait ce ton-là.
— J'ai des prédispositions en Légilimancie, comme ma mère, répondit la sorcière sans tressaillir devant le regard dangereux de Harry. J'ai vu quelques souvenirs quand j'ai fait de la magie accidentelle, quand j'étais petite. J'étais là, la première fois que tu as revu ton cousin, donc ce sont ces souvenirs que j'ai lus en toi. Je n'ai pas fait exprès, et je ne l'ai jamais dit à personne, même pas à mes parents, mais c'est vraiment trop, là. À chaque fois que je vois James, il est avec Fred en train de préparer la prochaine étape de son harcèlement sur Albus, et je les ai entendus plusieurs fois dire qu'ils n'auraient aucuns problèmes parce George et toi êtes complètement aveugles quand il est question d'eux. Et James passe son temps à dire qu'Al' est un boulet, qu'il n'est pas un vrai Potter, et qu'il ira probablement à Serpentard. Ce qui est une insulte dans sa bouche, et Al' le sait très bien.
Harry resta silencieux une minute, puis se resservit un cognac.
— Je vais… surveiller James de plus près, je ne pensais pas que c'était si grave. Je croyais…
— Tu ne croyais rien du tout, intervint Ginny, le visage fermé. Et ne crois pas que j'aie oublié que j'ai failli perdre mon deuxième fils à cause de leurs bêtises, et que tu ne comprenais pas pourquoi la punition était aussi forte, parce que soi-disant ils ne l'avaient pas fait exprès. Si Albus était mort, j'ose espérer que ton discours aurait été différent.
Les larmes de Teddy s'intensifièrent. Il n'avait pas arrêté de pleurer depuis que Neville était parti. Victoire prit sa main et ils montèrent discrètement à l'étage, pour ne pas réveiller quelqu'un. Elle embrassa Teddy sur la joue, et il la prit dans ses bras. Ils restèrent ainsi quelques minutes, puis se séparèrent, un peu gênés.
— Bonne nuit, Teddy, sourit la sorcière en ouvrant la porte de sa chambre.
— Bonne nuit, Vic', répondit faiblement l'adolescent en regagnant la sienne, le cœur serré.
Il regarda Albus dormir, beau comme un ange, et se sentit soudain apaisé. Tout irait mieux, un jour, pas vrai ?
— Teddy ! l'appela une voix familière quand le sorcier passa devant la salle de Sortilèges. Teddy !
Le Poufsouffle fit signe à Miranda d'avancer sans lui vers la salle d'Arithmancie, et se dirigea vers Victoire. Ses longs cheveux blonds paraissaient particulièrement soyeux, ce jour-là, et ses yeux bleus brillaient comme mille fêtes.
— Salut, Vic', tout va bien ?
— Oui, oui, bien sûr ! Je voulais juste savoir si tu pouvais m'aider en Métamorphose, j'ai un peu de mal avec un des sorts et je ne comprends vraiment pas pourquoi.
Le Métamorphomage sourit, et eut la soudaine impression que son ventre dansait la lambada. Il trouvait injuste que son ventre sache danser et pas lui, mais n'avait pas vraiment le temps de se concentrer sur ce détail, ni l'envie, d'ailleurs. Victoire était magnifique, et ça n'avait rien à voir avec ses gènes de Vélane. Teddy y était insensible.
— Bien sûr, pas de problèmes. Ce soir, après le dernier cours, devant la salle de Métamorphose ?
La blonde hocha la tête, le visage lumineux et les joues un peu roses. Ses amies pouffaient dans son dos, et elle leur jeta un regard mi-mortifié, mi-ennuyé. Teddy continua sa route, et son sourire ne quitta pas son visage pendant plusieurs jours, malgré tous les Finite Incantatem que Jake et Miranda lui lancèrent.
La fête tirait sur sa fin, dans la Salle-sur-Demande. Teddy avait toujours un peu de mal à croire qu'elle ait survécu au Feudeymon, mais il n'y avait visiblement que la Salle aux Objets Cachés qui avait été détruite. Par contre, la Salle se comportait parfois d'une manière étrange, avec des meubles qui ne voulaient pas apparaître, ou une porte qui disparaissait, et puis personne n'avait réussi à entrer dans la Salle aux Objets cachés depuis la fin de la guerre.
Un soupir échappa ses lèvres en songeant qu'il n'avait pas Scorp', ni Al', pour son anniversaire. La dispute de Noël était encore trop fraîche. Au moins, il avait pu leur parler par Cheminette…
Teddy leva les yeux vers les dernières personnes présentes. Jake, Miranda, Victoire, Dominique. Cellui-ci finit par partir, arguant qu'iel avait rendez-vous avec Pomfresh à la première heure le lendemain. Miranda et Jake se regardèrent avec malice, et tirèrent leur révérence également. La musique continuait à tourner. C'était un slow.
— Dis, Teddy, t'es sobre ? chuchota Victoire en éteignant la lumière.
— J'ai bu qu'un verre, j'aime pas l'alcool, répondit celui qui fêtait ses dix-sept ans. Et toi ?
Elle ne répondit pas, et Teddy fronça des sourcils. Il entendit un léger bruissement, quelques pas, puis sentit que la jeune fille était proche. Sa respiration était légèrement plus rapide, et le cœur du jeune adulte dut décider de danser la tektonik, c'était la seule explication, parce qu'il battait bien trop vite, bien trop fort.
Quand les lèvres, douces, si douces, de Victoire rencontrèrent celles de Teddy, celui-ci arrêta de penser. C'était un peu maladroit, mais c'était…
Quand ils se séparèrent et que Victoire sortit précipitamment de la pièce, Teddy ne put s'empêcher de sourire. Ses oreilles et ses cheveux étaient d'un joli rose, dans le noir de la Salle-sur-Demande.
Victoire ne fêtait jamais son anniversaire. C'était, après tout, un jour consacré aux morts. Seulement, parfois, la veille, elle soufflait les bougies avec ses amies, ou avec Dominique, ou avec Neville…
Constellez à jamais le ciel de ma mémoire
Ce soir-là, elle avait décidé donner rendez-vous à Teddy dans le parc. Ils n'avaient pas reparlé de baiser qu'ils avaient partagé, de leurs mains moites et de leurs sourires, de leur euphorie.
Inextinguibles yeux de celles que j'aimai
Ils n'en parlèrent pas non plus, ce soir-là, parce qu'ils avaient mieux à faire et, quand les douze coups de minuit sonnèrent, aucun d'eux ne s'en soucia, occupés qu'ils étaient à parcourir les traits de leurs visages avec leurs bouches, leurs mains, leur joie, à embrasser ce que chacun appelait en son for intérieur la huitième merveille du monde, à compter les battements de leurs cœurs, à se demander s'ils battaient à l'unisson.
Rêvez comme des morts, luisez comme des gloires
Un millier de feux d'artifices éclairèrent le ciel de leurs yeux, cette nuit-là.
Mon cœur sera brillant comme une nuit de mai. (2)
Teddy regarda ses meilleurs amis s'éloigner, le sourire aux lèvres. Les examens étaient passés, et ses amis allaient suivre leur propre chemin, loin de Poudlard. Miranda, qui s'était avérée être une bien meilleure Gardienne que Teddy, ne laissant passer en moyenne que deux buts par saison, leur avait assuré de remporter la Coupe de Quidditch pendant deux ans, ses efforts couplés au talent de Teddy en tant qu'Attrapeur.
Ils s'étaient tous les deux fait repérer par les Flèches d'Appleby, et Teddy n'avait pas pu s'empêcher d'éclater de rire quand l'entraîneur était venu les voir pendant une sortie à Pré-au-Lard. Il se souvenait des mots d'Igor, à la fin de sa cinquième année, et l'ironie n'était pas perdue pour lui.
Tous deux avaient décliné, même si ce n'était pas du tout pour les mêmes raisons. D'abord, Miranda avait été repérée des années plus tôt par la mère adoptive de son meilleur ami, qui était accessoirement l'entraîneuse des Harpies de Holyhead. Entre les Harpies et les Flèches, Miranda n'avait pas hésité longtemps.
Jake avait déjà un avenir tout tracé : il avait beaucoup discuté avec Ollivander et celui-ci l'avait pris comme apprenti, parce qu'il allait bientôt mourir et que personne ne reprenait la boutique dans sa famille.
Teddy, quant à lui, continuerait de travailler à Poudlard avec Igor pendant trois ans, avant de partir pour Ouagadou, la plus grande école de sorcellerie du monde, qui était connue pour son enseignement poussé de la Métamorphose. Depuis que Luna lui avait parlé des différentes cultures, sorcières comme moldues, du continent africain, Teddy rêvait d'y aller.
Le jeune homme soupira d'aise quand une main familière se glissa dans son dos. Cela faisait un peu plus d'un an qu'il filait le parfait amour avec Victoire, et ce n'était pas près de s'arrêter ! Bien sûr, la famille avait jasé, et les journaux s'étaient mêlés de cette histoire soi-disant incestueuse – Teddy avait juste envie de tous les frapper. S'il s'était agi de Rose ou de Lily, il aurait pu comprendre, mais il n'avait jamais vraiment considéré les enfants de Bill et Fleur comme des cousins. Il ne les avait pas assez vus pour ça !
Teddy détestait de plus en plus les journaux et les médias sorciers, hormis bien sûr le Chicaneur. La Gazette passait son temps à médire sur les héros de guerre, Skeeter en première ligne, et presque tous mangeaient dans la main de Tripali Ombrage, la nièce de l'ancienne Grande Inquisitrice de Poudlard. Ils oubliaient un peu trop vite qui leur avait sauvé le cul.
— Un sou pour tes pensées, sourit tendrement Victoire en passant sa main dans ses cheveux.
— Ce sera étrange, Poudlard, l'année prochaine, murmura-t-il langoureusement. Ne plus être élève… Et puis James, aussi. Il était déjà intenable cette année. Je n'ai vraiment pas hâte qu'Albus fasse sa rentrée, ce sera encore pire que d'habitude. D'autant que James aura la Carte…
— Ne pense pas à James, love, il n'en vaut pas la peine. Je ne sais pas à quoi pensait Harry quand il lui a donné la Cape d'Invisibilité.
Teddy grogna, toujours en colère contre son parrain à propos de cette histoire.
— Moi, j'ai juste hâte de te voir dans tes belles robes d'Apprenti, ajouta la jeune fille, malicieuse. Peut-être même qu'on pourra utiliser ta chambre privée…
Teddy rit doucement en secouant la tête : ça lui attirerait des problèmes, et puis les apprentis seraient en dortoirs, McGonagall lui avait dit, il y avait eu trop de problèmes similaires pendant les trois dernières années.
La sorcière fit la moue, mais c'était plus pour la forme qu'autre chose. Elle savait qu'elle ne pouvait pas faire l'amour avec Teddy avant ses dix-sept ans, son sang de Vélane le lui interdisait.
Ils restèrent là, en silence, sur les berges du Lac Noir, profitant simplement de la présence tendre et rassurante de l'autre. Tout irait bien, c'était le principal.
Hagard et couvert de sang, le corps sans vie de Victoire pressé contre le sien, Teddy transplana au 12, Square Grimmaurd. Ils en avaient fait leur quartier général quelques mois plus tôt, après les premiers meurtres.
Le meurtrier… Teddy sentit son sang se glacer. S'il n'était pas rentré trop tard de son rendez-vous avec la Pyschomage, s'il n'avait pas traîné dans la ville pour acheter des roses à sa femme, il serait mort avec elle, pas vrai ?
Mais il n'aurait pas pu divulguer l'identité du meurtrier. Il n'aurait pas…
Il croisa un regard vert. Et il sut, en un instant, qu'Albus savait que Teddy avait vu l'assassin. Et il sut, en un instant, qu'Albus ne le laisserait pas en parler tout de suite.
— Al', s'il te plaît, souffla-t-il, au bord du désespoir. S'il te plaît, je t'en supplie… C'était…
Albus n'eut pas l'air très surpris, mais ses yeux s'agrandirent, comme s'il réfléchissait à toute vitesse. Teddy sentait le corps de Victoire glisser contre lui, et il raffermit sa prise sur le cadavre. Il refusait de penser qu'il l'avait vue mourir sous ses yeux, tranchée par ce foutu sortilège… Et ses cris, ses cris, toujours ses cris…
— Il faut…, commença Albus, avant de s'humecter les lèvres en détournant le regard. Attendons avant d'en parler, je te jure que ce n'est pas… Il n'est pas dans son état normal. Rose travaillait sur quelque chose, avant de mourir, on a découvert… Il y a… Les Black ne se sont pas délités à cause de l'inceste, pas que.
Teddy écoutait à peine, parce qu'il savait qu'au final, ça ne changerait rien. Il était incapable d'aller contre la volonté d'Albus, à cause de ce qui les liait depuis que l'ancien Serpentard était venu au monde. Il avait découvert que la Magie ne lui avait reconnu qu'un seul parrain, Neville, et avait refusé de reconnaître Luna comme sa marraine, parce qu'Albus était déjà lié à quelqu'un, par un lien bien plus fort qu'un simple parrainage.
— Il y a… Bon sang, soupira Albus, c'est compliqué, parce qu'on n'a pas pu traduire tout le texte, vu que c'est un langage crypté qu'on n'a jamais rencontré, mais en gros, un de nos ancêtres, Allard Potter, a lancé une malédiction sur la descendance de son amant, Altaïr Black. Ce qui est en train de tous nous tuer, c'est la malédiction, pas… pas lui.
Teddy s'effondra sur le sol, à bout de forces. Ses genoux avaient lâché. On entendit des bruits de pas.
— Albus ? fit la voix de Harry depuis les escaliers. Tout va bien ?
L'ancien Serpentard s'arrêta dans ses explications, jeta un regard paniqué en direction de la voix.
— Je travaille sur un moyen d'annuler la malédiction, Teddy, reprit-il ensuite, la voix pressante, j'y suis presque, il faut juste que je traduise encore un peu et j'aurais la solution, je te le promets. Juste, ne le dis pas tout de suite !
Teddy regardait Victoire, feu sa femme, toujours aussi belle, même dans la mort. Elle avait les yeux bleus, si bleus…
— Albus ? reprit Harry, beaucoup plus proche.
— D'accord, abdiqua l'ancien Poufsouffle. Mais je te jure que s'il y a un seul mort de plus, je construis cette foutue horloge et je bute ce cinglé dans son sommeil.
Albus eut l'air soudain fragile, puis hocha la tête. Teddy savait qu'il devrait de toute façon construire l'horloge. Albus voulait juste… s'assurer qu'ils pouvaient éviter une mort de plus, pas vrai ? Albus voulait juste que tout s'arrange, que tout aille bien, que personne, même ce bâtard d'assassin, ne meure.
— Teddy ! lâcha soudain Harry, sur le pas de la porte. Est-ce que c'est… ?
Le Métamorphomage croisa une dernière fois le regard de son petit protégé, et quelque chose en lui se brisa. Il comprit soudain que Victoire était morte, qu'elle n'allait plus jamais souffler dans ses cheveux, lui demander un sou pour ses pensées.
— Je suis arrivé trop tard, souffla-t-il, la voix brisée et aiguë. Il n'y avait déjà plus personne.
(1) Extraits de la chanson Je l'aime à mourir de Francis Cabrel. Je sais que certaines personnes n'aiment pas trop quand il y a des extraits de chanson dans les fanfics, mais celle-ci est importante pour les personnages
(2) Tiré du poème Je contemple souvent le ciel de ma mémoire de Marcel Proust. J'ai déjà utilisé des vers de ce poème pour Sirius, à la mort de Reg.
Bonsoir ! Je suis désolée de ne pas encore avoir répondu aux reviews du précédent chapitre (et à d'autres, d'ailleurs, je pense fortement à Fleur d'Ange et à Slam en disant ça... désolée, vraiment !), mais j'ai vraiment un emploi du temps chargé et beaucoup (beaucoup, beaucoup, beaucoup... et encore un, tiens, c'est gratuit : beaucoup !) de travail – je suis vraiment en train d'écrire cette NDA à l'arrache, à deux doigts d'y aller à coups d'abréviations et de sténo. Je vous lis tous, mais ça prend toujours pas mal de temps de répondre alors bon :')
Quoi qu'il en soit, j'espère vraiment que ce chapitre vous a plu. C'est l'un de mes préférés, et celui qui pose les bases pour la suite, plus que le prochain (qui est le dernier, ouin, j'y crois toujours pas-), et surtout je trouve qu'on voit vraiment ce qui lie Albus et Teddy se renforcer au fil des ans, ce lien qui finit par être si fort que Teddy ne peut pas aller contre la volonté de son protégé.
Aussi, je suis un peu désolée pour le passage avec Neville, il est venu au fil de la plume et je n'ai pas eu cœur à le supprimer... J'espère que ça ne vous a pas trop... dégoûté-e-s. J'aime beaucoup l'idée d'un Daphné/Neville, même si j'adore Hannah (en tout cas la façon dont je vais l'écrire dans le prochain tome :p), et c'est venu tout seul :')
Enfin bref, j'espère vraiment que ça vous plaît, parce que je dois avouer qu'ils me manquent tous-tes. En attendant, même si je ne répondrai pas aux reviews avant le week-end prochain (c'est un peu la semaine de l'enfer mdr, je devrais être en train de rédiger ma dissert mais je n'ai pas cœur à vous laisser sans chapitre cette semaine-), n'hésitez vraiment pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre, de Teddy, des personnages que j'ai introduits. Je suis vraiment heureuse que Flint et Berthelier aient eu un certain succès la semaine dernière, même si l'attachement est forcément moindre par rapport aux autres personnages qu'on connaît et qu'on aime depuis un paquet d'années.
Quoi qu'il en soit, merci beaucoup de m'avoir lue, de continuer de me lire, de laisser des reviews, et tout : ça me fait vraiment chaud au cœur et j'espère ne pas vous décevoir dans les prochaines semaines «3 (on se débrouille comme on peut pour faire des cœurs sur ce site bahaha)
