Coucou!

Désolé pour la longue attente. J'ai prévenu que j'étais pas sûr d'écrire la suite tout court. C'était pas plus mal je pense vu les délais ^^'

Mais voici enfin un bout de la suite! J'espère que vous apprécierez.

Bonne lecture, et rendez-vous à la fin pour plus d'infos.


Comment c'est arrivé


-Ne sois pas si tendue ! Je gère !

-Raison de plus pour me méfier ! Contente toi de transmettre l'information au FBI et éloigne toi de lui. Si tu t'entêtes, ça va mal finir.

-Pourquoi ? Tu as confirmé que j'avais vu juste, je t'ai appelé pour ça ! S'il était en mission, j'aurais déjà été repéré.

-Kudou-kun, ne te fais pas plus bête que tu l'es. Tu te diriges vers une zone d'entrepôts abandonnés, tu crois vraiment qu'ils n'auraient rien à faire là bas ? Qu'il s'agisse d'un simple lieu de rencontre ou non, ce sera truffé de gardes et de snipers dans les environs…

-Relax, je n'y suis pas encore et… Une seconde, comment tu le sais ?!

Conan réalisa soudain qu'il y avait des bruits de fond du côté de Ai, et qu'elle semblait commencer à être essoufflée… Elle courrait ?!

-Haibara, qu'est-ce que tu fabriques ? Reste à la maison, c'est dangereux !

-Si c'est dangereux pour moi, ça l'est pour toi aussi. Éloigne toi de lui où je te ramène moi même !

-Non, arrête ! Ils pourraient te reconnaître.

-Toi aussi. Tu les croises trop souvent, ils finiront par se souvenir de ton visage. Part. De. Là. Immédiatement.

-Je suis prudent, ne t'en fais pas ! Mais ne viens pas. Pourquoi tu viens à pied de toute façon ? Hakase n'est pas là ?

-Non, il est sorti réparer une de ses inventions défectueuse. Il est sur le chemin du retour, mais je n'ai pas le temps de l'attendre avec tes bêtises. Si je ne te vois pas revenir en arrière sur les lunettes radar de rechange, je viens te chercher.

-Oï, arrête ! Parle-en plutôt à Jodie-sensei ou Subaru-san !

-Je n'ai pas le numéro de Jodie-sensei, tu te souviens ? Surtout qu'elle a changé de téléphone. Quand à mon voisin, il est absent.

-Tiens, bonjour Conan-kun ! Ça faisait longtemps. Quelle surprise de te voir ici !

Le petit détective s'arrêta net en reconnaissant la voix, alors qu'il n'avait rencontré la personne à qui elle appartenait que deux ou trois fois.

-Ha… Hakuba-niichan ?!

Il ne s'attendait clairement pas à le rencontrer non plus, mais ce n'était vraiment pas le moment… Celui qu'il suivait n'allait sûrement pas l'attendre, et il devait rester discret.

Par habitude, il lança un regard aux adolescents accompagnant le détective britannique, et s'arrêta sur le visage d'un lycéen qui semblait essayer de cacher incognito son visage en discutant avec une fille dont les cheveux longs avaient d'étrangers reflets rouges.

-Que…

-Ah oui, c'est vrai que tu ne connais pas mes camarades de classe. Laissez-moi faire les présentations, proposa Saguru avec un sourire étrange, presque triomphant. Voici Kuroba Kaito et Koizumi Akako.

-Tu ne devrais pas le laisser tranquille ? Il était en plein appel téléphonique tu sais, fit remarquer Kaito. En plus, il a l'air pressé.

Conan continuait à le fixer, ébahit, ce qui semblait le déranger même s'il le cachait bien.

-Est-ce que tu es… Le frère jumeau de Shinichi-niichan ?

C'était une question idiote. Il était Shinichi Kudou et était donc très bien placé pour savoir qu'il n'avait pas de frère et sœur, encore moins un jumeau. Mais il se sentait obligé de réagir au vu de la ressemblance. Quoique… La coiffure était différente, et le faisait d'avantage ressembler à…

-Kid ?

-C'est toi l'enfant ici, répliqua Kaito avec un sourire, poker face en place, s'approchant avec assurance afin d'éviter que Hakuba ne l'accuse de se cacher du Kid Killer.

Il s'agenouilla, faisant apparaître une fleur de nulle part et la tendis à Conan.

-Magicien extraordinaire. Ravi de faire ta connaissance. Tu es Conan Edogawa, le Kid Killer, n'est-ce pas ? Aoko parle beaucoup de toi.

-Et tu es Kaitou Kid, répliqua Conan. Mais c'est étrange que tu ne sois pas de la famille Kudou, tu lui ressemble tellement !

Le sourire triomphant de Saguru s'étira alors qu'Akako fronçait les sourcils, son attention tournée vers l'enfant, mais Kaito balaya l'accusation d'un revers de la main.

-En voilà une façon de s'adresser à quelqu'un que tu viens de rencontrer ! Je parles bien sûr de ton accusation comme quoi je serais Kaitou Kid, même si dire que je ressemble à un détective n'est pas vraiment un compliment non plus. Mais dis moi tantei-kun, tu n'étais pas à la poursuite de quelqu'un ? Je ne voudrais pas qu'on te ralentisse et fasse perdre ta cible !

Ça. Cette façon de l'appeler. Une seule personne l'appelait comme ça. Puis Conan réalisa soudain qu'il avait totalement cessé de faire attention au membre de l'Organisation qu'il avait croisé par hasard plus tôt. Il tourna la tête dans la direction où il l'avait vu pour la dernière fois et jura.

-Merde !

-Qu'est-ce que tu fais Conan-kun ? Demanda Hakuba, redevenu sérieux. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée pour toi de suivre seul un criminel.

-Ne t'inquiète pas, il ne s'agit pas de ça ! Lui assura Conan. Je dois vous laisser !

-Non ! Tu vas juste te faire remarquer. Abandonne !

Conan raccrocha afin d'éviter que les lycéens n'entendent la voix de Ai et commença à courir, espérant qu'il serait capable de le retrouver malgré l'avance qu'il venait de lui laisser, ignorant totalement les regards qui le suivaient.

-La personne avec qui il était au téléphone a hurlé quelque chose, non ? Nota Hakuba.

-Oui. C'était une voix de fille, qui essayait de l'empêcher de continuer sa filature j'imagine. Ça a l'air dangereux. Il nous a sûrement menti. Tu veux le suivre ? Expliqua Kaito, qui était le plus proche de Conan et avait donc réussi à entendre et comprendre les mots de Ai avant qu'il ne raccroche.

-Tout dépend de si vous êtes prêt à risquer votre vie pour éviter une tragédie, mais cela signifierait vous mettre également en danger, vous et vos proches, les averti Akako.

Les deux garçons se tournèrent vers elle, stupéfaits.

-Quoi ?

-C'est très sérieux. Une tragédie est sur le point de se produire. Si on ne se dépêche pas, nous serons incapables de l'empêcher. Il est peut-être déjà trop tard.


Il avait envoyé un message à Ai pour qu'elle n'essaie pas de le joindre, que ce soit via le badge ou son téléphone. Il était en train de se rapprocher de sa cible, et ne voulait pas que quiconque risque de trahir sa présence. Ses téléphones étaient déjà en silencieux, mais tout de même.

Il avait craint un instant de l'avoir perdu, mais après quelques minutes de recherche, il avait finit par le retrouver. Hélas, ils quittaient les rues fréquentées pour s'aventurer vers la zone mentionnée plus tôt par la scientifique, ce qui augmentait significativement le risque que l'endroit soit surveillé. Ils n'étaient pas encore au milieu des entrepôts, mais ça ne saurait tarder. Il ne pourrait pas continuer à le suivre très longtemps sans se faire voir, gardes ou pas, la rue où ils se trouvaient actuellement étant déjà déserte, mais il ne pouvait pas laisser passer une opportunité pareille.

Il vit sa cible jeter un paquet de cigarette vide au sol, et sourit. Voilà sa chance !

Il quitta ses attitudes de détective pour son comportement d'enfant, faisant comme s'il venait de tourner dans la rue, agissant bruyamment jusqu'à pousser un cri en mimant de découvrir le paquet de cigarettes avant de le ramasser et de courir vers l'homme.

-Monsieur ! Vous avez perdu quelque chose ! Monsieur !

Un coup de feu retenti, et une douleur explosa dans sa poitrine. Conan poussa un cri de douleur avant de s'effondrer au sol.


-Quelqu'un approche.

-Sans doute le gamin de tout à l'heure, non ? Ce sont des pas d'enfant.

-Non, Conan-kun est parti dans l'autre direction.

-Alors…

Le petit groupe s'arrêta en voyant une petite fille de l'âge de Conan, cheveux auburn, l'air inquiète et avec des lunettes ressemblant beaucoup à celles du petit garçon sur le visage, fonçant dans la même direction que lui.

-Oï, attends !

Elle ne répondit pas, ne réagit même pas, comme si elle ne les avait pas remarqué, continuant à courir.

Ils se lancèrent tous à sa suite, criant des questions et lui demandant de s'arrêter, jusqu'à ce qu'elle réalise leur présence et ne se retourne pour hurler avec une voix paniquée :

-Partez, c'est dangereux !

-Ce n'est pas… Commença Hakuba.

-Si. C'est avec elle que tantei-kun discutait au téléphone tout à l'heure, j'en suis sûr, assura Kaito.

Soudain, un coup de feu retentit, les faisant tous s'arrêter net.

-Je vous l'avez dis qu'on risquait de ne pas arriver à temps, leur rappela Akako. Je vous avais prévenu : nous arrivons trop tard…


Conan pressa sa main au niveau de la blessure causée par l'entrée de la balle, toussant et crachant. Respirer était si douloureux et difficile, mais il devait continuer… Même si le sang sortant de sa blessure et de sa bouche indiquaient que bientôt, il n'y aurait sans doute que du liquide rouge pour remplir ses poumons plutôt que l'air dont il avait besoin.

Comment… Pourquoi est-ce arrivé ? On est toujours proche des rues fréquentées…

Il leva la tête et vit une seconde forme rejoindre la première. Un long manteau noir. De longs cheveux argentés. Un regard meurtrier, posé sur lui.

Gin.

-Un peu tendu aujourd'hui, non ? Plaisanta l'homme qu'il avait suivi. C'était qu'un gosse.

-Il n'aurait pas du s'approcher autant. On doit bouger. Tu as laissé des empreintes digitales sur ce paquet de cigarettes ?

-Non.

-Alors on y va. Maintenant.

Et sans un autre regard pour lui, ils s'éloignèrent, le laissant se noyer et suffoquer dans son propre sang, trop loin pour placer l'émetteur qu'il avait préparer sur sa cible. À la place, le voici étendu au sol, ses bras qui tenaient encore le haut de son corps à distance du béton tremblant et lâchant, le faisant tomber au milieu d'une marre de son sang qui continuait à croître, petit à petit, tandis qu'il luttait pour respirait, luttait pour rester conscient.

Haibara… Je dois la prévenir… Elle ne doit pas approcher…

Avec un dernier regard vers là où les deux membres de l'Organisation étaient partis, pour s'assurer que personne ne restait dans le coin, il sorti son badge pour appeler Ai, essayant de parler aussi clairement que possible malgré le sang et la toux.

-Haibara… Fuis. C'est dangereux… Désolé, je, j'ai échoué… Mais au moins, ils… Ugh… Ils n'ont pas de raison de s'en prendre à vous… Pour ce que j'ai fais…

-Edogawa-kun ?! Ça a intérêt à être une blague. Que s'est-il passé ? Où sont-ils ?

-Ne t'en fais pas… Ils sont partis… Mais je ne vais pas… Je ne vais pas m'en sortir…

Au loin, il entendait des bruits de pas. Plusieurs. Non, cela venait aussi du badge. Il fronça les sourcils.

-Tu n'es… Pas seule ?

-Du nerf, Conan-kun, reste avec nous, on arrive ! L'encouragea la voix de Hakuba, sérieuse et inquiète.

-Concentre toi sur nos voix, oublie le reste si besoin, mais s'il te plaît, ne lâche pas ! Ajouta Kaito.

-Non… Partez… Ils pourraient toujours… Être dans le coin.

Il avait tant de mal à respirer, à rester compréhensible, à retenir la douleur dans sa voix, mais sa façon de parler était suffisamment équivoque. Personne ne lui demanda si le coup de feu entendu lui était destiné. Ils savaient déjà.

Il lâcha son badge pour agripper ses vêtements, comme si les arracher l'aiderait à mieux respirer. Mais c'était stupide, et il le savait. Il essaya de comprimer sa blessure pour diminuer l'hémorragie, mais sa vision devenait déjà floue. La balle avait traversé ses poumons, c'était certain, mais ce n'était pas les seuls dégâts qu'elle avait occasionné sur son passage. Ce genre de balle traversait tout droit, n'abîmant que ce qui était sur son passage, mais elle avait touché trop d'éléments essentiels. Une de ses bronches devait être touchée, ou il ne serait pas déjà en train de s'étouffer dans son sang alors que ce genre de blessure tuait habituellement en 30 minutes. À peine 5 avaient passé, et il avait déjà du mal à rester conscient, sa vision devenant floue et sombre alors qu'il distinguait encore vaguement des formes au loin courir vers lui, hurlant son nom au travers du badge.

Il ne pouvait pas les attendre. Il essayait, vraiment, mais il ne pouvait plus. Il sentait ses paupières se fermer alors que les formes grossissaient de plus en plus.

Tu avais raison Haibara. J'aurais du t'écouter… Je ne pourrais pas m'excuser face à face… S'il te plaît, dis à Ran… Dis lui que je suis désolé. Je ne pourrais pas tenir ma promesse…

Je suis tellement désolé…


Posté le 25.07.2021

C'était... Compliqué à écrire. Pas juste à cause de la thématique, mais car je savais pas trop comment m'y prendre pour arriver à cette situation. Au final, j'ai écris sur un coup de tête, sans même réutiliser les idées que j'avais eu à l'époque. Mais bon, ça fonctionne aussi en principe.
J'ai plusieurs autres idées, mais je ne sais pas combien j'en écrirais exactement. C'est assez éprouvant à écrire pour moi. En tout cas le prochain chapitre est en cours d'écriture, donc vous devriez attendre moins longtemps que la dernière fois ^^'
A une prochaine! =D