Bonjour à vous ! J'espère que tout va bien de votre côté. On se retrouve aujourd'hui avec nos héros un peu perdus... N'hésitez pas à laisser une review pour me donner votre avis, ça fait toujours plaisir de savoir ce que vous pensez et attendez de cette fanfic ;)
Bonne lecture !
- Expliquez moi, leur ordonna Blaise, les bras croisés.
Pansy et Drago se regardèrent puis se tournèrent une fois de plus vers l'article de la Gazette.
- Blaise… tenta Pansy.
- Il n'y a pas de "Blaise", répondit-il sèchement. Expliquez moi comment cette situation est arrivée et comment vous comptez vous en sortir sans y laisser des plumes.
Drago se leva. Il avait toujours détesté devoir s'expliquer mais, là, il devait bien avouer qu'ils n'avaient pas été très intelligents et qu'ils avaient beaucoup de chance que Blaise travaille à la Gazette pour leur sauver la mise.
- C'était un mélange. Granger se posait des questions sur sa sexualité, on en avait envie et c'était aussi une façon de faire taire tout le monde, expliqua Drago avait une voix aussi posée que possible.
- On avait beaucoup bu, aussi, ajouta Pansy.
Blaise allait poser une question supplémentaire lorsque quelqu'un frappa à la porte. Il était évident que Ginny avait été plus rapide que lui-même.
- Bonjour là-dedans, s'exclama-t-elle en entrant sans y être invitée.
Derrière Ginny, Granger ne semblait ni fière ni honteuse. C'était comme si elle avait déjà décidé de la marche à suivre.
- Je ne vois même pas pourquoi on doit se voir pour en parler, déclara-t-elle justement. Ça ne change rien.
- Vraiment ? lui demanda Blaise. Rien du tout ? Vos relations ne changeront pas ? Vous ne comptez pas en parler pour tout mettre au clair ? Tu ne penses pas que le regard des gens sur toi et sur eux va changer ?
Hermione était assez intelligente pour comprendre que si, Blaise avait raison. Il s'était passé bien trop de choses lors de cette fameuse soirée pour que rien ne change mais, têtue comme elle était, Hermione Granger refusait totalement de lui donner raison.
- Ecoute moi bien, Zabini, commença Hermione. Je vais continuer à aller au travail, comme d'habitude. Je vais continuer à voir mes amis, comme d'habitude et je continuerai à voir Pansy et Drago, comme d'habitude. Si ça pose problème à quelqu'un, je m'en occuperai le moment venu.
Personne n'osa répondre.
- Au moins, grâce à eux, j'ai appris à ne plus prendre en compte les critiques et les insultes, ajouta-t-elle. Sur ce, j'ai mieux à faire que de rester pour parler de trucs aussi inutiles.
Comme tout le reste de la société sorcière de Grande-Bretagne ou presque, Harry Potter aimait commencer sa journée en lisant la Gazette tout en prenant son petit-déjeuner. Cette journée-là ne fit, malheureusement, pas exception.
Quelle ne fut pas sa surprise en apprenant les péripéties de sa meilleure amie. Plus qu'une surprise, d'ailleurs, cela lui fit peur. Depuis quand avait-il totalement perdu trace de ce que faisait Hermione ? Depuis quand avait-il à ce point arrêté de s'intéresser réellement à sa vie ? Si l'on ajoutait Ron à cette équation, on pouvait définitivement dire que le "trio d'or" avait beau dos. Rien n'allait, décidément, ces derniers jours.
Au moins, les sourires d'Andromeda et de Teddy lui réchauffèrent le coeur.
- Tu m'as l'air bien pâle, Harry. Comment va Hermione ? fut la première question qu'elle lui posa.
- Je n'en ai aucune idée.
Avec Andromeda, tout était toujours plus simple. Elle demandait toujours sur les sujets dont elle savait qu'elle obtiendrait une réponse. C'était sûrement pour cela que Harry lui raconta tout.
- Hermione devait venir me voir, commença-t-elle sa réponse, mais elle n'est pas venue. J'ai reçu un hibou disant que son esprit était trop pris et qu'elle préférait décaler.
Il n'y avait pas besoin de réfléchir énormément pour comprendre que les mots de Harry l'avaient énervée plus que de raison.
- Harry, tu devrais aller la voir.
A peine fut-il parti en la remerciant que Andromeda soupira. Hermione allait connaître des jours bien étranges. Parfois, elle se revoyait elle-même, plus jeune. Leurs situations différaient, bien sûr, et pourtant. Andromeda Black avait, elle-aussi, fait des choix que l'entièreté de la société lui avait reproché : elle avait choisi d'aller à l'encontre de ce qu'on lui demandait. Hermione n'en faisait pas moins et Andromeda connaissait assez ce chemin pour savoir à quel point il était loin d'être facile.
Hermione allait définitivement avoir besoin de soutien.
Assise dans son canapé, Hermione pensait à toute cette situation. Elle préférait autant être seule plutôt qu'avec les quatre autres pour cela. Pourtant, quelqu'un frappa à sa porte avant d'entrer.
- Je sais que tu n'as pas très envie de me voir mais je voulais savoir comment tu allais.
De toutes les personnes qui auraient pu venir la voir, Hermione aurait préféré voir n'importe qui d'autre que Harry.
- Et je suis venu pour m'excuser. Pour t'accompagner, aussi. Est-ce que tu vas bien ?
- Je… ne sais pas, répondit-elle de manière totalement honnête.
A vrai dire, Hermione n'était pas aussi sereine qu'elle aurait aimé l'être. A la limite, qu'on lui reproche de sortir avec l'ennemi n'était pas le plus gros problème, elle serait totalement capable d'y faire face. Ce à qu'elle n'avait pas pensé, par contre, c'était bien les différentes théories sur sa sexualité. Embrasser Pansy n'avait pas été réfléchi. Ils en avaient parlé et Hermione avait avoué quelque chose qu'elle gardait pour elle depuis longtemps. Cela avait été l'occasion d'essayer, même si c'était stupide.
- Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant ? demanda Harry.
- Que veux-tu que je fasse ? Je vais aller de l'avant, comme d'habitude.
Ce n'était pas la réponse que Harry attendait, mais qu'aurait-il pu demander de plus ? Hermione ne se sentait pas assez en confiance pour en parler et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même.
- Tu devrais en parler avec Dean ou Seamus. Si tu te poses des questions, ils pourraient t'aider.
- Tu ne vas pas me dire d'arrêter de parler avec Pansy et Drago ?
Malgré tout, Harry ne put s'empêcher de tiquer face à l'utilisation de leurs prénoms mais, après tout, s'ils s'étaient embrassés, ils pouvaient bien passer cette étape.
- Tu fais ce que tu veux, Hermione, même si je ne suis pas totalement d'accord, répondit Harry même s'il n'y croyait pas encore totalement. Est-ce que tu veux sortir avec l'un d'entre eux ?
Sortir ? Avec Pansy ou Drago ? Hermione trouva cette idée bien étrange. Ils n'avaient jamais envisagé ce genre de relation, fonctionnant plutôt comme un trio amical bien qu'étonnant. Leur équilibre leur suffisait… mais avait-il été brisé par cette soirée ?
- Elle m'énerve ! s'était exclamée Ginny après le départ de Hermione.
- Stupide Gryffondor, soupira Blaise. Bon, vous deux, vous allez faire quoi ? ajouta Blaise en se tournant vers Drago et Pansy.
Ceux-ci ne répondirent pas.
- Je croyais que vous comptiez vous marier, finalement ?
A l'entente de cette nouvelle, Ginny s'étouffa avec sa propre salive, ce qui fit ricaner Pansy… une façon comme une autre, pour elle, d'oublier le problème dans lequel ils étaient enlisés jusqu'aux oreilles.
- Pansy ? l'appela Blaise. Tu sais ce qu'il va se passer ?
Encore une fois, elle ne répondit pas. Déjà que les relations intra-familiales, chez les Parkinson, n'étaient plus au beau fixe depuis longtemps, mais alors là… autant dire que Pansy venait définitivement de se jeter sous un train.
- Je croyais que tu avais décidé d'arrêter ces bêtises. On avait dit que tu arrêtais de te montrer avec d'autres filles.
- Pardon ?
Totalement choquée par ce qu'elle pouvait entendre, Ginny n'avait pas pu s'empêcher d'arrêter la discussion. Comprenait-elle réellement ce qu'elle pensait comprendre ? Entendait-elle vraiment ce qu'elle pensait entendre ?
- Je suis lesbienne, Weasley, répondit sèchement Pansy. Pas vraiment quelque chose à montrer.
- Et pourquoi ?
L'homophobie latente mettait Ginny très mal à l'aise.
- Pourquoi ? répéta Parkinson. Parce que je ne vis pas chez les Weasley où tout le monde s'aime et où tout le monde est mignon. Mon père ne me pardonnera jamais cet affront.
- Pansy a déjà été prise en flagrant délit, expliqua Blaise. Elle était censée garder cette "tare" secrète, ajouta-t-il en mimant les guillemets.
Autant dire que, lorsque Mr. Parkinson aurait vent de cette histoire, et cela ne tarderait plus, Pansy allait passer de mauvais moments.
- Et tu étais d'accord avec le fait de cacher cette partie de toi ? demanda Ginny à Parkinson.
Le regard que lui donna Parkinson valait son pesant de gallions. Pour être honnête, Pansy n'avait pas vraiment l'impression qu'on lui demande si elle était d'accord avec ce qu'il se passait dans sa vie. Pour Drago et Blaise, il avait toujours été question de l'aider après coup, après qu'elle ait justement eu à faire ou à subir des choses dont elle ne voulait pas. Pansy aurait préféré ne pas avoir à se cacher mais, avec Blaise et Drago, ils avaient convenu qu'il s'agissait de la meilleure chose à faire pour sa propre sécurité.
- De toute façon, c'est fait maintenant, déclara Drago pour changer la discussion et la ramener sur le sujet de base. La question, maintenant, c'est de savoir ce que l'on fait avec Granger.
Même s'il ne l'avouerait pas, Drago se sentait un peu blessé à l'idée que Hermione puisse ne plus vouloir leur parler. Il appréciait bien trop leurs rendez-vous, même lorsque ceux-ci se finissaient dans la Gazette.
- Et vu que la principale concernée est trop têtue et préfère se faire des noeuds au cerveau plutôt qu'en parler avec nous, je ne vois pas ce que tu peux faire de plus, Blaise.
En réalité, Drago avait hâte que cette discussion s'arrête. Pansy pouvait dire qu'elle avait embrassé Hermione pour l'aider. Drago, lui, ne pouvait pas vraiment utiliser cette même excuse et il n'avait aucunement envie qu'on lui demande des comptes; il n'était déjà pas d'accord avec lui-même.
Ce qu'il avait ressenti en voyant la grande Hermione Granger embrasser Pansy était bien trop étrange et dérangeant pour qu'il ne pense à le partager avec qui que ce soit.
- Et vous deux, du coup, vous êtes quelque chose, maintenant ? demanda Pansy après deux bonnes minutes de silence, toujours dans l'idée de se sauver et de sauver Drago de cette discussion qui ne leur plaisait pas
