Disclaimer: L'univers et les personnages appartiennent a CLAMP et au studio SUNRISE.

Bonjour à tous et à toutes!

Je suis contente de vous retrouver ou de vous découvrir pour cette toute nouvelle histoire qui, je dois l'avouer, me trotte dans la tête depuis plus d'un an! Au début c'était juste des petites scènes par-ci par-là avec un scenario fil rouge pour les relier entre elles, et après c'est... comment dire, parti très vite et trop loin. Mais genre vraiment trop loin xD

Pour ceux et celles qui me suivent depuis mes débuts j'espère que cette intrigue vous changera de mes courtes fictions de d'habitude. Des fois entre deux idées pop-up intempestifs sur 3 fictions différentes j'ai tendance à m'emmêler les pinceaux et à me disperser. Donc si des choses vous sautent aux yeux n'hésitez pas à me le faire remarquer.

Dernière petite chose: j'ai eu l'idée de cette histoire à la suite d'une trèèèèèèèès grosse frustration. Elle reprend un doujin de Fylus intitulé "Sinner" qui n'est publié nulle part actuellement. Je tiens toutefois à dire qu'à part quelques extraits trouvés sur le net, je ne connais absolument RIEN de l'histoire d'origine donc je ne réécris pas l'œuvre de Fylus, je m'en sers juste comme base. Après mon imagination a fait le reste du taff.

Sur ce je ne vous retiens pas plus longtemps et je vous souhaite une très bonne lecture!


Prologue

L'humain peut-il être divin ?

Depuis des temps immémoriaux, cette simple question a toujours été source de guerres et de querelles parmi les hommes. Nombreux sont ceux ayant fait couler le sang ou perdu la vie au nom de leur seul Dieu vivant, et nombreux étaient les rois et princes ayant menés les hommes sur le champ de bataille, au devant d'une mort certaine et vaine. D'innombrables pertes furent déplorées et pourtant personne n'a jamais été en mesure de trouver une solution pouvant réconcilier chacun des mortels vivant sur terre.

Cette ultime énigme resta longtemps sans réponse au fil de l'histoire, encore aujourd'hui.

En l'an 1800, sous le règne du Prince Schneizel Zi Britannia, les guerres faisaient parties intégrantes du quotidien des hommes. Beaucoup de jeunes soldats étaient appelés à rejoindre les rangs de l'armée royale afin d'amener la victoire sur le Royaume. Très peu en revenaient couronne du Saint Empire de Britannia avait elle aussi pleurer la disparition du plus jeune prince et de la plus jeune princesse.

Aujourd'hui, au premier jour de l'hiver, une bataille sanglante, la plus meurtrière à ce jour, se déroulait au Nord du pays. Les premiers rayons de l'aube venaient illuminer le champ de bataille. Beaucoup étaient déjà tombés au combat, les autres ne tarderaient pas à suivre. Pourquoi se battaient-ils ? Pour qui ? Au nom de qui ? De quoi ? Véritablement ?

Suzaku ne le savait , il était certain d'une chose. En vérité, le conflit religieux n'était ni plus ni moins qu'un prétexte, cachant en réalité des négociations ou des débats politiques. Pourquoi penser cela ? Car ainsi il était plus facile voir même simpliste d'engager des militaires. L'image que la plupart des hommes avaient du paradis était un argument plus que convaincant et, bien étrangement, se suffisait à lui-même.

Suzaku se demandait souvent s'il était le seul vraiment conscient sur ce champ de bataille. Qu'ils n'étaient en rien des messagers de Dieu, mais uniquement des assassins.

Mais alors, pourquoi était-il devenu chevalier ? Quelle était la raison de son existence ? Peut être était-ce cela le prix à payer pour son crime d'antant. Après tout, il lui serait d'autant plus facile de se laisser capturer et emmener jusqu'au pays adversaire pour y être exécuter en bonne et due forme.

Non ! Il ne pouvait abandonner maintenant ! Ce n'était pas la mort qu'il voulait répandre mais la paix. Prétendre vouloir répandre le bonheur était des plus orgueilleux, mais la paix, cela était en son pouvoir il en était convaincu. On lui avait dit jadis que sa trop grande compassion pour autrui finirait par causer sa perte. Si tel était son destin, et bien qu'il en soit ainsi. Au moins son existence n'aura pas été vaine. Empoignant le manche de son épée, il poussa un cri rageur sorti du plus profond de ses entrailles et retourna au combat. Personne n'ignorait sa valeur et ses camarades reconnaissaient le courage et l'adresse de leur champion, criant en chœur afin de lui prêter main forte. Il para le premier coup et, de son regard froid et implacable, il fit glisser sa lame contre celle de ses adversaires. Suzaku se jeta alors à corps perdu dans cette valse macabre. Le sang de ses ennemis coulait au fil de son épée. Un à un, les corps de ses opposants s'amoncelaient sous ses pieds, si bien qu'il pouvait voir son image se refléter dans cette mer de sang.

Noyer dans un grondement sourd de cliquetis métallique, le soldat continuait d'occire tout être se ruant sur lui. Mais il commit une erreur qui allait lui être fatale. L'un des blessés eut assez de force pour se relever, de se saisir d'une épée et pourfendre de plein fouet le jeune homme. Dans un dernier effort, Suzaku termina d'achever son adversaire. D'abord en lui amputant le bras avant d'appliquer la même sentence à la tête.

Affaibli par la douleur, Suzaku tenta d'arrêter le saignement mais en vain. L'un de ses organes était touché, et c'était très probablement le cas pour l'une de ses artères également. Un organe ? Une artère ? Bah voyons, depuis quand je suis médecin ? Pensa ironiquement Suzaku tandis qu'il continuait de voir son flux vital quitter peu à peu. Faire ce genre de supposition dans un tel moment… c'était tout lui. Une certaine personne le sermonnerait en lui disant qu'il était trop rêveur ou insouciant.

Son propre sang commençait à teinter ses vêtements de rouge, à se répandre tel un poison sur son propre corps.

« Capitaine ! Restez avec nous Capitaine ! »

La voix du jeune soldat commença à sonner lointaine pour Suzaku. Sa respiration devenait de plus en plus rapide et irrégulière, presque sifflante. Seul le bruit du métal lui parvenait encore ce qui n'était pas bon signe pour autant.

« Ne… t'occupes pas de moi… ! Je dois… y retourner ! » Tout en prononçant ces mots, Suzaku peina à se relever sans y parvenir. Il posa genoux à terre, se servant de son épée comme ultime point d'appui

-Non vous ne pouvez plus vous battre ! Il faut que vous partiez d'ici le plus vite possible ! Si l'un de nous doit survivre même un seul c'est vous ! »

Le jeune soldat aida son capitaine à se lever et lui offrit son épaule pour soutien. Malgré le poids qu'ils représentaient l'un pour l'autre, les deux hommes marchèrent précipitamment parmi les corps inanimés de leurs camarades et de leurs ennemis. Dans leur traversé macabre, le jeune soldat saisit les rennes du cheval de son capitaine et atteignirent un sentier boisé. Le soldat aida Suzaku à chevaucher son destrier et tous deux s'engouffrèrent dans la forêt. Sur le chemin et en tentant de protéger son capitaine, le jeune soldat se rua sur les quelques ennemis les ayant suivi et succomba de plusieurs flèches dans le thorax. Le chevalier détourna les yeux de ce funeste spectacle. Suzaku était désormais seul. Livré à lui-même. La douleur était si forte qu'il ne la sentait presque plus. A bien y songé, c'était la première fois qu'il était blessé au combat. Du moins aussi grièvement. Et très certainement la dernière.