Bonjour à tous ! Voici le chapitre 11. Merci à vous (encore et toujours) pour les commentaires :)

Ici, vous trouverez LA solution majeure d'Hermione pour que ses patients aillent mieux. J'espère que ça vous plaira !

Bonne lecture :)

RARA :

Kccb : Mercii ! Et ne t'inquiète pas, je ne vais pas laisser tomber Harry. Il mérite d'être heureux aussi, tout de même ! A bientôt j'espère ;)


Chapitre 11 :

Vol

– C'était presque trop simple, fanfaronna Granger en montant sur la colline.

C'était la troisième fois qu'elle le disait et Drago était à deux doigts d'exploser. Était-ce dans son rôle d'inspectrice de se moquer de son patient ? Cette fichu Gryffondor se moquait de lui, par Salazar !

– Granger, plus tu me provoques, plus tu prends le risque de me voir dévaler la colline dans le sens inverse, fit-il en contenant sa colère.

Hermione jubilait intérieurement elle voyait bien que Malefoy réagissait à ses chamailleries, et elle voyait aussi qu'il n'était pas vraiment énervé. Elle trouvait qu'il était plutôt positif qu'il puisse rire un peu et retrouver son répondant d'antan. Son mauvais caractère prouvait bien qu'il était vivant.

– On se positionne où ? demanda Blaise.

Drago n'en avait aucune idée et ne comptait surtout rien dire – on pourrait confondre ça avec de l'enthousiasme. Il ne donnerait ce plaisir ni à Granger, ni à son traître d'ami.

– Ce n'est pas mieux une fois bien en hauteur ? demanda la Gryffondor.

– Peu importe. On volera dans tous les cas. Arrêtons-nous là, c'est bien.

Hermione s'arrêta et plaça d'un coup de baguette une nappe en tissu au sol, puis s'y assit.

– Granger ? Tu ne voles pas ? demanda Drago.

– Non. Je déteste ça.

– Et alors ? Moi on m'oblige à faire des choses et pas toi ?

Hermione haussa les épaules.

– Bien sûr. Je suis l'inspectrice et toi le patient. C'est moi qui élabore les séances, Malefoy.

Avec une moue déçue, Drago se détourna de Granger pour regarder son ami. Il enfourchait déjà son balais et bientôt, Blaise fut dans les airs. Le blond déglutit difficilement. Il n'était même plus sûr de savoir décoller.

Il se sentit paniquer à l'idée d'échouer devant ses deux spectateurs, ses mains tremblèrent quelque peu et sa respiration s'accéléra.

– Malefoy ? Est-ce que ça va ? demanda Hermione en le voyant perdre la face.

Il tenta de se reprendre rapidement, puis afficha sa mine nonchalante habituelle. L'impassibilité : une de ses plus grandes qualités.

– Ouais, ça va.

Il monta sur son tout nouveau balais, mais ne prit pas le même plaisir à le posséder qu'auparavant. Il tenta de se souvenir des techniques à adopter et après quelques secondes, il vola enfin sans même avoir manifesté une difficulté. Il s'étonna lui-même de parvenir à diriger son balais correctement.

Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes de vol qu'il parvint à laisser son regard errer dans le ciel et ressentir pleinement les sensations de vol. Il sentit la liberté et la légèreté l'envahir, exactement comme auparavant, même si il ne volait pas si vite.

Blaise était déjà loin, tourbillonnant à quelques centaines de mètres. Mais Drago se contenta de son allure pour une première depuis des lustres, il était plutôt fier de lui. Et il sentit pour la première fois depuis longtemps un sourire sincère et détendu s'épanouir sur ses lèvres.

– Bonjour monsieur, Hermione Granger, inspectrice et spécialiste en réinsertion des anciens criminels et détenus, débita-t-elle en saluant le directeur adjoint du Département de la Justice Magique.

Elle avait eu un mal fou à obtenir ce rendez-vous et comptait bien en profiter. Les conditions déplorables dans lesquelles elle avait trouvé ses patients ne lui avaient pas donné d'autre choix que d'intervenir. Elle avait préparé un dossier complet avec des demandes administratives concrètes qui, elle en était persuadée, changerait la vie des Malefoy.

– Miss Granger, ravi de vous recevoir. Je vous en prie asseyez-vous.

Tendue, Hermione prit place dans le bureau.

– Alors, on m'a dit que vous vouliez prendre quelques dispositions pour vos patients, Miss ?

– Oui, c'est bien ça. Si vous le permettez, j'aimerais modifier les conditions de mes patients. Ils ont été inspectés avec manque de professionnalisme pendant des années et j'ai constaté de nombreuses lacunes. Je trouve les restrictions bien trop répressives pour le bien de mes patients. C'est pourquoi j'ai préparé quelques demandes.

– Très bien. Je vous écoute, que proposez-vous ?

Hermione inspira presque imperceptiblement et commença à énoncer ses idées :

– Tout d'abord, un point pour lequel je serais intransigeante. Mon patient Lucius Malefoy est retenu dans des conditions déplorables à la prison d'Azkaban, avec la présence permanente de Détraqueurs malgré la diminution de leur effectif. Il ne reçoit des visites qu'une fois tous les trois mois, monsieur !

Le directeur adjoint soupira lourdement et s'enfonça dans son fauteuil.

– Nous avons conscience de ces quelques manquements, Miss Granger. Des dispositions seront prises concernant les Détraqueurs. Et que proposez-vous pour le droit de visite de monsieur Malefoy ?

– Je propose de donner à monsieur Malefoy le droit à deux visites par mois en plus d'un accès à une cellule décente, une nourriture saine et une promenade en extérieur quotidienne.

Hermione savait qu'elle en demandait beaucoup elle avait l'impression de passer de rien à tout. Mais pour en obtenir peu, elle devait demander plus.

Le directeur adjoint grimaça quelque peu mais fit un sourire encourageant.

– Je pense que nous pourrons effectivement aménager le droit de visite de monsieur Malefoy et pourquoi pas lui autoriser une promenade… Mais pour ce qui est des cellules et de la nourriture, j'ai le regret de vous annoncer qu'il n'y a pas de forfait à Azkaban. Tous les patients bénéficient du même traitement.

Hermione était déjà soulagée que ses deux principales demandes aient été acceptées.

– Très bien, je comprends. Pour ce qui est de Drago et Narcissa Malefoy ainsi que Théodore Nott, j'aimerai aménager leur restriction de baguette. Mes patients ont en effet perdu le droit d'exercer leur magie et se sentent privés de leur condition de sorcier. Il suffirait de leur offrir un champ de liberté plus important tout en les surveillant.

– Si vous pensez qu'ils ne représentent plus de danger pour la communauté magique et que vous continuez leur inspection pendant encore une année réglementaire, il est en effet possible d'adapter la restriction de baguette.

Hermione se sentit pousser des ailes et un sourire heureux s'épanouit sur ses lèvres. Elle se reprit rapidement cependant afin de ne pas laisser paraître son bonheur. Elle se devait d'être professionnelle.

– Bien, ça me semble parfait. Et euh… J'ai enfin une dernière réclamation… commença-t-elle avec hésitation, éveillant la curiosité du directeur.

Les dossiers qu'Hermione avait concoctés avaient rapidement été étudiés et la plupart de ses demandes acceptées comme l'avait prévu le directeur adjoint du Département de la Justice Magique. Elle était donc heureuse de pouvoir se rendre au Manoir Malefoy pour son inspection avec Drago en ce jeudi après-midi. Il lui restait peut-être une petite appréhension pour lui annoncer les quelques mesures prises à son sujet, mais elle restait optimiste.

Tinny vint lui ouvrir et elles croisèrent Narcissa dans un couloir.

– Ah ! Miss Granger ! Par Merlin merci, vous êtes merveilleuse. Je viens de recevoir un hibou de Lucius. Il m'a dit, pour ses visites.

Hermione en rougit sous les compliments mais sourit avec un bonheur palpable. Narcissa était apprêtée maquillée, coiffée et soigneusement habillée, elle arborait un teint lumineux et frais. Hermione aurait juré qu'elle avait pris le Soleil. Elle se sentit revigorée de voir qu'elle pouvait aider cette femme à se reconstruire.

– Oh mais ce n'est rien. Je suis ravie que ma demande ait prit effet immédiatement.

Narcissa attrapa le poignet d'Hermione et le serra gentiment en une pression amicale.

– Merci encore, Miss Granger. Je m'y rends tout de suite !

Hermione fit un bref salut en direction de la Lady Malefoy qui sortait déjà du Manoir.

– Maîtresse Malefoy est très reconnaissante envers Miss Granger, dit l'Elfe de Maison. Tinny a entendu Maîtresse Malefoy pleurer de joie lorsqu'elle a reçu la lettre de Maître Malefoy.

La Gryffondor sourit largement, fière d'elle et de la réussite de ses patients.

– Tinny va prévenir Maître Drago, dit l'Elfe en s'éloignant.

Hermione patienta dans un couloir et se permit de naviguer jusqu'à un petit salon cosy où elle laissa traîner son regard curieux. Elle se retint d'aller jusqu'à la bibliothèque où elle était sûre de pouvoir passer des semaines entières.

Tinny revint quelques minutes plus tard.

– Tinny est désolée, Miss Hermione Granger, Tinny n'a pas trouvé Maître Drago.

– Ah bon ? Bah, où est-il ?

– Tinny ne sait pas, Miss Hermione Granger.

– Oh. Bon, je vais l'attendre. Merci Tinny.

La petite Elfe s'inclina et sortir de la pièce.

Hermione finit par se rendre dans la bibliothèque et trouva rapidement son bonheur. Assise en feuilletant un guide sur les créatures magiques, elle attendit de longues minutes l'arrivée de son patient. Elle s'inquiétait : si elle ne pouvait pas lancer le sortilège de détection de présence, ses supérieurs en seraient informés et Drago pouvait avoir des soucis.

Lorsqu'elle commença à s'énerver, elle le vit soudain arriver en courant, essoufflé.

– Malefoy ! Ça fait au moins une heure que je t'attends, t'étais parti où ?

– Tu exagères, j'ai à peine 20 minutes de retard, haleta le Serpentard. Désolé, j'étais parti… Euh…

Hermione remarqua alors ses cheveux décoiffés par le vent, sa peau légèrement rougie par le Soleil et ses yeux brillants. Elle le pointa du doigt avec un immense sourire :

– Oh ! C'est pas vrai ! Tu étais parti voler !

Il rougit un peu plus et haussa les épaules. Hermione n'avait pas besoin de plus pour sauter littéralement de joie.

– Ça va, ça va, Granger. Rien d'extraordinaire. J'essayais seulement de m'améliorer un peu si jamais Blaise et moi on… Enfin, laisse tomber.

– Mais non Malefoy ! C'est génial, tu veux dire ! J'y crois pas, je te jure. J'ai l'impression qu'une bonne partie du travail est faite maintenant.

– Te réjouis pas trop vite, fit-il, renfrogné. Et d'abord, qu'est-ce que tu fais dans la bibliothèque ?

Hermione hésita et rougit à son tour. Elle avait l'impression de s'être fait prendre la main dans le sac alors même qu'elle n'avait rien fait de mal.

– Ben quoi ? Je t'attendais ! Allez, maintenant, au boulot.

Ils allèrent jusqu'au salon privatif de Drago et la Gryffondor lui lança rapidement le sortilège de détection de présence.

– Bien. Malefoy, j'ai deux ou trois trucs à te dire.

Avachi dans son fauteuil comme à l'accoutumée, Drago haussa un sourcil interrogateur, déjà ennuyé à l'idée de passer cette séance.

Il était si bien sur son balais, dans le ciel bleu, au gré du vent. Les sensations de vol semblaient lui revenir en pleine face et il s'en voulait de s'en être privé si longtemps. Comment avait-il pu survivre durant des années sans même s'octroyer ce genre de plaisir ? L'euphorie que procurait l'alcool n'était rien, à côté.

– Vas-y, développe, lui répondit-il quand il vit que Granger ne continuait pas.

– Déjà, j'ai obtenu que ta restriction de baguette soit levée. Entièrement. C'est un petit miracle étant donné que je n'avais demandé que des aménagements.

Drago n'avait même pas écouté la fin de la phrase. Fin de la restriction ? Il avait même du mal à saisir ce que ça signifiait. Saurait-il encore faire de la magie ? Lancer un sort ? Retrouverait-il même sa baguette fourrée dans un coin depuis des années faute de pouvoir s'en servir convenablement ?

On l'avait privé de sa condition de sorcier, et ça l'avait brisé au même titre que si on l'avait privé de sa condition humaine. Il avait hâte de ressentir de nouveau la sensation de force que lui procurait la magie.

Soudain euphorique, il vit Hermione comme étant une ange tombé du ciel. Comment était-ce possible ? Comment était-elle parvenue à ce miracle ? Pourquoi faisait-elle tout ça ? Pour Drago, il ne restait aucun autre sentiment que la reconnaissance profonde pour Hermione Granger.

Alors il se leva et la serra dans ses bras de toutes ses forces sans y faire attention. Il en aurait pleuré de joie, de soulagement. En cet instant, Hermione était une bénédiction et Drago était certain qu'il n'oublierait jamais ce qu'elle venait de faire pour lui.


Alors, cette leçon de vol ? Etonné.e.s par la réaction de Drago ?

Ensuite, LE rdv, LA solution. Prévisible ? Sûrement. Efficace ? Sûrement. Qu'en avez-vous pensé ? Je pense en effet qu'en améliorant leurs conditions d'inspection et de détention, ils ne pourront qu'aller mieux. Sérieusement, comment voulez-vous qu'un sorcier privé de ses pouvoirs ne se sente pas minable ? Qui plus est les Malefoy ? Et en se sentant minables, ils n'arrangent rien à la relation qu'ils ont avec le monde extérieur. Ensuite, j'aime à croire qu'Hermione peut aider à améliorer les lois sorcières même au poste qu'elle occupe dans cette fic, comme avec les conditions de détention à Azkaban. Pour les droits de visites de Lucius, ça me paraissait indispensable : ça fait du bien à Narcissa de voir son mari, et à Lucius de voir sa femme.

Et... Cette FIN ? Alors ? XD

Enfin, j'espère que ce chapitre vous aura convaincu. Dites-le moi en commentaire !

Bonnes vacances à ceux qui le sont, bon courage aux autres et à bientôt :)