Bonsoir ! (Ou bonjour.)
Comment vous portez-vous ? (Je pose la question à chaque fois, mais personne me répond jamais... Tant pis, l'espoir fait vivre.)
Personnellement, à chaque fois que je m'étire, je grogne comme un dragon du Jurassique. Puis je miaule comme un chat. Suis-je vraiment humaine... ?
Bref, trêve de divagations.
Je poste ce chapitre en ce mercredi 29 décembre 2021, je vous souhaite un bon Noël en retard, et une année à venir moins pire que celle-ci (hors de question de souhaiter la bonne année, quand on voit ce que ça nous a apporté...)
Je vous embrasse virtuellement !
Bonne lecture ^^
Chapitre 8 : Adaptation
Les jours suivant l'arrivée de Lucy en ce monde furent consacrés à son apprentissage de toutes les bases : la géographie, l'histoire, tant moldue que sorcière — enfin les grandes lignes, le détail serait vu plus tard —, les mœurs du monde magique.
Puis les différentes créatures magiques, le fonctionnement global de la société — avec la banque sorcière du nom de Gringotts dirigée par les gobelins, le ministère de la Magie et ses différents Départements, le Magenmagot, la différence entre les différents statuts de sang —, la politique et, bien sûr, la guerre actuelle et les velléités de chaque camp.
Assez étrangement, Severus comme Regulus avaient été d'une neutralité à toute épreuve pour ce dernier point.
Les idéologies de chaque camp avaient été analysées et exposées avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients propres, sans que jamais l'un des deux sorciers ne tente de déprécier ou de louanger l'un des camps.
Cela avait néanmoins convenu à la journaliste qui n'avait pas cherché à en savoir davantage, du moins pour l'instant. Elle avait tout le temps du monde pour en savoir plus, et se précipiter tête baissée sans avoir toute la préparation nécessaire au préalable serait rien de moins que du suicide.
Outre ces cours, Lucy n'avait rien à faire si ce n'est lire, aussi avait-elle écoulé un quart de la petite bibliothèque de Severus en seulement une dizaine de jours.
Il faut dire aussi que la jeune fille était une vraie bibliophile et que dès qu'elle en avait l'occasion, elle lisait tout ce qui passait à sa portée, en prenant des notes au passage — déformation professionnelle, sans aucun doute.
Cela ne l'avait pas empêchée de partir courir tous les jours autour du pâté de maisons du quartier pauvre de Carbone-les-Mines, semant sans difficulté tous ceux tentant de la suivre — à croire que les personnes de ce monde n'avaient aucune endurance physique !
Severus avait bien tenté de la suivre, une fois, puis il en avait parlé à Regulus, qui avait essayé à son tour. Les deux sorciers avaient fini exténués au bout de même pas une demi-heure d'entraînement léger — selon les critères de Lucy, qui correspondaient aux critères de Ray, ce qui pouvait donc être considéré comme un entraînement intensif pour ce monde.
Cela mis à part, une fois un peu agacée de tant de lecture — Lucy avait beau adorer lire, elle appréciait aussi l'action —, elle avait voulu passer à l'actualité.
Severus s'était donc abonné aux différents journaux sorciers, y compris ceux qui lui semblèrent plus marginaux ou carrément idiots, comme ceux dédiés à la mode ou aux personnalités du moment, car Lucy avait insisté : elle voulait tout savoir.
« Mais que vous importe de savoir que les bottes en cuir de dragon sont affectionnées par tel sorcier célèbre pour sa coiffure ou son sourire ? s'était agacé Severus.
– De ça, je m'en fiche effectivement, concéda Lucy. Seulement, le magazine, ou torchon comme vous préférez, donne aussi quelques informations sur l'actualité que ne donne pas le journal officiel — en plus du fait que cela m'apprend que les dragons sont considérés comme des animaux et que leur peau sert de cuir. Alors oui, cela passe par une bonne dose de lecture barbante et qui grille de l'intelligence au passage si on se laisse influencer, mais il faut savoir décortiquer les informations, les extraire afin de pouvoir sélectionner celles qui sont utiles et justes, et puis les comparer, afin de ne pas se laisser non plus avoir par la propagande. »
Severus en était resté muet et n'avait plus insisté.
Du moins, il était revenu à la charge près de deux semaines après, et Lucy lui avait fièrement fait un exposé de ses conclusions. Regulus, qui était passé pour le dîner que la jeune fille avait préparé — parce que non, Severus ne savait pas cuisiner, être bon en potions ne rendait pas forcément bon en cuisine —, avait ainsi pu en profiter également.
Les deux sorciers avaient été choqués de la justesse des propos de celui qu'ils prenaient toujours pour un homme. Pour un type qui, même pas un mois plus tôt, ne savait rien de ce monde, ses progrès étaient fulgurants.
« Je ne suis pas spécialement fort même si je sais me défendre un minimum, je ne combats pas, je n'ai pas de magie car je ne suis pas un sorcier, je n'ai pas d'existence légale en ce monde... avait énuméré Lucy. Alors il faut bien que je compense avec un travail énorme et un bon esprit de déduction, non ? Ah, et je cours vite, aussi. Et j'ai appris à dessiner pour les fois où je ne peux pas me permettre de prendre des photos. D'où le besoin de courir vite. »
Les sorciers avaient dû en convenir. Sans magie, il fallait au moins l'intelligence pour compenser, et un bon esprit analytique était vital dans le cas de Lu.
°°o°°
L'autre point qui avait étonné les sorciers, c'était Trombone.
Lucy, elle, avait de son côté été choquée de voir un autre escargophone accompagner Trombone, et, aux caractéristiques du nouveau gastéropode, elle avait reconnu un escargot de surveillance de la Marine. Elle avait compris qu'il provenait du navire de guerre qui avait servi à escorter Doflamingo, mais le mystère était là : comment cet animal s'était-il retrouvé dans son sac ?
Cependant, en voyant les mamours que se faisaient Trombone et son invité clandestin, elle avait compris que l'escargot de la Marine était une femelle qui avait su conquérir le cœur de son cher Trombone.
Peut-être que c'était Trombone qui avait discrètement introduit l'autre escargophone... Qui sait, à force de l'observer, il avait dû, lui aussi, acquérir des techniques pour dérober des objets en toute discrétion !
Cela la rendit heureuse : si elle était bloquée à jamais dans ce monde, alors Trombone aussi, et cela l'aurait désolée que son compagnon de galère soit condamné à ne jamais pouvoir fonder une famille.
Les deux sorciers avaient été extrêmement curieux à propos des deux animaux.
Lucy leur avait donc expliqué à quoi ils servaient aux personnes de son monde, qu'il s'agisse d'humains, de géants, de sirènes ou d'hommes-poissons. Quand, ensuite, la jeune fille leur avait fait une démonstration, Severus et Regulus en étaient restés ébahis.
« C'est très pratique, avait noté Severus. Surtout, ces animaux ne fonctionnent pas avec la magie, aussi tous les détecteurs de magie seront inefficaces sur eux.
– Il en faudrait toutefois plus que deux, avait relevé Regulus.
– Ne vous inquiétez pas pour cela, avait souri Lucy. Au vu de leur rapprochement, je parie qu'ils nous offriront des bébés d'ici peu de temps. »
Les deux hommes avaient levé un sourcil moqueur, comme si l'idée même de l'amour leur passait au-dessus de la tête. Lucy n'avait pas insisté, mais n'avait pu s'empêcher de trouver cela triste. Regulus avait son âge, Severus à peine un an de plus, et ils étaient déjà blasés de la vie, pensant que l'amour n'était qu'une chimère !
Alors certes, tout le monde ne trouvait pas le grand amour, et il y avait bon nombre de personnes qui ne le désiraient pas et qui vivaient très bien sans, mais penser que ce n'était qu'une illusion était vraiment triste, de l'avis de Lucy.
Après tout, elle avait vu Shakky et Ray interagir, et même s'ils n'étaient pas mielleux pour deux berries, il était évident qu'ils s'aimaient fortement et se soutenaient quoi qu'il arrive.
Surtout, au vu du nombre de fois où Ray avait été absent pendant de longues semaines — voire des mois —, les qualifier de fleur bleue ou de niais relèverait de l'aberration la plus complète.
Shakky n'avait rien de la princesse de contes de fées attendant sagement qu'un beau prince vienne la délivrer — elle tenait plus de la sorcière, à vrai-dire — et Ray n'avait rien d'un prince sur un cheval blanc, étant recherché mort ou vif, avec en prime le surnom de « seigneur des ténèbres » !
Où était la niaiserie là-dedans ?
Lucy avait néanmoins préféré éviter de trop s'attarder sur ces considérations sommes toutes pessimistes pour trouver un nom à la compagne de Trombone. Elle l'avait trouvé rapidement, la petite gastéropode étant en effet grande amatrice des feuilles de thé, la journaliste l'avait baptisée Théière. [1]
Severus avait ouvert de grands yeux en apprenant le nouveau nom de l'animal mais s'était abstenu de tout commentaire, bien que ses sourires narquois en disaient long.
°°o°°
Ce soir-là, Lucy fit le point de sa situation et de ses affaires.
Elle avait réussi à cacher son sexe aux deux sorciers — ainsi qu'au voisinage moldu —, mais pas le fait qu'elle était hybride — excepté pour les Moldus du coin.
Il faut dire aussi que, vivant H24 avec Severus, Lucy n'avait pu garder sa gavroche sur la tête à l'intérieur, ni sa queue en guise de ceinture autour de son pantalon. Et son apparence totalement humaine lui demandait un minimum de concentration qu'elle ne pouvait maintenir en permanence, puisque sa forme hybride était sa forme naturelle.
Sans oublier que les deux sorciers étaient observateurs et qu'ils allaient forcément finir par remarquer ses pupilles de chat.
Alors, évidemment, ce matin au petit-déjeuner, Severus avait vu ses oreilles et sa queue.
Il avait longuement interrogé la jeune fille, qui n'avait pas répondu à la moitié de ses questions, et il avait fini par avertir Regulus, estimant que comme c'était lui qui avait trouvé et ramené Lu, il devait être averti de la nouvelle.
Regulus avait été tout aussi curieux que Severus et, ensemble, ils avaient posé de nombreuses questions à la journaliste — ce qui, de son avis professionnel, était le monde à l'envers !
Lucy avait donc seulement avoué que oui, elle pouvait se transformer en chat ou en humain sans caractéristiques animales, que non, elle n'était pas la seule à se transformer en animal, que oui, elle était le seul chat, que non, elle n'était pas le seul félin, et non, elle ne leur dirait pas d'où provenait cette capacité. Et oui, d'autres compétences existaient dans son monde, mais il ne servait à rien de s'y attarder puisqu'ils n'en rencontreraient jamais !
Là-dessus, Lucy s'était levée et extraite de cette situation pour s'enfuir dans sa chambre et pleurer un bon coup. Cette déferlante de questions lui avait rappelé son monde, et tous ceux qu'elle avait laissés derrière elle.
Émotionnellement, c'était très dur.
Beaucoup de monde lui manquait, à commencer par Law. Car, même si elle n'était pas amoureuse, un lien de confiance, de complicité et d'intimité s'était créé entre eux, et son soutien, ses bras, sa chaleur, ses baisers, leurs étreintes, ses regards brûlants... tout lui manquait atrocement.
Law était celui qui lui avait permis de prendre confiance en elle, d'assumer son corps — au moins avec lui —, d'accepter que le sexe n'était pas une chose sale ou brutale... Law lui avait appris à se respecter et à dire non. Il lui avait appris la valeur du « non », et que personne n'avait à la forcer pour quoi que ce soit, peu importe le domaine, qu'il s'agisse de sexe ou d'autre chose.
Et, alors qu'elle commençait réellement à prendre confiance en elle, elle avait été faite prisonnière par la Marine et expédiée dans un autre monde par des créatures indéfinissables et effrayantes !
Le fait que Regulus ressemblât à Law n'arrangeait pas les choses. Heureusement, le jeune sorcier ne s'était pas tourné vers le domaine médical, il n'avait pas de boucles d'oreilles, ni de tatouages — sauf sur son bras gauche, de ce qu'elle avait compris, mais il ne comptait pas, celui-là. Et il se rasait totalement, donc pas de barbiche.
Soupirant, Lucy enserra son oreiller et enfouit son visage dedans.
Peut-être qu'avec le temps, sa relation avec Law se serait approfondie, peut-être qu'ils auraient fini par s'aimer vraiment, peut-être...
Secouant la tête, elle jeta un regard morose sur sa chambre aux couleurs sombres et ternes, et ses pensées dérivèrent à nouveau.
La mer lui manquait. Le bruit des vagues, les martins facteurs, les mouettes, les tempêtes, les vagues, l'odeur de l'iode et du sel, les plages, les îles en tous genres, la météo chaotique... Et le ballottement du navire, ses cordages, ses ponts de bois, ses marins, le branle-bas de combat à l'approche d'une catastrophe naturelle ou d'un navire ennemi, les cris à tout va...
Ici, tout était morne, fade. Il avait beau y avoir de la magie, tout semblait mort. Les gens de ce monde ne semblaient pas connaître la définition de « s'amuser », c'en était affligeant !
Un énième soupir échappa à la jeune fille.
Ici, elle n'avait personne à qui faire confiance ou connaissant ses secrets.
Et bientôt, elle arriverait à court de sa crème pour son dos. Il faudrait qu'elle demande à Severus de lui en procurer, mais si jamais une telle crème n'existait pas en ce monde, que ferait-elle alors ? La brûlure était profonde, et Law lui avait prescrit la crème à vie.
Autant dans son monde, les ordonnances de Law étaient valables parce qu'il avait passé ses diplômes de médecin et de chirurgien — c'était un paradoxe, mais ça l'amusait toujours autant de voir des pharmaciens paniquer en voyant le nom du médecin lui ayant prescrit ses traitements —, autant dans ce monde-ci, les ordonnances de Law n'avaient aucune valeur, puisque le pirate n'existait pas.
Cette pensée coupa le souffle de Lucy.
Ces dernières semaines, elle s'était efforcée de ne pas penser à son monde, se concentrant sur son adaptation et ses apprentissages, mais elle n'avait fait que se voiler la face. Elle avait imité le chat qui enterre sa crotte pour ne pas la voir, elle avait fait sa petite feignasse qui met la poussière sous le tapis.
Elle avait refusé de voir. Car, après tout, un problème qui ne se voit pas ou qui est invisible n'est pas un problème, n'est-ce pas ?
Une pensée, insidieuse, ne cessait de la hanter, tous les soirs, l'empêchant de dormir correctement.
Et si, à Dressrosa, au lieu de s'échapper des bras de Law pour aller s'introduire en douce sur le navire de guerre escortant Doflamingo, elle était restée avec les pirates ?
Cette pensée lui nouait toujours la gorge et faisait invariablement monter les larmes, car il était certain que les pirates au Chapeau de Paille et leurs alliés n'avaient pas pris la même direction que la Marine.
Si elle était restée avec Law et les autres, jamais elle ne se serait retrouvée dans cet autre monde, dans ce pays au nom étrange de « Royaume-Uni », avec deux sorciers dépressifs adeptes de magie noire et ne sachant comment l'accueillir.
Un nouveau soupir lui échappa. Lucy avait cessé de les compter, tout comme elle avait renoncé à empêcher ses larmes de couler.
Certes, elle avait un toit sur sa tête, était nourrie, logée, blanchie, et ni Severus ni Regulus ne demandaient de contrepartie, mais elle n'avait aucun moyen d'avoir des nouvelles de ses proches ou de leur en donner, elle n'avait plus aucune indépendance, ni aucun repère.
Certes, elle avait commencé à apprendre le fonctionnement de ce monde, mais c'était tellement éloigné du sien qu'elle ne savait pas si elle parviendrait à s'en sortir seule.
Une autre chose qui l'avait fait bondir avait été Kreacher, l'elfe de maison de Regulus.
Apprendre que la créature était esclave l'avait bouleversée. Pire, voir que l'être prenait plaisir à sa servitude lui avait fait craindre ce qui aurait pu lui arriver si elle n'avait pas été sauvée, trois ans plus tôt.
Lucy le savait très bien. Quand elle avait été sauvée, elle avait presque dépassé la limite de ce que son esprit pouvait endurer.
Il avait fallu des semaines d'efforts de la part de Ray et de Shakky pour la ramener, car elle partait, son esprit s'envolait, et machinalement, elle faisait toutes les tâches ménagères des lieux. Son visage devenait un masque inexpressif, ses émotions mouraient, et elle n'entendait plus que les ordres.
Toutes les paroles de réconfort étaient forcément adressées à quelqu'un d'autre, ça ne pouvait pas la concerner.
Et même encore maintenant, Lucy faisait des rechutes. Ses crises d'angoisse n'en étaient que des signes précurseurs.
Lucy frissonna.
Que ferait-elle si cela devait lui arriver devant l'un des sorciers ? Elle ne leur faisait toujours pas confiance. Elle savait à quel camp ils appartenaient, mais ils n'en parlaient jamais.
Jamais Severus ou Regulus ne parlaient de leurs familles, de leurs parcours, de ce qui les avait amenés à devenir Mangemorts. Aucun ne parlait jamais des missions que le Seigneur des Ténèbres leur donnait.
Et elle n'avait jamais vu leurs marques tatouées.
Eux non plus, remarque, dut-elle reconnaître. Elle refusait que quiconque la voie nue. Elle portait toujours des pantalons et des manches longues pour cacher ses cicatrices et autres marques reçues à forces de tortures sous le joug des Dragons Célestes. Son dos était sa plus grande hantise, naturellement.
Et depuis qu'elle était arrivée dans ce monde, elle n'avait jamais rien dévoilé de personnel aux deux sorciers.
Les seules choses qu'ils savaient d'elle, c'était qu'elle était journaliste de terrain, qu'elle avait beaucoup voyagé, et avait navigué avec des pirates, des soldats de la Marine, des marchands d'esclaves, des chasseurs de prime et des Révolutionnaires, ou encore des navires marchands, qu'elle n'hésitait pas à traîner dans des bars malfamés pour récolter des informations, et qu'elle pouvait se transformer en chat.
Et son nom de plume. Et que sa tête était mise à prix.
Sinon, ils ne savaient rien d'elle, pas même qu'elle était une fille ou son vrai nom. Ils ne savaient même pas que Silvers n'était pas son vrai nom de famille ! Pas comme si elle savait elle-même son vrai patronyme, cela dit.
Sinon, il lui faudrait s'acheter des serviettes hygiéniques, songea-t-elle sans transition, parce qu'elle n'avait pas une réserve illimitée, et il lui faudrait également trouver un moyen discret de jeter celles usagées. Plus des médicaments pour son mal de ventre mensuel.
Seulement, c'étaient les sorciers ou bien l'elfe qui faisaient les courses, pas elle.
Si Lucy avait besoin de quelque chose, il lui fallait en référer à Severus pour qu'il lui achète. Cela avait été le cas pour les abonnements aux journaux et aux magazines sorciers.
Lucy avait constaté à cette occasion que Severus ne roulait pas sur l'or, car c'était Regulus qui s'occupait du versement aux hiboux postaux, même pour La Gazette du sorcier. Son Fluide l'avait grandement aidée à espionner, dans ce cas-là.
Entre autres problèmes corporels, Lucy songea qu'à part sa pince à épiler dont elle se servait pour ses sourcils, et une paire de ciseaux à ongles pour couper les poils trop longs de son maillot, elle n'avait pas de cire, et surtout, elle ne savait ni se raser ni s'épiler, cire ou pas. C'était Shakky qui l'épilait — elle était la seule à avoir le droit de voir son corps.
Y avait-il des instituts de beauté dans le monde sorcier ? Et, si oui, pouvaient-ils faire en sorte de l'épiler sans lui demander de se déshabiller ?
C'était peut-être trivial, mais la jeune fille se sentait mal à cause de tous ces poils. Oh, bien sûr, Shakky lui avait bien dit qu'elle était libre de ne pas s'épiler ou se raser, mais elle trouvait plus confortable de ne pas avoir de poils, surtout qu'ils étaient noirs, juste comme ses cheveux, et épais.
Enfin, ses cheveux commençaient à vraiment pousser, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas été chez le coiffeur. Après, Severus et Regulus avaient les cheveux longs et cela ne les rendait pas moins virils. Ray aussi avait les cheveux longs, d'un beau blanc immaculé, et il restait impressionnant et fort.
Peut-être qu'elle devrait se laisser pousser les cheveux ?
Lucy se redressa, tenant toujours son oreiller bien serré dans ses bras, décidant qu'elle pouvait se permettre de reporter cette décision — ce n'était pas comme si ses cheveux ne pouvaient pas être attachés, après tout ! — et laissa son regard se perdre dans la grisaille du ciel par la fenêtre.
Ça aussi, c'était déprimant, ce ciel perpétuellement gris.
La jeune fille se leva, abandonnant l'oreiller sur le lit et, pieds nus, alla se poster devant la fenêtre, plongée dans sa réflexion. Il lui faudrait se créer une identité ; elle ne pourrait demeurer éternellement chez Severus, à vivre à ses crochets, sans rien faire.
La magie pourrait-elle accomplir ce miracle ?
La pensée arracha un soupir agacé à la jeune fille. Décidément, elle n'aimait pas la magie. C'était ce qui lui avait retiré tous ses repères, et... Non, elle n'allait pas déprimer à nouveau !
Lucy se frappa les joues, décidée à se reprendre en main. Rester enfermée aussi longtemps était vraiment néfaste. Les idées noires tournaient en boucle à l'infini. Il fallait qu'elle sorte, qu'elle ait une activité ; enfin, qu'elle se rende utile.
Sa décision prise et ne voulant pas reculer l'échéance, Lucy sortit de la chambre sans prendre la peine d'enfiler des chaussons ou des chaussures, et, pieds nus sur le parquet de la vieille maison grinçante, elle se dirigea silencieusement vers la cuisine-salle à manger où elle avait laissé les deux sorciers autour d'une tasse de thé.
Sa discrétion n'était due qu'à quatre facteurs :
Un : son poids léger — trop léger à vrai-dire, il fallait toujours qu'elle se remplume, sinon sa santé en pâtirait gravement, ordre de médecin de Law ;
Deux : son expérience dans l'art de l'espionnage ;
Trois : sa condition de chat — car même si elle l'était à moitié, en tant qu'hybride, elle avait hérité des « pattes de velours » des chats ;
Et quatre : son statut d'ancienne esclave, car elle avait dû, à de multiples reprises, se rendre invisible lors de ses diverses tâches afin de ne pas ennuyer ses maîtres ou leurs invités — un bon esclave est un esclave discret qui ne se voit pas.
Ce fut pour toutes ces raisons que les sorciers ne s'aperçurent pas de sa présence quand Lucy jeta un œil dans la pièce et les surpris en train de... oh !
Eh bien, si elle s'attendait à ça...
Lucy esquissa un sourire, attendrie. Les deux jeunes hommes étaient enlacés et s'embrassaient tendrement mais non moins passionnément. Voyant la main de Severus s'égarer plus bas, sous les vêtements de Regulus, elle se recula doucement et se rendit au salon sans que les deux amants ne la remarquent.
Arrivée à destination, elle se laissa tomber dans le canapé. Il lui fallait tout de même des réponses, mais à qui les demander... ?
Une ampoule s'alluma au-dessus de sa tête tandis qu'elle se traita mentalement d'idiote.
« Kreacher ! » appela-t-elle d'une voix basse, ne voulant pas alerter les deux autres et les interrompre dans leur passionnante occupation.
Kreacher apparut dans un « pop » discret et regarda Lucy avec un air mélangeant la fascination et le mépris.
Lucy savait à quoi cela était dû.
Kreacher était un elfe de maison et elle avait pu lire un livre — bien que peu exhaustif — à leur sujet et savait donc que les elfes, comme toutes les créatures magiques, étaient particulièrement sensibles à toutes les formes de magie.
Kreacher savait donc qu'elle n'était pas une sorcière — ce pour quoi il la méprisait du fait de son éducation dans une famille prônant la suprématie des sorciers —, mais il ne pouvait s'empêcher d'être fasciné par elle parce qu'il sentait qu'elle n'était pas de ce monde, et que le pendentif qu'elle portait dégageait une certaine... énergie, ou signature magique.
Severus avait voulu lancer quelques sorts dessus, une fois, pour analyser le bijou, mais les sorts avaient été comme absorbés à chaque fois sans qu'aucun résultat n'apparaisse.
Le potionniste avait expliqué à une Lucy perplexe que cela était la preuve que le bijou la protégeait et qu'il était d'une puissance insoupçonnée avec des capacités encore inconnues.
« Monsieur Lu a appelé Kreacher, monsieur ? demanda l'elfe, interrompant Lucy dans ses pensées.
– Oui, bonsoir, Kreacher, salua Lucy. Voilà... Je voulais te poser quelques questions, si toutefois tu acceptes d'y répondre. »
Kreacher sembla perplexe, avant de répondre d'un ton un peu hésitant.
« Kreacher est là pour obéir aux ordres, monsieur Lu...
– Oui, mais je ne suis pas ton maître, je ne peux pas t'obliger à m'obéir, ni exiger que tu m'obéisses, non ?
– Monsieur Lu est un ami de maître Regulus ; si maître Regulus veut que Kreacher obéisse à ses amis, alors Kreacher obéira à monsieur Lu. [2]
– Regulus t'a ordonné de m'obéir ? s'étonna Lucy.
– Oui, monsieur Lu.
– Oh... D'accord... Eh bien... Bien, soupira finalement Lucy. Est-ce que tu veux t'asseoir ? »
Kreacher lança un regard absolument scandalisé à Lucy.
« Les elfes de maison n'ont pas à s'asseoir avec les maîtres, monsieur Lu !
– Oh. D'accord, excuse-moi, s'empressa de dire Lucy. Tu vois, j'ai des questions à te poser, parce que, comme tu le sais, je viens d'un autre monde, et beaucoup de choses me paraissent étranges ici, à commencer par... eh bien, par toutes ces conventions sociales, par exemple. Ou bien le statut des elfes de maison. Est-ce que vous êtes rémunérés d'une quelconque façon pour vos services, ou bien êtes-vous seulement nourris et logés ? Pouvez-vous vous opposer à la volonté des sorciers si cela met votre vie en danger ? Et si non, pourquoi ? »
Kreacher ouvrit de grands yeux globuleux, absolument pas préparé à une telle avalanche de questions. Lucy s'en aperçut et s'excusa à nouveau.
« Monsieur Lu n'a pas à s'excuser, monsieur, s'empressa d'assurer Kreacher. Ces questions sont légitimes. Pour les conventions sociales, Kreacher a bien peur que la question soit trop vague pour y répondre précisément.
– Oui, bien sûr, ce n'est pas grave. C'était surtout pour te dire que j'ai encore beaucoup à apprendre, expliqua Lucy. Mais pour le reste ?
– Eh bien... Les elfes de maison sont esclaves des sorciers, monsieur Lu. Les elfes, et donc Kreacher, sont asservis par un lien magique à des familles de sorciers, sauf pour les elfes des plus grands lieux, comme les elfes servant les écoles de magie, ou bien les banques, qui elles sont dirigées par les gobelins.
– Donc vous êtes liés par magie aux sorciers ou aux lieux ? Mais pourquoi ? Ne pouvez-vous pas vivre sans ? »
Kreacher eut l'air horrifié.
« Sans lien magique, un elfe meurt, monsieur Lu !
– Oh... Donc c'est comme l'oxygène, c'est vital que les elfes aient un lien magique ?
– Oui, monsieur, répondit Kreacher d'un air soulagé.
– Mais un lien magique n'est pas forcément un lien de servitude, non ? insista Lucy.
– Pour les elfes, si, monsieur Lu. C'est dans la nature des elfes que de se rendre utiles, alors un lien magique pour faire travailler les elfes est l'idéal pour nous, monsieur Lu, expliqua Kreacher, mal à l'aise. Monsieur Lu désire libérer les elfes de maison, monsieur ? »
Lucy fut surprise par la question tandis que Kreacher commença à s'insulter lui-même en se rendant compte de sa propre audace. Il se mit alors à énumérer tout ce qu'il pourrait faire pour se punir, jusqu'à ce que Lucy l'interrompe en prenant ses mains, ce qui eut le mérite de rendre l'elfe muet.
Jamais un humain, sorcier ou Moldu, ne l'avait touché. Jamais. C'était comme tabou.
« Kreacher, jamais je ne voudrais mettre ta vie ou celle des autres elfes de maison en danger. Jamais, affirma Lucy d'un ton ferme et sans équivoque en le regardant droit dans les yeux.
– Mais, monsieur...
– Non, Kreacher. Si je pose toutes ces questions, c'est parce que c'est très étrange pour moi, tout ça. Ce monde, je veux dire. Tu vois, dans mon monde, il y a aussi des esclaves, mais aucun ne veut l'être, et je me battais pour les faire libérer. Alors voir que toi tu es heureux de ta condition... Cela m'a vraiment étonné, voire même choqué.
– Monsieur Lu ne veut pas libérer les elfes de maison ?
– Je ne sais pas, soupira Lucy. Je ne veux pas faire quelque chose qui puisse mettre ta vie ou celle des autres en danger. Et si vous libérer vous tue, alors non, je ne le veux pas. Seulement... Eh bien, je m'inquiète.
– Pourquoi ? demanda Kreacher, si choqué qu'il en oublia toute sa politesse habituelle.
– Parce que je sais qu'il y a des abus. Dans une relation de maître à esclave, il y en a toujours eu. Bien sûr, j'ai vu que Regulus te traitait bien, Kreacher, mais qu'est-ce qui me dit que c'est aussi le cas de tous les autres elfes de maison ? Y en a-t-il qui sont battus, affamés, torturés... ? Ou que sais-je encore ?
– Monsieur Lu, articula péniblement Kreacher, ému, les larmes aux yeux.
– Je viens d'arriver dans ce monde, Kreacher, et je dois tout apprendre, comme un nouveau-né. Seulement, j'ai aussi des connaissances qui me viennent d'ailleurs, et j'ai des préjugés, et des idées reçues, et je dois en quelque sorte abandonner tout ce que je connais pour rebâtir de nouvelles bases sur lesquelles m'appuyer. Avoue que c'est plutôt perturbant ! »
Kreacher hocha la tête et Lucy relâcha alors ses mains, doucement, sans le quitter des yeux, accroupie devant lui.
« Peut-être que, plus tard, je mènerai des campagnes pour que les créatures magiques, incluant les elfes, soient traitées de manière respectueuse et juste, sans torture, sans insulte... Peux-tu m'assurer que tu peux t'opposer à tes maîtres si cela met ta vie ou ta santé en danger, Kreacher ? »
Kreacher baissa les yeux et Lucy eut sa réponse. La douleur qu'elle vit dans sa posture valait tous les discours du monde.
.
.
.
[1] Pour le nom de Théière... J'ai écrit ce passage un peu après Noël 2019 (un ou deux jours après). Mon frère et sa fiancée m'ont offert une théière en fonte pour l'occasion, en plus de thé en sachet et d'une très jolie boîte pour ranger le thé. Étant amatrice de thé, j'ai été influencée. D'où Théière, compagne de Trombone. Je vous en prie, moquez-vous, je ne vous en voudrai pas. Vraiment. Moi-même, je me marre à chaque fois que j'associe ces noms (essayez de le faire avec une voix dramatique, vous verrez). Sinon, je me demande combien de bébés escargophones ils auront, et quels seront leurs noms... ? Si vous avez des idées, n'hésitez pas ! Prenez des objets du quotidien, histoire que ce soit le plus absurde possible (en faisant en sorte que ce soit des objets qui existent soit dans le monde de One Piece, soit dans le monde de Harry Potter). Et si ça peut commencer par la lettre T, c'est encore mieux, comme Tournevis, par exemple...
Sinon, je sais que normalement les escargots sont hermaphrodites, mais ceux de One Piece sont tellement humanisés que j'ai préféré faire comme ça. Et puis, ce n'est pas comme si cela avait une grande incidence sur le déroulé de l'histoire, non ? Quoique... Qui sait... ?
[2] Je me casse la tête à chaque fois pour les constructions de phrases dites par les elfes. J'espère que le rendu n'est pas trop bizarre. Aussi, j'espère ne pas trop dénaturer la personnalité des personnages, mais comme je les mets à une autre époque que celle que nous leur connaissons, et que je leur donne de nouvelles expériences, forcément, je dois improviser quant à leurs réactions. J'espère tout de même que le rendu est cohérent avec ce que l'on sait d'eux.
.
.
.
Et maintenant, la réponse à la review (parce que je n'en ai toujours pas davantage, et non, je ne cherche pas à vous culpabiliser, où allez-vous chercher ça ?)
mariam150295 : Déjà, merci d'être toujours fidèle au poste !
Bon courage pour ton bac de français (j'ai suivi la filière littéraire, je l'ai eu au rattrapage, pareil pour mes années de fac... L'important, c'est que j'ai eu mes diplômes !) Mais oui, c'est dur de s'empêcher de procrastiner, mais une fois que tu auras eu ce que tu voulais, tu seras fière ! (Je dis ça, mais il a fallu me botter le train de nombreuses fois, donc... Courage ! Je sais à quel point c'est difficile !)
Vu que Lucy est le perso principal de cette histoire, je ne compte pas la laisser mourir tout de suite, vois-tu... Par contre, il lui arrivera beaucoup d'emmerdes (sinon il n'y aurait pas d'histoire).
Priorité : la Survie (avec un S majuscule, s'il vous plaît).
Comment ça, l'auteur est méchante ? Non mais ! La vie, c'est pas les Bisounours. Zut. Je boude.
Bon, j'arrête de bouder.
En effet, Lucy aurait bien besoin de câlins, mais pas sûre qu'elle veuille en faire avec la Marine, peu importe qui. Je lui transmettrai ton soutien.
Pour le résumé, il ne me semble pas avoir précisé dans quel sens cela devait se faire... Je n'ai jamais dit que les persos de HP se retrouveraient dans l'univers de OP. Après, bien joué pour les runes (ça aurait pu être les vestiges du Siècle Perdu, même si pas un Ponéglyphe).
Pour la conversation entre Lucy et les entités de la Mort, cela sera révélé plus tard, par petits bouts. (En vrai, je en sais pas encore de quelle manière, même si je sais le contenu de ce dialogue). Pour tout dire, j'ai les informations, mais je n'ai pas encore décidé précisément de quelle manière les intrigues seront révélées.
Si Lucy aura quelque chose en échange de sa mission ? Haha. Ha... L'histoire le dira.
Comment j'ai fait ? Je me suis creusé la cervelle pendant des mois pour trouver une raison cohérente à un voyage dans un autre monde, un prétexte qui ne soit pas de l'ordre du prétexte scénaristique. Même si tout ne sera pas forcément dévoilé (c'est bien de laisser un peu d'imaginaire au lecteur), je n'ai pas envie, non plus, de trop me faciliter la tâche pour mon scénario (d'où la lenteur de publication). Oh, merci pour le respect ! (S'incline très bas.)
L'habitude de Lucy de se travestir ? C'est pour se protéger. Un homme a moins de risques d'agressions qu'une femme (même si le risque zéro n'existe pas). C'est malheureusement vrai, peu importe le monde.
Pour tes théories, je te laisse faire ta tambouille, même si je plussoie certaines. Est-ce que ce sera confirmé par la suite ? Hum... J'ai pas encore décidé.
Ah bah tu dois avoir eu la réponse que tu ne voulais pas dans ce chapitre, à savoir la réaction de Lucy face à un elfe de maison... En l'occurrence Kreacher. Et non, Regulus ne confiera pas Lucy à Sirius, pour la simple et bonne raison que Sirius l'a abandonné quand il a quitté les Black. Mine de, la rancune est tenace, chez les Black (et chez d'autres sorciers aussi). Les deux frères ne sont plus en contact, donc pourquoi Regulus se tournerait-il vers Sirius ?
Lucy compare avec ses références, il y aura donc un certain potentiel comique, parfois.
Non, chez Severus, comparé aux cellules de Marie-Joie, c'est du grand luxe, c'est sûr !
Pour l'esprit de Lucy, je ne peux pas encore répondre (ce serait du spoil, mais ça trouvera sa réponse plus tard). En revanche, ta question à ce sujet m'a permis de me pencher dessus et d'intégrer cet élément, donc merci !
Alors... j'ai trouvé une figurine de Law dans un fauteuil, mais pas un fauteuil-Law grandeur nature... Dommage.
Et... visiblement, tu n'as pas eu le courage d'aller plus loin, car tu étais à court de caractères autorisés dans la review. Bravo pour ça, d'ailleurs !
Et non, ce n'est pas trop long (pour moi), ça me fait même très plaisir.
Prends soin de toi, hauts les cœurs pour tes révisions (surtout avec le foutoir qu'est l'enseignement en ce moment), je te dis merde pour tes examens.
Pour la petite anecdote (peut-être la connais-tu déjà, sinon, ça me fait plaisir de la raconter) : Quand on dit merde à quelqu'un, on lui souhaite en réalité d'avoir du succès. Cela remonte à l'époque où les gens se rendaient au théâtre en calèche ou en fiacre, bref, en voiture tirée par des chevaux. Naturellement, les chevaux n'ont pas de toilettes, ils font leurs besoins par terre. Aussi, plus il y avait de personnes assistant à une représentation de théâtre, plus il y avait d'excréments devant le bâtiment, plus lé théâtre avait du succès. Donc quand quelqu'un te dit merde pour un examen ou tout autre épreuve importante (ou comme pour moi à chaque fois que je monte sur scène avec le reste de la troupe), c'est pour te souhaiter d'avoir du succès.
Voilà !
.
.
.
... reviews, please ?
