Titre : The Winner Takes it All
Franchement, je me demandez pas ce que c'est que ça. Une idée qui m'est venue d'un coup, sans beaucoup de sens. Enfin si, sinon je l'aurais pas posté, mais bon, ce n'est pas une idée mûrement réfléchie. J'écris ça au feeling, je sais juste la fin et deux trois éléments de l'histoire. Ça ne devrait pas être très long, déjà les chapitres ne sont pas longs du tout, ils sont même assez courts. Je travaille déjà sur la fin de The Little Mermaid et Si nous pouvions revenir à ce jour, en plus de scénariser mes autres projets, comme ceux de la liste de défis de MissMpreg, qui sera mon prochain gros projet.
Chaque titre de chapitre est un titre de chapitre de chanson d'Abba, qui va avec le chapitre. L'histoire globale s'appelle The Winner Takes it All, parce qu'un chapitre important portera le même nom et que l'histoire de cette fic' est relativement proche de celle de la chanson, enfin je vous laisse en juger par vous même.
Disclaimer : Masami Kurumada
Si, comme moi, vous écrivez des fanfictions, vous savez à quel point il fait plaisir de recevoir des reviews et commentaires. Cela motive pour continuer à écrire, et aussi nous permettre de voir quels sont les points forts et les points faibles de notre récit. Alors si vous pouviez laisser un petit mot pour donner vos impressions, ce serra avec grand plaisir !
One of us
Gabriel décrocha après que son téléphone ait sonné pour la troisième fois. D'une main tremblante, entre deux reniflements, il jeta un coup d'œil au numéro s'affichant sur l'écran. C'était celui d'Aphrodite, son meilleur ami depuis le primaire, un immigré suédois dont les parents ne devaient pas savoir qu'Aphrodite était une déesse et non un dieux. Ou alors ils ne savaient pas faire la différence entre une fille et un garçon, et là c'était plus grave.
- Allô ? fit la voix tremblante du jeune homme.
- Gabriel ? Tu vas bien ?
Ledit Gabriel prit une grande inspiration et répondit :
- Oui.
- Non, tu ne vas pas bien, soupira Aphro, à l'autre bout du fil. Tu étais en train de pleurer, n'est-ce pas ?
- …
Le suédois poussa un nouveau soupire.
- Tu ne réponds pas, c'est que j'ai raison. Ce n'est plus possible, Gab'. Il faut te ressaisir !
- J'essaye, articula péniblement le français.
- Oui, et bien tu n'essaies pas assez ! s'énerva Aphrodite. Pense à ta fille, merde !
Les doigts de Gabriel se crispèrent autour de son téléphone. Mais que croyait son ami ? Qu'il se laissait aller devant son enfant d'à peine quatorze mois ?!
- Je fais ce que je peux, lâcha-t-il, lapidaire. Mais si c'était à toi que ce genre de chose était arrivée, tu serais dans le même état que moi !
- Bon, écoute, fit Aphro. On va aller passer une semaine dans un club à la montagne, histoire de te remonter le moral et que tu puisses affronter Noël sans verser une larme dès que tu croiseras un couple dans la rue. Parce qu'il fallait que ce con te largue à ce moment-là, en plus ! Je prends des billets de train, ne t'inquiètes de rien. On va partir avec quelques potes, que des gens que tu connais et que tu apprécies. Et emmène ta sœur aussi, ça lui feras du bien. Elle est pas dans un état aussi lamentable que toi, mais je sais que son moral est pas au top. Quel famille, je vous jure ! Et pas la peine de chercher une nourrice ou de téléphoner à tes parents, tu prends ta gamine avec toi ! Je t'envoie les billets d'ici ce soir.
Et sans que Gabriel puisse rajouter quoi que ce soit, Aphrodite avait déjà raccroché.
Le jeune homme resta un instant interdit, puis laisser échapper un profond soupire. Son meilleur ami avait sans doute raison : il était temps qu'il se reprenne en main, et qu'il oublie une bonne fois pour toute que Milo lui avait brisé le cœur.
Assis sur un banc dans le froid glacé de la gare, Gabriel attendait l'arrivée de ses amis et de sa grande sœur. Il était arrivé un peu en avance, désirant rester le moins de temps à ruminer dans son grand appartement parisien, et avait récupéré ses affaires dès qu'il était sorti de son bureau. Il ne savait pas comment Aphrodite s'était débrouillé, mais il avait obtenu une semaine de vacances gratuites. Enfin non, il savait comment son meilleur ami avait fait : il sortait avec le fils du patron, Angelo, et il y avait fort à parier que l'italien serrait aussi de la partie.
Se maudissant intérieurement d'être arrivé si en avance, il resserra l'écharpe qui se trouvait autour du cou de sa fille et la cala un peu plus contre lui. Il ne manquerait plus que son précieux bébé tombe malade !
Jetant un nouveau coup d'œil à l'horloge, il vit se détacher les silhouettes d'un trio qu'il ne connaissait que trop bien.
- Gabriel, mon sucre d'orge ! s'écria Aphrodite en lui sautant au cou, comme s'il ne l'avait pas vu depuis des mois, alors qu'ils s'étaient croisés le matin même.
Pour faire bonne mesure, Gabriel le foudroya du regard, même si en réalité il ne lui en tenait pas rigueur, habitué qu'il était à la démesure du suédois.
- Juliette, ma guimauve ! continua ce dernier en claquant deux bisous sur la joue de la petite fille, qui dévisageait les nouveaux arrivants avec curiosité.
- Ah, alors c'est elle la merveille dont tu nous rabats sans cesse les oreilles, fit Angelo avec un sourire en regardant l'enfant aux cheveux roux avec un intérêt non dissimulé. Il fallait dire que la perspective de passer une semaine avec un gamin potentiellement bruyant ne l'enchantait pas, et qu'il préférait tout de suite savoir à quel type de gosse il allait avoir à faire.
Shura, quant à lui, se contenta d'un signe de tête discret et poli envers son collègue. Il était le meilleur ami d'Angelo, avait pratiquement été élevé avec lui, et s'entendait tout aussi bien avec Aphrodite, et par extension avec Gabriel, bien qu'il n'ait jamais rencontré la fille de ce dernier.
- Comment tu te sens, demanda-t-il donc.
- On fait aller, soupira le jeune homme aux cheveux lagons en haussant les épaules. Il manque encore beaucoup de monde ? Dite n'a pas jugé utile de me dire qui venait.
- Juste deux personnes, le rassura l'espagnol. On a fait venir le strict minimum.
Leur échange terminé, les deux hommes se tournèrent vers Aphrodite, qui gagatisait toujours avec Juliette, lui tordant les joues dans tous les sens et balbutiant des mots sans queues ni têtes.
- Angelo, je veux qu'on adopte un enfant au moins aussi mignon que celle-là.
L'italien grogna, peu enclin à être envahi par le premier âge.
- Ou alors, tu nous la donnes Gabriel ? J'ai des horaires moins chargés que toi, ça te feras économiser en baby-sitter.
- Ça m'étonnerait grandement que mon frère te cède quoi que ce soit, fit une voix dans leur dos.
Gabriel se retourna pour voir arriver, traînant une grande valise et portant un sac à main Dior®, une jeune femme à l'allure de mannequin, avec sa peau opaline, ses longs cheveux bleus/verts diffusant un léger parfum vanillé et des vêtements de grande marque, le tout marqué par un sourire hypnotique un brin charmeur et une grossesse de six mois.
Aurora Execution, ancienne et nouvellement Camus depuis son divorce, critique de mode réputée, et accessoirement sa chère et tendre grande sœur.
Celle-ci s'empressa de faire la bise à toutes les personnes ici présentes, en profitant pour serrer son frère dans ses bras et lui murmurer des paroles réconfortantes, avant de se tourner vers sa nièce et de la prendre dans ses bras.
- Coucou toi ! Tu te souviens de moi ?
Pour toute réponse, Juliette fit passer ses petites mains dans les longs cheveux de sa tante, qui étaient encore plus longs que ceux de son papa, et finit par claquer un bisou sur sa joue.
- Franchement Aurora, c'est impossible de t'oublier, ricana Angelo. Et puis c'est pas comme si tu passais inaperçue.
- Que veux-tu, déformation professionnel.
Gabriel sourit en récupérant Juliette, sachant pertinemment que sa sœur avait toujours aimé se mettre en avant, et que son métier lui convenait parfaitement.
- Bonjour tout le monde, pardonnez-moi pour le retard.
Les cinq adultes saluèrent le dernier arrivant, le charismatique Saga Gemini. Aurora pinça les lèvres immédiatement, n'appréciant pas vraiment cet homme, pour des raison encore obscures à son frère.
Le petit groupe d'amis se mit à discuter joyeusement sur le quai, puis monta tranquillement dans le train lorsque celui-ci arriva.
Aphrodite avait réservé six sièges les uns derrières les autres, par groupe de deux. Il s'installa d'office sur celui du devant en entraînant Angelo avec lui, et força Gabriel à se mettre juste derrière. Saga demanda poliment s'il pouvait se mettre là, et le jeune homme acquiesça, à condition que les agissements d'un bébé ne le dérange pas, ce à quoi Saga répondit que ça ne le gênait pas le moins du monde. Et pour finir, Aurora s'installa à côté de la fenêtre, juste derrière son frère, et Shura vint se placer à côté d'elle.
Les conversations allèrent bon train, Aphrodite s'extasiant sur son magazine qui ressemblait à un remake d'Amour, Gloire et Beauté, dérangeant Angelo qui essayait de se concentrer sur sa musique toutes les trente secondes pour commenter ce qu'il lisait.
Aux dernières places, Aurora avait ouvert son ordinateur portable et passait en revu ses derniers messages tout en essayant d'accorder son calendrier pour les prochains mois à venir, ce qui n'était pas forcément facile, la saison d'hiver étant toujours chargée, et encore plus avec la naissance prochaine de son fils. Quant à Shura, il avait collé un masque sur ses yeux et s'était rapidement endormi, un casque diffusant une musique de relaxation sur les oreilles.
Gabriel, pour sa part, s'occupait comme il le pouvait de Juliette en lui montrant le paysage qui défilait ou en lui lisant un des petites livres d'images qu'il avait emporté.
- Tu sais vraiment t'y faire avec les enfants, fit Saga quand Juliette se fut endormie.
- Je me suis beaucoup occupé de mes cousins quand ils étaient petits, révéla Gabriel.
- Et ce n'est pas trop dur de conjurer et ton travail et ta fille ?
Le jeune homme prit le temps de réfléchir à la question.
- Si, avoua-t-il. Je pars tôt, je rentre tard et je suis souvent fatigué. Juliette va toute la semaine à la crèche, et depuis que Milo m'a quitté, il n'est pas rare que mes parents viennent la garder. Mais si je peux lui assurer un bel avenir, je me dis que ça en vaut la peine.
Il posa un regard attendri sur sa fille, qui s'était endormie contre lui et caressa d'une main ses cheveux roux, comme ceux de son propre père.
- Milo ne sait pas ce qu'il rate, affirma Saga au bout d'un moment à observer son ami qui contemplait son bébé comme si c'était la chose la plus merveilleuse du monde.
La main de Gabriel, qui caressait toujours les cheveux de Juliette, s'arrêta instantanément.
- Au contraire, je crois que si.
Le plus âgé haussa un sourcil.
- Ah bon ?
- Il a eu le culot de me réclamer la garde.
Saga se contenta de fixer l'homme aux cheveux verts d'eau avec de grands yeux.
- Pardon ?
- Au niveau juridique, il est son tuteur légal, au même titre que moi, qui suis son père. Juliette ne fait pas la distinction entre Milo et moi, elle nous appelle tous les deux « papa ». Le fait qu'elle soit de mon sang et pas de celui de Milo ne change rien.
Le trentenaire allait répondre quelque chose quand Aphrodite se retourna brusquement, agitant son journal sous le nez de Gabriel.
- Gaby, il faut que tu vois ça. Et passe à Aurora aussi, ça la concerne.
Le jeune homme prit le magazine et lu le titre de l'article pointé du doigt par son meilleur ami.
Le divorce d'Aurora Execution : une bénédiction ou une malédiction pour son couple ?
Gabriel haussa ses sourcils doublent en parcourant rapidement les lignes et les quelques photos. Il se tourna ensuite vers sa sœur, toujours occupée sur son ordinateur.
- On parle de toi.
- Ça ne m'intéresse pas.
- Tu devrais y jeter un œil, insista Aphro.
- Ça n'atteint pas ma réputation en tant que critique, et je connais déjà l'histoire. Qu'est-ce que j'en aurais à faire ?
Gabriel poussa un soupire. Oui, il pouvait comprendre qu'Aurora n'est pas envie de se replonger au cœur de l'histoire d'un homme qui n'avait pas assumé d'être père.
Bon... Voilà. Merci de m'avoir lue ! N'hésitez pas à laisser un commentaire et à bientôt pour le prochain chapitre !
