Coucou ! Revoilà un new chapter (j'essaie de lire en anglais en ce moment, hyper intéressant XD)
Merci à vous pour les reviews que j'ai reçues :) Ca fait tellement plaisir de se savoir lue ! Je suis dispo en MP, je réponds aux reviews anonymes et aux reviews avec pseudo, donc défoulez-vous :)
RARA : (ma première depuis le début mdr)
Audrey : Merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira tout autant ! C'est une fic un peu légère que j'écris sans trop de prise de tête, alors ça me fait plaisir qu'elle te plaise ! Encore merci pour les exams, je flippe mais ça devrait aller XD A bientôt j'espère !
Chapitre 7 :
Azkaban
Drago regarda Blaise, les yeux flous. Là, si son meilleur ami lui disait que Granger n'était « pas si horrible », il l'emplâtrerait contre le mur. Mais vu la mine mi-désolée mi-satisfaite que son ami affichait, il était quand même d'accord avec lui.
Ils virent Granger partir de la pièce pour rejoindre celle attenante, et entendirent quelques bruits de verre.
– Blaise, je t'en supplie, vire cette harpie de chez moi !
Le jeune noir soupira lourdement, s'enfonçant dans sa chaise et frottant ses tempes quelques instants. Soudainement, il se redressa et fit face à Drago.
– Mon pote. Cette bonne femme est complètement tarée, je te l'accorde, mais elle a raison. Ça fait trop longtemps que tu vas mal. Et cette inspectrice là, aussi chiante soit-elle, veut faire ce qu'il faut pour t'aider.
Sur ce, Blaise se leva lui aussi pour rejoindre Granger. Le jeune homme ne savait pas vraiment où tout ça pourrait les mener. Une chose était sûre : quand il était arrivé dans la chambre de Drago après être allé chercher la potion anti-gueule de bois, il avait été surpris de voir Granger. Surpris, oui, mais après avoir réfléchi quelques secondes en la voyant, il s'était dit qu'ils n'auraient pas pu mieux tomber. Drago avait besoin que Granger lui mette un sacré coup de pied aux fesses et le fait qu'elle soit particulièrement insupportable ne pouvait être que bénéfique pour ça.
Quand il arriva dans le salon privatif de son ami, il ne put retenir un éclat de rire. Granger était à genoux, les manches relevées sur les avant-bras, la veste posée sur le dossier du fauteuil, devant le placard rempli de boissons en tout genre et sortait les bouteilles en verre une par une. Cette fille, bien que cinglée, était exceptionnelle.
– Qu'est-ce qu'on va en faire ? demanda-t-elle. Je peux les ensorceler pour qu'elle ne s'ouvrent pas… On ne peut pas les jeter. Tu veux les prendre chez toi ? Cet hydromel doit être affreusement cher.
– Tu ne crois pas que ce serait bien trop tentant pour lui de les lui laisser ? Même scellées…
– OK. Prends-les, le but n'est pas de vider les Gallions par les fenêtres.
En deux temps, trois mouvements, ils trouvèrent une caisse où placer toutes les bouteilles afin que Blaise les emmène chez lui. Ils demandèrent à Tinny de faire léviter la caisse jusqu'à l'entrée du Manoir pour ne pas l'oublier.
Hermione soupira, satisfaite de voir le placard vide de tout alcool. Elle parcourut la pièce sombre et ouvrit tous les rideaux, un à un, et fit de même pour tout l'étage privatif. Elle découvrit que le Manoir était lumineux et bien plus accueillant, ainsi. Le Soleil reflétait contre le sol brillant et illuminait la tapisserie des murs.
Les quelques portraits qui se trouvaient là et qui abritaient certainement des ancêtres Malefoy se virent vidés de toute présence.
Hermione fit comme chez elle : elle alla ouvrir le placard de Tinny, et d'un coup de baguette, transféra toutes ses maigres affaires dans la chambre la plus modeste qu'elle trouva. Elle installa soigneusement les quelques objets personnels de Tinny et se promit de vérifier chaque fois que l'Elfe était bien traité.
Soudain, elle entendit trois minuscules coups frappés à la porte de la chambre. Hermione se retourna et fit face à l'Elfe qui paraissait gênée.
– M… Miss Hermione Granger ? Tinny ne retrouve plus ses affaires !
– C'est normal ! Je t'ai libéré cette chambre. Tu as même ta petite salle de bain. Tu verras, ça change la vie de dormir sur un matelas.
Les oreilles de l'Elfe se baissèrent, et elle tritura ses mains en un geste embarrassé.
– Miss Hermione Granger est très gentille, mais Tinny n'est pas sûre que Maître Drago soit d'accord pour que Tinny…
– Ne t'en fait pas, je parlerai à ton Maître, tu ne seras pas inquiétée, balaya Hermione. Je te laisse t'installer !
Puis elle sortit de la pièce, ne laissant pas le temps à Tinny de dire quoi que ce soit d'autre. L'Elfe était sûrement un peu gênée pour le moment, mais Hermione était certaine qu'elle s'y ferait. Elle n'était simplement pas habituée au confort, mais elle y prendrait goût, c'était sûr !
Hermione retourna dans l'antre de Malefoy, et elle y découvrit Blaise assis dans un fauteuil. Lorsqu'elle franchit le seuil de la porte, le propriétaire des lieux qui venait de la chambre fit son entrée. Il avait revêtu une chemise débraillée rapidement et un pantalon de la même trempe. Ses cheveux formaient un épis étrange et ses yeux étaient injectés de sang.
– Qu'est-ce que tu fais, Granger ? Pourquoi les rideaux sont tous ouverts ?
– Ce Manoir a besoin de vie, Malefoy.
Il se tourna vers Blaise, comme pour chercher du soutient. Son ami leva les mains en l'air et fuit son regard. Drago se sentait d'autant plus minable que Blaise pense qu'il avait besoin de la Granger pour se remettre d'aplomb. Et ce foutu Roy qui n'avait pas voulu lui changer d'inspecteur ?
Qu'avait-il donc fait à Merlin ?
– J'ai donné une chambre à Tinny et je te déconseille de l'en déloger, parce que je le saurais !
Hermione affichait son air autoritaire à la Molly Weasley, et Drago haussa un sourcil interrogatif sur son front. Cette saleté de Gryffondor se croyait donc tout permis ?
– Et je peux savoir de quel droit tu fous le bordel dans mon Manoir, Granger ? Que je sache, un inspecteur ne fait rien de tout ça !
– Mon boulot consiste à aider les anciens criminels en marge de la société, Malefoy, et ce n'est certainement pas toi qui va m'en empêcher !
Ils se fixèrent pendant un moment, chacun soutenant le regard de l'autre. Drago finit par rouler des yeux et s'installa nonchalamment sur le deuxième fauteuil. Hermione prit ça pour une minuscule victoire personnelle.
Elle ne l'embêta pas trop pendant tout le reste de la séance. Elle sentait bien qu'elle en avait fait assez pour le moment.
…
Le lendemain, Hermione attendait déjà dans une minuscule salle d'interrogatoire son prochain patient. Elle sentait tout autour d'elle l'atmosphère lugubre que les Détraqueurs véhiculaient partout dans la prison, et elle se mit à prier pour que la séance finisse vite. Elle maudit même sa ponctualité et le fait qu'elle soit arrivée bien trop en avance à son goût. Elle se promit d'arriver pile à l'heure les prochaines fois.
Bientôt, la porte au fond de la pièce s'ouvrit pour laisser place au prisonnier. Ses mains étaient attachées, il portait une tunique rayées en mauvais état et ses cheveux étaient longs et sales. Lucius Malefoy faisait vraiment peur à voir.
Hermione déglutit difficilement. Par Merlin, comment pouvait-elle avoir la prétention de pouvoir aider cet homme ?
Elle se leva de sa chaise et lui tendit la main avec un sourire qu'elle espérait chaleureux.
– Monsieur Malefoy, je suis Hermione Granger, votre nouvelle inspectrice. Monsieur Hughes a du partir. J'espère que je serais en mesure de vous aider.
Lucius regarda sa main levée d'un air hautain et s'assit sans même la serrer. Gênée, Hermione passa sa main sur ses cheveux attachés et s'assit à son tour en face de Lucius Malefoy.
– Alors, comment allez-vous, déjà ?
Lucius esquissa un sourire aux dents sales. Une lueur étrange habitait son regard.
– Merveilleusement bien, comme vous pouvez le constater.
Hermione mordit sa lèvre. Elle se sentait affreusement idiote d'avoir pu poser une question si ridicule. Elle nota dans son carnet de travail qu'elle devrait impérativement faire quelque chose à propos des conditions de vie du détenu. Même si le but était de le punir, ces conditions de détention n'étaient pas humaines.
– Bien, donc nous nous voyons deux fois par semaine, le mardi et le vendredi. Cela fait quatre heures au total. Vous pensez que ce sera suffisant ? Sinon je peux ajuster l'emploi du temps en conséquence.
– Ce sera bien assez, Miss Granger.
Ça, Hermione s'en doutait.
– Vous avez donc écopé d'une peine de 9 ans de prison, mais vous pourriez sortir d'ici quelques mois si vous vous comportez bien. Et votre dossier est bon, il ne signale aucun écart. C'est encourageant, monsieur Malefoy.
Il hocha la tête en signe d'acquiescement, sans plus ajouter un mot. Hermione se doutait bien qu'il n'avait aucune envie de lui parler.
Elle imaginait bien ce qu'il pouvait bien se passer dans la tête de cet homme. Lui qui s'était senti si supérieur, le Sang-Pur déchu et emprisonné qui se voyait aidé par une née-Moldue. Ce devait être une insulte, pour quelqu'un comme Lucius Malefoy.
– Votre femme m'a dit que vous ne receviez plus de visites de votre ancien inspecteur, c'est vrai ?
– Oui.
– Alors nous avons du boulot. Voudriez-vous… me demander quelque chose ? Une réclamation que je pourrais faire pour vous ?
Lucius fronça ses sourcils dégarnis, et gratta quelque peu sa barbe broussailleuse.
– Comment ça ?
– Eh bien, l'inspecteur a pour but de prendre soin de ses patients. Si je peux faire quelque chose pour améliorer votre séjour…
– « Séjour », ricana-t-il.
Il laissa passer un instant sans plus parler. Il semblait réfléchir, peser le pour et le contre, et Hermione savait qu'elle devait le laisser méditer sans insister pour le moment.
– Je… j'aimerais obtenir plus de droits de visite…
Hermione nota le tout dans son carnet.
– C'est à dire ?
– Je ne vois ma femme Narcissa qu'une fois tous les trois mois. Et mon fils… il ne vient plus.
Hermione sentit son cœur se serrer devant la détresse de l'homme. Il avait beau être une saleté de Mangemort et une raclure de Sang-Pur, l'homme face à elle n'avait plus rien de tout ça.
– Je vais voir ce que je peux faire.
Pour ce qui était de Malefoy, ça allait être plus compliqué. Comment pouvait-elle le forcer à aller voir son père ?
Décidément, ses missions s'avéraient de plus en plus complexes.
…
Même une fois sortie d'Azkaban depuis des heures, Hermione se sentait encore presque nauséeuse et mal à l'aise. Elle n'imaginait même pas ce que c'était de vivre 24h sur 24 auprès des Détraqueurs.
Elle avait enchaîné sa journée au Manoir Malefoy. Elle avait eut sa séance avec Drago, qui n'avait pas particulièrement été productive. Elle lui avait posé de nombreuses questions, auxquelles il avait à peine répondu, puis voilà que le rendez-vous était déjà fini.
Elle l'avait trouvé mal en point, mais sobre. Il n'en était que plus désagréable, d'ailleurs. Seuls un rideau sur deux étaient ouverts, mais c'était déjà un début. Elle avait eu du mal à se concentrer sur autre chose que sur la requête de Lucius Malefoy, et ce qu'il lui avait dit à propos de l'absence de visite de son fils.
Ensuite, Hermione était allée déjeuner sur le Chemin de Traverse avec Ron et Harry. Elle avait commandé une salade composée délicieuse tandis que ses deux amis dévoraient leur plat riche en protéines.
– Alors Hermione, avec Malefoy ? demanda Ron.
La jeune femme s'essuya la bouche avec un soupir avant de répondre.
– Je ne sais vraiment pas quoi faire, les garçons. Mes missions semblent complètement impossibles, comment je suis censée aider ces gens ?
– Ah ça, je te comprends ! Ces Strangulots ne méritent aucune aide, je ne sais pas comment tu fais.
Hermione s'agaça, posant sa fourchette avec rage.
– Mais non, Ronald ! C'est pas ça ! Ce que je veux dire, c'est qu'ils vont bien trop mal pour que j'y fasse quelque chose. C'est vrai, je ne vois pas comment je pourrais les aider…
Harry s'arrêta de manger et regarda son amie avec un sourire. Hermione observa tour à tour ses deux meilleurs amis, alors que l'un paraissait perdu et l'autre sincèrement intéressé.
– Je suis certain que tu vas réussir, Hermione, tu es brillante, la rassura Harry.
– Mais oui, appuya Ron. Les Malefoy et la confiance, ça ne fait qu'un.
– Je ne sais pas, les garçons…
Hermione soupçonnait les Détraqueurs d'être à l'origine de son importante baisse de moral. Voir Lucius complètement éteint ne l'avait pas aidée non plus. Elle en venait même à se demander si elle avait choisi la bonne voie.
Aussi détestables soient-ils, les Malefoy lui faisaient pitié. C'était dur à dire, mais c'était la vérité. Cela ne faisait que quelques jours qu'elle travaillait, mais elle se sentait déjà dépassée par la charge de travail et la complexité de la tâche.
– Hermione, je suis sûr que tu vas trouver quelque chose, continua Harry.
Oui, elle devait s'en convaincre elle-aussi. En tout cas, elle n'abandonnerait pas si facilement.
Hermione qui s'occupe du Manoir et qui y apporte des changements capitaux, vous en dites quoi ? Tinny a maintenant une chambre et Drago plus rien pour noyer la Miss Je-Sais-Tout XD Avez-vous aimé ce passage ? (très drôle à écrire)
Première fois qu'on voit Harry et Ron pour de vrai (enfin dans la fic, parce que si on pouvait réellement les voir pour de vrai... WAOUH). Qu'en avez-vous pensé ? Lucius : vous en vouliez, vous en avez eu ! Est-ce bien respecté/probable/vraisemblable ? Hermione panique un peu à la fin, c'est sûr qu'ils sont mal en point les Malefoy...
Reviewez pour me dire ce que vous en pensé et à bientôt pour la suite !
