Epilogue

Bonsoir! Je sais que ça fait un sacré bail depuis que j'ai publié ici (JE SUIS DIPLOMEE EN DROIT! vous imaginez?) Ma pause m'a fait du bien! J'ai repris l'écriture hors fanfic! Mais je continue de penser à vous, à toi cher.e ! Depuis tant d'années j'ai publié ici (7 ans... ça me rajeunit pas!). J'espère que vous allez bien, ça fait bizarre de ne plus avoir des updates de votre part aussi...!

Après avoir finit d'écrire cette fanfic, j'ai continué avec une partie "post poudlard", 46 000 mots, 100 pages word ahah, j'étais inspirée! Je publie cet épilogue et je me demandais si le reste vous intéressait? Ca se focuserait sur George et Elizabeth après la mort de Fred, le jugement des mangemorts... Tout est déjà écrit, si ça vous intéresse, laissez une review/un mp et je publierai ça dans une autre histoire (Une fangirl, un Potter et l'après)!

Et si ça vous intéresse pas, tenez moi quand même au courant de vos vies 3 vous me manquez


J'ai dormis dans le lit de mon père, mon ancienne chambre avait été réquisitionnée par Rosamund. Mrs Hudson m'a déniché quelques vêtements que j'avais porté pendant la coupe du monde de quidditch. J'ai pas vraiment grandis depuis, les fringues me serrent un peu mais c'est tout. J'ai tout de même gardé mon insigne de préfète en cheffe et mon gallion dans ma poche. Suivant les conseils de Papa, j'ai pris un somnifère moldu pour m'endormir. Je me suis réveillée très tôt le matin, le soleil se levant (et, en mai, c'est quelque chose).

Je me suis préparée des œufs au plat, ça faisait des mois depuis que j'avais cuisiné moi-même. Je m'assois sur le fauteuil de Papa, essayant de ne pas réveiller ce dernier qui dort à poing fermé sur le canapé. Je mange mes œufs en buvant lentement mon thé, observant le soleil se lever dans la brume londonienne. Je profite du silence, un silence confortable, un silence doux, qui détonne avec le silence douloureux de Poudlard. Voldy me rejoint et se frotte à moi, essayant de me chiper un morceau d'œuf. Je souris et le lui offre avec plaisir, grattant derrière ses oreilles en me demandant si je devrais le reprendre avec moi. Mais je pense qu'il est beaucoup mieux ici, et vu son petit ventre qui se balance, Mrs Hudson s'occupe bien de lui.

- Tu ne dors déjà plus, dit Sherlock à voix basse, entrant dans le salon.

- Toi non plus, je remarque.

- Je ne dors pas beaucoup.

- Moi non plus, depuis quelques temps.

- Alors ? me demande Sherlock en s'asseyant en face de moi.

- Alors ? je répète en glissant m'asseyant en tailleur.

- Que s'est-il passé ?

- J'ai tout raconté hier.

J'ai tout raconté hier, les combats, les morts, les horcruxes de Voldemort (que Hermione m'a brièvement expliquée en m'amenant à l'infirmerie) et les reliques de la mort (que j'ai compris avec cette histoire de baguette).

- Ça c'est ce qu'il s'est passé ces dernières jours, me répond Sherlock. Je veux savoir ce qu'il s'est passé cette année.

Je me crispe et soupire longuement, regardant ailleurs.

- Tu penses que la cigarette m'aiderait avec tout le bordel dans ma tête ?

- Mmh… je ne répondrais pas à cette question avec John dans la pièce.

- Ça me donnerait un air ténébreux.

Sherlock a un demi sourire mais ne me répond pas. Je devine qu'il attend que, moi, je lui réponde. Je commence à lui parler de quand nous avons récupérer Harry, de la mort de Maugrey, j'évoque vaguement l'oreille de George. Je retrace mon année à Poudlard, parlant des Carrows, parlant de la torture. J'évoque aussi les premières années et leurs progrès en sorcellerie, les chocogrenouilles surprises que Alberforth nous donnait parfois, les fois où Seamus mettait de la musique très fort pour nous persuader de danser un peu. J'évoque les bons comme les mauvais souvenirs. J'explique à Sherlock pourquoi chaque perte durant cette guerre est quelque chose qui me touche personnellement. Toute ces personnes m'avait touchée d'une façon ou d'une autre. Quand j'ai fini, la voix de Papa interrompt le silence :

- Tu vas y retourner, n'est-ce pas ?

Il est assis sur le canapé, se frottant les yeux avec fatigue.

- Oui. Je vous dis au revoir et j'y retourne.

- Pendant combien de temps ? demande Sherlock.

- Aucune idée. Je vous enverrais des lettres. Je vous tiendrais au courant. Mycroft aussi. J'essayerais de rentrer plusieurs fois par semaine. Que je retourne à Londres, pour de bon, vous serez les premiers au courant.

- Et… George ? me demande Papa en désignant ma bague d'un signe du menton.

Je n'ai pas vraiment évoquée la bague hier soir.

- Il m'a… demandé en mariage un peu avant la bataille.

- Tu as dis oui ? demande Papa.

- Visiblement.

Sherlock roule des yeux. J'inspire.

- Fred, son jumeau, est mort. Je ne sais pas si l'on va se marier ou même si… il ira mieux. Ce n'est vraiment pas à l'ordre des discussions pour le moment, de toute façon, je réplique en me levant brusquement et allant faire ma vaisselle.

- Et si je voulais t'accompagner à Poudlard ? demande Papa en me suivant.

- Tu ne pourrais pas, repousse moldu.

- Sherlock avait pu aller au village tout près.

- … Tu pourrais, j'imagine, je réponds avec hésitation. Mais pas longtemps. En cas d'urgence, de besoin, tu pourrais.

Il hoche la tête, rassuré. Pas moi, je ne veux pas avoir à gérer la reconstruction de Poudlard, George, Neville, et moi-même et ajouter mon père et Sherlock à tout ça.

Je vais ensuite m'habiller, je prends un de mes vieux t-shirt de groupe de rock, System of a down je crois. J'enfile un jeans, et maudis mon Moi Plus Jeune pour être tombée dans la mode des jeans slims. Je dois déchirer une partie de celui-ci pour faire passer mon plâtre. J'attrape ma vieille veste en cuire comme si c'était un doudou qui m'avait manqué. Je n'ose pas regarder mon reflet mais devine que je dois avoir l'être de m'être déguisée pour aller à un concert de rock et que je me suis faite cassée la gueule en chemin. Je sors de la salle de bain et attire ma béquille avec un accio. Rosamund, qui s'est levée, suit la béquille du regard avant d'applaudir. Je lui fais un clin d'œil.

- Attends de voir ça, je souffle avant de lancer des étincelles inoffensives.

- Je savais bien que je ne voulais pas de chat, dit Sherlock en regardant Voldy d'un air songeur.

- Je vais devoir vous le laisser, je le reprendrais plus tard.

- Tiens, me répond Papa en me tendant une espèce de grosse trousse de soin.

Je regarde l'intérieur : bandages, de quoi faire une suture, du désinfectant, anti douleurs et somnifères.

- Je doute que l'infirmière du château sache s'en servir.

- Mais toi oui.

- … je ne sais pas faire de sutures.

- C'est en cas d'urgence.

- Papa, la guerre est finie et…

- Et, je doute que tous vos blessés soient soignés, réplique-t-il avec expérience et ne souhaitant pas que je discute.

Je crois qu'il a besoin de m'aider. Je crois que j'ai besoin de le laisser m'aider.

Je ferme la bouche. Papa me reprend dans ses bras, dans une étreinte pleine de soulagement. Je me recule et évalue la possibilité de transplaner : j'ai bien dormis, bien mangé, et ma cheville ne me lance qu'à peine. Je pense pouvoir transplaner jusqu'à la Tête de Sanglier sans trop de problème. Je fais un petit signe coucou à Rosamund et transplane.

Quand j'arrive à la Tête du Sanglier, celle-ci est bondée. Je reconnais pas mal d'élèves, mais je constate que la plupart de ceux qui se sont réfugiés chez Alberforth sont déjà partis, ceux qui restent sont en compagnie de leur parents. Tout le monde pleure, certains plus que d'autres. J'avais oublié que je quittais ma bulle « normale » en quittant Londres. J'aperçois Alberforth au fond des cuisines et le rejoins en jouant des coudes.

- Al !

- Oh…

Il jette un regard septique à ma tenue, je le fusille du regard.

- On sort d'une guerre et tu veux me citer mes fashions faux pas ?

- Je ne comprends rien à ce que tu dis, me répond-il avec mauvaise humeur. Les Weasley vont bientôt rentrer chez eux. Je pense qu'ils t'attendent.

- Merci.

Passant par le portrait d'Ariana, je retourne dans la Salle sur Demande qui est vide. Je la parcoure du regard avec un pincement au cœur et attrape une boîte vide. Je vais décrocher les photos qui avaient été accrochées un peu partout. Je récupère celles que Neville et moi avions mise. Je prends lentement la photo de groupe que Colin Crivey avait organisée. Nous sommes tous là, sans exception, même les premières années. Neville et moi de part et d'autre du groupe comme des professeurs sur une photo de classe. Luna est près de moi, et elle sourit. Seamus avait réussi à passer son bras par-dessus les épaules de Luna pour me faire des oreilles de lapin. Nous sommes tous souriant, même moi. Je la multiplie au nombre de participant de l'AD, je leur enverras à tous et à toutes.

Dans un coin, je vois le sac à bonbon de Dumbledore, désormais vide. Je m'approche et aperçois au fond un seul et unique bonbon, je l'ouvre lentement et mets en bouche le bonbon. Le papier s'illumine et, calligraphié dans l'écriture d'Albus, s'écrit « Merci de votre confiance ». On dirait un coup marketing. J'ai un sourire désabusé.

Vieux fou.

Après avoir déposé le carton pleins de photos et y avoir écrit « SERVEZ VOUS », je sors de la Salle sur Demande et j'ai l'étrange certitude que je n'y retournerai plus. Je vais dans la Grande Salle. Les couloirs ont été un peu nettoyés, de nombreux débris et monticules de terre sont là, mais ils ne bloquent plus la route. Je vois, Kreattur, l'elfe de maison, en grande discussion avec Ronald et arque un sourcil sans m'arrêter.

La Grande Salle a retrouvée une atmosphère chaleureuse, à mon grand bonheur. Des piles de sandwich sont disponibles un peu partout. Les personnes attablées ne suivent pas l'attribution des maisons. Je vois même des étudiants assis à la table des professeurs.

- Et bien… on dirait presque un membre des Bizarr' Sisters qui vient nous rendre visite pour nous soutenir après la bataille, sourit une voix.

Je me tourne vers Harry Potter, lui rendant son sourire.

- Culotté de la part du mec qui est parti faire camping pendant que les Carrows nous torturaient.

- Exactement, sourit Harry pensif. C'est ce que j'ai fais… du camping.

- Comment ça se passe ?

Harry ne me répond pas. Je me crispe et m'avance vers le groupe aux cheveux roux assis en compagnie de Remus qui a quelque chose dans les bras. D'ici, je distingue une touffe de cheveux verts.

- C'est…

- Mon filleul, sourit fièrement Harry.

- Ton filleul ?! je m'écrie, outrée. C'était donc toi son élève préféré…

- Elizabeth, je suis le fils de son meilleur ami…

- Accessoire, je réponds en roulant des yeux.

J'ai retrouvé un semblant de bonne humeur et je décide d'en profiter. Quand nous arrivons au niveau des Weasley, Percy est en grande discussion avec son père et Remus. Ginny fait des grimaces au bébé que Remus tient dans ses bras. Remus a les traits tirés, encore plus que d'habitude, mais tenir le bébé semble lui faire du bien. Arthur et Percy ont les yeux gonflés mais ont l'air d'avoir repris du poil de la bête. Bill et Fleur sont attablés et grignotent tout en écoutant Luna qui leur parle du Ronflak Cornu. Hermione, assise près de Ginny, lève les yeux au ciel de temps en temps. Je suppose que Charlie est avec Hagrid partit s'occuper des créatures. Ce serait presque normal. Ce serait presque normal, si en bout de table, je ne voyais pas une Molly occuper à persuader George de manger quelque chose. George a l'air d'un zombie. Son teint est pâle, ses cernes sont presque mauves et il fixe la table sans la voir, les yeux secs mais vides.

Je revois Papa les jours suivants la mort de Mary. Je m'assois à côté de George, attirant quelques sandwichs près de moi et en coupe une petit bouchée que je mets en bouche.

- J'ai été voir Papa, j'explique à George. C'était sympa. Rosamund a grandi à un point… Tu ne t'imagines pas.

Tout en racontant des idioties, parlant dans le vide, je lui donne des petits morceaux de sandwich, en mangeant moi-même quelques uns. De temps en temps, du coin de l'œil, je le vois attraper un morceau et le glisser dans sa bouche. Molly souffle de soulagement et attrape, elle aussi, une tartine. Je finis par raconter l'enquête de Baskerville, que j'ai dû raconter une petite dizaine de fois ces derniers mois. Quand j'ai fini, George a dû avaler deux sandwiches en tout et pour tout.

- Elizabeth, tu rentres avec nous au terrier ? me demande Arthur quand j'ai fini.

-Oui, évidemment, je réponds sans hésiter. Je vais juste aller voir si Pomfresh a besoin d'aide pour soigner les…

- Si j'étais toi, j'éviterai d'aller voir Pomfresh, fait Neville en arrivant. Elle va t'étrangler sur place.

- Honnêtement, elle exagère…

Kingsley s'approche et m'appelle. Je fronce les sourcils et le rejoint. Harry est avec lui.

- Elizabeth, les choses vont s'accélérer. Les hommages vont être rendue aux victimes…

- Oké ?

- Harry veut te faire voir une partie des … souvenirs de Severus Rogue. Nous pensons que tu serais apte à faire un discours à son hommage.

- … Parce que je l'ai défendu encore et encore comme une idiote, je devine.

- C'est l'idée, oui, avoue Harry.

- Ce serait quand ?

- Idéalement après demain.

- Je ferais de mon mieux… j'imagine que Fred aura aussi…, j'explique à voix basse.

- Évidemment. Ce serait en petit comité, les membres de l'Ordre qui souhaitent venir.

J'hoche la tête, déjà prête à rejoindre les Wealsey. Kingsley me retient.

- Elizabeth, les mangemorts capturés vont être juger.

- Je m'en doute.

- Mycroft m'a demandé de te mettre en charge de la préparation de leur dossier d'inculpation. De faire en sorte qu'ils aient un véritable procès.

- Il a… quoi ?

D'un signe de la main, Kinglsey désigne un énorme carton posé sur la table sur l'estrade.

- Voici les dossiers du mangemagot pour certains d'entre eux. Mycroft m'a également dit que tu avais reçu une partie des informations.

- D-d'accord… et le château ? je demande à Harry.

- Le Professeur McGonagall préférait que nous rentrions tous. Elle s'occupera de ça en juillet, après que nous nous soyons tous reposer.

Je regarde tristement la trousse de soin que mon père m'a laissée.

- Ne t'en fais pas, sourit Harry. Je pense qu'elle sera utile.