Le réveil fut difficile. Ce sentiment désagréable ne l'avait pas quitté. La journée s'écoula lentement, trop lentement. Le nœud dans son ventre était toujours présent le soir venu. Orihime se sentait misérable, en conflit avec ses sentiments contradictoires. Ce qui s'était passé, elle l'avait voulu. Elle soupira honteusement en se remémorant la scène. Grimmjow n'avait jamais caché ses intentions envers elle. Et puis elle l'avait invité chez elle, en pleine nuit, en petite tenue... Elle poussa un gémissement frustré, le visage enfoui dans son coussin. Nel avait raison. Depuis le début, il existait un lien, une tension entre eux. Une tension sexuelle donc ? La soirée de la veille avait confirmé cette hypothèse.
Malgré tout, elle ne pouvait s'empêcher d'être en colère contre lui. Il était parti comme un voleur une fois sa petite affaire achevait. Évidemment, elle ne s'attendait pas à ce qu'il se montre tendre et attentionné. Mais tout de même... C'était irrespectueux. Voilà le problème. Le fait qu'elle soit intimidée et embarrassée était tout à fait légitime, dans la mesure où elle n'avait aucune expérience en la matière. Il avait au moins eu la délicatesse de ne pas se moquer. Ni d'avoir essayé de la pénétrer... D'ailleurs en y repensant, c'est vrai qu'il avait fait preuve d'une certaine... Retenue ? Une douce chaleur lui noua la poitrine. Son ventre choisit ce moment précis pour grogner.
Se mordant la lèvre, Orihime quitta enfin le refuge qu'était son lit afin d'aller se restaurer au ré de chaussé. Tandis qu'elle préparait un ragoût pour se changer les idées, une notification sur son portable attira son attention.
Tatsuki : "Salut hime ! J'espère que tu vas bien ? Je viens de rentrer à karakura. Devine qui j'ai croisé ? Ichigo !"
Orihime tapa rapidement une réponse avec agilité.
Hime : "C'est super ! Comment va-t-il ? Tes congés en famille se sont bien passés ?"
Tatsuki : "Très bien je t'ai rapporté des cadeaux ! Ma tante m'a littéralement engraissé ! J'ai quelques gourmandises de sa part pour toi d'ailleurs. Ichigo va bien, toujours égal à lui-même. Apparemment, il est ici pour aider son père à la clinique."
Hime : "Merci ! Je t'avais dit que ce n'était pas la peine ! Tu me gâtes toujours trop ! J'enverrais un colis à ta tante pour la remercier. Elle est si gentille. J'irais peut-être rendre visite à Ichigo pour le saluer."
Tatsuki: "Oui je sais ! On se voit bientôt ! Bisous !"
La rouquine sourit tendrement en souhaitant bonne nuit à son amie. Avec Tatsuki et Ichigo de retour, elle pourrait essayer de reprendre une vie un peu plus normale. Et surtout oublier un certain séduisant démon. Du moins pour un temps.
Le temps était maussade, tout comme Grimmjow. Il s'était efforcé de ne pas contacter Orihime depuis le fameux soir. Il pensait naïvement qu'après cela, ses ardeurs se calmeraient. Grosse erreur. Putain, à chaque fois qu'il se remémorait la soirée, il n'avait qu'une envie, recommencer. Il n'en avait pas assez, loin de là. Il était tellement en manque ce jour-là, que tout avait été trop rapide, emporté par l'impatience et l'excitation. Il voulait la prendre de toutes les manières imaginables, la faire mendier pour plus. L'entendre crier son prénom, les yeux remplis de luxure et baigner de larmes. Il ne comprenait pas pourquoi cette fille l'obsédait tellement. Il y avait une attirance chimique, sexuelle très forte. C'était indéniable. Mais au-delà de ça, il y avait ce petit quelque chose chez elle. Il ne saurait se l'expliquer. Une sonnerie familière retentit, étouffée par la poche de son pantalon. Il décrocha sans même vérifier qui était son interlocuteur.
_ Quoi ? Maugréa-t-il, affalé dans le fauteuil en cuir de son bureau.
_ Sérieusement ? C'est comme ça que tu salues un vieil ennemi ? Railla une voix trop aiguë pour celle d'un homme.
_ Que ce que tu veux Nnoitra ? Soupira le sexta, déjà agacé.
_ J'ai entendu dire que tu t'étais trouvé un petit animal de compagnie ? Je suis assez surpris je dois dire... Persifla-t-il.
Grimmjow se raidit. Bordel ! Comment savait-il ? Stark ? Non... Probablement un de ces Fraccións.
_ De quel animal tu parles ! ? S'impatienta le sexta en colère, jouant volontairement l'ignorant.
_ Allons... Pas de ça avec moi numéro 6 ! Des longs cheveux roux, des courbes sulfureuses, une Âme pure... Provoqua le démon du désespoir.
Grimmjow retint difficilement un grognement primal, imaginant parfaitement le sourire belliqueux de ce connard.
_ Je suis vraiment très intrigué... Tu pourrais nous la présenter ? Je suis persuadé que Ulquiorra sera ravi. Le nargua-t-il de plus belle.
Le sexta serra le poing jusqu'à s'en blanchir les phalanges.
_ C'est ma proie ! Rétorqua-t-il hargneusement.
_ Ah ah! Du calme, je ne vais pas te la piquer... Ce serait embêtant si le maître devait malencontreusement apprendre que son cher espada rebelle préféré s'est entiché d'un ange. Ricana-t-il sarcastiquement.
Une veine sur la tempe, Grimmjow se leva brusquement, renversant son fauteuil dans le mouvement.
_ Va te faire foutre ! Explosa-t-il de fureur.
_ À Las Noches. Ce week-end. J'ai hâte de rencontrer ton... Jouet. Conclut-il, son insupportable ton provoquant hérissant le poil du sexta.
La communication fut coupée, ne laissant aucun choix au démon de la destruction.
_ Putain ! Quel fils de p... ! Éructa-t-il, se retenant difficilement d'envoyer valser son portable contre le mur.
_ Oui ? Répondit automatiquement une voix.
_ On a un problème. Dit-il sombrement.
Orihime était perplexe en relisant pour la troisième fois au moins le message que Grimmjow lui avait envoyé. Elle venait de quitter la boulangerie lorsqu'elle avait jeté un œil à son portable. La dernière chose à laquelle elle s'attendait, c'était de voir le prénom du démon affiché sur l'écran. Son cœur avait sauté dans sa poitrine. Mais elle n'avait pas hésité longtemps avant de toucher la surface lisse du téléphone du bout du doigt.
Grimmjow: Ramène ton cul chez moi tout de suite !
Grimmjow: Et ne m'ignore pas si tu tiens à ta vie, on a un problème.
D'abord irritée, la jeune femme avait effectivement prévu d'ignorer ses messages. Toujours aussi grossier ! Mais ensuite, l'inquiétude avait pris le dessus. Un problème ? Elle se demanda si ce dernier message était une menace réelle de sa part, ou bien si cela avait un quelconque rapport avec "le problème" en question. Elle poussa un soupir de défaite. De toute manière, elle ne pouvait pas l'éviter éternellement.
Trente minutes plus tard, elle se retrouva sur l'allée principale, face à l'immense demeure du démon de la destruction. Son pouls s'accéléra au fur et à mesure que ses pieds s'approchaient. De quoi voulait-il lui parler ? Elle était tellement nerveuse. Leur dernière rencontre avait été... Intense. Une fois sous le porche d'entrée, elle leva la main pour appuyer sur la sonnette. Mais elle fut devancée. La porte s'ouvrit sur un homme inconnu. Grand, svelte avec de longs cheveux blonds. Celui-ci la considéra froidement. Il la transperça de son regard chocolat, presque hautainement. Il ne semblait pas surpris de la voir.
_ Euh... Bonjour ? Je suis venu voir Grimmjow. Dit-elle, mal à l'aise sous son inspection sans gêne.
L'homme cligna des yeux, puis se détourna avant de s'éloigner.
_ Il vous attend depuis des heures. Il est en colère. Déclara l'homme, impassible.
Orihime le suivit en refermant la porte dernière elle. Elle se dépêcha de retirer son manteau en fronçant les sourcils.
_ Il est toujours en colère... Marmonna-t-elle plus pour elle-même.
Le grand blond lui jeta un regard appuyé par-dessus l'épaule, continuant de suivre son itinéraire. Elle ne le remarqua pas, plongée dans ses pensées. Il pouvait comprendre pourquoi son maître s'intéressait à cette femme. Du moins dans une certaine mesure. Elle lui donnait l'eau à la bouche.
_ Yylfordt! Tonna froidement la voix grave de Grimmjow.
Ce dernier se crispa, reportant immédiatement son attention devant lui. Orihime sursauta dans le même temps.
_ M... Maître ! Balbutia l'homme, surpris et soudain tendu sous le regard tranchant de l'espada. Il s'inclina profondément, déglutissant.
Orihime était confuse devant le comportement des deux hommes. Grimmjow s'avança, mains dans les poches, d'une démarche implacable, le regard mortel. Il s'arrêta à côté du blond, toujours incliné, attendant la sanction.
_ Dégage, on réglera ça plus tard. Déclara le sexta sans accorder le moindre regard à son fracción.
Son attention était maintenant accordée à la jolie rousse. Yylfordt acquiesça avant de disparaître en utilisant un sonido. Est-ce qu'un jour, elle serait capable de s'habituer à ça ? Ce genre de pouvoir n'existait que dans les films ou les romans de science-fiction. Enfin, plus maintenant. Elle était de retour, cette tension entre eux. Il la dévisageait intensément, sourcillant de mécontentement. Elle lui rendit son regard, inconsciente de l'effet qu'elle provoquait sur lui, ni sur son fracción à l'instant. Putain, il avait envie d'arracher la tête de ce dernier. Mais pas devant elle. Ce serait parfaitement contre-productif.
_ Tu n'as vraiment aucun instinct de survie. Railla-t-il après avoir claqué la langue.
Orihime fit la moue.
_ Je suppose que non, puisque je suis ici. Répliqua-t-elle, aussi impassible que possible.
Il plissa les yeux, la considérant en penchant la tête.
_ Peut-être que je devrais te manger. Comme ça, je n'aurais plus d'emmerdes. Dit-il dans l'expectative.
Elle se mordit la lèvre, sentant la colère refaire surface. Et le chagrin. Les larmes aux yeux, elle explosa, incapable de se contenir davantage.
_ Alors fais-le ! Fais-le et arrête de me tourmenter ! Pourqu...
Elle fut interrompue par ses lèvres venant s'écraser violemment contre les siennes. Son gémissement surpris fut englouti, tandis qu'il maintenait sa tête inclinée en arrière, le poing enfoncé dans ses cheveux auburn.
Putain, il était incapable de se retenir plus longtemps. Pas quand elle avait ce feu dans les yeux. Il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Toutes les émotions qui traversaient son doux regard. N'importe qui d'autre aurait fini décapité, ou bien éventré. Personne n'osait élever la voix contre lui. Mais elle... Elle était enivrante, il la désirait tellement. Peu importe ce qu'elle faisait.
Orihime avait laissé tomber son sac à main, les doigts tremblants crochetés dans la chemise blanche de l'espada. Sous le choc, elle était incapable de faire fonctionner son cerveau correctement. Gémissant d'impuissance dans le baiser sauvage qu'il lui prodiguait. Une vague de chaleur s'empara d'elle, et avec le peu de raison qu'il lui restait, elle réussit à le repousser assez pour échapper à ses lèvres.
_ Stop!... Arrête... Pleura-t-elle en détournant le visage, essoufflée.
Un grondement vibra dans la poitrine du démon. Elle tressaillit, puis il tira suffisamment sur son cuir chevelu pour la forcer à rencontrer de nouveau son regard. Elle gémit, même si la douleur était largement supportable. Elle rencontra son regard ardent, son haleine mentholée se mélangeant à la sienne.
_ Si tu ne veux pas que je te mange, alors ne me le demande pas. Murmura-t-il sombrement.
Hébétée, elle rougit.
_ Que... Tu ! Je ne voulais pas dire... ça ! Bafouilla-t-elle, embarrassée.
_ Moi si. Répliqua-t-il aussitôt, amusé par sa réaction. Même s'il n'en montra rien.
Elle sentit la colère revenir au galop malgré elle, et poussa contre son torse, frustrée.
_ Lâche-moi ! Ordonna-t-elle en le fusillant du regard.
Le revoilà, ce feu dans son regard. Il se lécha les lèvres, plaquant sa main contre ses reins afin de la rapprocher davantage. Il la défia du regard, plissant les yeux. Elle haleta en sentant sa dureté contre son ventre. Elle fronça les sourcils, l'impuissance augmentant sa fureur. Pour qui se prend-il ! ? Elle n'était pas à sa disposition ! Et certainement pas son jouet ! La façon dont il l'avait traité la dernière fois était parfaitement ancrée dans sa mémoire. Une vague de chaleur s'empara d'elle à mesure que sa détermination augmentée.
_ Relâche, moi, tout de suite ! Répéta-t-elle froidement, ponctuant chacun de ses mots, un sentiment de pouvoir prenant possession de son corps.
Elle était sur le point de craquer, comme si un hurlement interne était sur le point de jaillir de ses entrailles. Elle le sentit se tendre, une expression ébahie remplaçant son visage de poker. L'instant d'après, Une lumière dorée explosa, tout comme la sensation de puissance qu'elle ressentait. Elle fut aussitôt libérée de son emprise, les yeux fermés à cause de l'éblouissement. Ses oreilles bourdonnaient. Elle se sentait vidée de toute énergie. Elle gémit en ouvrant les yeux, un nuage de poussière retombée tout autour de son corps. Elle s'étrangla, abasourdi en voyant un énorme trou dans le mur de pierre quelques mètres devant elle. Son cœur battait la chamade, elle ne comprenait pas ce qui s'était passé. Un grognement étouffé lui parvint alors. Elle distingua alors une touffe bleue dans les décombres.
_ Putain !... Alors celle-là, je m'y attendais pas !... Se plaignit-il en se redressant.
Horrifiée, elle regarda le démon s'asseoir l'air de rien, se frottant l'arrière de la tête. Du sang dégoulinait de sa tempe, descendant le long de sa mâchoire jusqu'à son menton. Oh bon sang ! C'était elle qui avait fait ça ! ? La gorge nouée, elle essaya de se relever, mais à peine fut-elle debout que ses jambes lâchèrent. Elle se retrouva agenouillée.
_Hoy!
Elle sursauta en voyant Grimmjow devant elle, un genou à terre.
Il avait l'air inquiet, alors que c'était lui le blessé. Les yeux embués, elle tendit une main tremblante vers sa joue. Il intercepta celle-ci avant qu'elle ne souille sa peau de son sang.
_ C'est moi qui... ai fait ça ?... Demanda-t-elle d'une voix chevrotante.
Il sourcilla et acquiesça. Elle se mise à sangloter, pleine de remords. Elle baissa la tête, enfouissant son visage dans ses mains. Désemparé face à la situation, Grimmjow s'agaça.
_ Bordel pourquoi tu pleures ! ? S'exclama-t-il en se laissant tomber sur les fesses, l'avant-bras reposant sur son genou.
_ Je ne... Voulais pas... Te blesser...Hoqueta-t-elle.
_ Tch! Idiote ! Je suis un démon ! Tu crois sérieusement que tu m'as fait mal ? S'indigna-t-il, irrité.
Elle releva la tête, plongeant ses yeux larmoyants dans ceux du démon, implacable.
_ Mais... Tu saignes ! Gémit-elle en essuyant ses larmes.
Il roula des yeux.
_ Et alors ! ? C'est juste une égratignure ! Tu ferais mieux d'être fier d'avoir réussi à me toucher. Une créature aussi faible que toi ! Grogna-t-il en reniflant.
Elle le fixait, confuse. Essayait-il de la réconforter ? C'était tout à fait son genre de faire ça de façon détournée et grossière.
_ La prochaine fois que je te dis de me lâcher, fais-le ! S'énerva-t-elle faussement, enhardie.
Il claqua la langue avant de rapprocher dangereusement son visage.
_ Foutre non ! C'était sexy comme l'enfer. Dit-il, un sourire lascif étirant ses lèvres.
Elle s'empourpra adorablement sous le regard satisfait et taquin de Grimmjow. Stupide démon ! Au moins il n'était pas en colère contre elle. Elle baissa la tête, toujours en proie au chagrin.
_ Je ne comprends pas...Ça fait des semaines que j'essaie d'éveiller mes pouvoirs. Pourquoi maintenant ? Murmura-t-elle en regardant ses mains.
Bonne question. Il avait été complètement pris au dépourvu lui-même. Sa pression spirituelle avait augmenté brutalement juste avant l'explosion. À l'échelle des espadas, elle demeurait faible. Mais pour une hybride, c'était certainement quelque chose d'inédit.
_ On dirait que tu avais besoin qu'on te pousse un peu. Railla-t-il.
Elle le fusilla du regard, mais celui-ci ramollit en déviant vers la traînée de sang sur le côté droit de son visage. Elle se sentait vraiment mal de l'avoir blessé, peu importe ce qu'il en pense.
_ Arrête avec ce regard ! Dit-il durement, avant de se remettre debout.
Il n'avait pas besoin qu'elle s'inquiète pour lui. La façon dont elle le regardait était étrangement dérangeante.
_ Debout. On a toujours un problème à régler. Grogna-t-il, la toisant de toute sa hauteur, bras croisés.
Oui, c'est vrai. À la base, elle était venue ici pour discuter. Elle réussit avec un peu d'effort à se remettre sur ses deux jambes. Elle avait l'impression d'avoir couru un marathon. Elle grimaça en ramassant son sac à main, sous le regard critique de l'espada. Voyant à quel point le simple fait de tenir debout semblait lui coûter, il roula des yeux.
_ Ta faiblesse est d'un pathétique. Renifla-t-il en s'approchant.
Elle fronça les sourcils, sur le point de lui répondre franchement. Mais au lieu de cela, elle se retrouva suspendue tel un sac sur l'épaule de l'homme aux cheveux bleus. Et ça en une demi-seconde.
_ Hé ! Que ce que tu fais ?! Pose-moi ! S'indigna-t-elle, mal à l'aise dans cette position.
Elle s'agrippa à son dos et tourna la tête pour essayer de le voir. Il marchait déjà tranquillement sans se soucier d'elle, le bras autour de ses jambes pour la maintenir en place.
_ Grimmjow ! Tu es dur ça fait mal ! Se plaignit-elle.
Son épaule était inconfortable. Sa musculature avait beau être un délice pour les yeux, le confort lui n'était pas au rendez-vous. Cette fois, il s'arrêta. Elle poussa un soupir de soulagement. L'instant d'après, une main vint s'abattre avec un claquement sonore sur les fesses de la jeune femme. Elle poussa un étrange bruit entre le gémissement et le cri. Elle en rougit de honte.
_ Fais attention à ce que tu dis mon ange. Dit-il d'une voix suave en caressant son derrière.
_ Hé !... Sale pervers ! Balbutia-t-elle, gêné.
Cette fois, elle sentit la seconde claque venir et se crispa. En revanche, elle ne réussit pas à retenir le glapissement qui franchit ses lèvres.
_ Bordel, on dirait que tu aimes ça. Gronda-t-il en enfonçant ses doigts dans la chair tendre de ses fesses.
Elle haleta, la sensation n'était pas désagréable, bien que légèrement douloureuse.
Non non non ! Pas encore ce n'est pas le moment ! Elle n'eut le temps de tergiverser davantage que soudain, elle ressentit comme un moment d'apesanteur. Très fugace. L'instant suivant, elle fut littéralement jetée en l'air.
Elle atterrit sur une surface moelleuse, étouffant un couinement de peur. L'odeur familière de menthe et de musc emplit ses sens. Le cœur battant, elle se redressa à l'aide de ses avant-bras, étourdie. Orihime se sentit étrangement faible tout à coup.
_Reste tranquille. Tu as expulsé trop de pression spirituelle d'un coup.
Elle se laissa retomber dans les coussins en se tenant la tête, alanguie.
Mince ! Pourquoi finissait-elle toujours dans son lit ! ? Fichu démon !
Fin chapitre 9
À suivre...
