Coucou ! Je pars sur une fic multichapitre NON UA. Attention, chapitre pas joyeux !

Bonne lecture !

La nuit était si belle. Le ciel, sans nuage, révélait un bleu foncé si pur, rehaussé par la clarté argentée de la lune, qui ne laissait apparaître qu'une seule de ses moitiés. La journée avait été comme toutes les autres, aucun incident fâcheux n'avait éclaté, il avait passé une excellente soirée avec ses proches.

Pourtant… Le noble ne pouvait s'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment. Après tout, la guerre contre les Quincys avait pris fin quelque temps auparavant, alors il n'y avait plus de risque de voir le Seireitei détruit à nouveau, n'est-ce pas ? Peut-être qu'il était paranoïaque.

Il secoua la tête. Il était fatigué et sûrement que son esprit commençait déjà à le harceler avec des rêves peu agréables alors qu'il n'avait même pas encore fermé les yeux.

Un domestique fit glisser le panneau barrant l'accès à sa chambre. Sans perdre une seconde, l'homme s'allongea sur son lit aux draps finement brodés avant de plonger immédiatement dans les limbes du sommeil.

Un coup brutal dans le ventre l'en émergea de force. Que se passait-il ? Totalement réveillé par la douleur, il ouvrit les yeux et cria.

En effet devant ses yeux se dessinait un sourire cruel et des yeux infernaux qui réclamaient du sang. Le sien.

« Tu peux crier autant que tu voudras, misérable asticot, mais personne ne viendra à ton secours, j'ai neutralisé tous tes gardes, déclara calmement une voix. »

Une goutte de sueur coula dans le dos du noble. Au moment où il allait ouvrir la bouche, la voix reprit :

« Comme ça, je pourrai te torturer à loisir. J'aurais pu te tuer sans te réveiller, mais… toi tu auras droit à un traitement très spécial. Sois en honoré. »

Tandis que l'intrus parlait, l'agressé se rendit compte qu'il était attaché solidement à une chaise. Il tenta de tirer sur les liens, mais rien à faire, ils étaient trop serrés. Il leva un regard affolé sur l'intrus. Tout de noir vêtu, l'homme ne portait même pas de cagoule, comme s'il voulait infliger une peur immense à sa victime par son visage de sadique. Ce fut alors comme si des millions de fourmis traversaient son estomac un malaise terrible s'empara de tout son être. Il lui semblait l'avoir déjà vu alors qu'il ne le connaissait même pas… Quoique…

« Qui êtes-vous ? Et pourquoi vous êtes ici ? »

Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu'une lancinante douleur déchira son poignet gauche, puis l'autre. Il hurla autant sous l'effet de la douleur qu'en voyant la lame qui étincelait d'une façon inquiétante.

« Ça, c'est pour avoir posé tes sales mains sur mon amie. »

L'être devant lui avait dit ça comme s'il parlait du temps qu'il faisait dehors, sourire aux lèvres, tout en le regardant en train de se tordre de douleur. Il brandit ses mains gantées qui tenaient… deux mains tachées de sang. L'homme ligoté jeta un coup d'œil sur les deux côtés, ayant peur de savoir… Il s'agissait de ses mains ! Horrifié et impuissant, il reçut en plein visage ses mains amputées. Son tortionnaire était un monstre ! Hélas pour lui, le « monstre » n'attendit pas que sa victime se soit remise de sa terreur. Celle-ci hurla à s'en arracher la gorge en sentant une douleur au niveau de son pantalon. Non, il n'avait quand même pas… Il s'étrangla de terreur en fixant ses organes génitaux qui pendaient devant ses yeux.

« Ça, c'est pour avoir abusé d'elle. »

Tout comme pour les mains, la virilité du noble atterrit brutalement sur son visage. Sa vie s'échappait peu à peu par les mutilations infligées la peur tordait ses boyaux comme un serpent étoufferait un lapin. Il n'arrivait même plus à réfléchir, seule la douleur dictait ses paroles.

« Pitié… supplia-t-il, les larmes dégoulinant sur ses joues. Arrêtez…

-Pourquoi devrais-je ? L'as-tu fait quand elle-même te le demandait ? »

-Je…

-Il suffit, trancha le bourreau d'une voix toujours aussi placide. »

L'aristocrate cria à nouveau en voyant la lame foncer vers son visage. Il n'eut pas le temps de profiter des derniers rayons lumineux de l'astre argenté il cria encore plus fort quand elle s'enfonça vivement dans les globes oculaires.

« Ça, c'est pour avoir posé tes yeux pour souiller le corps de mon amie. »

Le noir… le noir. Et surtout, cette lave qui ravageait depuis le début de la séance de torture la moindre cellule de son corps réduit à l'état de jouet et qui devint encore plus brûlante et glacée à la fois. Le niveau de panique atteignit son paroxysme, embrumant son esprit. A cet instant, le corps ligoté n'était animé que par une chose : l'instinct de survie. Il tenta de raffermir sa voix dans une vaine lueur d'espoir :

« Pardon ! Pardon d'avoir profité de votre amie, même si je ne vois pas de qui vous parlez. »

Il ne pouvait pas voir la personne en face de lui hausser un sourcil.

« Oho, je ne suis même pas surpris que tu aies fait subir ça à tant de filles. De toute façon, il est trop tard. »

Avant que la conscience du noble ne s'éteigne, il sentit l'arme empaler son crâne et son tortionnaire déclarer :

« Et enfin, ça c'est pour avoir traumatisé son esprit à vie. »

Dites-moi ce que vous en avez pensé. Bon reconfinement !