Bonjour tout le monde j'espère que vous allez bien. Je reviens avec un nouveau chapitre. Pour ceux qui ne l'aurait pas remarqué, cette histoire passe au rating M à cause de ce chapitre (le T devrais suffire mais on est jamais trop prudent) . Je déconseille au plus jeune de lire la seconde moitié du chapitre qui est assez violente. Il y fait mention de mise à mort/suicide d'un personnage. Voilà vous êtes prévenue. Sur ce bonne lecture, bonne vacances pour ceux qui ont la chance d'en avoir et Joyeux Halloween! On se retrouve en bas.
Cinq ans plus tard
C'était le début des vacances d'été et la fine équipe s'était réuni dans leur parc favori pour profiter d'un bon pique-nique au soleil. Avec leurs études, ils avaient de moins en moins l'occasion de se voir et profitaient donc de ces moments privilégiés. Malgré la météo et les températures estivales, le moral de Marinette, lui, n'était pas au beau fixe. Elle regarda son groupe d'amis, assis en cercle sur la grande nappe apportée par Rose et son regard se fixa sur la place vide qu'aurait dû occuper un certain blond. Chat Noir n'était pas le seul à être parti sans prévenir. Elle avait eu la surprise le lendemain du départ de Chat Noir, de s'apercevoir qu'il manquait Adrien à la fête qu'ils avaient organisé pour fêter la fin du collège. Elle avait tout d'abord pensé qu'il avait eu un empêchement puis elle avait été voir Nino à ce sujet. Le métis lui avait répondu, maussade, qu'Adrien avait postulé auprès d'une école en Amérique, qu'il avait été pris et qu'il se trouvait dans l'avion en ce moment même. Ça avait fait un choc à Marinette qui était déçue de ne pas avoir pu dire au revoir à son ami. Durant ses dernières années, ils avaient maintenus le contact grâce au téléphone et à l'ordinateur. Pourtant elle fût prise d'un énorme élan de solitude.
Marinette repris pied dans la réalité et s'aperçut qu'elle n'était pas la seule à broyer du noir. Sabrina, à côté d'elle, avait des cernes profondes signe qu'elle ne s'était pas reposée depuis longtemps et avait les épaules tombantes. Tous les signes montraient qu'elle était tracassée.
-Ça ne va pas Sabrina ?
Sabrina sortit de sa torpeur dans laquelle elle devait sans doute réfléchir à ses tourments.
-Oh, désolée, papa est sur une affaire compliquée et je l'aide de temps en temps.
-Tu peux m'en parler si tu veux...et si tu en as le droit.
-Ne t'inquiète pas, papa n'est pas sur des affaires top secrètes. Elle rigola. Mais celle-ci est particulièrement bizarre.
Marinette lui fit signe qu'elle l'écoutait et la rousse poursuivit :
-Depuis des mois, des personnes viennent au poste pour porter plainte pour piratage de leur compte bancaire. Ils soutiennent ne pas avoir fait de retrait ou de virement pourtant les vidéos des caméras sont claires, il s'agit bien d'eux.
Marinette était dubitative, en quoi une bande de menteur représentait une affaire difficile ?
-Seulement même avec la preuve sous les yeux, ils sont incapables de se souvenir et tous ont la même version. Ils se sont réveillés à proximité de leur banque sans savoir ce qu'ils faisaient là. Souvent les victimes présumées étaient dans un état colérique ou triste avant leur perte de mémoire.
Marinette devint pâle.
-Ça va Marinette ?
-Désolée, je viens de me souvenir que j'ai oublié des macarons dans le four.
Elle bondit hors de sa place et se mit à piquer un sprint hors du parc. Dès qu'elle fût à l'abri des regards, elle se transforma et se rendit sans perdre de temps au commissariat. Heureusement pour elle, c'était le père de Sabrina qui était de garde ce jour là.
-Monsieur l'agent !
-Ladybug ?!
Le père de Sabrina fût surpris de voir débarquer Ladybug dans son commissariat. Depuis la disparition du Papillon et des akumas, les super-héros étaient en quelque sorte au chômage. Il arrivait que la brune revête parfois son costume afin d'aider des parisiens en détresse et elle aidait occasionnellement la police à arrêter des criminels.
-Monsieur j'ai entendu parler de votre affaire de soi-disant piratage de compte bancaire, serait-il possible de voir les vidéos de surveillance ?
Le policier accepta, après tout, la justicière les avaient tellement aidés, en plus si cela lui permettait de résoudre cette affaire qui le minait, il n'avait rien contre.
Elle voulait vérifier sa théorie. Le policier eu peur lorsqu'après plusieurs minutes de silence, la brune cria en montrant l'écran :
-Là ! J'en étais sûre, ils ont été akumatisé. Pour être exacte ils sont soit victime d'une semi-akumatisation soit victime d'un akuma qui les contrôle.
Le roux avait un doute sur sa théorie, mais après avoir vu plusieurs vidéo montrant différentes victimes, il se rendit compte qu'elles se déplaçaient comme des automates. L'héroïne avait raison, et cela expliquait l'amnésie, ils étaient manipulés.
-Y a t-il un moyen de savoir à qui cet argent a été versé ?
Ils soumirent leur demande au service informatique qui finit par faire ressortir un nom, qui se révéla être un faux, étant donné qu'aucun habitant de Paris ne le portait . Ils réussirent finalement à remonter l'adresse bancaire et finirent par avoir une adresse.
Ladybug ainsi que plusieurs voitures de police s'y rendirent et tombèrent sur un appartement. Une femme d'un certain âge, leur ouvrit.
-Bonjour Madame, la salua Ladybug, pourriez vous nous dire qui habite l'appartement n°13 s'il vous plaît ?
-Oh, ça fait 6 mois que la dernière locataire est partie. Une étudiante il me semble, vous voulez entrer ?
Elle la remercia et ils constatèrent qu'effectivement l'endroit semblait inhabité depuis longtemps. Ladybug posa des questions à la propriétaire pour lui demander à quoi ressemblait sa locataire. La description physique ne laissait pas la place au doute : il s'agissait de Lila.
Ladybug se tourna vers le policier et lui demanda d'appeler sa fille et de la faire venir. Une demi-heure plus tard Sabrina arriva, essoufflée d'avoir couru.
-Monsieur l'agent pourriez-vous…
Elle lui fit un signe discret pour lui demander de les laisser seule, le roux comprit et sortit de la pièce en refermant la porte derrière lui. Ladybug sortit alors le miraculous du chien. Elle avait fait un crochet pour aller le chercher et elle avait eu raison. Sabrina comprit ce que Ladybug voulait qu'elle fasse, elle prit le miraculous et le mit.
-Barkk transforme moi !
-Flair.
Elle activa son coup spécial qui lui permettait d'avoir l'odorat d'un chien. Elle sentit l'odeur du bois, de la poussière et l'odeur ténue de la propriétaire. Elle ne perçut pas d'autres odeurs humaines. La dernière locataire était partie il y a trop longtemps et son effluve avait disparu. Lorsqu'elle le su, Ladybug fût déçue et en colère. Ils avaient failli avoir Lila. Au moins elle savait que la brune était à Paris et ce depuis des mois. Il y avait fort à parier qu'elle préparait son grand retour et qu'elle ne tarderait pas à sortir de son trou.
Et, comme prévu, un akuma finit par faire son apparition. Il se trouve que c'était Monsieur d'Argencourt, le professeur d'escrime qui s'était refait akumatiser en chevalier noir. Comme à son habitude, Ladybug arriva vite sur les lieux et débuta un duel contre le chevalier. Elle se rendit vite compte qu'elle ne faisait pas le poids. Cela faisait cinq ans qu'elle ne luttait plus contre les méchants, qu'elle ne s'entraînait plus. Elle ne maniait plus le yoyo aussi bien qu'avant et elle avait perdue en vitesse et en agilité. En bref, elle était rouillée. Elle remarqua également que le chevalier noir était différent ou plutôt, c'était le Papillon qui était différent. Le précédent avait toujours fait en sorte que ses combattants immobilisent les héros afin de leur subtiliser leur miraculous.
Ils ne les avaient jamais frappés violemment, surtout de peur d'abîmer les bijoux magiques qu'il convoitait. Le nouveau Papillon semblait n'avoir que faire des miraculous. En fait, Ladybug compris vite quel ordre, Lila avait donné au chevalier. Au vu de la violence de ses coups et le fait qu'il visait en particulier les points vitaux, elle était prête à parier que Lila voulait sa mort. Le chevalier porta un coup rapide au niveau de sa tête et elle eut tout juste le réflexe de se baisser afin d'esquiver le coup mortel. Mais pas assez car la lame lui entailla l'épaule. Elle mit sa main sur sa plaie sanguinolente en grimaçant. Elle était inquiète pour Tikki, le costume au niveau de la plaie était déchiré, ce qui signifiait que la kwami devait être blessée. Elle devait fuir et vite, aller chercher des renforts. Sauf qu'elle était dans une impasse, elle était blessée et elle était en plein milieu de la route, elle n'avait rien pour se cacher ou pour détourner l'attention de l'ennemi. Son salut vint d'un chauffeur de bus qui dirigea son véhicule à pleine vitesse sur le chevalier noir. Celui-ci se poussa pour l'éviter. Et pendant sa manœuvre il avait quitté des yeux l'héroïne coccinelle qui a profité de cette diversion pour s'enfuir.
Ladybug finit par arriver dans sa chambre, non sans mal, et laissait des tâches de sang dans son sillage. Elle se dépêcha d'annuler la transformation afin de s'enquérir de l'état de santé de sa kwami. La petite coccinelle retomba sur le plat de sa paume en tenant sa patte contre elle. Marinette lui donna vite un macaron, espérant redonner un peu de force à l'être magique.
-Ça va Tikki ?
-J'ai mal à la patte...Lui répondit la créature millénaire, d'une voix faible.
La brune aperçut une bosse sur la patte blessée de plus celle-ci était teintée d'une couleur inhabituelle. Marinette fit la grimace, il y avait de grande chance pour que sa patte soit cassée. Malgré leurs blessures, Marinette fût contrainte de se retransformer car chaque minute où elle était absente laissait à l'akuma l'occasion de faire des dégâts. Elle prit tous les miraculous, à l'exception de celui du chat et du paon et partit les distribuer à leur porteur. Y compris à ceux dont l'identité avait été révélée au Papillon à cause de Queen Wasp. Maintenant que le Papillon avait changé, leurs identités étaient à nouveau sauves. C'est ainsi que les porteurs retrouvèrent leur kwamis après des années de séparation.
Elle n'attendit pas ses alliés et se dirigea directement vers le chevalier noir qui avait entre-temps relié la tour Montparnasse. Sur le chemin, elle invoqua un lucky charm. Elle s'arrêta net lorsqu'elle vit les images en direct sur un des écrans géant de Paris.
Un hélicoptère d'une des chaînes de télévision survolait la tour et était entrain de filmer en ce moment même les actions du super vilain.
Chevalier noir était au bord de la tour, l'épée pointée vers l'avant, et à son extrémité, juste au-dessus du vide, se tenait une femme.
-Ladybug j'espère pour toi que tu m'entends ,dit Lila à travers le chevalier.
-Je te trouve un peu longue à revenir, aurais-tu peur de moi ? Elle partit dans un éclat de rire. Alors je vais mettre au point un jeu pour que tu reviennes plus vite. Toutes les dix minutes je tuerais quelqu'un tant que tu ne seras pas là. Ne me fait pas attendre.
L'épée du chevalier noir, au lieu de pousser la jeune femme, se mit à trembler. Au prix d'un effort qui semblait surhumain, le chevalier noir parvint à rengainer son épée. La jeune femme en profita pour regagner les escaliers et la sécurité.
-Jamais un chevalier ne s'en prendra à des innocents, dit le chevalier noir. Ce qui montra que d'Argencourt avait encore un peu de volonté pour s'opposer à Lila et que celle-ci n'avait pas encore un total contrôle sur ses akumas.
-Alors tu veux la jouer comme ça, très bien on va jouer, dit Lila à son akuma.
-Parisiens, Parisiennes ! S'adressa-t-elle à la foule amassée devant le grand écran via l'akuma.
Ladybug vous as toujours protégés contre le Papillon. Grâce à elle vous n'avez jamais eu peur. Aujourd'hui tout va changer. Aujourd'hui vous aller connaître la peur. Aujourd'hui vous allez comprendre qu'elle ne peut pas vous protéger de tout. Qu'elle ne peut pas vous protéger de moi, Farfarella. Soit témoin de ce moment Paris.
On vit l'épée de nouveau trembler, montrant que Farfarella exerçait son contrôle sur le chevalier qui, visiblement luttait contre l'ordre. Tout le monde retenait son souffle, se demandant ce qui allait se passer. Ladybug commença à comprendre lorsque l'épée commença à se rapprocher de son propriétaire. Mais elle était paralysée, incapable de bouger, attendant qu'un miracle se produise. Que quelqu'un vienne le sauver, qu'il se libère de l'emprise de Farfarella. N'importe quoi mais faite qu'il ne fasse pas ce qu'elle pense. Mais la lame se dirigeait toujours vers la tête de son propriétaire et Ladybug était condamnée à rester là. Tout son corps la forçait à être témoin de ce qui était entrain de se produire. Comme si elle ne pouvait y croire tant que l'inévitable n'avait pas lieu.
L'épée tremblait de plus en plus à mesure de son ascension et se stabilisa devant le cou de d'Argencourt. Elle resta immobile et tout le monde fût soulager qu'il ait pu reprendre ses esprits et se stopper avant qu'il ne soit trop tard. Ladybug soupira de soulagement. D'autres félicitèrent par des cris, le professeur d'escrime pour sa volonté de fer. Paris était en liesse pour avoir gagné contre ce nouvel ennemi. Ce qui se passa ensuite fût d'autant plus incompréhensible. La caméra était toujours sur le chevalier noir lorsque d'un coup net il se trancha la gorge et que le sang en jaillit à gros bouillon comme une source nouvellement créée. Son corps retomba en arrière sans vie.
Ce jour-là Ladybug et Paris furent témoin de la scène la plus violente depuis l'apparition du Papillon. Elle fût sans séquelle pour d'Argencourt mais continuera à traumatiser toutes les personnes présente. Et comme l'avait dit Farfarella, les Parisiens apprirent la peur ce jour-là.
Paris n'était plus que terreur, cris et larmes. A sa mort, le chevalier noir était redevenu le professeur d'Argencourt. Ladybug serra les poings de colère et d'impuissance. Cela lui rappela qu'elle avait toujours son lucky charm. Elle n'était pas certaine que cela fonctionne mais elle devait essayer. Elle lança son lucky charm dans les airs et les coccinelles magiques réparèrent les dégâts. Cela marcha également avec d'Argencourt qui fût à nouveau vivant. Le professeur d'escrime avait oublié non seulement son akumatisation mais également le fait qu'il s'était donné la mort. Les autres porteurs finirent par la rejoindre et elle et Tikki se firent soigner par le pouvoir du miraculous du cochon. Plutôt que de récupérer les miraculous, elle préféra les laisser à leur porteur de peur qu'un autre drame comme celui-là ne se reproduise. Ils devraient se montrer plus efficaces qu'avant et Ladybug ne pouvait plus perdre de temps à distribuer les miraculous. Sous ordre de Ladybug, ils entamèrent tous un entraînement de remise en forme pour pouvoir affronter Lila et ses futurs akumas.
Par la suite, les choses allèrent de mal en pis. Certes ils étaient nombreux et avaient retrouvé leur force d'antan mais Farfarella avait elle aussi développé ses pouvoirs. Les akumas auxquels ils devaient faire face étaient de plus en plus violent, au point qu'à chaque combat l'un d'eux passait à un cheveu de la mort. Ils parvenaient à s'en sortir seulement grâce à la présence de Vipérion. Malgré cette situation, Ladybug parvenait à maintenir un statu-quo sans Chat Noir, ce qui l'arrangeait car elle ne souhaitait en aucun cas remplacer son partenaire.
Commentaire de l'auteur: Re-Salut, j'espère que ce chapitre vous a plût. Je vous promet que je n'ai rien contre d'Argencourt, la scène m'est juste apparu naturellement avec lui. (Et l'idée de faire tuer capitaine Hardrock devant ses enfants ne m'enchantait guère). Certain trouveront peut être que j'ai fait Lila beaucoup trop OOC dans cette histoire et que la faire passé de reine du mensonge à meurtrière est peut être un peu abusé. Pour ses raisons, j'ai beaucoup hésité à la faire paraitre comme ça (aussi méchante). Mais personnellement je trouve qu'elle a tout le potentiel pour être une super vilaine. Et puis on sait qu'elle n'hésite devant rien pour accomplir ses objectifs. Certain diront qu'aller jusqu'au meurtre c'est extrême mais je pense qu'elle en serait capable. Voilà pour mon point de vue sur je personnage. (qu'honnêtement je n'apprécie pas) Et encore désolé pour les fans de Lila.
Le prochain chapitre s'intitulera "Chat Noir"
