Salut tout le monde me revoici avec un nouveau chapitre. En espérant qu'il vous plaise. Bonne lecture!


L'occasion qu'attendait Félix mit plus de temps qu'il ne l'avait espéré mais elle finit quand même par arriver. L'akuma du jour était un homme-végétal dont les pouvoirs n'étaient pas dangereux et Ladybug estima après quelques échanges que la présence de Félinoir lui suffisait amplement. Elle congédia alors les autres héros. Elle débuta l'affrontement en invoquant un lucky charm qui se révéla être une faux.

-Pas mal pour désherber dit-elle.

Ils l'affrontaient au corps-à-corps et elle se dit qu'elle avait bien choisi son partenaire vu la symbiose qu'ils semblaient avoir au combat. Ladybug avait tellement confiance en son partenaire qu'elle était toujours détendue même après s'être fait ligoter par l'akuma. Elle déchanta vite devant l'inaction de son partenaire. En fait l'akuma et Félinoir la fixait et le super vilain n'attaquait pas le héros en noir. C'est là qu'elle comprit, elle s'était faite berner : Félix n'avait jamais été l'un des leurs, pour le coup, là elle fut terrifiée. Un papillon apparu sur le visage de l'akuma et il prit la parole.

-Hahahaha, je t'ai eu Ladybug, ria Lila à travers l'akuma. Il faut dire que mon plan était parfait. La meilleure façon d'en finir avec toi et de t'approcher était de mettre une taupe dans tes rangs une chance que Chat Noir ait laissé son poste vacant. Pauvre petite chose naïve qui croit encore à la rédemption et à la gentillesse. Il a suffi que tu sois témoin d'un seul élan d'héroïsme de la part de Félix pour l'enrôler dans votre troupe de héros débile. Grave erreur. Mais rassure toi, c'est la dernière que tu feras. Félix détruit-la. Tu ne seras plus un obstacle Ladybug.

Alors que Félinoir se rapprochait d'elle, un cataclysme à la main prêt à détruire chaque particule de son corps, un carton fut jeté sur la main de Félix, annulant le pouvoir spécial. Elle sentit alors la gravité s'exercer sur elle et comprit qu'on avait coupé les liens qui l'attachaient. Elle vit que son sauveur avait saisi la faux que lui avait donné son pouvoir et s'était élancé pour affronter Félinoir. Elle fut choquée de constater que celui qui l'avait délivré était un homme, du moins supposait-elle, dans un costume de… banane. Elle se ressaisit et partit affronter l'akuma avant que l'homme en costume de banane ne soit en mauvaise posture. Tout en se concentrant face à son adversaire, elle ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil à son équipier de fortune. Celui-ci maniait la faux comme un bâton et son style de combat lui était suffisamment familier pour que le doute ne soit plus permis sur l'identité de son sauveur. Elle invoqua un second lucky charm, lui permettant de briser l'objet dans lequel se trouvait l'akuma puis elle le purifia. De son côté, Félinoir était totalement dépassé. Son adversaire était meilleur que lui au corps-à-corps. Il paraît ses coups et parvenait à en placer. Il avait abandonné l'idée d'utiliser un cataclysme contre son adversaire car il trouvait toujours un moyen de les retourner contre lui. Cet homme déguisé connaissait beaucoup trop bien les pouvoirs de Chat Noir même pour un fan, la seule personne qui pouvait connaître la parade à ses coups était Chat Noir lui-même.

Tentant le tout pour le tout, Félinoir laissa volontairement une faille à son adversaire. Bananoir en profita sans se douter du piège. Félinoir en profita pour lui faire un croche-pied grâce à son bâton. Bananoir tomba par terre et le blond en profita pour se lancer sur lui toute griffe dehors et le cataclysme activé. L'homme-banane paniquait, il regardait frénétiquement autour de lui en quête d'un objet, malheureusement hors de portée. Ladybug s'élançait vers eux mais il savait qu'elle arriverait trop tard sur eux pour l'empêcher de se faire toucher. Se produisit alors quelque chose qu'il n'aurait jamais imaginé. Le cataclysme disparu purement et simplement. Félinor fût également choqué puis on l'entendit maudire une certaine bestiole. Enfin, alors qu'on le voyait essayer en vain de produire un nouveau cataclysme, il se mit à crier :

-Plagg, je suis ton maître et je commande ton pouvoir, alors quand je dis « cataclysme », tu obéis.

Sauf que c'était mal connaître Plagg qui était plus têtu qu'une mule et Félinoir eut beau ordonner, menacer, soudoyer autant qu'il le voulait, il n'y eut pas une étincelle de pouvoir.

Chat Noir était ému, il avait compris que son kwami lui avait sauvé la vie et qu'il se battait pour lui en ce moment même. Profitant qu'il soit en train de se quereller avec Plagg, Chat Noir se jeta sur Félinoir, le maîtrisa et lui retira le miraculous. Plagg sortit de l'anneau et se jeta sur son porteur (toujours dans son costume de banane) en pleurant.

-Bah alors Plagg, tu m'as habitué à moins de sentimentalisme.

-Tais-toi ! C'est pas pour toi que je pleure, c'est pour le merveilleux camembert qu'il y a dans ta poche.

-Tiens, tu l'as bien mérité, dit-il en lui donnant le morceau de fromage. Il attendit que la créature millénaire finisse sa collation pour pouvoir se transformer.

Il mit le miraculous à son doigt, se transforma et ôta son costume pour révéler le héros Chat Noir.

-Bien puisque j'en suis à récupérer des bagues, je veux que tu me rendes une autre bague que tu as volé, fit Chat Noir intimidant.

-Je ne vois pas de quoi tu parles. Félix essayait de bluffer mais Chat Noir voyait clair dans son jeu.

-Ne fait pas l'innocent avec moi Félix, je te le demande de la part de Monsieur Agreste, rends-moi la bague des Graham de Vanilly.

-Jamais ! Elle est à moi !Cracha Félix

Chat Noir faillit lui dire qu'en réalité elle appartenait à sa mère mais à la place il lui dit :

-A partir du fait où tu l'as pris sans l'accord de son propriétaire c'est du vol. Maintenant rends là- moi si tu ne veux pas que j'aille la reprendre à ma manière, dit-il menaçant.

Il avait dû se montrer suffisamment convainquant car Félix lui remis l'anneau.

Il se servit de sa ceinture pour attacher son cousin à un poteau afin de le remettre à la police plus tard. Il devait d'abord avoir une conversation avec la justicière coccinelle. Il déglutit d'appréhension lorsqu'il se tourna vers elle, ayant peur de sa réaction, et à juste titre au vu de la manière dont il était parti. C'est avec un semblant d'assurance qu'il lui sourit et leva la main en l'air pour la saluer.

-Hey, ma Lady, comment ça va depuis tout ce temps ?

Il s'attendait à ce qu'elle l'engueule, à la place elle courut vers lui, en pleurant de joie, un grand sourire aux lèvres, contente d'avoir retrouvé son coéquipier et les bras écartés, ayant l'intention manifeste de le serrer dans ses bras. Il écarta les siens en retour se préparant à l'accueillir. Et puis il se passa quelque chose qu'il ne comprit pas. Alors qu'elle était à sa portée, l'expression de sa coéquipière changea en moins d'un quart de seconde, d'une immense joie à une intense colère. Il n'eut même pas le temps de voir sa main monter vers le ciel et s' abattre avec force sur sa joue avec un claquement sourd. Abasourdit, il porta sa main à sa joue désormais brûlante. C'était la première fois qu'elle le giflait, c'était même la première fois qu'on le giflait.

-Espèce d'abruti ! Lui cria-t-elle au visage tandis qu'elle empoignait son col pour rapprocher sa tête de la sienne.

-Comment tu as pu me laisser seule sur la tour Eiffel pendant que tu partais?! Elle lâcha son col et se mit à pleurer tout en martelant son torse.

-Comment as-tu osé m'inviter et te comporter normalement alors que tu savais que tu allais partir ?!

-Je suis désolé ma Lady, dit Chat Noir tandis qu'il passait ses bras autour de sa taille pour la consoler.

-Tais-toi ! Dit-t-elle en le poussant avec violence. Tu as osé te jouer de moi. Tu as détourné mon attention pour t'enfuir comme un lâche ! A chaque accusation elle appuyait sur son torse avec son index, exprimant sa colère. Tu m'as abandonné au moment où j'avais le plus besoin de toi Chat Noir ! C'est avec déception qu'elle prononça la première phrase d'une longue série qui fit que Chat Noir se sentit mal.

-Et tu n'as même pas eu le courage de me le dire en face.

Elle se dirigea alors vers Félix, le détacha de son poteau et le fit avancer devant elle afin de l'amener à la police. Chat Noir s'avança vers elle et lui proposa son aide qu'elle rejeta violemment.

-Non merci Chat Noir, c'était avant que j'avais besoin de toi, ça fait cinq ans maintenant, j'ai appris à me passer de ton aide. Elle savait combien ses mots étaient durs mais elle était trop en colère pour les retenir.

Chat Noir dépité et blessé, déplia son bâton et partit sur les toits laissant Ladybug seule.

Quand elle fût sûre que personne n'était dans les parages, elle détacha les liens qui retenaient Félix prisonnier.

-C'est bon tu peux t'en aller maintenant.

Félix se tourna vers elle, hébété.

-Pourquoi tu fais ça ? Lui demanda-t-il

-Tu as été mon partenaire pendant quelques temps Félix, je suis sûr que tu n'es pas mauvais, tu as juste été manipulé par Lila.

-Merci Ladybug, je n'oublierais jamais ce que tu as fait pour moi. Dit-il avec gratitude tandis qu'il partait.

Félix était en train de courir vers leur repaire. Décidément Ladybug ne retiendrais jamais rien, elle était encore plus stupide et naïve qu'il le pensait. Elle l'avait laissé partir persuadée de sa bonne foi. Enfin grâce à elle, il avait l'occasion de rejoindre Lila et de s'expliquer avec elle. Il ne comprenait toujours pas comment la situation avait pu déraper à ce point. Il était Félinoir, héros adulé de tous, sur le point d'en finir avec leur ennemie Ladybug et l'instant d'après il se faisait mettre à terre par le véritable Chat Noir. Inutile de dire que Lila devait être furieuse à cet instant. Cette pensée le fit accélérer le rythme. Il était essoufflé mais il devait tenir, il y était presque. Leur repaire se situait dans une ancienne zone industrielle aujourd'hui désaffecté, plus particulièrement dans un immeuble où certains appartements avaient été reconvertis en bureau. Autrefois l'immeuble et le quartier était plein de vie jusqu'à ce que l'on découvre un défaut de fabrication sur l'ensemble des bâtiments faisant que la structure pouvait s'écrouler à tout moment. Le maire Bourgeois avait alors fait évacuer les habitants et clôturer le quartier jusqu'à destruction et reconstruction du site.

Félix s'arrêta net, choqué, devant un tas de gravât composé de bois, de gravier et d'autres éléments de BTP plus ou moins identifiables. Ce tas de gravât qui était il y a quelques heures encore, un immeuble. Félix serra les poings à s'en faire blanchir les phalanges en se souvenant des mots de son oncle : « Tu travailles pour Lila » « Je travaille avec elle » lui avait-il répondu. Il s'était fait flouer en beauté. Il aurait dû le savoir pourtant, Lila ne faisait confiance à personne, elle n'avait pas d'alliés seulement des pions. Et elle s'était débarrassée de lui comme elle se débarrasserait de plein d'autre après lui. Elle avait dû sentir le vent de la défaite avant lui et avait dû rapidement fuir en éliminant la moindre de ses traces derrière elle.

Félix en était encore à ruminer sa colère lorsqu'il se fit ligoter par ce qu'il identifia rapidement être un yoyo, puis il vit Ladybug qui le regardait avec un petit air supérieur et plein de fierté. Il se demanda comment elle avait fait pour retrouver sa trace, qui plus est aussi vite. Et il comprit, elle ne l'avait jamais perdue. Elle avait fait semblant de le relâcher, certaine qu'il l'a conduirait à Lila. Et ça avait marché, il s'était fait avoir comme un bleu et avait foncé droit dans le piège. Il se sentit bête. D'humeur revancharde, Ladybug lui dit :

-Comme quoi ça t'arrive de te faire avoir. C'est qui le naïf maintenant ?

La police ne tarda pas à arriver sur les lieux et cette fois Félix n'échappa ni à l'arrestation ni à la prison pour s'être associé avec Lila.

Tandis que le véhicule emportait Félix, Ladybug et Sabrina qui avait accompagné son père restèrent à fixer la ruine.

Sans beaucoup d'espoir Ladybug se tourna vers la rousse :

-Tu crois que tu peux la retrouver avec ton flair ?

-Malheureusement non, l'effondrement de l'immeuble a soulevé beaucoup de poussière, en plus tout est mélangé et il y a beaucoup trop d'odeur pour pouvoir isoler celle de Lila. Je suis désolée.Y a pas à dire elle est forte.

-C'est vrai, je dois bien lui reconnaître ça, mais un jour elle fera une erreur, et ce jour-là on l'attrapera.

Du côté d'Adrien :

Adrien fixait les grilles du manoir Agreste se préparant mentalement pour son second combat de la journée, à savoir affronter la cause de son départ. Il devait savoir s'il avait réussi à tourner la page, il voulait passer outre le fait que son père avait été le Papillon. Il voulait savoir s'il pouvait à nouveau voir cet homme comme son père et non comme son ennemi. C'est ainsi que déterminé, il poussa les grilles et pénétra dans cette demeure qu'il avait quittée il y a cinq ans.

Du côté de Lila :

Couverte de la tête au pied afin d'être méconnaissable, Lila se rendait vers sa prochaine cachette. Quand elle avait vu Chat Noir intervenir et son akuma se faire battre, elle avait juste eu le temps de prendre le nécessaire et de détruire une des bases de l'immeuble, la bâtisse déjà atteinte n'avait pas mis longtemps à tomber. Ce n'était certes pas discret mais c'était la seule manière qu'elle avait eu de masquer ses traces. Elle ruminait sa vengeance contre Ladybug. Qu'elle aille au diable. C'était de sa faute si elle vivait comme une fugitive et qu'elle avait dû fuir ce qu'elle considérait comme son foyer de la même manière que les rats quittent le navire lorsque celui-ci sombre.

-Tu as peut-être gagné une bataille Ladybug mais tu ne me battras pas.