Bonjour à tous ! Étant très occupée en ce moment, je poste rapidement ce chapitre 14. Merci pour les reviews !Bonne lecture :)


Chapitre 14 :

Quidditch

Hermione venait tout juste de rentrer chez elle le mercredi après ses séances d'inspection. Harry avait préparé le déjeuner, au milieu de dizaines d'annonces pour un appartement.

– Des appartements ? Tu veux habiter ailleurs ? demanda la jeune femme avec perplexité.

Elle n'aurait jamais cru qu'Harry veuille un jour quitter le Square.

– Non, s'empressa-t-il de la contredire. C'est pour Ginny. Je me suis dit que je pourrais l'aider à trouver un logement.

– Oh. Vous vous êtes reparlé ?

Harry haussa les épaules en installant les assiettes.

– Je suis passé au Square chercher quelques affaires, et on a échangé quelques mots. Elle fait de son mieux pour déménager au plus vite, mais elle ne veux pas retourner chez Molly et Arthur. Elle négocie avec Ron pour qu'il l'héberge, alors je devrais retourner au Square dans peu de temps.

Hermione acquiesça. Elle était heureuse d'entendre que ses deux amis s'étaient reparlés : peut-être qu'un jour, ils pourraient être de nouveau amis.

La Gryffondor se débarrassa de sa veste et de ses dossiers pour ensuite se diriger vers la cuisine afin d'aider Harry, mais bientôt, elle entendit le bruit caractéristique du bec d'un hibou contre la vitre. Elle fit entrer le Grand Duc, qui lui confia une lettre et resta sur le rebord de la fenêtre. Hermione lui donna des Miamhibou puis ouvrit la lettre, constatant que le hibou ne partirait pas sans réponse.

Elle vit une écriture délicate couchée sur un parchemin élégant.

Granger,

Tu vas être contente. Tu vas pouvoir marquer dans ton dossier « patient qui coopère », et même le signaler à tes supérieurs. Parce que j'ai une nouvelle idée d'activité pédagogique.

Après l'achat du balais et les séances de vol, tu ne crois pas que ton programme est incomplet ? C'est pourquoi je t'invite à m'inviter au match de Quidditch de samedi soir. Quoi ? Ce n'est pas dans nos heures d'inspection ? Mais puisque c'est une activité pédagogique, le Ministère comprendra.

Ce serait sympa. Blaise ne supporte pas les Canon de Chudley, et j'ai vraiment envie d'y aller.

DM

Hermione relut ces mots plusieurs fois pour être sûre de comprendre. Avec sarcasme, humour et mauvaise foi, Drago Malefoy l'invitait à un match de Quidditch. Il n'y aurait pas Blaise. Tout à coup, cette invitation masquée prenait des airs de rendez-vous.

Ne se voyaient-ils pas déjà assez ? Pourquoi l'invitait-il maintenant ? Ou même pourquoi l'invitait-il elle, tout simplement ?

Contre toute attente, la perspective de ce match réjouissait Hermione. Sans parler de passer du temps avec son patient, elle passerait du temps avec Drago. Dorénavant, elle pensait qu'ils pouvaient se considérer comme des amis. Et ce malgré le contexte professionnel entre eux, qu'Hermione ne devait pas oublier.

Elle s'empara alors d'une plume et entreprit de répondre positivement au Serpentard, tandis qu'Harry lui demandait « Qui c'est ? » et qu'elle esquissait un sourire.

Le lendemain, Hermione était un peu stressée à la perspective de son inspection avec Drago. Elle se demandait si il n'avait pas changé d'avis à propos de samedi soir, si il serait de bonne humeur aujourd'hui ou non. Et si cette invitation changeait tout ?

Mais quand elle arriva, elle retrouva Drago toujours dans la même pièce, dans la même position, avec le même visage impassible. Elle fut rassurée de retrouver cette routine qu'ils avaient adoptée depuis plusieurs semaines maintenant.

Elle commença sa séance conformément, lui lançant le sortilège de détection de présence, puis en abordant le programme du jour. Finalement, alors qu'il semblait ne l'écouter que d'une oreille, Hermione dit :

– Tu as reçu ma lettre ?

Elle doutait que le Grande duc se soit perdu ou blessé sur le chemin, et même que Drago ait laissé la lettre dans le tas sous sa fenêtre, mais comment pourrait-elle le savoir ?

– Oui. Il faudra qu'on parle de l'organisation.

– Et pourquoi tu ne m'en a pas parlé aujourd'hui ? Ta lettre m'a étonnée.

Il haussa les épaules.

– Je devais prendre les billets rapidement, c'était presque plein.

– Tu aurais pu me le dire après ma séance avec ta mère. Je suis passée à vingt pas de toi.

– J'en sais rien, Granger, j'ai écrit une lettre, je ne vois pas ce que ça change !

Hermione décida de ne pas insister aux vues du ton agacé du Serpentard. Après tout, peut-être en avait-elle déjà trop parlé.

– Tu… je veux dire, ça va ? demanda-t-elle quand même.

– Oui. Ça va.

– Tu es allé au rendez-vous de ce matin ?

Hermione savait très bien qu'il s'était rendu chez le psychomage, puisqu'elle travaillait en relation avec lui seulement pour être sûre qu'il coopère. Elle s'en voulait d'empiéter sur ce terrain, de ne pas faire pleinement confiance à Drago, mais cela faisait partie de son métier. Elle ne devait vraiment pas oublier le contexte professionnel entre eux, sinon cela courrait à leur perte à tous les deux.

– Oui, Granger, je suis allé au rendez-vous. Franchement, je ne vois pas en quoi ça va m'aider. Ce type ne fait que me contrarier.

– Oh. À propos de quoi ?

Hermione le sentait d'humeur bavarde, alors pourquoi ne pas l'encourager ? Pour l'aider, elle se devait d'en savoir plus.

– On a parlé de mon père.

Il fit une longue pause durant laquelle Hermione n'osa rien dire, de peur que ça ne lui coupe l'envie de se confier. Enfin, il reprit :

– On a parlé de… son rôle dans notre situation pendant la guerre, ma rancœur envers lui… Ce satané psy n'a fait que lui donner de fausses excuses. Quand je lui ai fait la remarque, il m'a dit que c'était pour m'amener à penser autrement, me mettre à la place des autres et les comprendre pour guérir, et bla bla bla.

Drago roula des yeux. Il luttait contre son envie de Whisky depuis ce matin, lorsqu'il était rentré de son rendez-vous. Alors il s'était occupé autrement, et avait fait deux potions dans son atelier avant l'arrivée de son inspectrice. L'incrédulité dans les yeux de Granger ne l'aidait en rien. De plus, il s'était demandé pendant des heures si l'invitation masquée pour le match de Quidditch était une bonne idée. En somme, c'était une mauvaise journée.

– Peut-être que… Qu'il estime que ça t'aidera ?

– Ouais, bah il se trompe. J'ai besoin d'un soutien, pas qu'on me montre que je ne dois pas être en colère.

Hermione esquissa un petit sourire encourageant, puis posa doucement sa main sur celle de Drago.

– Personne n'a le droit de décider si tu dois être en colère ou non. Toi seul le peux.

Il haussa les épaules, la regarda quelque peu et lui fit un petit sourire aussi sans chercher à retirer sa main. Car étonnamment, le contact chaud de leurs peaux réchauffait son cœur en même temps.

Le samedi arriva vite. Hermione commença la journée en renversant son bol de lait et en marchant malencontreusement sur la queue de Pattenrond. Distraite, elle avait effilé son collant pour ensuite opter pour un pantalon tout simple. Ces incidents matinaux l'avaient mise quelque peu de mauvaise humeur, mais elle savait que sa distraction avait tout à voir avec un certain Serpentard et un match de Quidditch.

Harry et Ron ne savaient pas qu'elle s'y rendait, mais ils y seraient eux aussi. Ils ne lui avaient pas demandé de les accompagner, ils savaient bien qu'Hermione n'appréciaient pas ce sport qu'elle jugeait trop brutal. La jeune femme s'en voulait un peu et appréhendait de devoir se justifier auprès de ses amis.

Hermione se trouvait maintenant au Manoir pour sa séance avec Narcissa. À peine fut-elle arrivée que la Lady Malefoy la happa.

– Miss Granger ! J'ai trouvé.

Hermione haussa un sourcil interrogateur.

– Vous avez trouvé ?

– Oui, j'ai trouvé. Vous savez, l'activité que vous vouliez me faire faire. J'ai reçu plusieurs réponses positives pour les demandes qu'on avait envoyé ensemble, mais j'ai trouvé une meilleure idée.

Les deux femmes s'assirent, Hermione pourtant impatiente de connaître le choix de sa patiente. Elle décida de lui laisser le temps.

C'est seulement après avoir été servies en thé par Tinny que Narcissa continua :

– Vous savez, après Drago, j'ai toujours voulu avoir d'autres enfants. Enfin, puisque Lucius et moi avons eu un fils dès la première fois, il était considéré inutile d'en avoir d'autres. Le fait est que j'adore les enfants, et j'ai décidé d'en garder.

Hermione eut du mal à masquer son incrédulité, mais esquissa finalement un petit sourire après avoir avalé une grande gorgée de thé.

– De la garde d'enfants ? Mais c'est… formidable !

– Ça me rendrait très heureuse.

– Et… Vous voulez faire ça ici, au Manoir ?

– Je peux me déplacer dans un établissement si il le faut. Mais j'avoue que j'ai déjà plein d'idées pour aménager le Manoir. Regardez.

Narcissa sortit d'un tiroir un porte documents rempli de feuilles. Elle montra à Hermione différents croquis. La Gryffondor haussa soudainement les sourcils.

– Mais c'est… du crayon à papier, ça ?

Les joues pâles de la Malefoy rosirent quelque peu.

– Que voulez-vous ? Les outils sorciers sont parfois médiocres pour réaliser certaines choses. Enfin, regardez.

Elle tendit à Hermione le premier croquis.

– Donc je pourrais aménager cette chambre en dortoir, elle est située au rez-de-chaussée, parfais pour les plus petits. Il y a une salle de bain annexée, mais j'ai prévu des protections, débita Narcissa.

Elle montra un nouveau croquis très bien réalisé, qu'elle posa sous les yeux ébahis d'Hermione.

– Ici, je ferais une salle de jeu. Je pense que ce serait assez grand, non ?

Hermione acquiesça vigoureusement – la pièce immense serait en effet amplement suffisante.

– Je connais un très joli magasin qui vend des jouets très sécurisés pour les jeunes sorciers. Il y a beaucoup de jeux ludiques et éducatifs, ils permettent de développer la magie des plus jeunes. Incroyable, non ?

– Ah oui, oui, c'est… prometteur. Mais, madame Malefoy, vous êtes sûre ? Parce que ce que vous me montrez là représente un sacré budget…

– Je vais être payée, Miss Granger, bien entendu. Et puis les coffres sont encore pleins. Vous savez, je me prive depuis des années. Je compte bien mettre ce projet à exécution. Vous m'avez convaincue : même une femme peut mener une carrière. Je crois même que c'est sain d'avoir une activité professionnelle, sans mettre de côté sa famille.

Hermione sourit franchement. Même si elle échouait par la suite, elle serait heureuse d'avoir au moins réalisé ça. Rien que pour ce petit exploit, la jeune femme se sentait heureuse d'avoir choisi ce métier, malgré ses doutes dans un premier temps.

Narcissa continua ensuite avec un autre croquis, montrant avec un époustouflant réalisme le parc du Manoir.

– Ici, je vais mettre un potager. Je pense que ce serait pédagogique pour les enfants d'apprendre à respecter la nature et cultiver sa nourriture soi-même. Ah, et ici, j'ai prévu de mettre des sécurités, pour éviter que les enfants ne tombent dans la marre. Drago avait failli y rester le jour où il y est tombé. J'ai supplié Lucius de sécuriser les lieux pendant des années après ça, mais il disait que Drago n'était pas près d'y retourner…

Hermione se mordit la lèvre, triste à l'idée de l'éducation dure qu'avait subie Drago lors de son enfance.

Elle continua d'écouter Narcissa parler de son projet pendant les heures suivantes, jusqu'à la fin de leur séance, passant de la balançoire Moldue qu'allait acheter Narcissa aux heures de formation auxquelles elle s'était inscrite. La jeune femme écouta sa patiente avec attention, la conseillant au mieux avant d'achever la séance en la félicitant.


Que pensez-vous de ce chapitre ? Le Dramione arrive, non ?Aimez-vous l'idée de l'invitation au match de Quidditch ? Et pour l'activité de Narcissa ?J'espère que ça vous aura plut :)N'hésitez pas à commenter et à bientôt !