Bonjour à tous !
Désolée pour le retard :) En l'occurrence, mes vacances sont chargées et je n'ai pas écrit depuis un moment. Après ce chapitre-ci, le chapitre 16 n'est pas encore terminé, ce qui fait que je n'ai plus d'avance dans mes chapitres (j'espère pouvoir garder un rythme de post acceptable tout de même).
Ensuite, l'histoire avance bien et je ne pense pas qu'il reste beaucoup de chapitres. Elle devrait faire environ 20 chapitres je pense, même si rien n'est sûr :)
Je vous laisse avec ce chap qui, je pense, devrais vous plaire !
RARA :
Celia.B : Hey ! Merci beaucoup pour ta review, je suis heureuse que tu apprécie mon histoire :) Voici la suite, désolée pour le retard :/ A bientôt !
Chapitre 15 :
Match
Elle parcourut les couloirs du Manoir avant d'arriver vers le deuxième étage pour retrouver Drago. Elle frappa contre la porte et entra avec un peu d'appréhension.
– C'est encore moi… souffla-t-elle en entrant doucement. Drago ?
Elle ne le vit nulle part, et avança vers la porte ouverte de la chambre.
– Drago ?
– Je suis là, Granger.
– Je peux entrer ? fit-elle en poussant doucement la porte, les yeux fermés.
– A ton avis ? Sinon, je ne t'aurais pas dit où j'étais !
La jeune femme roula des yeux et entra plus franchement dans la chambre. Elle trouva Drago au milieu de la pièce, avec de nombreux maillots étalés sur le lit.
– Canons de Chudley ou Flèches d'Appleby ? dit-il sans même lever la tête de ses occupations.
– Euh… je…
– Tu supportes lesquels ? Attention, Granger, ta réponse sera déterminante.
Il leva enfin la tête et lui fit un petit sourire que la jeune femme eut immédiatement envie de lui rendre. Elle haussa les épaules et répondit :
– Comme toi.
Il rangea alors les maillots bleu pâle et garda ceux orange vif qu'Hermione avait vu de si nombreuses fois dans la chambre de Ron.
– Tu supportes les Canons de Chudley ? fit-elle avec étonnement.
– Bien sûr. Ils ont remporté la Coupe de la Ligue vingt-et-une fois ! Ils vont réduire en bouillie les Flèches, c'est sûr.
Hermione s'assit sur le lit, à la place libérée par les maillots des Flèches d'Appleby, et sourit malicieusement en lançant distraitement le sortilège de détection de présence.
– Tu sais que les Canons sont l'équipe préférée de Ron ?
Le Serpentard fit une grimace de dégoût qui, pour une fois, fit sourire Hermione.
– Eh bien, je n'aurais jamais cru qu'il puisse les apprécier. Son esprit n'est pas assez fin pour comprendre l'art subtil des Canons sur un balais.
Hermione roula des yeux, mais cela n'enleva rien à son sourire. Drago lui tendit alors un maillot orange qui lui fit écarquiller les yeux.
– Tu veux que je mette ça ? Au match ?
– Quoi ? Ça fait couleurs locales.
Elle accepta le maillot de mauvaise grâce et vit Drago en prendre un lui aussi.
– Bon, Malefoy, on a du travail. La séance a commencé, je te rappelle.
– Malefoy ?
Hermione fronça les sourcils, sans comprendre ce qu'il voulait dire.
– Quoi ?
– Rien. Je pensais que tu en avait fini avec ça.
– Avec ça ? Mais tu m'appelles bien Granger !
– Moi oui, fit-il doucement. Mais toi, tout à l'heure, tu as dit… Enfin, laisse tomber.
Hermione, qui ne supportait pas de ne pas saisir ce qu'il lui disait, chercha intensément en suivant le Serpentard jusqu'à leurs fauteuils où ils avaient l'habitude de faire leurs séances. Et enfin, elle comprit en quoi il voulait en venir.
Elle se sentit rougir quelque peu en repensant aux fois où elle l'avait appelé par son prénom, mais se sentit rassurée en se disant que ça n'avait pas eu l'air de l'énerver. Elle commença ensuite la séance le plus normalement possible, alors que son patient semblait bien loin dans ses pensées.
…
Drago attendait Hermione devant la porte de son appartement. Ils avaient convenu que le jeune homme viendrait la chercher à 19h. Il avait une trentaine de minutes d'avance, et n'osait pas lui annoncer qu'il était déjà là. Alors il attendait là, comme un idiot.
Il regarda machinalement le bandage mal fait qu'il avait accroché autour de son avant-bras pour cacher la Marque affreuse que le maillot de Quidditch ne pouvait pas cacher. Il savait très bien que la plupart des sorciers devineraient la raison de ce bandage, ici, quelques années seulement après la guerre alors même que les procès avaient été publics. La réputation des Malefoy était gravement entachée et ce, pour de nombreuses années encore.
Ne voulant pas se ridiculiser en arborant le blason de son équipe dans toute la ville, Drago avait revêtu une autre tenue et se changerait d'un coup de baguette une fois arrivé au stade.
Après avoir attendu plus de dix minutes, Drago en eut marre et décida de frapper. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant Potter qui lui ouvrit, alors qu'il s'attendait aux yeux brun chaud d'Hermione et à ses délicates tâches de rousseur.
– Malefoy.
– Potter, répondit-il sur le même ton.
Il n'avait pas revu le Survivant depuis des années. Il fut surpris de le voir plus mature, une certaine sagesse sur son visage quelque peu vieilli. Exceptés ces détails, Harry Potter n'avait pas changé.
– Que puis-je faire pour toi ? demanda le Gryffondor.
Drago haussa un sourcil étonné.
– Je cherche Granger.
– Oh. Entre.
Les deux jeunes hommes entrèrent dans l'appartement coquet que Drago eut le plaisir de découvrir. Il imaginait vraiment Hermione vivre ici. Son odeur emplissait l'air et son gros chat roux était couché en plein sur le canapé.
– Un problème avec l'inspection ? demanda Harry.
Drago secoua la tête, de plus en plus étonné.
– Mais non, on va seulement…
– Harry, c'est qui ? fit la voix d'Hermione, accompagnée de ses pas rapides que Drago entendait approcher.
Elle arriva dans la pièce, enfilant des boucles d'oreille. Tout bien réfléchi, Drago était presque certain de n'avoir jamais vu la Gryffondor en porter. Peut-être aux bals ? Il ne s'en souvenait pas.
La jeune femme s'arrêta quand elle vit Drago dans son salon, juste à côté de son meilleur ami. Elle était pourtant certaine qu'ils ne se croiseraient pas. Harry était censé partir plus de dix minutes avant l'arrivée de Drago. Pourquoi avait-il fallut qu'il soit en avance ?
– Oh, salut. Je ne pensais pas que… tu venais si tôt, dit-elle avec hésitation.
Harry regarda étrangement les deux jeunes gens. L'un était soupçonneux, l'autre mystérieuse.
– Il devait venir ? demanda le Survivant.
– Oui. On sort, ce soir.
Hermione vit qu'Harry faisait tout pour masquer sa surprise et sa suspicion. Il fit la moue puis entreprit de répondre :
– Ah oui ? Où ça ?
Ce fut Drago qui répondit, ne comprenant pas la mascarade sous ses yeux. Que faisait Potter ici ? Il lui semblait pourtant qu'il avait une maison, malgré sa séparation d'avec la Weaslette. Ensuite, pourquoi Granger avait-elle l'air si étrange ? Leur sortie était-elle un secret ? Avait-elle honte de se montrer à ses côtés ?
– On va au match, Potter, je ne vois pas en quoi ça te regarde.
– Au match ? fit Harry sans même relever la dernière remarque de Drago. Je croyais que tu détestais le Quidditch, Hermione ?
– Ah bon ? dit Drago avec étonnement sans que personne ne l'écoute.
– Je n'aime pas particulièrement le Quidditch, c'est vrai, mais Drago avait envie d'y aller et n'avait personne d'autre pour l'accompagner…
– Drago ? Vous êtes amis ?
La Gryffondor et le Serpentard se regardèrent un instant, en quête d'une réponse commune, mais ils finirent par hausser les épaules de concert.
– A force de se fréquenter, on a pu un peu sympathiser.
Harry fit la moue, sceptique, mais esquissa un petit sourire après avoir pris quelques secondes pour réfléchir et réaliser la nouvelle.
– Eh bien, c'est cool. Une Bièraubeurre, Malefoy ?
– Volontiers, accepta ce dernier.
Harry se dirigea vers la cuisine sous le regard heureux et surpris d'Hermione. Elle ne pensait pas que la nouvelle passerait si facilement. Mais après tout, des années étaient passées depuis leurs années de collège. Pourquoi garder de vieilles rancœurs après ça ? Tous avaient changé.
Une fois les deux garçons dans la cuisine, Harry servit la Bièraubeurre à Drago et en prit une déjà entamée pour lui.
– Ce que je retiens moi, Hermione, c'est qu'il fallait te supplier à chaque fois pour que tu viennes voir du Quidditch, dit Harry. Je constate seulement une différence.
Drago ricana quelque peu, et prit une gorgée de sa boisson lorsque la Gryffondor lui lança un regard noir.
– Ca n'a rien à voir ! Je n'ai jamais détesté le Quidditch, je te dis.
Elle n'ajouta rien et repartit dans sa chambre pour finir de se préparer. Elle allait enfin pouvoir mettre le maillot ridicule que Drago lui avait donné, maintenant que Harry savait qu'elle allait au match.
Les deux jeunes hommes passèrent de longues minutes dans un quasi-silence pesant avant que le Survivant ne décide de partir. Il termina rapidement sa Bièraubeurre.
– Bon match, Malefoy.
Il prit une veste et se dirigea vers la porte. Juste avant de sortir, Drago vit Harry reporter son attention sur lui.
– Au fait. Je ne sais pas ce que tu lui veut, à Hermione, mais… Fais attention. Je crois qu'elle t'apprécie.
– Qui te dit que ce n'est pas réciproque ? répondit Drago, vexé.
Il se rendit compte qu'il avait répondu très honnêtement. Il appréciait vraiment son insupportable et attachante inspectrice. Comment il en était arrivé là, il ne le savait pas. Mais elle avait contribué à lui redonner le sourire il l'appréciait, il fallait qu'il arrête de se voiler la face.
Hermione, qui revenait vers le séjour, avait entendu les deux dernières phrases prononcées par ses amis. Elle ne savait qu'en penser. Après tout, elle aussi appréciait le Serpentard, et sentait bien que celui-ci ne ressentait plus autant d'animosité envers elle qu'auparavant. De là à ce qu'il l'apprécie ?
Etonnamment, cela lui faisait plaisir. Hermione se sentait presque flattée de susciter l'amitié de Drago. Malgré le contexte professionnel entre eux, Hermione voyait bien que la situation lui tenait plus à cœur que pour ses autres patients. Elle n'entretenait pas une relation aussi étroite avec Théodore Nott, par exemple.
D'ailleurs, elle sentait qu'elle allait bientôt pouvoir mettre un terme à son inspection avec Théodore. Il allait très bien, en fait seuls quelques rendez-vous d'inspection par an conviendraient. Elle allait d'ailleurs en faire part à ses supérieurs très bientôt, pour avoir leur assentiment.
Hermione arriva dans la pièce où Harry et Drago se toisaient toujours, mais bientôt, le Gryffondor salua son amie et sortit de l'appartement.
— Eh bien, soupira Drago. Ce bon vieux Potter est toujours le même, au fond.
Ceci eut le mérite de faire rire Hermione. Elle aussi voyait bien que son ami n'avait pas changé.
— Tu es prête ?
— Oui, bien sûr.
Hermione prit le temps de faire une brève caresse à Pattenrond, puis les deux amis se dirigèrent vers le stade de Quidditch en transplanant. Immédiatement, ils se perdirent dans la foule qui se ruait au match.
Drago dut attraper la main d'Hermione pour qu'ils ne se perdent pas, répandant une douce chaleur dans le corps de chacun d'eux sans qu'ils ne le montrent. Ils mirent de longues minutes à trouver leurs places, et au final, ils se retrouvèrent placés au beau milieu d'une dizaine de supporters de l'équipe adverse.
— Tu veux boire quelque chose ? J'ai emmené de la Bièraubeurre, dit Hermione.
Drago regarda le petit sac qu'elle portait avec étonnement, mais se rappela finalement qu'elle était une sorcière hors pair qui savait parfaitement maîtriser les sortilèges d'extension indétectables. Il accepta volontiers la canette qu'elle lui tendait – cette version toute nouvelle, à la Moldue.
Hermione ne s'ennuya pas, pendant le match. En vérité, elle passa plus de temps à regarder la joie sur le visage de Drago qu'à regarder le souafle vadrouiller entre les joueurs. Quand les Canons de Chudley marquaient, une telle excitation se peignait sur son visage que c'en était fascinant. Alors, il se tournait vers Hermione et la serrait presque dans ses bras.
A la fin du match, lorsque l'équipe favorite de Drago fut en difficulté, ses élans de joie lorsqu'ils marquaient un but se faisaient plus effusifs. Il la serra dans ses bras lorsqu'ils marquèrent un des plus beaux buts du match.
Drago était heureux. Du moins, ça y ressemblait. Les rires d'Hermione à côté de lui étaient une douce musique pour lui, et le match était passionnant. Il ne pouvait s'empêcher de lui parler régulièrement partager l'une de ses passions avec elle était plus qu'agréable.
Lorsqu'il la serra dans ses bras, il fut surpris de ne même pas être gêné. Il aimait la sentir contre lui pourquoi s'en priverait-il ?
— Regarde ! Le Vif d'Or ! s'écria Hermione à un moment, le doigt pointé vers la petite balle dorée qui voletait à toute vitesse.
Drago rua ses yeux sur le vif en même temps que les deux Attrapeurs se précipitaient vers lui. S'ensuivit une course effrénée où Drago transpira et s'arracha les cheveux plusieurs fois.
Mais finalement, il vit l'Attrapeur des Canons de Chudley attraper à pleine main le Vif d'Or. Alors qu'une clameur s'élevait du public, Drago exprima sa joie autrement : il se tourna vers Hermione et l'embrassa en plein sur la bouche.
AHAH :)
Enfin, me direz-vous ! La romance est donc enclenchée :) Reste la conscience professionnelle d'Hermione (il est son patient, tout de même !)
Dites-moi ce que vous en avez pensé en commentaire et à bientôt j'espère !
