Bonjour à toutes et à tous. Quelques informations importantes aujourd'hui. Tout d'abord, je m'excuse pour le retard sur le chapitre. Ma vie est mouvementée, ces derniers temps et j'essaye vraiment de faire ce que je peux mais ce n'est pas toujours assez. Je ne vous promets pas que le rythme va revenir à la normale mais sachez que je fais le maximum pour que ce soit le cas. Ensuite, j'ai modifié le chapitre neuf (vous avez dû avoir une notification pour un nouveau chapitre). En effet, on pouvait y lire que Victoire était née alors qu'elle n'est née qu'en mai 2000 (soit dans un peu plus de neufs mois). J'ai donc fait les modifications et on se retrouve aujourd'hui avec un petit tour d'horizon de nos personnages ! N'hésitez pas à me laisser des reviews, ça fait toujours plaisir Je vous souhaite donc une bonne lecture et, j'espère, je vous retrouve mardi prochain !

Parfois, Hermione regrettait d'être aussi réfléchie et, parfois, Hermione regrettait d'être aussi impulsive. Ces deux côtés de sa personnalité ne se côtoyaient pas toujours de la meilleure des manières. En général, c'était toujours le mauvais qui ressortait dans les moments qu'il ne fallait pas. Voilà ce qui expliquait qu'elle se retrouve, de si bon matin, devant un café bondé. Ils avaient convenus de venir habillés d'écharpes aux couleurs des Canons de Chudley, puisqu'elles ne valaient rien et étaient facilement trouvables, en plus d'avoir une couleur plus que repérable. Hermione avait simplement emprunté celle de Ron, un pincement plus que prononcé au coeur. Les recherches n'avaient rien donné. Ron souhaitait être seul.

En inspirant profondément, Hermione chercha le courage qui était censé caractériser la maison qui l'avait accueillie pendant sept ans, en vain. Ils avaient convenus d'arriver avec leurs fausses apparences et de se dévoiler lorsqu'ils seraient tous réunis mais l'envie de fuir était déjà palpable, c'était si compliqué.

- Toi aussi, tu as peur ?

En se retournant, Magdalena put voir qu'Alida était là, sûrement depuis plusieurs minutes. Pour simple réponse, elle hocha la tête.

- J'ai peur que tout se brise. Et si vous étiez des personnes avec qui le courant ne passera jamais ?

- Techniquement, répondit Alida en ricanant, le courant est déjà passé.

Elle n'avait pas totalement tort. Magdalena soupira.

- Je n'ai plus très envie de faire ça devant plein d'inconnus. Ca rend tout si… réel.

- Je suis d'accord, acquiesça Alida. Est-ce que tu veux que l'on se retrouve autre part ? On peut aller chez Daniel, par exemple ?

L'intuition selon laquelle Alida et Daniel se connaissaient se confirmait. Malgré tout, Magdalena se retrouva à accepter la main de celle qu'elle n'arrivait pas encore à appeler "amie". Quelques secondes plus tard, ils avaient transplané dans un bel appartement, trop beau pour être celui d'un simple étudiant de leur âge.

- Daniel ! cria Alida, l'habitude dans la voix. Nous sommes toutes les deux chez toi et on s'installe dans le salon. Dépêche toi !

En train de se préparer dans sa salle de bain, Drago eut un coup de stress supplémentaire. Pansy l'avait prévenu que ça se finirait sûrement chez lui mais devoir y faire face était une toute autre histoire, malheureusement. Lorsqu'il ressortit de la pièce, les deux femmes l'attendaient et l'ambiance, si elle n'était pas glacée, puait l'angoisse à plein nez. Ils discutèrent tous les trois quelques instants et cela leur donna l'illusion de se sentir bien avant de décider de se révéler. Ils comptèrent jusqu'à trois.

Un. Hermione se demanda qui pouvait bien avoir un tel appartement.

Deux. Drago regarda Pansy avec un regard mi-énervé, mi-angoissé.

Trois, Pansy regarda Drago avec un sourire d'excuse. Ils avaient la chance de pouvoir aller de l'avant; ils n'avaient pas le droit de la gâcher.

Le silence prit sa place dans la pièce comme s'il avait toujours été là, comme s'il était plus légitime que tout le reste. Hermione regardait ses deux compères. Drago et Pansy l'observaient. Tous attendaient que quelqu'un réagisse.

En pensant à sa mère, Drago se demanda ce qu'elle dirait si elle savait qu'en ayant accepté de suivre un psychomage, ce qui était aussi son idée à la base, il avait fini par presque devenir ami avec Granger. Hermione, elle, restait simplement en état de choc. Les deux personnes sur lesquelles elle s'était reposée, à qui elle avait parlé de Ron et de ses parents n'étaient nulles autres que Malefoy et Parkinson ?! Avaient-ils changé à ce point ?!

- Bon, déclara Pansy en se raclant la gorge. Et bien voilà. Cela ne change rien pour moi, Granger.

Hermione fût ébranlée par la forme que semblait vouloir prendre sa vie. Son instinct lui indiquait de fuir, loin, que rien de bien ne pouvait arriver de cette relation. Pourtant, quelque chose dans le regard de Parkinson lui fit se dire qu'elle ne pouvait que rester.

- Je suis Hermione Granger. Vous êtes ?

Peut-être n'était-ce pas là la meilleure façon de faire et sûrement Hermione finirait-elle par regretter mais, lorsque Parkinson serra sa main en se présentant également et que Malefoy fit de même, elle ne put s'empêcher de se sentir bien. Ils recommencèrent à discuter. Cela différait des groupes de parole et ils avaient tous trois besoin d'un peu de temps pour que cela redevienne comme avant, mais ils étaient sur la bonne voie. Il fallait juste espérer que tout cela ne soit pas une immense erreur.

Ted grandissait à vue d'oeil et cela en faisait presque mal. Harry sirotait sa grenadine en compagnie d'Andromeda qui surveillait son petit-fils, à la fois heureuse et triste comme elle avait prit l'habitude de l'être depuis la fin de la guerre. Narcissa n'avait toujours pas répondu à sa lettre mais Andromeda s'y attendait. Il faudrait sûrement plusieurs semaines pour que sa soeur se décide à, peut-être, renouer des liens.

- Comment vont Hermione et les Weasley ? Cela fait un moment que je ne les ai pas vus.

Harry s'étouffa presque avec sa boisson. Il s'était passé tant de choses ces derniers temps qu'il avait totalement oublié qu'Andromeda n'était au courant de rien ou presque. Il lui raconta donc les péripéties d'Hermione et de ses parents, les envies d'avoir un enfant de Fleur et Bill et la disparition de Ron. Il expliqua où en était sa relation avec Ginny et fut surpris par le rire aussi réfléchi qu'intuitif d'Andromeda.

- Tu sais, je le savais dès le départ que vous n'étiez plus ensemble. Je suis même étonnée d'avoir été la seule à le remarquer.

A chaque fois qu'il la voyait, Andromeda trouvait une façon de l'étonner et Harry remarquait facilement d'où venait le caractère de Tonks. Il s'agissait là de sacrés personnages, tout simplement.

- Alors, tu vas me dire de qui il s'agit ?

Il n'avait pas fallu longtemps à Ginny pour qu'elle pose la question qui semblait réellement l'intéresser. Il n'avait pas compris qu'Hermione ne lui dise pas clairement et directement les identités de ses deux compères. De son côté, Hermione avait préféré garder pour elle ces informations, réfléchissant encore à ce qu'elle voulait en faire. Y avait-il vraiment un avenir possible avec Malefoy et Parkinson ? Pouvaient-ils réellement créer d'aussi fortes relations ?

- Hermione ? s'impatientait Ginny. Tu avais dit que tu me le dirais.

- Oui, mais c'était avant.

Ginny regarda son amie d'un oeil interrogateur. Si Hermione refusait de lui en parler, elle ne pouvait pas l'en forcer mais cela la laissait tout de même se poser quelques questions. Si elle ne souhaitait pas en parler, alors il restait deux options.

Idée numéro une, les deux inconnus étaient incroyablement beaux et Hermione se demandait lequel choisir et n'avait pas envie d'en parler parce qu'elle savait qu'elle rougirait.

Idée numéro deux, les deux inconnus n'étaient pas des inconnus et c'était précisément ce qui gênait Hermione.

- Si tu as besoin d'en parler, je reste là, tu sais ?

Hermione la remercia avant de diriger la conversation sur autre chose. Oui, elle finirait sûrement par en parler mais, pour le moment, elle avait besoin de savoir où les choses allaient se diriger.

- Blaise veut savoir qui est notre Gryffondor.

Pansy leva les yeux au ciel devant ce que lui disait Drago. Il venait de recevoir une lettre de Blaise qui lui demandait comment s'était passé le fameux rendez-vous.

- Tu vas lui dire ?

- Je ne pense pas, répondit Drago. Je ne suis pas sûr que Granger veuille que ça se sache.

Et là-dessus, il n'avait peut-être pas tort. Eux-mêmes n'étaient pas sûrs d'oser dire à leurs entourages qu'ils avaient rencontrés Hermione Granger, l'une des personnes les plus détestées et insultées dans les milieux qu'ils côtoyaient depuis leurs naissances. D'un côté, les injonctions qu'ils connaissaient depuis toujours leur disait de ne rien essayer mais, de l'autre, eux-mêmes avaient envie de changer; ils l'avaient même dit à voix haute.

- Granger, hein ?

Drago eut un rictus méprisant.

- Putain de Granger. Il a fallu que ça tombe sur elle.

Malgré son air mécontent et son ton froid et cassant, Pansy savait pertinemment bien que Drago n'était pas énervé. Il était tout simplement apeuré par la tournure que prenaient les événements, apeuré de ne pas pouvoir contrôler ce qu'il se passait.

- Tu es libre demain soir ? demanda Drago tout en sachant que Pansy lui répondrait par l'affirmative. J'aimerais qu'on se refasse quelque chose à trois.

Pour simple réponse, Pansy lui proposa d'envoyer une lettre, ce que Drago s'empressa de faire.

Les journées étaient longues, surtout quand ses amis décidaient de ne pas lui répondre et choisissaient de le laisser de côté. En bref, Blaise s'ennuyait ferme, surtout qu'en été, le monde du Quidditch devenait calme, en attendant que les matchs reprennent. Toutes les équipes s'entraînaient et rares étaient les matchs amicaux. Il n'y aurait pas de Coupe du Monde avant trois ans et Blaise se détestait de n'avoir pas eu la chance de couvrir celle de l'année précédente qui avait vu le Malawi gagner la finale face au Sénégal. Les matchs avaient été excellents et les résultats improbables.

- Zabini ! Ce n'est pas parce que ton article sur Weasley a bien fonctionné qu'il faut que tu t'arrêtes ici, essaye d'en savoir plus !

Décidément, ce n'était pas sa journée. Blaise détestait lorsque, en tant que journaliste sportif, on lui demandait aussi de faire du people. Ce n'était pas son métier et cela ne l'intéressait pas; il n'arrivait même pas à comprendre comment cela pouvait intéresser qui que ce soit. Malheureusement, les ordres étant les ordres, il n'avait pas le choix et c'est dépité qu'il transplana jusqu'au lieu d'entraînement des Harpies de Holyhead. Les joueuses venaient de finir et commençaient à repartir.

Ginny n'était pas fière de ce qu'elle avait montré à l'entraînement. Elle n'avait eu en tête que la discussion qu'elle avait eue avec Hermione plus tôt dans la journée et cela s'était ressenti dans son jeu. En descendant de son balai, elle remarqua Zabini qui, non loin de là, observait et décida d'aller à sa rencontre.

- Alors, Zabini, qu'est-ce que tu fais ici ? L'interview de la dernière fois ne t'a pas suffit ?

- Moi si, mais mes supérieurs veulent en savoir plus sur la cadette Weasley et, après tout, moi aussi, répondit Blaise en lui lançant un clin d'oeil.

Il n'était pas totalement sûr de ce qu'il faisait mais, après tout, qui ne tente rien n'a rien. Blaise était censé travailler mais, techniquement, il pouvait le faire de la façon qui l'aidait le mieux à écrire des articles qui fonctionnaient.

- On sort ce soir pour apprendre à mieux se connaître dans l'équipe. Tu peux venir si tu veux.

Sans savoir pourquoi, il accepta, comprenant que chacune des joueuses avait le droit d'amener un "plus un" et qu'il venait, par une suite d'événements assez étrange, de devenir celui de Ginny. Elle lui indiqua qu'elle avait déjà prévu de quoi se changer après l'entraînement et qu'il lui fallait juste le temps de prendre une bonne douche. Pour simple réponse, il déclara qu'il attendrait tout simplement qu'elle soit prête pour qu'ils y aillent ensemble.

Ginny avait beau en vouloir un peu à Hermione de ne pas avoir parlé des deux inconnus, elle se rendait compte qu'elle-même ne parlerait sûrement pas de Blaise à son ami. Ce qu'il se passait était bien trop étrange et inattendu pour qu'elle puisse en discuter comme si de rien n'était et comme si elle ne venait pas d'inviter le jeune homme à ce qui s'apparentait à un réel date.