Cher(e)s ami(e)s lectrices et lecteurs,
toutes mes excuses pour cette TRES longue absence sans vous donner de mes nouvelles. Cela fait bien un an que je n'ai rien publier ni non plus consulter le site. J'ai été particulièrement occupée ces derniers mois par de multiples problèmes familiaux et des projets de retour à l'emploi. Mais me voici de retour avec ce nouveau chapitre qui j'espère vous plaira.
Bonne lecture à tous,
Jehanne |
PS : que pensez-vous de ma nouvelle photo de profil ?
CHAPITRE 4
« Un matin à Londres »
PREMIÈRE PARTIE
Note : avant tout choise, je tiens à revenir sur ce que j'ai écrit dans le chapitre 131. J'ai fait une erreur dans la note de fin de chapitre où j'indique que le restaurant dans lequel dînent Greg et Rebecca, " Le Gavroche " , est cité dans le film " Le mur de l'Atlantique " . J'ai eu un doute et après avoir revu le DVD du film, je me suis rendu compte qu'il s'agit en fait du restaurant " Prunier « .
Il est deux heures du matin.
Le 4x4 noir de Christopher Tiejens s'arrêta devant la maison d'Esther Moran, suivi d'une élégante Dacia Sandero d'un joli bleu turquoise à la carrosserie lustrée. C'est la voiture de Miranda que la jeune femme avait tenu à récupérer là où elle vivait encore récemment.
Non sans une certaine émotion. Quand deux jours plus tôt Sieger avait demandé à ses hommes de vider son appartement pour faire croire à sa trahison, Miranda avait craint que la voiture ait aussi disparue. Mais la jolie voiture se trouvait toujours dans le parking souterrain de son immeuble. C'est sans regret qu'elle avait décidée de quitter son appartement qui eétait devenu pour elle un lieu profanée par les méfaits du " maître « , mais la perte de sa précieuse voiture aurait été pour elle un grand regret.
La maison était silencieuse, plongée dans le noir quand Miranda et Christopher poussèrent la porte d'entrée. Mais tout le monde ne dormait pas. Quand la jeune femme alluma la lumière du vestibule, ils eurent la surprise d'apercevoir une petite silhouette qui semblait les attendre.
C'est Amâ, la chatte Siamoise.
- Va-t-elle lui faire bon accueil ? demanda Christopher.
- Nous allons savoir cela tout de suite, répondit Miranda.
La jeune femme s'accroupit et déposa au sol la petite boule de poils blancs qu'elle tenait dans ses bras.
Amâ eu un geste de recul. Etais-ce la première fois qu'elle rencontrait un chien ? Elle regarda avec méfiance cette étrange créature. Mais le nouveau venu est si petit, à peine plus gros que ses chatons. Emportée par sa curiosité, la chatte s'avança lentement, tournant autour du chiot à distance respectable. Déjà prudent, le chiot ne bougeait pas. Alors, rassurée, Amâ s'approcha et se mit à le renifler puis, émis un bref miaulement et donnant un léger coup de patte au chiot, l'invita à la suivre.
- Et bien ça ! s'exclama Christopher, stupéfait.
- Je dois reconnaître que c'est plutôt surprenant, murmura Miranda.
Ils suivirent les deux animaux et arrivés dans la cuisine...
... trouvèrent le chiot dans le panier, déjà couché au milieux des chatons qui lui firent bon accueil, miaulant, se frottant contre lui.
- Voilà qui s'appelle s'entendre comme chien et chat, dit Christopher en hochant la tête et malgré tout plutôt surpris. Je ne pensais pas que cela se passerait aussi bien.
- Amâ est une bonne chatte, dit Miranda en se penchant pour caresser la Siamoise.
Se disant que si cela c'était bien passé, Miranda se dit pourtant que ce qui arriverait le lendemain matin se passerait sans moins bien. Songeant ce qu'elle a pris dans son cabinet médical du Dispensaire après la réunion : un kit d'injection et une petite boîte contenant une ampoule de vaccin.
- Et il ne se doute de rien ! dit-elle en riant *.
oOooOo
Non, Mycroft ne se doutait de rien.
Il est six heures trente.
Le ciel est bleu, sans le moindre nuage. Malgré la fraîcheur matinale, la journée promettait d'être belle.
Dans la chambre, au-delà de la porte à droite du vaste lit que Sally avait jugé non pas king-zize mais " impérial " , la jeune femme faisait sa toilette dans la jolie salle de bain de style rétro qui lui avait tant plu.
Mycroft, qui finissait de s'habiller, fut interrompue dans ses geste par le bourdonnement de son smartphone posé sur la table de chevet. Il fronça les sourcils en consultant le texto qui s'affichait sur l'écran.
6 : 25
D'Annie pour Mycroft
« Quelques changements sont intervenus pour l'emploi du temps de la matinée. Sally et toi pourriez-vous venir plutôt vers 8 : 30 ? Je pense que cela ne change rien te concernant sachant que tu est libre de ton temps. "
- Ben voyons ! s'exclama-t-il.
Même si rien ne l'indiquait, n'étais-ce pas une allusion sournoise à sa mise en congé obligatoire. Même si le texto était signé Annie, c'était bien miss Anthea qui l'avait envoyée et semblait prendre de plus plus de plaisir à diriger sa vie. Décidément, il allait falloir qu'il lui parle sérieusement et que...
... et puis, zut !
Après tout, cela n'avait pas vraiment d'importance pour le moment. Mycroft envoya une réponse rapide et reposa le smartphone sur la table de chevet.
Pour se changer les idées, tout en continuant à s'habiller, il repensa à la soirée de la veille. Un dîner cet agréable, à la gentillesse avec laquelle il avait été accueillie par la famille de Sally.
Un dîner délicieux. Il y avait eu une soupe aigre-douce à l'orge perlé au goût curieusement acidulé, puis avait suivi un sauté de veau tomaté très légèrement pimenté accompagné de gombos et de patates douces, puis une simple salade de laitue curieusement agrémentée des dés d'avocat, d'ananas et de mangue et au dessert, une tarte au chocolat parfumée de zestes d'orange amère. Oui, un dîner vraiment délicieux.
Mais ce n'était pas de cela dont il se souvenait. C'était de s'être retrouvé parmi ces gens qui étaient pour lui de parfaits inconnus et de n'avoir ressenti aucune angoisse. Même si Sally l'avait rassuré en lui parlant des siens, même si il avait été accueilli par ces gens avec la plus grande gentillesse, non, ce n'était pas cela. Quelque chose s'était passé en lui.
C'est comme-ci cette simple invitation avait soudain effacé le passé. Non, bien sûr, il ne pourrait jamais oublier cette ombre maléfique qui avait planée sur son enfance et qui avait fait de lui l'adulte qu'il était devenu : Sieger. Mais Sieger avait été mis hors d'état de nuire. Définitivement mis hors d'état de nuire.
Rien n'est donc irréparable.
Oh, bien sûr, il resterait celui à qui il avait donner naissance des années plutôt, celui qui aimait avoir le contrôle de tout et qui, surtout le rassurait : le Gouvernement britannique. Mais ce soir-là, il avait pris plaisir à être simplement Mycroft. A n'être considéré que pour lui-même et non pas pour ce qu'il représentait.
Et puis...
Mais l'eau ne coulait plus dans le cabinet de toilette. Quelques instants plus tard, de légers bruits de pas lui parvinrent et Sally apparut, la peau encore humide, enveloppée dans un joli peignoir de bain couleur ivoire bien trop grand pour elle qui, de toute évidence devait appartenir à Mycroft.
- Je ne sais pas ce que tu en penseras, dit-elle en s'asseyant sur le bord du lit près de lui. Tu me jugeras peut-être audacieuse.
- Dis toujours, l'encouragea Mycroft.
- Ce cabinet de toilette est très joli mais il vraiment petit. Oui, je sais, il tout de même plus grand que celle de mon studio mais si je vivais ici, et bien... je ferais des travaux. J'abattrais la cloison qui s'épare les deux cabinets de toilettes pour faire une grande salle de bain.
- Et si tu vivais ici, commentez l'aménagerais-tu ? lui demanda Mycroft avec un certain intérêt.
- Oh, je pense qu'elle serait assez grande pour y installer l'un de ces meubles sous-lavabo pour recevoir deux vasques et quelques autres rangements en plus. Il y aurait aussi une grande et belle cabine de douche. Et puis, une baignoire comme j'en ai toujours rêvé : une baignoire d'angle équipée d'un système thalasso et chromato pour me relaxer dans un univers de bulles multicolores.
Mycroft avait écouté sa compagne avec beaucoup d'attention. Il n'avait jamais songé y faire des travaux et avaiy laissé les deux cabinets de toilettes tels qu'il les avaient trouvés en s'installant dans cet appartement mais les paroles de Sally lui disait que peut-être...
- Et en ce qui concerne les deux dressings ? demanda-t-il à la jeune femme tout en sachant déjà la réponse. Les laisserais-tu ainsi ?
- Non, bien sûr. Je ferais de même. Je garderais les deux portes qui permettent d'y accéder mais je ferais tomber la cloison qui les séparent pour en faire un seul et unique dressing avec un nouvel aménagement et je créerais en plus une porte également unique pour accéder à la salle de bain.
- Et as-tu également des projets pour la chambre ? demanda Mycroft en riant.
- En effet, lui répondit Sally le plus sérieusement du monde.
La jeune femme regarda autour d'elle. La veille, en visitant la chambre, elle n'avait pas été sans remarquer que le côté là où les deux fenêtres donnaient sur la cour intérieur de la résidence n'était pas aménagé, que Mycroft avait surtout favorisé le côté donnant sur le petit parc.
- Puisque tu me demandes mon avis, je transfèrerais le divan de l'autre côté de la chambre et je l'installerais sous les deux fenêtres ouvrant sur la cour intérieure et je placerai la console à café contre le mur près de la porte ouvrant sur ton dressing. Il y aurait même assez de place pour installer une petite table devant le divan. Et entre les deux fenêtres donnant sur le petit parc, j'installerais une coiffeuse. J'ai toujours rêver d'avoir une jolie coiffeuse **.
- Je vois, dit Mycroft de plus en plus amusé. Donc, tu te réserverai ce côté-ci de la chambre.
- Et bien... oui, lui répondit Sally en rougissant. Bien sûr, si je vivais ici. Bon... je vais finir de m'habiller.
Et, très vite, elle disparue par la porte dressing.
- Sally, la rappela soudain Mycroft qui venait de se souvenir du texto d'Annie. Nous sommes attendus un peu plus tôt chez Esther, à 8 h 30 au lieu de 9 heures. Cela ne change en fait rien pour ce que j'ai à dire à miss Anthea et ensuite, et bien... nous verrons.
Il était maintenant huit heures.
Mycroft et Sally avaient tout de même pris leur temps pour un léger petit déjeuner : du thé, du jus d'orange et quelques toasts grillés avec de la confiture.
Ils étaient maintenant près à partir. Mais au moment où ils s'apprêtaient à sortir de l'appartement, un léger coup se fit entendre à la porte d'entendre. Et lorsque celle-ci fut ouverte, Mycroft et Sally eurent la surprise de se trouver face à Irina, l'épouse de Thomas Dawkins, le majordome de Mycroft.
- Je suis désolée monsieur Holmes, dit cette dernière. Je ne voudrais pas paraître indiscrète mais Marina...
Derrière sa mère se tenait en effet la petite fille dont Sally avait fait la connaissance la veille, la filleule de Mycroft.
- Nous avons parler hier soir des évènements de ces derniers jours, continua Irina. Et Marina a été particulièrement intéressée par l'histoire de cette petite fille recueillie par votre ami l'inspecteur Lestrade, cette petite Aurore...
- ...et voudrait peut-être faire sa connaissance, je suppose ? dit Mycroft en souriant à la petite fille. Et sans doute également celle de Grabriel ? Je ne vois rien qui puisse l'en empêcher. Et si je comprend bien, mademoiselle Marina voudrait passer la journée avec nous.
- Oh, oui ! s'exclama la petite fille en frappant des mains. Et puis aussi Sherlock, je voudrais aussi tant voir Sherlock.
- Mais... ne vas tu pas manquer l'école aujourd'hui, Marina ? intervint Sally.
- Je vous remercie de vous soucier ainsi de ma fille miss Donovan, lui dit Irina en souriant. Si vous êtes d'accord, monsieur Holmes, je vais prévenir l'établissement scolaire en précisant qu'il s'agit d'une affaire familiale ; la directrice de l'école comprendra la situation, j'en suis certaine.
- Et bien c'est d'accord, dit Mycroft. Nous allons passer tous les trois une excellente journée, n'est pas ma mignonne.
Pour toute réponse, la petite Marina serra la main de Mycroft entre ses petits doigts et adressa un grand sourire à Sally qui se pencha vers elle pour l'embrasser tendrement sur sa joue.
Et tandis qu'Irina Dawkins s'éloignait, sachant que sa fille serait parfaitement en sécurité, elle se dit surtout que monsieur Holmes avait bien de la chance d'avoir rencontré une aussi charmante jeune femme.
Oui, une jeune femme vraiment charmante.
* Je rappelle pour mémoire ce que je racontais dans le chapitre 120 : la phobie de Mycroft pour les piqûres.
** Pour un petit rappel, le lecteur pourra trouver une description de la chambre dans le chapitre117.
