†††††
XIV
LIBÉRÉE, DÉLIVRÉE... OU PAS.
†††††
Désormais c'était officiel, mon petit ami était le bienvenu à la maison ou presque... Mon père ne semblait toujours pas enclin à faire le moindre effort surtout au vu de ses pensées. Il faut reconnaître que Jake a joué énormément avec le feu. Et au bout d'une semaine, cela n'avait pas réellement changé.Ce samedi matin là, Jake était passé en début de soirée à la maison et nous nous trouvions dans ma chambre. Je m'écartais alors de son cou pour reprendre mon souffle et m'essuyer la bouche. C'était devenu notre rituel personnel, après quelques baisers il me laissait un peu le croquer et je le caressais en même temps. Naturellement, je ne voulais pas aller trop vite et m'habituer à l'odeur de son sang avant toutes autres choses. Je mordais déjà bien moins profondément et je sirotais plus que je ne m'abreuvais sauvagement.
- Alors c'était comment ? me dit-il comme un idiot.
- Très bon, j'ai adoré, t'es content?
- Oui, répondit-il alors en riant.
- Crétin va! dis-je en riant également.
Il vint alors m'embrasser, le petit détail étonnant sachant que ma bouche devait avoir le goût de son propre sang mais cela ne l'avait jamais gêné jusque là et c'était pareil encore une fois. Ses baisers se firent plus fiévreux quand il m'allongea lentement sur le lit tandis que ses mains se posèrent sur mes hanches en soulevant mon t-shirt. J'ai alors posé mes mains sur ses biceps et d'un simple mouvement de bassin à pleine vitesse vampirique, j'ai pris le dessus et l'ai obligé à s'allonger sur le dos avant de m'installer sur son ventre.
- Avoue ta défaite Jake! lui dis-je provocatrice.
- Ce genre de défaite est plaisante mais je n'y vais pas sérieusement, me répondit-il amusé.
- Tu te crois plus fort que moi? rétorquai-je en replaçant mes cheveux d'un geste lent.
- Je ne sais pas... Convaincs moi.
J'ai obéi et me suis penchée doucement pour l'embrasser. J'adorais pouvoir me laisser aller avec lui quand je sentis immédiatement un goût métallique sur mes lèvres. Il venait de se mordre pour se faire saigner et m'offrir un peu de sang en plus. Mes baisers se firent alors plus déchaînés, plus intense et ce que je sentis à cet instant là éveilla bien d'autres instincts. Lentement j'ai laissé mes mains glisser entre nous sur son ventre avant de les diriger - avec intérêt - vers sa ceinture. Sans hésitation, j'ai décidé de détacher la boucle de celle-ci et de m'en prendre à son bouton de jean.
- Cher purificateur, vous semblez armé, dis-je en riant contre ses lèvres.
- Il y a de quoi l'être, fit-il encore plus amusé.
Il n'y a avait plus la barrière de son bouton et j'ai glissé la main entre le jean et le boxer de Jake pour le caresser d'un long mouvement lent.
- Ho putain... marmonna Jake.
- Avoue ta défaite, dis-je toujours provocante.
- Pourquoi ? fit-il en gémissant.
J'ai alors décidé de descendre plus bas en m'allongeant sur ses jambes.
- Ness...
- Chuuuut, je reprends la main.
J'ai regardé vers la porte et inspiré profondément avant de glisser mes doigts qous l'élastique du boxer. Je l'ai soulevé et fait glisser laissant apparaître son membre dur et pointant fièrement vers le ciel. C'était la première fois que j'en voyais une d'aussi près et cela semblait bien gros. Je l'ai alors prise en main et j'ai commencé un mouvement lent de haut en bas.
- Hoooo Ness...
- Ça te plaît ?
- Ho oui...
Il ferma alors les yeux pour en profiter et j'ai déglutis. Je voulais lui montrer de quoi j'étais capable et d'un coup de langue, je l'ai arpentée de bas en haut. Le sursaut de Jake fut éloquent et j'ai souris avant d'ouvrir la bouche et de déposer mes lèvres pour suçoter le bout. Il adorait clairement alors j'ai ouvert la bouche plus grande et l'ai prise à l'intérieur.
- Bon sang...
Je ne pouvais pas répondre mais j'ai commencé à monter et descendre, laissant le membre glisser contre mes lèvres. J'avais pris quelques renseignements sur internet et il était temps d'y aller à coup de langue. Tandis que je remontais et descendais, j'essayais d'entourer sa verge de ma langue et il semblait adorer cela. Je l'ai cependant sortie de ma bouche pour préciser quelque chose.
- Tu fais pas le con, tu me préviens, lui ai-je précisé.
- Aucun soucis.
- T'as intérêt, je te préviens d'avance.
- Je vais pas... Hooo
Je l'avais déjà reprise en bouche et je serrai mes lèvres sur la hampe pour lui faire de l'effet. Sur internet ils disaient de s'imaginer avec une crème glacée alors c'était ce que je faisais. Je la sortais pour la lécher de plus belle avant de la reprendre dans un bruit évocateur. J'ai alors essayé de la prendre intégralement en bouche et le gémissement fut des plus évocateurs mais c'était bien trop compliqué. Je l'ai alors ressortie pour l'embrasser par le côté. J'ai eu l'impression qu'il m'observait quand je sentis sa main jouer avec mes cheveux. Il ne me poussait pas mais me caressait. J'ai alors souris d'une manière que je voulus machiavélique et je l'ai mordillée de mes crocs par le côté.
- Ho putain...
- Je ne te fais pas mal?
- Non pas du tout...
- Tant mieux...
Je me suis mise à le masturber plus vite, je voulais qu'il jouisse pour moi et grâce à moi. Je me suis rapprochée pour l'embrasser et continuer de le masturber quand j'entendis son souffle se faire plus erratique.
- Je crois que je suis douée, dis-je en l'embrassant.
- Plutôt oui... Hmmm
- Plus vite? dis-je en accélérant encore.
Soudain, des coups retentirent à la porte.
- Renesmée, tu as l'interdiction de fermer la porte.
J'ai tourné la tête vers celle-ci et je l'ai regardée consternée. Mon père venait encore me faire chier. J'ai lâché le membre de Jake.
- Range la, dis-je bêtement avant de reprendre un peu de consistance.
- Il est chiant non? dit-il vexé.
- C'est clair.
Je me suis levée du lit et j'ai vérifié qu'il rangeait le matériel. Je me suis alors dirigée vers la porte en m'essuyant la bouche et j'ai ouvert.
- Qu'est-ce qu'il... Hey!
À peine l'avais-je ouverte que mon père poussait la porte et vérifia où était Jake. Heureusement qu'il était rhabillé.
- Je t'ai dit de ne jamais fermer la porte à clef quand il est, fit mon père.
- On ne faisait que lire Papa.
Ho le mensonge... En même temps je n'allais pas dire la vérité - heureusement d'ailleurs -.
- Monsieur Cullen, fit Jake.
- Elle dit la vérité ? fit mon père.
- À votre avis?
Je regardai alors Jake consternée et mon père méchamment.
- Papa! Ne lis pas ses pensées, dis-je morte de honte.
Mon père fixait alors Jake et semblait pensif.
- Papa? dis-je bêtement.
- Visualiser le démontage du moteur de ta moto... Tu as compris comment me bloquer.
- J'aime garder mes petits secrets, fit Jake amusé.
- Edward Anthony Masen Cullen! gronda ma mère dans le couloir.
- Quoi? fit mon père indigné.
- Je t'avais dit de les laisser, insista ma mère.
- Notre fille avait fermé la porte, justifia mon père.
- Elle avait peut-être envie de tranquillité, pour rester allongée dans ses bras et profiter. Ça t'es passé par l'esprit ?
Ma mère me regarda alors et vit ma tête honteuse. Elle pencha la sienne et me fixa avant de regarder Jake. Elle haussa les yeux au ciel.
- Vous voulez savoir pour le carburateur ? fit Jake.
- Non... Je suis sûr que vous cachez quelque chose, tous les deux.
- Juste le lieu de notre sortie, dis-je en attrapant la main de Jake. Viens.
- Oui patronne.
Je soupirai alors en descendant l'escalier. On est sorti de la maison et j'ai regardé Jake comme navrée de ne pas avoir pu terminer ce qui avait été commencé. Soudain - me surprenant - il m'a embrassée.
- Très douée.
- T'as aimé ? Vraiment ? C'était la première fois que je faisais ça...
- J'espère que ce ne sera pas la dernière, fit-il en m'aidant à monter sur la moto.
- Sûrement pas. Mais quand je voudrais c'est clair ? dis-je amusée.
- Oui Madame.
Mais avant de démarrer la moto, il y avait un point que je devais éclaircir avec lui.
- Jake... Tu m'as jamais posé de questions sur mon âge.
- J'hésitais...
- J'ai quinze ans même si j'en parais plus.
- Je sais Ness.
- Mais j'ai grandi extrêmement vite.
- Ce que j'ai vu... Que tu m'as montré en fait, c'était réellement le premier jour de ta mère ?
- Moui... J'étais déjà grande hein?
- C'est quand même étrange...
- Vu tes loisirs...
Je le regardai amusée, j'étais presque un cas unique - et je le resterai pour lui sans doute - même si il connaissait l'existence des vampires.
- Tout est quasiment normal à part les traits et l'alimentation...
- Jake, je suis aussi humaine que toi...
- Ou bizarre, fit-il en souriant.
- Comment ça bizarre ?
- Je me pose des questions.
- Du genre? demandai-je inquiète.
- Tu m'as dit avoir du sang normal... Tu peux donner ton sang?
- Dans une collecte? dis-je surprise. J'ai jamais pensé à vérifier... Grand-père a fait des analyses mais je ne m'en suis jamais réellement souciée. Comme le don d'organes.
- Je peux te poser une question un peu étonnante?
- Je m'attends au pire... dis-je lassée.
- Tu as... Il t'arrive d'avoir tes règles ?
Je l'ai regardé totalement ébahie par la question tant c'était choquant. J'ai ouvert la bouche avant de réfléchir.
- Oui. Pourquoi ?
- Je me demandais si tu pouvais avoir des enfants... Donc peut-être.
- Euh...
- Je voulais parler de manière théorique, panique pas. C'est pas une demande en mariage.
- En fait, je ne sais pas vraiment, j'ai jamais vu de spécialistes... Au cas où.
- Pourquoi t'as des crocs là aussi? fit-il en riant.
- Crétin ! dis-je en le frappant brutalement.
- Hey! Tu fais mal!
- Pardon, dis-je alors totalement paniquée.
- C'est trop drôle comme réaction, il en faut plus ma belle.
- Mouais mouais... Arrête de te vanter, allez démarre, les potes nous attendent.
Et il démarra...
†††††
Nous rejoignimes alors nos amis à l'entrée d'un bar et - étant officiellement en couple même en face d'eux - nous eûmes également droit à des répliques cinglantes.
- Salut les tourtereaux, fit Tina.
- Qu'ils sont mignons, fit Ernesto.
- On se demande pourquoi ils sont en retard, conclut Dave.
Il fut bousculé par Jake et je me suis occupée de saluer les autres, enlacée par Tina avant d'entrer dans le bar. Il y avait énormément de monde et - grâce à des fausses cartes d'identités - nous buvons énormément. Forcément, ils l'encourageait à boire et moi aussi alors avec Jake cela devint un jeu un peu cochon, voir dégueulasse, vu que je déposais de l'alcool depuis ma bouche dans la sienne, mais vu que je buvais son sang, lui ça ne le gênait pas.
- Ho la vache, elle est chaude, fit Dave.
- Dave ta gueule ! fit Jake.
- Je voulais pas dire...
- Ben réfléchis avant de parler ou je te botte le cul, dis-je alors vexée.
- Calmos ma grande, fit Tina en me retenant.
Je m'assis énervée, je pourrais lui donner une bonne leçon au prochain entraînement. Je profitai de la sortie lorsque soudain, je us Ernesto changer de visage. Ce n'était jamais bon signe - loin de là même - et je me suis inquiétée. À force de fréquenter les purificateurs de cette génération, j'avais cerné leur comportement. Ernesto avait comme un don pour repérer les comportements suspects que pouvaient avoir les vampires, Tina élaborait les pièges dans les ruelles et ce genre d'autres interceptions de cibles - selon leur termes - avant de passer à l'action. Dave était - en plus du comique du groupe selon ce dernier - le plus réactif, celui qui attire l'attention et donc sans doute qui celui qui avait sauté du toit durant l'attaque d'Oncle Jasper. Et enfin Jake s'occupait de l'élimination directe et sans aucune hésitation d'ailleurs - surtout car son corps avait complètement assimilé le cocktail dopant - et puis moi, qui était pour eux le fameux piège. J'étais à leurs yeux la pauvre petite victime facile. La réaction d'Ernesto donc, était simplement éloquente : il avait cessé de boire et fixait un point de la salle.
- Ernesto? Ça va? demanda Jake.
- Au bar, en costume rétro, précisa ce dernier.
Discrètement, nous regardions dans sa direction. Dans mon cas, ce fut après un baiser à Jake et j'observais du coin de l'œil. À l'instinct - officieusement grâce à mon ouïe vampirique - j'ai réalisé qu'il en était un. C'était sûr même vu que son cœur ne battait pas. Sa technique était simple : il payait des verres à sa victime et attendrait sans doute de la ramener.
- On se le fait ? demanda Jake sous mon regard consterné.
- Ben, on devait juste s'amuser, on a pas de doses nous, fit Dave.
- Mais on ne peut pas laisser quelqu'un se faire tuer, fit Tina.
- Je vais m'en occuper, annonça Jake.
Effectivement, il était le seul capable de le faire - en tout cas officiellement - et je le regardais inquiète.
- Seul? T'es dingo ? fit Ernesto.
- Je... je vais aller avec lui, dis-je alors.
- Écoute, t'es dans le même cas que nous, fit alors Tina.
- Mais je peux le distraire...
Forcément, eux ne savaient toujours pas pour moi et je regardais Jake.
- Elle pourrait surveiller.
- Jake, t'es taré ? fit Tina.
- Mais non, profitez on revient...
- Mais..., essaya de contester David.
- C'est mon héritage non? Restez assis, répliqua Jake.
Tandis que le vampire sortait avec sa victime, je me suis également levée pour accompagner Jake.
- Garde ton téléphone en main, si il faut, bipe nous immédiatement, fit-elle inquiète.
- Promis.
Je suivi Jake, inquiète pour lui et nous sortîmes du bar en nous donnant la main pour être discret.
- Tu as ce qu'il faut ? demandai-je.
- Évidemment, ne t'inquiètes pas.
- Mais j'ai touché ton bras et...
- J'ai le couteau, Ness...
- Tu veux couper... T'es barge?
- Tu vas t'y mettre aussi?
- Bon, j'ai assez de force pour arracher... Alors ça ira.
- Une seconde, fit Jake en s'arrêtant. Lui arracher ?
- Oui c'est comme ça qu'on fait... Tiens ils tournent là-bas.
- Il va se diriger vers les ruelles. On le suit.
Et donc je suivais le mouvement mais c'était bizarre, j'avais comme un drôle de pressentiment. Je regardai alors attentivement le peu de gens dans la rue et il n'y avait rien de trop bizarre. Quand on passa près d'un femme d'environ quarante ans, je l'ai accidentellement bousculée.
- Excusez moi Madame, dis-je rapidement.
- Ce n'est rien.
Je l'ai regardée une demi-seconde et j'ai compris mon pressentiment. Elle possédait en effet dans le cou le même genre de marque qu'Oncle Jasper et que seuls des yeux de vampires étaient capables de remarquer. J'ai fait semblant de rien totalement intriguée. J'ai alors volontairement laissé mes oreilles trainer et j'ai remarqué l'impensable - et la panique monta surtout. Elle n'était pas la seule vampire et l'absence de battements de cœur était évidente : il y avait trois ou quatre vampires dans le coin. C'était un piège ! Un piège spécial Purificateurs. C'était la merde. Au moment même où j'allais tenter de prévenir Jake, il sortit son téléphone et tapa quelques mots avant de me le montrer : "N'évoque plus les vampires ou il va nous repérer".
- Jake...
- Faut se dépêcher, fit-il simplement.
Merde, je ne pouvais nullement le prévenir sans éveiller les soupçons des vampires autour de nous et malheureusement, nous nous approchions de la ruelle où avaient tourné le vampire et sa victime qui ne devait pas en être une. Il me fallait un putain de plan et vite. Au moment où nous tournâmes dans la ruelle, j'entendis les pas des vampires derrière nous. C'était le grand moment. Rapidement, j'ai alors sorti mon téléphone.
- Si vous faites quoi que ce soit à cette femme, j'appelle la police. Mon petit ami sait se battre, alors pas de bêtises !
Jake me regarda étonné et il n'était pas le seul, le vampire aussi. C'était une bonne idée - du moins à première vue -.
- Ness, fit Jake. Pourquoi tu...
- Mademoiselle Cullen, fit alors une voix derrière moi.
Jake se tourna brusquement et je fis de même en attrapant sa main. Je suis alors tombée sur André Lalaurie, le vampire qui gérait la Nouvelle Orléans. C'était vraiment un piège.
- Ho Monsieur Lalaurie... Qu'est-ce que vous faîtes ici? dis-je alors en panique.
Heureusement, mon cerveau se souvint du don d'André Lalaurie, la capacité à détecter les mensonges. J'allais devoir faire attention à tous mes propos. Mon cerveau - merci encore à lui - réalisa que Jake n'était pas au courant et que si il mentait, ce vampire le saurait. Aussi discrètement que possible, j'ai saisi mon téléphone et envoyé un texto à Jake qui lui disait de surtout ne pas mentir même un peu et éviter les erreurs. Vu qu'il le sortit, il avait dû comprendre.
- Qui est ce jeune homme ? demanda André
- Ho c'est mon petit ami.
Au moins c'était la vérité. Jake tendit la main pour saluer André.
- Monsieur, fit-il poliment.
- Puis-je savoir ce qu'il se passe ? demanda André.
- Euh, Jake s'inquiétait pour la jeune femme, il a cru que peut-être cet homme allait lui faire du mal. Elle a pas mal bu et avec tout ce qui se passe.
C'était suffisamment vague pour piéger André. Enfin je l'espèrais à cet instant.
- Je vois...
- Il s'intéresse à la sécurité de la Nouvelle Orléans.
Je ne mentais toujours pas après tout.
- Vous êtes une connaissance du Docteur Cullen? demanda Jake.
Il avait compris, il n'avait pas dit "mon père" qui était un mensonge.
- Oui, un collègue mais je ne suis pas médecin. Ne vous inquiétez pas, cette jeune femme ne risquait rien. Il s'agit de montrer le manque de réaction des gens et le danger dans lequel ils laissent les femmes. Une sorte d'études officielles.
- Je comprends... Une mise en scène ? fit Jake.
- Tout à fait. Puis-je vous parler Mademoiselle Cullen?
- Euh oui...
Il m'a obligée à m'éloigner un peu de Jake. Tout dépendait de moi et de ma capacité à mentir par omission.
- Vous savez que la ville n'est pas sûre ?
- Oui, je buvais juste un verre avec mes amis, quand on a vu cela. Jake a voulu bouger, il s'inquiétait.
- Il a l'air gentil.
- Pardon? dis-je étonnée.
- Votre petit ami a dû recevoir une éducation correcte pour un humain, c'est rare de nos jours.
- Il a un certain sens moral...
Là j'hésitais si c'était un mensonge.
- Vos parents savent que vous entretenez une relation avec un être humain.
- Oui, ils connaissent Jake. Et lui les connait.
- Il les a rencontré ? fit André étonné.
- Bien sûr je lui ai menti lors de la première rencontre.
Bingo! C'était le détail correct car c'était après que j'avais dit la vérité.
- Vous êtes intelligente. J'espère que ce n'est pas trop dangereux ni contraire à votre alimentation.
- Ça va, j'ai eu un peu de mal à gérer mais maintenant...
- Je comprends... C'est étonnant...
- Quoi donc? demandai-je méfiante.
- Il ressemble à une de mes connaissances.
- Il a grandi ici, sa famille également. Je ne sais pas si il y a eu des gens hauts placés dans sa famille.
Cela devenait compliqué à gérer.
- Sans doute, quand on vit aussi longtemps que moi, on croise énormément de monde. J'ai bêtement cru qu'il était un des purificateurs quand il a réagi. Mais vu que vous êtes là, c'est juste un homme courageux.
J'ai préféré me taire méfiante et attendre la suite.
- Votre... Oncle va mieux ?
- Oui, il s'est bien remis merci. Vous vouliez piéger les purificateurs ?
- Oui, nous avons décidé de leur faire comprendre que s'en prendre à nous sans distinction était une mauvaise idée. Cela fait déjà la quatrième tentative.
- Et personne n'a réagit ?
- Ho si, deux personnes. Un policier et une dame d'une association de bien pensants. En bref, nous avons fait choux blancs.
- D'accord... Je vais retourner voir mes amis, si cela ne vous gêne pas.
- Évidemment, faîtes semblant de rien auprès d'eux. Ils ne doivent pas savoir pour ces mises en scène, inutile de mêler des humains à nos histoires.
- D'accord. Je comprends l'idée... Cela pourrait marcher.
- Bonne soirée... Et amusez vous bien, dans le respect des règles posées par vos parents.
- C'est toujours vieux jeu, dis-je bêtement.
- Question d'éducation. Soyez prudente. Restez méfiante.
- Évidemment.
André Lalaurie me regarda alors surpris. Je venais de mentir, je ne me méfiais pas du tout des purificateurs et ce mensonge devait juste être surprenant. Il fallait que je me rattrape et vite.
- Je pense ne pas risquer grand-chose, mais je m'inquiète surtout pour mes amis. Cela pourrait être dangereux toutes ces histoires.
Là, je disais la vérité et il fut rassuré.
- Retournez vous amuser.
- Promis. Peut-être nous reverrons nous?
- Sans doute. Mes salutations à Carlisle.
- Je leur dirai vous avoir vu... Et je leur dirai pour cela, qu'ils ne réagissent pas non plus.
Je me suis alors dépêchée d'attraper la main de Jake et de retourner vers le bar précipitamment. Je devais mettre le maximum de mètres entre lui et André.
- Ness... Qu'est-ce qu'il y a?
- Je veux retourner au bar.
Je me méfiais et j'ai alors écouté autour de moi. Les vampires étaient répartis bredouilles et je ne remarquai rien de trop dangereux.
- Ness...
- Jake, il faut faire une pause.
- Quoi? fit-il surpris.
- Cet homme, André, c'est lui le vampire qui dirige la Nouvelle Orléans.
- Lui...
- Il est capable fe détecter les mensonges, si il te parle, il faut te méfier.
- Mais qu'est-ce qu'ils foutaient ici?
- Ils essayent de vous piéger. Toi et les autres. C'est la merde.
- C'est clair...
- Ils étaient près de cinq ou six, ils vont vous massacrer.
- Merde... Ça se complique.
- C'est clair, il faut prévenir les autres discrètement.
- C'est sûr... Merci d'ailleurs. Je te mets dans une situation compliquée.
- C'est rien... C'est vraiment une merde noire.
- Mais ils ont donc peur de nous...
- Jake! C'est pas le moment de... Jake?
Il avait l'air d'être pensif et cela m'inquiètait.
- Merde! fit-il.
- Quoi? Qu'est-ce qu'il y a?
- Ma mère, c'était elle le contact entre nous et eux... J'espère qu'elle n'a jamais rien dit, vu qu'ils détectent les mensonges.
- C'est elle!
- Quoi? Ma mère a quelque chose à voir?
- Oui enfin peut-être... Il a dit que tu lui faisais penser à quelqu'un.
- Merde... Il faut calmer le jeu... Vraiment. Va falloir que je parle au paternel.
- On est vraiment mal barré.
- C'est vraiment la guerre qui se prépare...
Ces mots venaient de gâcher ma journée et mon petit bonheur car oui, la guerre entre vampires et purificateurs risquaient d'éclater à tout moment.
†††††
Reponse review
Nedwige Stark
Enfin cela ne reste que des rumeurs, vu le nombre de fois qu'on accuse une actrice d'un mariage caché MDR
Cruella c'est pour le délire que je voudrai le voir mais je paierai pas une place de cinéma.
Sinon il paraît qu'il y a un clin d'œil à Harry Potter dans le nouveau spacejam
Tjr pas lu? Halalala lol... Et Vampire Classroom tu as commencé ?
