Bonjour à vous! Pour ceux qui s'interrogent sur la fréquence de mes traductions, je ne saurais dire. Autrement, je suis Québécoise alors, il est possible que j'écrive des mots et/ou expressions que vous ne saisissez pas bien. N'hésitez pas à me demander! J'ai conservé le nom anglais de "Snape" plutôt que "Rogue" car je déteste. Je voudrais juste vous rappeler qu'il s'agit d'une fiction fantasmatique, qui ne tient pas toujours compte du consentement, de mise dans les relations réelles. Voilà, je vous souhaite là-dessus une bonne lecture! :)
o.O.o
o.O.o
Prologue
o.O.o
Serverus Snape regarde la montagne de travail, à côté de son bureau, et passe ses doigts à travers ses cheveux corbeaux.
- Tu ne peux plus faire cela, cher garçon.
- Je vais parfaitement bien, Albus.
- Fatigué est ce que tu es, Severus, dit le portrait.
Le directeur, l'actuel, regarde vers le vieil homme qui était suspendu, en face de lui. La pulsation de douleur, dans sa tête, revient et il essaye de masser ses tempes dans le but de la chasser. Sans succès.
C'était seulement la moitié du semestre, juste après Noël, et son professeur de Défenses contre les Forces du Mal avait déjà abandonné son poste. Severus avait toujours critiqué les choix d'Albus Dumbledore pour cet emploi, jusqu'à ce qu'il devienne directeur de Poudlard, huit ans passés. La première année, il n'y avait pas eu de difficulté avec la sélection, puisque Carrow était venu et qu'il n'avait aucun mot à dire, sauf Lord Voldemort. Après cette horrible année, il lui revenait officiellement de choisir le candidat idéal.
La sélection avait été restreinte depuis le début. Le public avait entendu parler du mauvais sort qui s'y rattachait. Même si certaines personnes s'étaient montrées plus intéressées suite à la chute du Lord Noir, le nombre de postulants demeurait proche de zéro. Le mauvais sort empêchait de braves idiots de s'occuper d'une classe pleine d'idiots encore pires qu'eux.
Alors, durant l'été qui avait suivi la fin de la guerre, Snape, déjà extrêmement occupé à gérer la reconstruction du château, quitta l'école. Pour se rendre à la Tête de Sanglier, dans laquelle il avait réservé une chambre, afin d'y conduire cinq entretiens. La première candidate avait à peine 19 ans, et avait étudié à Beauxbâtons. Elle était superbe mais lorsque Severus s'était informé sur son expérience, elle avait débité les plus grandes âneries que l'homme avait entendues de toute sa carrière. Neville Londubat en connaissait davantage sur les potions, que cette merde à propos des Forces du Mal. Lorsque le directeur avait marché vers la porte, l'ouvrit brusquement, le second candidat qui épiait leur discussion, en était tombé à la renverse, en travers.
Ho! L'ironie avait une façon bien à elle de se rappeler à Severus.
Il avait aussitôt renvoyé l'imbécile.
Après cela, il avait rencontré le quatrième candidat. Un vieil homme, très âgé, qui était tombé endormi pendant qu'il expliquait au directeur comment se protéger des mauvais sorts. Snape s'était contenté d'observer l'homme, irrité mais aussi, d'une certaine manière, envieux de sa paix. Il s'agissait d'un ancien de la maison Serdaigle, en plus d'en savoir sur le sujet, autant que l'ensemble des autres réunis. Il l'avait donc embauché.
Durant la période d'examens, une fille en troisième s'était confrontée à un épouvantard. Il avait pris l'apparence du professeur. Ensuite, appliquant parfaitement ses études, la fille s'était imaginée le vieil homme en sous-vêtements de dentelle rouge. Les rires avaient retenti comme une traînée de poudre, jusqu'en dehors de la Grande Salle. Le professeur, outré, avait giflé la jeune. Il fut immédiatement renvoyé, puis expédié à Ste-Mangouste, avec un nez et un bras cassés, courtoisie du directeur Snape.
Les années suivantes avaient été encore pires. À chaque fois, Severus ne recevait qu'une seule candidature et quittait avant les contrôles de leur fin. Cela forçait le directeur à prendre lui-même la position, n'ayant aucune autre option. Curieusement, il n'y eut pas de note en-dessous d'« Efforts exceptionnels ».
Quelque temps de ce régime, puis s'en avait été assez. Le directeur avait promis une indemnité ainsi qu'un horaire flexible. N'importe quoi dont ces ânes auraient besoin pour être convaincu qu'il s'agissait de l'emploi de leurs rêves. Mais lorsqu'il avait constaté que seul le curriculum vitae de Stan Rocade se trouvait sur son bureau, il avait pensé avec sérieux, remettre sa démission.
Après que sa main rassurante se soit posée sur son épaule, et un appel par Réseaux de Cheminette, Minerva McGonagall s'était tenue devant lui avec leur nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal: Luna Lovegood. Snape s'était esclaffé, comme il l'avait rarement fait au cours de sa vie. On n'avait pas apprécié. Minerva avait refusé de lui adresser la parole pendant une semaine. Depuis des années, il avait réalisé à quel point son aide afin d'y arriver, dans ses multiples tâches, lui était indispensable. Il avait donc cédé.
À contre-coeur, il avait envoyé une lettre à Madame Lovegood, qui était impatiente de venir. Ses méthodes étaient curieuses (autant que ses breloques). Elle s'éloignait des sujets prescrits cependant, ses élèves avaient obtenu de bons résultats. Alors, il s'était tus, heureux que le mauvais sort semble s'être apaisé.
Jusqu'à ce que cela prenne fin. Et que Madame parte au loin, avec un naturaliste, en Amérique du Sud, y faire la chasse à une ancienne créature oubliée. Laissant Snape misérable, puis l'école sans professeur de Défense. Encore.
À ce moment, une incroyable nouvelle se produit. Elle avait postulé.
Sheila était parfaite. Née de deux moldus, elle s'extasiait de n'importe quoi ayant un lien avec la magie. Elle connaissait tout, et pas seulement à propos de son sujet. Elle était enthousiasmée par l'emploi, ses perspectives, à l'idée d'enseigner à de jeunes esprits. Elle avait des conversations intéressantes, l'équipe de travail l'aimait. Quant à ses élèves, ils l'avaient adoré, bien qu'elle donne beaucoup de retenue. Presqu'autant que Snape dans ses vieux jours. Amusante et spirituelle, elle avait charmé tout le monde, lui compris. Elle donnait des balises aux enfants, aidait avec des activités supplémentaires à son enseignement, avait obtenu les meilleures notes - et était tombée enceinte en février. Le directeur n'avait jamais eu l'air si dépité, il s'était senti trahi lorsqu'elle avait quitté à la fin de l'année. Il lui avait fait cadeau d'une photo de l'ensemble de ses collègues. Et son poste avait donné la migraine à Severus, l'été durant.
C'était la même année qu'avait pris fin le temps d'enfermement, à Azkaban infligé à Draco Malefoy, par le Ministère de la Magie, après la dernière guerre sorcière. On l'avait forcé à donner le cours, Étude des moldus, car le Ministère croyait qu'il aurait à apprendre des personnes qu'il avait voulu réduire en esclavage. Son neveu, assez amusant, avait commencé à apprécier l'enseigner dès le départ. Il était devenu plutôt bon à le faire également. Le directeur l'avait supplié de quitter son poste pour l'autre, mais Draco craignait le sort et de plus, l'Étude des moldus exaspérait son père, ce qui l'enchantait grandement.
Ça avait été la première fois qu'ils avaient mentionné Potter. Harry Potter. Parce que pour sûr, il arrêterait cela. L'Élu briserait le sort de Tom Jedusor et Severus le savait, au fond de lui. Cependant, il n'allait jamais demander au gamin, même si sa vie en dépendait. Leur histoire était terminée, il n'existait rien entre eux. Il n'avait plus vu le garçon depuis cinq ans, c'était parfait de cette manière.
Juste à l'instant où il allait se charger lui-même de la fonction, Charlie Weasley était venu à sa rescousse à dos de dragon, littéralement. Son groupe de gardiens et lui souhaitaient établir une nouvelle colonie, en Grande-Bretagne. Pendant la construction du sanctuaire, Monsieur Weasley ne pourrait opérer en Roumanie car il devait superviser le travail en Écosse. Par contre, il n'avait pas envie non plus, de perdre son temps. Il était donc le meilleur candidat - pour ne pas dire le seul. Il n'avait pas été aussi bon que Sheila, bien sûr, mais le directeur avait vu pire, à la fois comme enseignant et comme Weasley. Puis, le sanctuaire s'était terminé, et l'on dit au revoir au rouquin, qui était parti dans l'éblouissement d'une boule feu chinoise, sur son dragon, au grand bonheur de ses ex-élèves.
Son actuel professeur de Défense contre les Forces du Mal, n'était plus là non plus. Il était venu à lui, sur ses genoux. En effet, cela s'était produit dans un coin sombre d'un bar glauque. Ils s'étaient saoulés et Severus avait eu faim de... libération. L'homme s'était mis à genoux, devant lui, sa bouche embrassant sa queue dure à travers ses pantalons. Le directeur confia dans un brouillard alcoolique alors, pourquoi il était si irrité. L'autre lui avait dit qu'il était plutôt bien avec « les choses de défense », donc Snape avait dû faire face à un difficile dilemme. Se faire sucer ou obtenir un professeur de Défense?
Lorsqu'il regardait en arrière maintenant, le directeur savait qu'il n'avait pas fait le bon choix. La première option, au moins, lui aurait procuré cinq minutes d'agréable plaisir, contrairement à trois mois de souffrance. Il avait eu souvent à remplacer les leçons que son professeur donnaient. Car l'homme avait la manie d'entrer et sortir, se retrouvant dans l'Allée des Embrumes. Heureusement, il n'y faisait rien d'illégal, à part visiter les bars régulièrement. Comme il le découvrit par la suite, des bars ayant une clientèle particulière, y ayant leurs habitudes: BDSM. En effet, si on en croyait la Gazette du Sorcier, cet homme se trouvait être le meilleur soumis des environs. La photo accompagnant l'article de lui attaché sur un lit, avec deux queues déformant son cul, une lanière de cuir entourant le bout de son pénis érigé, de même que les pinces en métal sur ses mamelons, était suffisamment convaincante. Severus n'avait rien contre ces pratiques, dans la chambre à coucher, tant que cela restait là. Non pas, étalées à la maison de chaque sorcier.
Il avait décidé de le renvoyer et d'assurer lui-même la place. À l'arrivée des vacances hivernales, il souffrait physiquement d'un manque de sommeil, les poches sous ses yeux étaient si prononcées. Il avait perdu du poids, en raison de ses horaires irréguliers à manger, ou plutôt d'un manque de nourriture. Se consacrant, à la seconde où il était en dehors de la classe, à la correction du quatrième pied, des devoirs accumulés sur son bureau. Avec un minimum de deux heures de sommeil par journée, il était parvenu à enseigner héroïquement, jour après jour, afin de pouvoir signer certains papiers administratifs et noter des exercices, pendant la soirée. Ensuite, il passait le reste de la nuit à survivre seulement sur le café, tandis qu'il brassait des potions pour l'infirmerie. Et espérait qu'il trouverait un moment, pour chercher une candidature acceptable, pendant les vacances des Fêtes, à venir. Ou mieux encore, que le Père Noël lui en apporterait un.
Ce dernier était bien passé, mais n'avait apporté que des bas et des livres. Pas de professeur de Défense contre les Forces du Mal, ni de temps à consacrer à sa recherche.
Une mortelle exhaustion se saisit de Severus alors qu'il observe la montagne de parchemins. Peu importe, à quel point toute son équipe tentait de l'aider, il n'était simplement pas en mesure d'occuper les deux fonctions, en même temps. Il fallait se rendre à l'évidence. Il frotte ses paupières, bu du café et tire sur un papier, au-dessus de la pile. Les lettres s'entremêlent devant lui. Il fronce les sourcils, essaye de cligner des yeux mais c'était en vain. Il fallait qu'il dorme; il avait couru comme un fou ces dernières trente-huit heures. Il était fatigué, assoiffé, affamé et avait besoin d'un massage encore plus.
Les cloches sonnent à minuit et Snape lève la tête. Il regarde à travers la sombre fenêtre pour un moment, ne comprenant pas pourquoi les cloches de Poudlard carillonnent.
- C'est le Jour de l'An, Severus, explique une voix, devant lui. - Ne gaspille pas ses premiers instants, en travaillant. Descends célébrer avec tes amis et collègues.
Le directeur soupire profondément. Quand est-ce que cela c'était produit? La dernière fois qu'il avait vérifié, il restait encore trois jours avant le Nouvel An.
- Je suis occupé, Albus.
Soudain, de sa cheminée, un blond vêtu de robes raffinées surgit des flammes vertes, en tenant deux coupes d'un authentique champagne français. Il se rend jusqu'au bureau de son parrain, fait apparaître l'une d'elles dans sa main.
- Fais un vœu!
- Trouve-moi un professeur de Défense, répond Snape sans hésitation, d'un ton exaspéré.
- Marché conclu, dit-il en trinquant et vidant leur contenu. Puis, il se remet dans la cheminée. - Je vais acheter ton cadeau d'anniversaire.
- Tu as intérêt à ne pas m'offrir quelque chose de radin cette année.
- Ho! Je suis certain que ça ne sera pas radin. Par contre, je ne sais pas si ça voudra venir volontairement.
Le sorcier n'avait aucun indice quant à ce à quoi le blond faisait référence. Il quitte la pièce.
Par la suite, il jette un nouveau un coup d'œil sur le parchemin devant lui, remarque qu'il pouvait en lire les lettres désormais. Bien qu'après un bref moment, il aurait souhaité continuer à ne pas les voir, ainsi que leur amas de bêtises. L'un des pires essais qu'il ait jamais lu. Il observe le papier une minute, écoutant le tic-tac des premières minutes de la nouvelle année.
- Merde avec ça, grogne l'homme, tandis qu'il lâche sa plume, pousse la pile de papiers, la chaise de son bureau. Il se lève et marche vers la porte. En agrippant la poignée, il se tourne. - Bonne année, Albus.
Les yeux bleus pétillants le regardent avec bienveillance.
- À toi aussi, mon cher garçon. Qu'elle t'apporte joie et repos.
Severus roule des yeux et descend pour célébrer. Il savait qu'il le regretterait le lendemain. Mais demain était encore à plusieurs autres verres d'alcool alors pour le moment, il ne pouvait s'en foutre davantage.
o.O.o
o.O.o
Demain arriverait vraiment plutôt qu'il ne l'aurait souhaité finalement. Sa grande fatigue ainsi que l'importante quantité d'alcool ingurgitée au cours de la nuit, l'avait complètement achevé. Telle une stupide adolescente ne connaissant pas ses limites en raison de son inexpérience. Aussi, il devrait attendre que cela passe de lui même au cours des heures prochaines. Il avait à peine réussi à monter l'escalier en colimaçon sans vomir. Quelle idée d'avoir juché le bureau si haut.
L'ensemble des directeurs, dans leur cadre, est plongé dans un lourd sommeil. Tandis qu'il se fraye un chemin jusqu'à un fauteuil, afin d'y poser sa carcasse de 45 ans. Son mal de crâne s'accentue, percutant contre ses tempes, son front. Il fait apparaître un verre rempli de glace. Avant de l'appliquer sur sa tête aux cheveux noirs. Ferme ses paupières.
C'est ce moment que choisit son neveu pour revenir à Poudlard.
- Ben dis donc, t'as une sale gueule parrain, se moque-t-il en se dirigeant vers lui.
- Je sais, répond le grand homme.
- Tu as pensé à prendre des potions?
- Oui, mais il n'y en a plus pour cela, pas eu le temps…
- D'accord. Tu as mangé un vrai repas cette nuit? demande le sorcier aux robes élégantes.
- Des verrines et d'autres bouchées.
- Tu devrais alors prendre une bonne douche et aller au lit, il est 3h. Je vais te laisser dormir demain, tu en as tellement besoin. Il reste encore la moitié de l'année scolaire, Severus Snape, tu ne peux pas tomber malade à cause de l'épuisement, sermonne-t-il le directeur, en fronçant ses sourcils et mettant ses mains blanches sur ses hanches. - Je vais t'aider avec la correction du dernier devoir de Défense qui s'empile sur ton bureau.
Le sorcier ouvrit ses yeux sombres afin de les plonger dans les gris. Il ressentait une telle reconnaissance envers Draco, qu'il considérait pratiquement comme son fils de 25 ans.
- Le ferais-tu vraiment? lui demanda-t-il en passant un bras autour de sa taille.
- Oui, répondit le blond. - Mais lâche-moi. Tu pues, tu sens... Il le renifle. - la bombabouse?
L'autre homme ricane. De vagues souvenirs de la soirée lui reviennent. Cependant, un Hagrid perdu, le sourire de connivence de Minerva, des bombes nauséabondes et un Flitch furieux, c' était tout ce dont il parvenait à se rappeler.
- Je vois qu'on a eu du plaisir pendant mon absence… il faudra me raconter.
