En ce dimanche 2 janvier 2022, peu après minuit, je vous souhaite une année moins pire que celle qui vient de précéder (j'avais commencé le 1er, vers 23h30, mais le temps d'écrire ma réponse à la review a été plus long que prévu...)
Pour moi, ça a démarré fort : pas d'internet ces deux derniers jours, j'ai cru devenir folle. C'est dingue, je me rends compte à quel point j'en suis dépendante, ça fait peur... Surtout quand je sais à quel point je méprisais internet quand j'étais enfant. Pour moi, rien ne valait un bon livre, un bon bol d'air frais, à la montagne ou à la mer, et inventer des histoires en permanence ! Remarque, ça, ça n'a pas changé, sauf que maintenant, je partage ce qui se trouve dans mon humble crâne.
Enfin, voilà. J'ai passé un réveillon très tranquille, j'ai regardé Les Enfants Loups que j'avais en DVD avec un ami que j'avais invité pour l'occasion, et puis dodo à 1h environ. Et vous ?
Quoiqu'il en soit...
Bonne lecture ^^
Chapitre 9 : Communication
Après cette conversation avec Kreacher, Severus et Regulus étaient entrés dans le salon et avaient été fortement surpris de voir leur invité accroupi devant l'elfe, yeux dans les yeux. Kreacher avait rougi et humblement demandé l'autorisation de se retirer, ce que Regulus lui avait accordé après confirmation de Lucy qu'elle avait achevé son échange avec son serviteur.
À présent, les deux sorciers avaient pris place dans le canapé, et Lucy s'était assise dans le fauteuil le plus proche de la vieille cheminée, où un feu ronflait confortablement.
Elle n'était pas embarrassée d'avoir été surprise accroupie devant Kreacher, aussi les regardait-elle ouvertement, sans toutefois y mettre une quelconque défiance. Elle n'était pas là pour s'opposer à eux, après tout. Quant aux deux hommes, ils ne savaient trop comment engager la conversation, ils craignaient une réaction un peu vive de leur invité.
« Allez-vous mieux, Lucius ? finit par demander Regulus.
– Oh, oui, je... bafouilla Lucy en se remémorant son attitude précédente avec ses hôtes. Je vous demande pardon, d'ailleurs, pour ma réaction de ce matin...
– Vous n'avez pas mangé depuis, je crois, releva Severus. N'avez-vous pas faim ? Et puis, sans vouloir vous vexer, vous n'êtes pas bien épais. »
Lucy rougit, gênée mais aucunement vexée, et assura au potionniste qu'elle ne lui en voulait pas. Regulus, voyant sa gêne, rappela Kreacher afin de lui demander une collation pour son invité. L'instant suivant, un plateau rempli de garnitures fumantes et de couverts en argenterie fine apparut sur la table basse du salon, ainsi qu'une théière fumante et des tasses dans des soucoupes assorties.
« Maître Regulus désire-t-il autre chose, monsieur ?
– Non, c'est parfait, merci Kreacher. »
Kreacher s'inclina et disparut à nouveau en assurant qu'il était au service du jeune maître. Lucy toussota, encore perturbée de l'enthousiasme de l'elfe à servir. Malgré ses explications, elle avait quand même du mal. Il lui faudrait probablement du temps pour s'y faire...
« Servez-vous, proposa aimablement Regulus, voyant qu'elle ne bougeait pas. Il n'est pas tout à fait l'heure du dîner, mais comme vous n'avez ni déjeuné ni pris de collation cet après-midi...
– Oui, bien sûr, merci, » accepta Lucy dans un murmure.
Puis elle se servit et mangea avec plus d'appétit que ce à quoi elle s'attendait.
Les côtelettes d'agneau fondirent délicieusement sous sa langue, les flageolets étaient agréablement relevés d'une fondue d'oignons, et le jus de citrouille ne gâchait aucunement le plat.
Enfin, la crème brûlée fut un régal, d'autant que Lucy raffolait de ce dessert. En plus, le caramel était à la fois parfaitement croquant et délicieusement fondant... Cela se mariait à la perfection avec la crème de vanille, sucrée juste comme il faut.
Une fois repue, Lucy accepta avec reconnaissance la tasse de thé tendue par son hôte potionniste qui en avait lui-même bue une autre pendant qu'elle se restaurait, de même que son voisin.
Prenant une première gorgée après avoir soufflé dessus, Lucy dévisagea ses interlocuteurs. Rien dans leurs postures ou sur leurs visages ne laissait deviner quoi que ce soit de l'activité qu'ils avaient eue avant de la rejoindre au salon. Prévisible, mais dommage.
Laissant son regard dériver sur le salon accueillant malgré sa pauvreté, Lucy prit alors une décision. Plus d'apitoiement. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Plantant un regard décidé sur les deux sorciers, elle inspira un bon coup.
« Je tenais à vous présenter mes excuses pour ce matin, commença-t-elle.
– C'est nous qui... commença Severus.
– Non, ce n'est pas votre faute, nia-t-elle en secouant doucement la tête. C'est moi qui ai été trop émotif. J'ai encore l'espoir de retourner dans mon monde, vous n'êtes pas responsables de mes états d'âme.
– Certes, agréa Regulus, mais nous avons manqué de finesse et de tact.
– Peu importe, balaya Lucy, je ne vous en ai jamais voulu.
– Nous ne vous en voulons pas non plus, indiqua Regulus, ce qui tira un sourire à Lucy.
– Merci. Je... Je voulais vous parler, à tous les deux, de plusieurs choses importantes. »
Les deux hommes acquiescèrent, attentifs. Lucy les dévisagea à tour de rôle, prit une nouvelle gorgée de thé pour se donner du courage, et inspira à nouveau profondément.
« Pour commencer, et même si je crois l'avoir déjà dit, je vous remercie de m'avoir permis de rester chez vous, Severus, et de m'accueillir dans votre monde, tous les deux. Seulement, après mûre réflexion, je crois que cet arrangement n'est pas viable.
– Vous...
– Non, Regulus, ce n'est pas contre vous ou quoi que ce soit du même acabit, je vous apprécie, vraiment ! C'est juste qu'à terme, je ne peux pas rester enfermé ici, sans existence légale. Je risquerais de faire une dépression ou de devenir fou, si ce n'est pas déjà le cas pour l'un des deux, et ensuite cela vous met en danger, j'en ai bien conscience.
– Eh bien... commença Severus.
– Ne me prenez pas pour un imbécile, s'il vous plaît. J'ai bien remarqué que vous deviez dissimuler ma présence ici, si ce n'est aux Moldus, au moins aux autres sorciers. Personne ne vous rend jamais visite, et je suis désolé de vous l'apprendre, mais j'ai l'ouïe sensible et je vous ai tous les deux entendu parler à la cheminée pour annuler certains rendez-vous qui devaient avoir lieu dans cette maison. »
Les deux sorciers échangèrent un regard surpris, avant de le reporter sur Lucy, qui soupira. Tous trois prirent une nouvelle gorgée de thé, et Regulus fronça les sourcils.
« Il me semble me souvenir de cette conversation, et vous étiez sorti courir, si je ne m'abuse, remarqua-t-il. Et vous êtes rentré un peu plus d'une demi-heure après la fin de cette discussion par Cheminette. Il est impossible que vous nous ayez entendus, vous étiez trop loin. »
Lucy hocha la tête, ne cherchant pas à nier.
« C'est mon Fluide.
– Votre Fluide ? répéta Regulus, surpris du terme.
– Il en existe trois sortes, dont deux que tout le monde possède de naissance. Le dernier, seulement une faible partie de la population le possède, et il ne s'acquiert pas. Moi-même, je ne le possède pas et ne le posséderai donc jamais. »
Puis Lucy leur fit un petit cours, expliquant ce qu'était que ce Fluide exactement, qu'il s'agisse de celui de l'Armement, ou Offensif, que de celui de l'Observation, ou Sensitif, en finissant par le Royal.
Elle se permit même une petite démonstration du Fluide de l'Armement en défonçant la table basse en bois pourtant résistante d'un splendide coup de poing devenu noir pour l'occasion, en ne récoltant pas même une égratignure.
Les deux sorciers en furent impressionnés, et il leur fallut quelques instants pour se reprendre et réparer le meuble d'un coup de baguette et d'une formule associée.
À la fin de ces explications, Lucy revint tout de même sur le Fluide de l'Observation.
« Ce Fluide-là, contrairement à l'Offensif, je l'ai depuis aussi loin que je me souvienne. Je suis un cas extrêmement rare à ce niveau-là, car ma sensibilité est innée, et non acquise après des années de combats et d'expériences en tous genres. En plus de cela, je l'ai développé et entraîné, et je continue à le faire quotidiennement. Aussi, à ce titre, je peux ressentir le nombre exact de personnes qu'il y a dans une pièce, et même sur un secteur beaucoup plus large. »
Lucy s'interrompit et acheva son thé d'une traite, avant de reprendre son explication avec un exemple concret.
« Je sais précisément combien il y a de personnes dans cette ville, par exemple, et même plus loin aux alentours. Hier soir, j'ai ressenti la mort d'un enfant dans un hôpital à dix kilomètres d'ici. Il a été renversé par une voiture et les urgentistes, euh, moldus, comme vous les appelez, n'ont pas eu le temps de lui faire une transfusion de sang, il était trop tard.
– Et vous connaissez tous ces détails... commença Severus.
– Parce que je les ai entendus grâce à mon Fluide. »
Les deux jeunes hommes échangèrent un regard, partageant la même pensée : « C'est fou ! »
« Je vous l'ai dit : je suis journaliste de terrain dans mon monde, avec une prime sur ma tête ; pourtant, alors même que j'ai été sur des champs de bataille, je n'ai jamais été blessé. En plus, comme je me transforme en chat, personne ne sait ma réelle identité, ni mon visage. Ils ont mis l'image d'une ombre noire avec un point d'interrogation parce qu'ils ne savent pas à quoi je ressemble. Ils ne savent même pas quelle est ma couleur de cheveux ! »
Severus et Regulus acquiescèrent. Cela expliquait beaucoup de choses, notamment la compréhension rapide de ce type sur ce qu'ils lui expliquaient de leur monde magique. Peut-être qu'il avait eu l'occasion d'entendre d'autres sorciers discuter dans les environs, qui sait ?
De son côté, Lucy inspira un bon coup pour se donner du courage, et regarda l'un après l'autre ses interlocuteurs.
Elle n'avait pas voulu les effrayer en leur révélant qu'en vérité, elle était capable de percevoir, avec son Fluide, tout ce qu'il y avait aux alentours dans la région des Midlands, à savoir plus de 28 000 kilomètres au carré.
Enfin peu importe, là n'était plus le sujet.
« Je ne sais pas si c'est possible, ou comment, mais pensez-vous pouvoir me créer une identité dans votre monde ? Pas nécessairement auprès des Moldus, de toute façon ce n'est pas comme si j'allais être amené à les côtoyer, mais au moins dans le monde... magique ? »
Elle avait buté sur le dernier mot. Son antipathie envers cette foutue magie qui l'avait arrachée à son monde n'allait pas disparaître du jour au lendemain, après tout. Severus et Regulus échangèrent à nouveau un regard.
Ils y avaient pensé, eux aussi. Ils en avaient d'ailleurs longuement parlé, quand Lu s'était enfermé dans sa chambre.
« Je le pense, oui, répondit finalement Regulus. Cependant, notre ministère est actuellement en pleine corruption, en raison de la guerre qui se déroule. »
Lucy acquiesça, attentive. Regulus acheva son thé et posa la tasse et la soucoupe sur la table basse, imité par Severus qui avait fini son thé bien avant mais qui avait gardé sa tasse dans ses mains. Lucy sourit légèrement à cela. Pour des types qui dénigraient l'amour, ils étaient plutôt en phase... Exactement comme un couple uni.
Oh ironie ! Pour un peu...
Non, quand même pas, ils n'étaient pas au niveau de Ray et Shakky. Eux n'avaient pas peur de montrer qu'ils s'aimaient, sans pour autant tomber dans la mièvrerie. Les deux sorciers semblaient penser que l'amour était une maladie incurable dont il fallait absolument se prémunir. Au moins, ils étaient d'accord sur ce point-là.
Lucy revint à la réalité quand Regulus reprit la parole.
« Comme c'est une guerre entre sorciers, les créatures magiques ne sont pas impliquées — du moins, la plupart. C'est notamment le cas des gobelins, qui gèrent les banques, les avoirs, les finances, et même les actes de notariat, qui se tiennent dans une attitude neutre. Peu importe de quel camp vous venez, que vous soyez des ténèbres, de la lumière ou d'aucun, quel que soit votre statut de sang, ils vous permettront d'accéder à votre coffre-fort et à tous leurs services, pour peu que vous soyez l'un de leurs clients.
– C'est très intéressant, mais quel rapport avec mon identité ou la légitimité de ma présence dans ce monde ? coupa Lucy, qui savait déjà tout ça et voulait en venir à l'essentiel.
– Eh bien, les gobelins sont plus sensibles aux différents types de magie que nous autres sorciers, expliqua Regulus avec patience. Ils pourront ainsi nous expliquer exactement d'où vous vient ce pendentif, mais aussi deviner que vous venez d'un autre monde, et de cette manière vous créer une identité tout en conservant le secret. Vous n'êtes pas parmi nous par hasard, Lu, mais par une volonté qui nous dépasse, Severus et moi. »
Lucy posa sa tasse qu'elle avait gardée en main et fronça les sourcils en se massant la nuque, la faisant également craquer. Ça lui rappelait que Regulus avait été intrigué par le motif du pendentif quand ils s'étaient rencontrés, sauf qu'elle l'avait envoyé chier, énervée et bouleversée qu'elle était alors.
Elle, elle savait ce qu'étaient ces silhouettes, elles lui avaient expliqué, mais elle n'avait rien trouvé à leur propos dans les livres, et aucune rune ni aucun dessin dans les grimoires ne correspondait, de près ou de loin, au pendentif.
Peut-être s'agissait-il d'une force tellement ancienne qu'elle ne figurait plus sur les ouvrages actuels... ? Ou bien alors — et c'était tout aussi probable —, la bibliothèque de Severus n'était pas assez fournie, et il lui faudrait chercher ailleurs. Après tout, la majeure partie des ouvrages ici traitaient des potions, donc...
« Et donc, vous pensez que les gobelins accepteront de me créer une identité et une existence légale ? Quel serait leur intérêt ?
– Cela leur fera un client en plus, ce qui est tout à leur avantage, répondit Regulus. Et puis, je suis l'héritier de la noble et ancienne famille Black, l'une des plus riches familles de Sang-Pur du Royaume-Uni. Du moins, je le suis depuis que mon frère aîné fut déshérité.
– Je vois... Les gobelins feront donc ça contre de l'argent ?
– Oui, fit le jeune homme d'un ton reconnaissant que Lu ne l'interroge pas sur son frère, ou bien contre des trésors, comme des reliques par exemple. Certains artefacts sont dans le coffre Black depuis des générations et valent non seulement une fortune, mais ont également des propriétés magiques propres à chaque objet.
– Et pour le pendentif, il me semble vous avoir entendu mentionner que vous l'aviez déjà vu quelque part, rappela Lucy. À notre rencontre, précisa-t-elle quand le sorcier fronça les sourcils.
– Ah, oui, en effet. Pour vous dire, j'ai fait quelques recherches, et je l'ai retrouvé. C'est un symbole qui fut détourné de son origine première par Gellert Grindelwald, l'ancien mage noir, qui fut battu et arrêté par Albus Dumbledore en 1945.
– Et... nous sommes en 1978, c'est ça ?
– Non, en 1979.
– Merci, Severus. »
Le concerné hocha sobrement la tête en réponse. Lucy redirigea alors son regard sur Regulus, lui demandant muettement d'en dire plus. Le jeune homme s'étira légèrement, reprit une position plus confortable tandis que Severus resservait du thé, et planta son regard gris dans celui, brun, de Lu.
« Pour vous situer, Gellert Grindelwald a brandi ce symbole comme celui de son mouvement politique. Et aujourd'hui, de nombreux sorciers associent ce symbole aux actes de violence et de mort de Grindelwald. Beaucoup ont perdu des proches à cause de lui. Mais, comme je vous l'ai dit, ce signe n'était pas synonyme de son idéologie à la base. Il existe un conte, célèbre chez les sorciers, que l'on trouve dans un recueil de contes que l'on raconte aux enfants, à propos de trois frères qui défièrent la Mort en personne et obtinrent d'elle trois artefacts aux capacités inégalées. Votre pendentif représente symboliquement ces artefacts, aussi connus sous le nom de Reliques de la Mort. »
Un silence s'installa, chacun intégrant ces paroles, méditant dessus.
Lucy vit que Severus semblait frustré, et elle crut comprendre pourquoi. Il ne connaissait pas cette histoire, tout comme elle. Peut-être n'avait-il pas été élevé dans le monde sorcier ? Cela expliquerait alors cette maison, et son emplacement. Seulement, s'il avait été élevé par des Moldus, Lucy ne comprenait pas pourquoi il les méprisait et désirait même leur mort.
Enfin, était-ce réellement ce qu'il désirait ? Et Regulus ?
Car même quand elle était absente, elle ne les avait jamais entendu évoquer une quelconque haine ou un désir de mort à l'encontre des Moldus, grâce à son Fluide. Du mépris, oui, un sentiment de supériorité, certainement, et du dégoût également, mais aller jusqu'à les tuer ?
Soupirant, Lucy accepta avec reconnaissance la tasse de thé que lui proposa Severus et l'allongea avec du lait et du miel.
Puis elle repensa aux paroles de Regulus, ainsi qu'à la conversation qu'elle avait eue avec les silhouettes. Celles-ci lui avaient donné une mission précise, mais elle ne savait pas par où commencer, bien qu'avoir une identité serait déjà un bon début.
Ensuite, il lui faudrait un métier afin de pouvoir effectuer des recherches sans avoir à se soucier de l'argent. Elle n'était pas dépensière, le minimum vital pour vivre serait largement suffisant, le reste serait consacré aux recherches demandées par les silhouettes, ainsi qu'à un possible retour vers son monde.
Même si les silhouettes lui avaient affirmé que son voyage était un aller simple sans possibilité de retour, Lucy se refusait à renoncer.
Mais avant ça, il lui restait au moins deux ou trois sujets à aborder avec les deux hommes.
« Merci pour ces informations, Regulus, lâcha-t-elle finalement, le jeune homme acquiesçant pour toute réponse. Je voudrais quand même revenir sur un point qui me paraît important, même s'il n'a rien à voir avec le médaillon...
– Nous vous écoutons, accepta Regulus, voyant qu'elle hésitait.
– Eh bien voilà, je... Silvers n'est pas mon vrai nom de famille. »
Les sorciers échangèrent un regard surpris.
« Pardon ? demanda Severus.
– Pourquoi avoir menti ? renchérit Regulus.
– Je n'ai pas menti non plus, précisa Lucy, c'est juste que je ne me souviens plus de mon vrai nom de famille, et que Silvers est le nom de l'homme qui m'a sauvé et recueilli avec sa femme, quand j'avais quinze ans. Ils m'ont adopté, bien que pas légalement, puisqu'ils sont tous deux des pirates à la retraite.
– Il y a autre chose ? demanda alors Severus, sautant sur l'occasion d'en apprendre davantage sur leur invité si fermé d'ordinaire.
– Eh bien...
– De quoi cet homme vous a-t-il sauvé, Lu ? demanda doucement Regulus. Et pourquoi ne vous souvenez-vous plus de votre vrai patronyme ?
– Silvers Rayleigh, le seigneur des ténèbres, est connu pour être l'ancien second du Roi des pirates, Gol D. Roger. Il a obtenu ce titre de seigneur des ténèbres en raison de sa position élevée en tant que pirate de légende, mais il ne possède pas de pouvoir particulier, outre sa puissance phénoménale et son Fluide Royal. »
Severus et Regulus acquiescèrent.
« À la mort de Roger, l'équipage fut dissout, et tous les proches de Roger furent traqués pour être exécutés. Naturellement, Rayleigh s'est caché, comme les autres. Mais son île natale n'a pas eu autant de chance, et l'année de mes cinq ans, cette île, dont j'étais également originaire, fut attaquée par un Buster Call. »
Les larmes lui vinrent, mais Lucy les réprima, et réexpliqua ce qu'était un Buster Call. Puis elle passa à la mise en esclavage des rares survivants, préférant faire l'impasse sur le massacre auquel elle avait assisté. Ils n'avaient pas besoin d'avoir le détail du Buster Call.
Elle révéla l'existence de la griffe du Dragon Céleste marquée au fer rouge dans le dos des esclaves, mais refusa catégoriquement de leur montrer, ce que les sorciers comprirent, peinés malgré eux.
Elle ne raconta pas ses années d'esclavage, précisant seulement qu'elle était l'unique survivante à ce jour, et qu'en raison de leur origine commune, Rayleigh s'était fait un devoir de la recueillir et de la protéger, après avoir expliqué la mission bisannuelle des deux anciens pirates, qui consistait à relâcher un maximum d'esclaves et de les rapatrier auprès de l'armée Révolutionnaire.
« C'est ainsi que je suis devenu journaliste pour les Révolutionnaires, conclut-elle, et que j'ai écrit bon nombre d'articles dénonçant la corruption, les malversations, mais aussi et surtout l'esclavage. C'est mon combat. »
À nouveau, les deux sorciers acquiescèrent, une lueur de compréhension dans leurs regards. Finalement, Regulus se racla la gorge.
« Hum, eh bien, que diriez-vous de nous rendre à Gringotts ?
– La banque sorcière ? demanda confirmation Lucy.
– Oui, car comme je vous l'ai dit, les gobelins pourront vous créer une existence légitime dans notre monde. Autant le faire dès maintenant, qu'en pensez-vous ?
– Très bien, je suis prêt. Je vais juste mettre des chaussures et un manteau, et je vous suis. »
°°o°°
Les trois compagnons arrivèrent par Cheminette au Chaudron Baveur, d'où ils partirent pour se rendre sur le Chemin de Traverse.
Lucy, malgré toute son appréhension initiale, ne put s'empêcher d'être fascinée par la magie omniprésente des lieux, entre les papiers volants, les enseignes des magasins et les sorcières et les sorciers déambulant dans des tenues qui n'avaient rien à voir avec tout ce qu'elle avait pu voir jusqu'alors — et pourtant, Davy Jones savait si elle en avait vues, des choses étonnantes !
Bref, c'était très intéressant. Malgré tout, elle veilla à ne pas perdre ses guides du jour dans la rue, car bien qu'il n'y ait pas foule, il y avait quand même un peu de monde — même s'il est vrai qu'avec son Fluide, elle avait peu de risques de perdre ses hôtes de « vue ».
« Lu, vous voyez le grand bâtiment blanc qui dépasse ? demanda alors Regulus en pointant ledit bâtiment du doigt.
– Oui, je le vois, il est bien en évidence, dites donc !
– C'est Gringotts. Aussi, si jamais vous deviez vous perdre, c'est le point de retrouvailles le plus facile à définir. Les gobelins sont assez orgueilleux par nature, et aiment à ce que tout soit ostentatoire, raison pour laquelle la banque est aussi énorme et visible.
– Je comprends, agréa Lucy. Mais cela ne devrait-il pas en faire une cible de choix, pour les voleurs ?
– Non, réfuta aussitôt Severus, car les gobelins comptent parmi les meilleurs en terme de protections magiques et de barrières en tous genres. Avec Hogwarts, c'est le lieu le plus protégé de Grande-Bretagne. Même le ministère de la Magie n'est pas aussi protégé.
– Et évitez de parler de vol devant eux, ajouta Regulus, car ils sont très susceptibles et agressifs, en plus de ne pas porter les sorciers dans leur estime. Ils ne font affaires avec nous que parce qu'ils y trouvent un intérêt, mais cela s'arrête là. »
Lucy agréa, et ils arrivèrent devant le bâtiment qui, vu d'aussi près, lui rappela Marie-Joie et ses bâtiments informels, ostensiblement riches et fastueux, et totalement dépourvus de la moindre chaleur. Tout était clinique, froid, uniquement fait pour les apparences et écraser les autres d'une puissance insupportable.
La jeune fille frissonna malgré elle à ces souvenirs, avant de voir une pancarte avec des inscriptions dessus à l'entrée. Après confirmation de ses accompagnateurs qu'elle pouvait y aller, elle s'en approcha pour lire. Il s'agissait d'un poème.
« Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse. »
Pensive après avoir lu ces mots, Lucy prit son calepin et les recopia alors, sous les regards éberlués des passants et des gardes à l'entrée, tandis que Severus et Regulus échangeaient un regard amusé.
« Avez-vous l'intention d'écrire un article sur la banque, Lu ? demanda Regulus, le ton clairement amusé.
– Je ne sais pas, peut-être, répondit distraitement Lucy. Je note toujours tout ce que je trouve intéressant, et ensuite seulement je décide si, oui ou non, cela mérite un article. Sinon, je le garderai pour moi, mais j'apprécie ce poème. Et en même temps, j'en connais que cela encouragerait à aller braquer la banque, non par appât du gain, comme le poème le dénonce, mais juste pour rire.
– ... Sérieusement ? lâcha Severus, ahuri.
– Sérieusement, confirma Lucy en rangeant son calepin. Le frisson du danger, la vibration de l'aventure, la joie de braver l'interdit, les courses-poursuites qui deviennent du grand n'importe quoi, l'amusement des combats... Tout ça, quoi.
– Vos amis ne savent pas ce qu'ils risquent, dans ce cas, fit Severus d'un ton péremptoire.
– Oh si, ils savent, le détrompa Lucy. Enfin, il est vrai que Luffy est particulièrement idiot, mais quand on l'a averti qu'il risquait de se retrouver avec le Gouvernement Mondial sur le dos s'il s'en prenait à l'île d'Enies Lobby pour récupérer Nico Robin, qui faisait partie de son équipage... Eh bien, il y est quand même allé, et il a ordonné à l'un de ses hommes de brûler le drapeau des 170 pays de l'alliance, sachant que la Marine est alliée à eux, ce qui signifie qu'il a déclaré la guerre au monde entier et à leurs armées juste pour un compagnon de voyage, alors qu'ils étaient moins de 10 personnes à l'époque. »
Les deux sorciers en restèrent estomaqués.
« Mais... Cette femme, Nico Robin... Elle devait être l'amante de ce Luffy, non ? demanda Regulus, qui cherchait une explication justifiant une telle décision.
– Absolument pas, ricana Lucy. Pour tout dire, Luffy est un tel idiot qu'il ne sait même pas ce qu'est la romance. Ou plutôt, il sait ce que c'est, en théorie, mais il ne saurait pas l'appliquer à lui-même, il est un peu en-dehors de ces considérations. En revanche, il a un sens de la loyauté qui est absolu. Ses amis et ses alliés sont sous sa protection, et c'est définitif, à partir du moment où il l'a décidé, et cela même contre le gré des personnes concernées. »
Ils entrèrent alors tous trois dans la banque, et le sujet fut clos. Regulus fit signe à ses compagnons de le suivre, et ils se dirigèrent alors ensemble vers l'un des guichets, tandis que Lucy observait avec attention tout ce qui l'entourait.
Au moins, ce n'était pas blanc à l'intérieur. Certes, ce n'était pas particulièrement accueillant, mais ça ne ressemblait plus autant à Marie-Joie, ce qui soulagea grandement Lucy qui se sentit se détendre. Bon, c'était toujours fastueux, mais différemment.
« Hé, ça va, Lu ? demanda Severus, toujours attentif et aux aguets.
– Hum ? Oh, oui, rien de grave, assura Lucy avec un sourire se voulant rassurant.
– Si vous le dites... »
Il n'avait pas l'air convaincu, mais il n'insista pas. Ils arrivèrent au guichet choisi par Regulus, où ils furent accueillis par un gobelin à l'air tout aussi revêche que les autres.
« Bonjour, Gobelin Ylvix, [1] salua poliment Regulus, que votre or coule à flots.
– Bonjour, Héritier Black, répondit Ylvix d'un ton grinçant, que vos ennemis périssent dans la honte. Que désirez-vous ?
– Je désirerais un entretien privé en compagnie des deux personnes qui m'accompagnent, pour des raisons qui ne peuvent être divulguées ici. »
Le dénommé Ylvix jeta un coup d'œil sur Severus avant de s'attarder plus longuement sur Lucy, qui soutint son regard sans moufter. Puis, finalement, il hocha solennellement la tête et pria ses clients de le suivre tandis qu'il se levait pour ensuite descendre de son guichet. Quand il l'eut quitté, un autre gobelin vint le remplacer à son poste, et Ylvix se dirigea vers le fond de la salle.
Les deux sorciers et Lucy suivirent le gobelin qui les mena, via une porte dérobée, dans un large couloir composé d'une multitude de larges portes aux décorations variées.
Ylvix s'arrêta devant l'une d'entre elles, sur la gauche, et passa un index crochu le long d'une sorte d'engrenage étrange que Lucy n'avait jamais vu mais qui l'impressionna par sa complexité. La porte s'ouvrit et le gobelin entra, sans se soucier de vérifier si ses clients le suivaient ou non.
Et effectivement, ils le suivirent.
La pièce dans laquelle ils se retrouvèrent avait tout d'un bureau à la fois richement et sobrement décoré, ce qui était assez antinomique. Les boiseries étaient parcourues de reliures en or massif, et les colonnades de marbre incrustées de pierres précieuses et brillantes.
Ylvix alla s'asseoir sur son trône — clairement, il n'y avait pas de meilleur terme pour désigner son séant — et claqua des doigts, ce qui fit apparaître un elfe de maison à qui il commanda du thé pour ses clients et lui-même.
À peine un instant plus tard, un service à thé en cristal apparut sur un plateau en argent massif.
Devant un tel faste, Lucy comprit que, non, les gobelins ne plaisantaient pas avec la richesse, ni ne lésinaient sur les moyens. Trois sièges lourdement décorés apparurent alors.
Lucy s'assit dans celui du milieu en retenant un soupir. Pourquoi Severus et Regulus avaient-ils insisté pour qu'elle s'y asseye... ? Elle aurait préféré s'asseoir sur le côté, pas à la place d'honneur ! Elle était faite pour rester discrète, elle, pas pour se retrouver sous les feux des projecteurs comme... comme Brook, par exemple !
Contenant sa légère frustration — ce n'est pas comme si elle allait en mourir, après tout —, Lucy prit la tasse de thé qui lui était offerte et la renifla avant d'en boire une gorgée. Mine de rien, être un chat avait ses avantages ; grâce à ses sens surdéveloppés, personne ne pouvait l'empoisonner. Bon, sauf si le poison était inodore, mais ce n'était pas ce qu'il y avait de plus répandu.
« Bien, sourit Ylvix, commençons notre entretien. Héritier Black, pourriez-vous me dire comment vous avez pu faire pour rencontrer une personne d'un autre monde ?
– Comment... ? commença Lucy, absolument stupéfaite.
– La magie, répondit Regulus, m'a guidé jusqu'à Stonehenge, ce fameux jour où il y eut une onde magique qui a affolé notre monde. Tout comme, ajouta-t-il en se tournant vers Lucy, les gobelins sont capables de détecter bien des choses grâce à leur propre magie.
– Je vois, dit le gobelin. Et quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez désiré cet entretien, outre introduire cette personne ?
– Eh bien, Lu, je vous laisse la parole. »
Lucy hocha la tête en remerciement vers Regulus, avant de se redresser plus droite sur son siège, au point d'en être tendue, et plongea son regard dans celui de la créature.
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[1] Pour les noms des gobelins qui n'apparaissent pas dans l'œuvre originale, j'ai cherché des noms de gobelins sur le net, et j'ai trouvé un générateur de noms sur un site dérivé du jeu World of Warcraft. Même si je n'y joue pas, le générateur est intéressant, et efficace si vous êtes en panne d'idées pour des noms originaux. Si ça vous intéresse, j'ai mis le lien du site dans mon profil. Par ailleurs, le site propose des noms d'autres univers que celui du jeu, dont HP, ce qui est intéressant. Mais j'ai trouvé que Ylvix sonnait bien, alors je l'ai gardé. Comme ce nom ne m'appartient pas, vous êtes libres de vous en servir.
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Réponses aux reviews !
mariam150295 : Merci pour ces deux reviews, et amusée pour ma part d'apprendre que j'appartiens à une nouvelle catégorie ! Je ne vais pas mentir, il y aura des fins de chapitres sadiques à venir (j'en ai achevé une pas plus tard que la semaine dernière).
Pardon de na pas avoir répondu ! J'ai été très occupée, et j'ai pensé à plein de trucs différents (entre le travail, la famille, la santé, les histoires, les tâches ménagères, et... bref, tous les tracas du quotidien, quoi), du coup j'ai oublié que je n'avais pas répondu, et j'en suis vraiment, sincèrement navrée ! *s'aplatit comme une crêpe*
J'ai été très heureuse de recevoir ce dessin, même si je ne te le cache pas, j'avais imaginé une Lucy différente ^^
Forcément, chacun aura une vision différente d'un personnage ! Pour autant, j'ai beaucoup aimé ce dessin, il va falloir que je l'imprime d'ailleurs. Merci beaucoup, ça m'a énormément touchée !
Ah... je compatis, j'ai aussi déjà perdu des écrits (avant d'avoir mon PC, j'écrivais sur un iPad, et l'appli d'écriture que j'utilisais s'éteignait parfois sans avertissement, supprimant alors tout ce qui n'avait pas été enregistré... je te laisse imaginer la frustration).
Moi non plus, j'ai jamais aimé l'histoire-géo. Je ne commence à m'y intéresser que maintenant, parce que j'y trouve un intérêt pratique. Pour tout dire, j'ai eu 5/20 dans cette matière au bac (oui, oui, au rattrapage, tout à fait). Malgré ça, j'ai eu mon bac. Tu as tout mon soutien moral pour tes révisions et tes examens à venir. Courage !
J'aurais eu besoin de la déformation professionnelle de Lucy aussi, mais pas sûre que si elle se retrouvait à l'école, elle bosserait autant. Là, elle le fait parce qu'elle n'a pas vraiment le choix : elle doit s'adapter, c'est de la survie à ce stade, pas du tout comme nous.
Lucy compare avec les seuls référentiels qu'elle a, c'est-à-dire le monde d'où elle vient. Forcément, entre les Dragons Célestes, les plus hauts gradés de la Marine, les pirates les plus recherchés et l'Armée Révolutionnaire, c'est difficile de faire dans la demi-mesure ^^
Quand tu habiteras seule, tu apprendras à cuisiner. J'étais comme toi à ton âge, je laissais mes parents cuisiner. Maintenant que je vis seule, j'ai dû apprendre à me débrouiller, et tu sais quoi ? C'est assez amusant ! (Et il y a moyen de se faire plaisir.)
Je n'ai jamais prétendu que Shakky était mielleuse, où as-tu vu ça... ?
Oui, des mini-Trombone, il y en aura ! Pour les prénoms, je prends note (même s'il n'y aura pas de nom de maladie, et pour ta sœur, déjà, merci beaucoup, et ensuite, si tu parles du tutu de danse, ça s'écrit simplement ainsi : TUTU.) En tout cas, merci de m'avoir donné ces propositions, j'ai déjà quelques idées qui sont sorties grâce à ça !
Pour Théière, merci à mon frère et sa femme (même s'ils n'en savent rien ^^)
Dans le monde de OP, il n'y a rien pour atténuer la brûlure de Lucy. Ici, dans le monde magique, ça reste à voir... Encore faudrait-il que Lucy accepte de se laisser examiner, ce qui ne sera probablement pas une mince affaire...
Pour nos deux sorciers... Hum... Une relation charnelle n'est pas forcément romantique. Ce serait certainement la réponse qu'ils pourraient donner.
Je te laisse te forger ta propre opinion sur le sujet.
Pour les noms, j'avais pensé à Tournevis en référence aux charpentiers (comme Rayleigh est recouvreur de bateaux mais qu'il les répare aussi, il doit s'y connaître en charpenterie).
Merci, je fais de mon mieux pour les personnages, alors ça me fait plaisir de voir que j'y arrive !
Si tu tiens à ton scénario, pourquoi ne pas écrire ta propre version de l'histoire ? ça pourrait être sympa !
Pour tout dire, je pense que le sadisme des auteurs n'est effectivement pas qu'une légende (pour autant, si on nous tue, on ne peut plus écrire, donc...)
On ne guérit pas un traumatisme qui a duré plus de 10 ans en seulement 3 ans. Surtout que Lucy a été mise en esclavage à 5 ans, à l'âge où n'importe qui est en pleine construction vis-à-vis du monde et de soi-même. Même maintenant, alors qu'elle a 18 ans, elle est encore en pleine construction. On se construit tout au long de notre vie, mais les années les plus marquantes, qui nous forgeront le plus, sont celles de notre enfance. Au vu de l'enfance de Lucy... Il lui faudra du temps. Peut-être même qu'elle ne fera jamais confiance à personne du monde où elle a atterri. Va savoir comment ça évoluera...
Pour la figurine, Google Image est ton ami ! (Mais c'est trop petit pour ton chat.)
Mais oui, toutes les divagations sont bonnes à prendre (pas forcément pour cette histoire), c'est aussi pour ça que je réclame des reviews, si j'ai plus d'avis, c'est plus constructif, c'est plus amusant, et ça peut me donner des idées, et en plus, ça rendra les lecteurs heureux d'avoir pu participer, même si ce n'est que pour un détail (franchement, quand je sais que ma participation fait bouger les choses, ça me fait hyper plaisir, même si c'est pour un truc anodin).
Ah tu ne savais pas ? Alors j'ai une autre anecdote !
Entre les XVI et XVIIIe siècles, les corsets et corps à baleine se sont largement répandus dans la société, notamment noble. On appelle les corps à baleine ainsi car ils sont fabriqués avec des fanons de baleines (leurs dents), ce qui les rend extrêmement résistants.
Les corsets étaient ainsi portés non seulement par les femmes, mais aussi par les hommes, les personnes âgées, mais également par les enfants et les bébés. L'objectif était de sculpter le corps dès la naissance (on comprend mieux le taux élevé de mortalité infantile). Il y en avait même spécialement pour les femmes enceintes, et les femmes qui allaitaient (avec une petite fenêtre cousue devant le téton pour qu'elles puissent l'ouvrir sans avoir à se dénuder).
Comme les corps à baleine et autres corsets appuyaient sur les organes, et notamment la vessie, il valait mieux se retenir de trop rire, sinon, cela coulait en rigoles le long des jambes pour former une mare au sol... (Je ne suis pas sûre de la véracité de cette dernière affirmation, mais on m'a dit que ce serait là l'origine des verbes "se marrer" et "rigoler".)
Voilà !
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... reviews, please ?
