Bonjour à tous ! :D
Je suis désolée ça fait un moment que j'aurai du mettre en ligne le chapitre 3... Mais entre temps il y a eu des vacances, et la préparation d'un futur déménagement plus rechercher du travail... ça prend du temps ^^'
J'ai traduit 10 chapitres, j'espère m'y remettre rapidement ! :)
Pour me faire pardonner je vais aussi mettre en ligne le chapitre 4 ;)
Merci pour vos reviews et les fav ça me fait vraiment plaisir ! J'espère que vous apprécierez les chapitres d'aujourd'hui ! Encore une fois il ne s'agit que d'une traduction de l'histoire Beyond the veil par IceDragoness1
Très bonne lecture ! :D
Huit mois plus tard, Din se retrouva en difficulté à contrôler le Razor Crest. Son bras gauche était plus bas qu'il n'aurait dû être. Sa dernière prime ne s'était pas laissée faire. Cela s'était terminé par un mort et une épaule disloquée. Il avait tenté de la remettre lui-même, sans succès.
Nevarro était à des heures de vol, même avec l'hyperespace. Din consulta l'ordinateur de bord, sa main s'arrêta lorsqu'il vit le nom familier d'une planète. Osoria.
Des flashs de l'époque où il y était lui revinrent en mémoire, tout comme une certaine culpabilité à chaque fois qu'il pensait à Osoria.
Il se souvenait à peine du combat qui lui avait valu d'être poignardé. La jolie docteure aux cheveux bruns bouclés et aux yeux verts était toujours la première chose à laquelle il pensait. Ces mains douces et son attitude décontractée lui avaient permis d'échapper aux cauchemars qui l'assaillaient à ce moment-là. Des mains fraîches et apaisantes quand son corps était en feu, un corps chaud qui l'avait réchauffé quand il pensait ne plus jamais ressentir cela.
La balise du chasseur de prime Clawdite s'était déclenchée pendant son absence. Le Clawdite avait quitté la guilde et il lui avait fallu des semaines de traque avant que Din ne puisse lui remettre la main dessus. Le Clawdite avait réussi à repousser son blaster et en avait profité pour lui planter son couteau dans la poitrine. À peine capable de voir ce qu'il y avait en face de lui, Din avait quitté la maison du médecin et avait réussi à attraper sa prime sans se faire poignarder cette fois. Les mois suivants, ses voyages l'avaient ramené à Nevarro et à l'autre bout de la Bordure Extérieure.
Din ne connaissait pas son nom. Mais il lui devait la vie. L'argent qu'il lui avait laissé sur la table semblait à peine suffisant pour les soins qu'elle lui avait prodigués. Osoria n'était qu'à vingt minutes avec l'hyperespace.
En rentrant les coordonnées dans l'ordinateur de vol, Din espérait que la jolie docteure serait dans un bon jour.
Son épaule était de plus en plus douloureuse à chaque seconde qui passait. Le vol semblait durer des heures. L'atterrissage fut une nouvelle forme de torture. Il faisait nuit à Osoria. Le quai sur lequel il atterrit était sans surveillance, Din put alors s'éloigner librement. La neige tombait, le faisant frissonner dans son armure.
La ville était totalement barricadée la nuit. Le seul bruit semblait être celui de la taverne. D'après ses vagues souvenirs, Din se trouvait à l'extérieur de la ville. Il atteignit une porte qui lui semblait familière, du moins il l'espérait. Utilisant son bras encore valide, il frappa à la porte.
Elle s'ouvrit après quelques instants. Au grand soulagement de Din, il s'agissait bien de la docteure. Ses cheveux étaient tirés en arrière en un chignon désordonné, d'où s'échappaient des mèches rebelles. Les cernes noirs faisaient ressortir le vert émeraude de ses yeux. Elle avait l'air fatiguée et épuisée.
« Mando ? » Elle avait l'air surprise.
« Désolé pour l'heure tardive. » Din ressentit une pointe de culpabilité en voyant à quel point elle semblait fatiguée. « Vous étiez assez proche. »
Il dégrafa sa cape et la déplaça avec précaution, lui montrant l'épaule disloquée.
« Outch. » Son visage devint tout de suite compatissant et elle s'écarta de la porte. « Entre. »
La maison semblait plus petite que dans ses souvenirs. Le salon n'était guère plus qu'un matelas sur le sol, une table, des chaises et ce qui ressemblait à une cuisine.
« Assieds-toi. »
Din fit ce qu'on lui dit, prenant une chaise de libre.
« Au moins, tu tiens debout cette fois, » fit-elle avec légèreté tout en se tournant pour ouvrir un placard. « Et tu ne saignes pas. C'est arrivé quand ? Si tu dis une semaine, je te frappe avec ma poêle à frire. »
Din se sentit sourire, même si elle ne pouvait le voir.
« Moins de douze heures », répondit Din grimaçant alors qu'il se levait et tentait de retirer sa cape. Avec un bras valide et l'autre extrêmement douloureux, cela s'avéra être une tâche compliquée.
Derrière lui, des mains sûres entourèrent ses mains. Elles étaient tellement plus petites que les siennes, mais puissantes d'une certaine manière.
« Laisse, je m'en occupe, si tu veux commencer à enlever ton armure », dit-elle d'un ton qui ne laissait pas de place à discussion. « Essaie de ne pas trop bouger. »
Din fit ce qu'on lui demandait. Il y avait une étrange sensation de déjà-vu dont il ne pouvait se défaire. Le silence entre eux était confortable alors qu'elle l'aida à enlever le reste de son armure et son maillot de corps.
Une fois libérée, elle saisit doucement son bras. Din siffla de douleur quand elle lui souleva le bras.
« Hm, c'est bien disloqué », dit-elle avec un petit rire. Ses mains froides descendirent le long de son biceps musclé, provoquant des frissons sur son passage.
Il fallut à Din tout son self-contrôle pour ne pas frémir au contact de ses mains sur sa peau nue. Cela faisait bien trop longtemps que personne ne l'avait touché avec une telle aisance. Ses mains tâtèrent l'articulation disloquée avec des gestes doux, mais expérimentés.
« Je n'ai pas l'impression que les muscles ont été touchés », poursuivit-elle. « OK, je compte jusqu'à cinq. Un, deux… »
Elle ne compta pas jusqu'à cinq. En un mouvement rapide et délibéré, l'articulation bougea, mais ne se remit pas en place.
Din réprima un cri de douleur. Il se mordit la lèvre assez fortement, le gout du sang dans la bouche.
« Désolée », fit-elle sincèrement. « Tes muscles sont complètement bloqués. Ça te dérange si je tente quelque chose d'autre avant d'essayer un truc plus radical ? »
Ses mains étaient toujours sur sa peau nue, son pouce passait sur les muscles contractés juste en dessous de son épaule. Il s'agissait d'un geste innocent, un mouvement destiné à apaiser. Malgré cela, le contact de sa peau contre sa peau provoqua un sentiment tout autre. S'il ne souffrait pas autant, Din se dit qu'il aurait pu réagir autrement.
« Fais donc », réussit-il à dire, essayant de paraitre aussi naturel que possible.
« Je peux te donner des antidouleurs si tu le souhaites ? » Elle s'éloigna, le contact de sa peau disparut aussi vite qu'il était arrivé. « Il n'y a pas lieu de jouer les héros si tu n'en as pas besoin. »
« Ça va », répondit Din en serrant les dents.
Ses mains revinrent soudainement sur son épaule. Il sursauta à ce contact inattendu. Il y avait une sorte de crème sur son épaule.
« Désolée, j'ai les mains froides », fit-elle calmement. « Cela devrait chauffer les muscles au fur et à mesure que je les masse. Avec un peu de chance, ça va les détendre et je pourrai remettre l'épaule en place. »
Sans attendre de réponse, ces mêmes mains expertes commencèrent à travailler sur les contractures musculaires.
Din se crispa lorsqu'elle commença à faire pénétrer la crème. Il ne s'agissait pas d'un massage doux et relaxant. C'était un massage avec un but médical. Elle avait raison, les muscles commencèrent à se chauffer après quelques instants, de façon presque désagréable.
« Tu as eu ta prime ? »
La question était inattendue. Din se sentit sourciller à cette tentative de conversation.
« Quand tu es parti, je me suis renseignée et il s'est avéré qu'une crapule qui terrorisait tout le quartier depuis un moment avait disparu », continua-t-elle tout en travaillant. « Il se trouve que quelqu'un t'a vu en ville avec un émetteur de localisation. Donc je suppose que tu es un chasseur de primes. »
La crème détendait ses muscles. Din se sentit se détendre sous les soins qu'on lui prodiguait.
« J'en suis un. » Il se força à ne pas se laisser aller à son contact. « Et je l'ai eue. »
La pièce redevint silencieuse tandis qu'elle continuait à travailler sur son épaule. De temps en temps, elle soulevait son bras, faisait quelques mouvements puis revenait au massage. La chaleur de la pièce, combiné au relâchement des tensions dans son épaule, suffit à Din pour se détendre complètement. C'était une sensation étrange. Un sentiment qu'il avait rarement l'occasion d'expérimenter, voire jamais.
« Je ne connais pas ton nom », déclara Din soudainement. Il n'était pas sûr de savoir d'où cela venait. Une pensée qui était sortie toute seule de sa bouche.
« C'est Synamethina, mais tu peux m'appeler Syn », répondit-elle. « Seule ma mère m'appelait Synamethina et c'était quand j'avais des problèmes. »
M'appelait. Elle parlait au passé. Din décida de ne pas insister. Mais il connaissait son nom maintenant. C'était un petit prix à payer pour les soins qu'elle lui prodiguait.
« Merci, Syn » fit Din, sentant un petit sourire se dessiner sur ses lèvres.
« Ne me remercie pas encore », répliqua Syn avec légèreté.
Avant qu'il ne puisse lui demander ce qu'elle voulait dire, elle bougea son bras encore une fois et d'un coup sec, Din sentit son articulation se remettre en place. Cette fois, un gémissement de douleur franchit ses lèvres.
« Telle est la voie », lança Syn d'un ton amusé en lui tapotant l'épaule.
Oh, il aimait le tempérament de cette femme. Il se souvenait à peine le lui avoir dit lors de sa dernière visite.
Avec un léger roulement d'épaule pour tester le mouvement, il constata qu'elle était de nouveau fonctionnelle. Elle était encore douloureuse, et elle le restera pendant encore quelques jours.
« Je peux te donner un peu de crème à appliquer sur ton épaule pour les prochains jours », déclara Syn en détournant de lui.
Maintenant que ses mains n'étaient plus là, Din ressentit un manque. C'était un sentiment étrange. Après n'avoir été touché par personne depuis si longtemps, le simple fait d'avoir la main d'une autre personne sur lui était réconfortant. Le contact ferme, mais doux d'un médecin. Quelqu'un dont il allait être redevable dans un avenir proche.
« Ou des antidouleurs », continua-t-elle alors qu'elle revenait dans son champ de vision. Elle balaya une mèche de cheveux qui lui arrivait dans les yeux. « Ou tu peux souffrir en silence, ce qui est le choix que tu feras, j'en suis sûre. »
Son fichu tempérament fit à nouveau sourire Din. Si elle ne l'avait pas mentionné, c'était exactement ce qu'il aurait fait.
« J'ai assez de stock sur mon vaisseau », bredouilla Din, se sentant hésiter. « Je vais prendre la crème si ça ne vous dérange pas. »
« Je ne l'aurais pas proposée si ça me dérangeait, » répondit Syn en lui remettant une petite boîte métallique. « D'autres choses que je devrais savoir avant de retourner me coucher ? »
« Non, aucune », dit-il en se penchant pour récupérer son t-shirt. « Désolé de vous avoir réveillé. »
« Il faut être endormie pour être réveillé », lâcha Syn avec légèreté.
Elle se détourna avant que Din ne puisse la regarder. Bien que son ton soit léger, il y avait une certaine lassitude qui ne pouvait être masquée. Pas causée par le manque de sommeil, non, une lassitude qui venait d'un endroit blessé au plus profond de son être.
« Je vais retourner me coucher. Tu peux t'installer sur le sol si tu veux », continua Syn. « Je vais même te donner une couverture. Tu devras me tuer pour avoir mon oreiller. »
Un petit rire amusé lui échappa, sans qu'il puisse s'en empêcher. Elle utilisait le sarcasme et l'humour pour faire face aux situations inconfortables. Cela lui changeait des personnes trop effrayées pour lui parler.
Son rire dessina un véritable sourire sur les lèvres de Syn. Son visage tout entier s'illumina de joie.
« Bonne nuit », fit Syn, le sourire toujours aux lèvres. « Éteins la lampe quand tu seras prêt à dormir. Ça ne me dérangera pas. Ou tu peux la laisser aussi si tu veux. Ça ne me gêne pas. »
Prenant une couverture de rechange sur le lit, elle le lança dans sa direction. De son bras valide, Din réussit à l'attraper.
Elle s'allongea sur le matelas posé sur le sol, et remonta les couvertures sur elle. Roulant sur le côté, elle se blottit sous le tas de couvertures.
Din regarda la couverture dans sa main. Elle était déchirée et usée. En regardant autour de lui, ce n'était pas la seule chose usée. Tout avait l'air d'avoir connu des jours meilleurs. La chaise sur laquelle il était assis semblait bancale. Le maigre feu était juste suffisant pour empêcher le froid de s'installer, mais rien de plus.
Il regarda vers sa partenaire de soin, sa respiration s'était apaisée. Elle était un mystère. Elle avait manifestement beaucoup d'expériences. Il lui avait fallu beaucoup de compétences pour le sauver de sa première blessure. Elle s'était occupée de son épaule comme s'il s'agissait d'un problème habituel.
L'heure était tardive ou matinale, tout dépendait de comment on voyait la chose. Din prit la couverture et sa cape et s'installa confortablement. Il avait dormi dans des positions bien pires que celle-là. Une chaise bancale dans une pièce légèrement chauffée était plutôt confortable, comparée à certains endroits.
Fermant les yeux, Din se laissa emporter par le sommeil.
Il ne lui fallut pas longtemps pour qu'un bruit le réveille. Un faible rayon de soleil entrait par la fenêtre.
Syn était debout et se déplaçait dans la petite cuisine. Une bouilloire était en train de chauffer sur la cuisinière et l'odeur de quelque chose de frais et épicé embaumait la maison.
Avec deux tasses à la main, Syn se retourna et les posa sur la table.
« Bonjour », l'accueillit-elle, un sourire sur son visage fatigué. Elle fit glisser une des tasses vers lui. « Je dois y aller. Si tu pars, ferme la porte derrière toi. »
« Comment as-tu su que j'étais réveillé ? » demanda Din en prenant la tasse.
« La respiration change », répondit simplement Syn. « C'est pour tout le monde pareil. C'est subtil, mais c'est là. »
Elle vida sa propre tasse et la posa sur la table. Elle avait une sacoche en cuir sur son épaule qui reposait sur sa hanche.
« Ne laisse pas huit mois s'écouler avant que je ne te revoie Mando. » Syn lui adressa un dernier sourire avant de se retourner et de s'en aller.
Din la suivit sans vergogne du regard jusqu'à ce qu'elle soit hors de vue. C'était agréable d'avoir un souvenir frais et clair d'elle. Le mystère de la jolie docteure allait devoir attendre un autre jour. Il ne pouvait s'attarder. Encore une fois, Din se retrouvait sans rien laisser d'autre que sa gratitude indicible et autant de crédits qu'il avait en poche.
