Bonjour à tous ! Voici le chapitre 13 :) J'espère qu'il vous plaira !Je poste actuellement de mon téléphone, j'espère qu'il n'y aura pas trop de problèmes au niveau de la mise en page. Mais bon, je me suis dit que vous préfériez avoir le chapitre aujourd'hui quand même !Puisque l'appli ne permet pas de répondre aux reviews (ou alors je ne sais pas le faire XD), je ne l'ai pas fait, mais je vous remercie pour vos commentaires que je lis avec attention !Bonne lecture !
Chapitre 13 :
Lucius
Suite à sa demande, Hermione avait été reçue à Azkaban dans une salle d'interrogatoire isolée des Détraqueurs. Ce rendez-vous était très important pour elle : elle verrait tout de suite si Lucius Malefoy allait mieux suite aux dispositions prises.
Lorsqu'il arriva, Hermione vit qu'il avait prit le Soleil. Il avait meilleure mine et paraissait même plus propre. Elle sentit un élan de fierté l'envahir.
– Monsieur Malefoy, comment allez-vous aujourd'hui ?
– Je n'aurais jamais pensé dire ça un jour mais… Merci, Miss Granger. Pour tout ce que vous avez fait.
Hermione se sentit rougir sous le regard gris froid de son patient.
– Je vous en prie, ce n'est que mon métier…
– Vous le faites bien. Mais n'espérez plus l'entendre !
– Bien sûr… Alors, la fréquence des droits de visite vous convient-elle ?
Lucius frotta ses poignets enserrés par des liens, comme machinalement.
– Oui. Tout aurait pu me convenir. J'avoue que vous avez fait un petit miracle.
– Vous avez pu voir votre femme hier, je crois ?
– Oui, elle est passée.
– Bien.
Hermione continua de lui poser quelques questions, puis embraya sur la Culture des Moldus.
– Alors, j'ai bataillé pour pouvoir vous apporter ceci, fit-elle en fouillant dans son sac au sortilège d'extension indétectable.
Elle en sortit un lecteur DVD portable Moldu qu'elle avait déniché. Elle était assez fière de son idée : elle avait emmené Drago chez les Moldus, mais elle ne pouvait évidemment pas le faire avec Lucius. Alors, elle allait l'initier à des coutumes et objets dont il n'imaginait même pas l'existence.
Elle posa le lecteur sur la table entre eux. Lucius haussa un sourcil étonné.
– Oui ?
– C'est un lecteur DVD. Les Aurors l'ont inspecté pendant des heures pour être certains qu'il n'y avait aucun soucis. C'est un instrument Moldu qui permet de regarder des films.
Hermione sortit alors trois boîtes de DVD qu'elle tendit à son patient. Elle lui expliqua comment se servir de l'objet, sous le regard de plus en plus perplexe de Lucius.
– Et donc ?
– Et donc vous regarderez ça dans votre cellule. Ce sont des classiques Moldus. Ça va vous divertir, et en plus, ça vous ouvre sur la culture Moldue. Si vous étiez libre, je vous aurait carrément emmené dans les rues londoniennes, mais ce n'est pas possible.
Lucius grimaça et s'empara de l'objet avec dégoût.
– J'imagine que je dois vous remercier ?
Hermione haussa les épaules, persuadée que même avec beaucoup de mauvaise foie, son patient changerait vite d'avis sur l'objet qu'elle lui avait apporté.
Le rendez-vous se termina rapidement et Hermione veilla à ce que Lucius emmène bien le lecteur avec lui.
…
Drago se creusait la tête depuis ce qui lui semblait être des heures. Il s'était décidé à écrire une lettre à son père, comme le lui avait conseillé Granger. Il s'en voulait un peu d'obéir à chacun de ses ordres comme un bon Elfe, mais force était de constater que jusqu'ici, tous les conseils de Granger s'était avérés efficaces.
De plus, son psychomage avait confirmé cette hypothèse en constatant dès sa première séance que reprendre contact avec son père s'avérerait thérapeutique.
Il écrivit, effaça, puis recommença. Il réécrivit, puis changea de parchemin. Il joua avec sa plume, et finit par lancer pas moins d'une dizaine de Récurvite rien que pour le bonheur simple d'utiliser sa baguette.
Finalement, après des heures de dur labeur et quand il se rendit compte que Granger n'allait pas tarder à arriver pour leur séance d'inspection, il parvint à un résultat :
Père,
Je voulais avoir de vos nouvelles. J'ai appris que vous aviez acquis quelques libertés depuis peu. J'espère que vous vous portez bien.
Ma restriction de baguette a été levée. Je suis heureux de cette liberté retrouvée.
J'espère vous voir dehors bientôt.
DM
Il n'avait pas voulu s'excuser pour sa longue absence, ni même paraître trop froid. Il ne savait pas si il était parvenu à un résultat probant, mais il ne gâcherait aucun autre parchemin aujourd'hui.
Avant de changer d'avis, il confia la lettre à son hibou et ferma sa fenêtre à la hâte. Avec la sensation du devoir accompli, il alla s'asseoir dans son fauteuil et demanda un grand verre de jus de citrouille à Tinny en attendant l'arrivée d'Hermione.
…
Dès son arrivée au Manoir, Hermione avait été mise dans de bonnes conditions pour sa séance.
– Alors, ton rendez-vous ? avait-elle demandé.
– Ennuyeux.
Mais elle avait été rassurée de constater qu'il s'y était rendu. Elle n'avait fait que douter de ce fait depuis qu'elle avait pris la décision de le faire suivre.
– Et comment était le psychomage ?
– Ennuyeux.
Visiblement, il avait décidé de ne rien lui dire. Hermione ferait avec.
– Alors, qu'as-tu fait de ta journée ?
– Rien de bien intéressant. Ah, si ! J'ai même le scoop de l'année.
Soudain, il s'était redressé, les deux coudes sur les genoux. Il affichait son air de Serpentard fier de lui et Hermione devint méfiante.
– Je t'écoute.
– Je sais avec qui Weaslette s'envoie en l'air.
– Malefoy ! Je ne te permets pas !
– Ça va, Granger, arrête de faire l'innocente ! Bref. Tu veux savoir ? Je suis sûre que tu en meurs d'envie.
Drago était très fier de lui. Il se sentait supérieur de savoir quelque chose que Granger ne savait pas. Il imaginait la tête qu'elle ferait quand il lui dirait. Il était certain que ce serait absolument hilarant.
Mais elle lui ôta son sourire quand elle roula des yeux et dit :
– Je sais déjà.
– Quoi ?
– Je sais déjà, je te dis.
– Comment tu peux savoir ?
– Parce que Ginny me l'a dit, Malefoy ! Je n'ai jamais prétendu ne pas savoir.
Drago fit la moue. Il était certain qu'il en aurait entendu parler si Granger savait que deux de leurs meilleurs amis respectifs se fréquentaient.
– Tu es sûre ? Parce que je pense que ça va t'étonner…
– Que Ginny a une relation avec Zabini ? Oui, j'en suis sûre.
Drago fut sous le choc, et ferma la bouche avec stupeur.
– Et c'est tout l'effet que ça te fait ?
– Eh bien quoi ? De toutes façons, je n'ai pas mon mot à dire. Alors je laisse faire les choses.
Impressionné, Drago hocha lentement la tête.
– Granger, tu fais preuve de beaucoup d'ouverture d'esprit. Je suis fier de toi.
Hermione ne répondit pas à la taquinerie.
– Et au fait, comment tu sais pour eux deux ?
– Je les ai surpris tout à l'heure, en allant chez Blaise.
– Tu es allé chez lui ? fit Hermione avec étonnement et enthousiasme.
– Ben oui. Pourquoi ?
Hermione haussa les épaules, feignant l'indifférence. Mais elle était persuadée que ressortir était une des clés de la réussite pour Drago. Alors cette petite nouvelle sans importance lui redonnait du baume au cœur.
– Non. Pour rien.
Alors elle sourit et se racla la gorge afin de reprendre sa séance d'inspection correctement.
…
Après son rendez-vous avec Drago, Hermione était satisfaite il l'avait mise de bonne humeur, grâce à toutes les décisions importantes qu'il avait prises. Pour fêter ça, elle passa à la pizzeria Moldue pour en ramener chez elle où l'attendait Harry. Elle l'hébergeait toujours, en attendant que Ginny et lui trouvent une solution pour se loger réciproquement.
Les pizzas en main, elle transplana jusque chez elle et atterrit dans son salon.
– Harry ! Soirée pizzas !
Elle eut la surprise de trouver Ron assis à côté de lui sur le canapé, et sourit franchement.
– Les garçons ! J'ai ramené des pizzas.
– Hermignonne ! On t'a déjà dit que tu étais géniale ?
Hermione roula des yeux, tout de même attendrie. Ron et la nourriture, c'était une véritable histoire d'amour.
Les deux garçons se jetèrent sur les pizzas une fois qu'Hermione eut fait un petit tour à la salle de bain pour se rafraîchir et se mettre à l'aise après sa journée de travail. La Gryffondor sourit tendrement devant le tableau que lui offraient ses amis d'enfance.
– Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas retrouvés tous les trois, comme ça. Hormis les déjeuners au Ministère, commença Hermione.
– C'est vrai. Mais Luna est partie avec Neville à la recherche de je-ne-sais-quelle plante au nom bizarre. De toutes façons, on est pas toujours collé. J'ai déjà donné avec Lavande.
Harry ponctua la remarque de Ron d'un petit rire.
– Et puis, maintenant que je suis célibataire… dit le Survivant.
Une petit blanc s'installa, mais Hermione décida de ne pas le laisser perdurer. Elle imaginait bien que la situation de Ron et Harry était délicate depuis la séparation du couple, alors elle préférait ne pas mettre d'huile dans le chaudron.
– Au fait, Ron, tu n'avais pas dit qu'il y aurait un match de Quidditch dans peu de temps ? Harry, tu pourrais y aller aussi.
Harry haussa les épaules, mais Ron s'empressa d'essayer de le convaincre.
– Mais si ! Il a un match amical, les Canons de Chudley joueront. Harry, on ne peut pas rater ça.
– Je verrais.
– De toutes façons, j'avais pris deux billets, mais Luna ne veut pas venir.
La soirée continua dans la bonne humeur, et Ron finit par retourner chez lui quand il se rendit compte de l'heure tardive.
– Alors ? Vous en avez parlé ? demanda Hermione à Harry en débarrassant.
– Plus ou moins. Il m'a seulement dit qu'il ne voulait pas s'en mêler. Quelque chose comme quoi je serais toujours son meilleur ami et Ginny toujours sa sœur malgré tout.
– C'est plutôt noble de sa part. Et étonnant, quand même.
Harry pouffa de rire.
– Étonnant, surtout.
Hermione le suivit, un grand sourire aux lèvres. Elle fut coupée par un bâillement qui lui rappela sa longue journée et sa semaine de travail toujours pas achevée.
– Harry, ça te dérange pas si je vais me coucher ? Je suis crevée, avec les missions et le boulot…
– T'en fait pas, 'Mione. Laisse ça, je vais finir, dit-il en désignant la table à débarrasser.
– Merci, Harry.
Elle salua son meilleur ami et partit se blottir dans son lit douillet où elle s'endormit rapidement, après avoir esquissé un dernier sourire en pensant à Malefoy et son évolution en si peu de temps.
…
La fin de semaine était passée vite pour Hermione. Le samedi, elle avait épluché des offres d'emploi et des brochures d'associations diverses et variées avec Narcissa Malefoy. Celle-ci manifestait de plus en plus d'enthousiasme dans la recherche d'une activité. Hermione avait été surprise de constater que la Lady Malefoy avait sélectionné de nombreux clubs Moldus dans ses possibilités.
– Ce sera peut-être difficile de maintenir une couverture, vous savez. Passer cinq heures par jour avec des Moldus sans leur faire voir vos pouvoirs, c'est presque mission impossible.
– Eh bien, si je trouve quelque chose pour les week-ends seulement ou quelques heures par semaine, ça serait l'idéal.
Elles avaient toutes deux sélectionné finalement une dizaine d'activités, et avaient convenu que Narcissa se présenterait à chacune d'entre elle pour espérer obtenir une place.
Le dimanche avait été calme, Hermione avait bien récupéré de sa semaine chargée, et le lundi ne fut pas moins banal. Pour occuper les trois heures d'inspection qu'elle avait eu avec Drago ce jour-là, elle avait prévu une séance barbante de vérifications dans tout l'étage privatif pour surveiller ses activités et un questionnaire tout aussi ennuyeux pour essayer de déterminer ce que voulait faire le jeune homme professionnellement. Il n'avait pas mis beaucoup d'enthousiasme à cette tâche et Hermione n'était donc pas plus avancée.
– Auror ?
– Non.
– Et Médicomage ?
– Non plus.
– Et employé au service de la justice magique ?
– Surtout pas.
Il n'avait ni développé ses choix, ni proposé quoi que ce soit. Hermione en avait déduit qu'il était de mauvaise humeur et était passée à autre chose.
Le mardi, elle avait vu Lucius Malefoy, et lui avait demandé ce qu'il avait pensé des DVD. Renfrogné, il n'en avait trop rien dit. Hermione avait alors pensé qu'il était en totale remise en question comment réagirait-elle, elle, si elle apprenait qu'elle était intéressée par un objet appartenant à une population qu'elle détestait ? Parce qu'elle était persuadée qu'il n'avait pu qu'apprécier. Enfin une distraction dans cette cellule froide et ennuyeuse ? C'était bien trop beau. Alors, elle ne fit aucune remarque et se contenta de donner à son patient trois autres DVD qu'il accepta sans rechigner.
Alors ? Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Ça avance doucement pour les patient même si il n'y a pas beaucoup de Dramione. Ça viendra :)N'hésitez pas à commenter et à bientôt !
