Hello :)

Et voici le deuxième chapitre promis :). Il a été écris à l'occasion des Nuits du FoF (mp moi pour plus d'infos) avec le thème traque.
Je n'ai pas grand chose de plus à vous dire pour le coup, alors je vous souhaite une bonne lecture :).

Disclamer : Naruto ne m'appartient pas, mais merci à Masashi Kishimoto pour ce manga =D.

Yoh


I would never leave you on your own

oOoOo

Comme Shikamaru l'avait pensé, la soirée se déroulait exactement comme toutes celles auxquelles il avait déjà participé. Dès que Gaara avait fait sa présentation, il était devenu une curiosité pour les invités.
Il y avait eu quelques bons moments, en compagnie de Kankuri, Temari et les quelques autres ninjas de Suna présent qu'il connaissait, mais avec les autres, cela n'avait été que des discussions obséquieuses et vides d'intérêt.
A présent que la soirée était avancée, il avait l'impression d'être devenu un cerf entouré de prédatrices. Sans qu'il en comprenne l'origine, il était devenu très intéressant aux yeux de la gente féminine, tout particulièrement les mères de jeunes filles à marier.

Le jeune Nara essayait de se débarrasser de l'une d'elle avec politesse, mais rien n'avait fonctionné. Ce fut la fiancée de Kankuro, qui le tira de ce traquenard.

— Dame Mio, je suis navrée mais le kazekage souhaite s'entretenir avec maître Nara. Je crois qu'ils ont à voir ensemble un rapport pour l'hokage.

— C'est bien dommage, mais je suppose qu'en tant que shinobi vous ne pouvez qu'obéir, minauda la mère.

— En effet, excusez moi, répondit Shikamaru avec une brève révérences.

— J'espère que vous trouverez le temps pour venir nous rendre visite, continua-t-elle en prenant sa fille par le bras.

Le brun se contenta d'un vague sourire, avant d'être entrainé par la princesse.

— C'est amusant qu'un homme avec votre statut soit aussi mal à l'aise en société.

La remarque fit tiquer Shikamaru, il devinait sans mal le ton légèrement moqueur de la jeune femme.

— Je suis avant tout un shinobi, Hime-sama, opposa-t-il. Mais je vous remercie de m'avoir sorti de là.

— Appelez moi Haru. Je ne serai bientôt plus une princesse, et je connais les liens qui vous lient avec Kankuro et sa fratrie.

La jeune femme lui offrit un sourire malicieux et sincère, qui achevèrent de convaincre le jeune Nara qu'ils allaient bien s'entendre. Il se rappela tout de même de faire attention à ce qu'il dirait sur Temari, pour ne pas en dévoiler plus que nécessaire.
Lorsqu'il l'avait aperçu plus tôt, elle lui avait semblé n'être qu'un joli visage timide, mais il réalisa rapidement qu'il n'aurait pas pu plus se tromper sur son compte. La princesse Haru était une femme intelligente et déterminée. Après lui avoir avoué qu'elle avait menti pour le débarrasser de Dame Mio, ils avaient commencé à discuter, et cela lui fit oublié où il était.
Elle lui expliqua qu'elle avait passé une partie de son enfance à Suna, et avait même étudié à l'Académie ninja, un an en dessous de Kankuro et qu'ils se connaissaient depuis cette époque.
Son fiancé les rejoignit et trouva les deux jeunes gens en train de discuter de shogi avec passion.

— Je savais que vous vous entendriez à merveille tous les deux, lança-t-il avec amusement, pour attirer leur attention.

— Je le savais aussi, toute la fratrie du sable ne tarit pas d'éloges sur le célèbre Shikamaru Nara. En particulier Temari, rétorqua Haru avec un sourire mystérieux. Comment ça s'est passé avec mon frère ?

— Comme une entrevue avec un beau-frère qui tient à sa précieuse petite sœur. En parlant de sœur, continua le marionnettiste en se tournant vers le brun, le mienne te cherches et ne semble pas de très bonne humeur.

Le soupir dépité qui s'échappa des lèvres du brun fit rire les fiancés et le poussèrent à rejoindre la blonde sans tarder.
Elle était auprès de Gaara, un verre à la main, et écoutait distraitement la discussion de son frère avec un haut dignitaire du Daimyo. Il n'était pas difficile pour le jeune Nara de voir qu'elle s'ennuyait ferme. Cela le décida à la sortir de là et il vint se poster à ses côtés. L'attention du petit groupe se porta sur lui et il lança :

— Kazekage, il se fait tard et je souhaiterais me retirer pour me reposer, avec votre autorisation.

— C'est entendu. Je te souhaite une bonne soirée Shikamaru, accepta le roux paisible.

— Je connais assez peu Suna, et je crains de ne pas réussir à regagner mon logement sans me perdre. Temari peut elle m'accompagner ?

La surprise se peignit sur le visage de Gaara, mais quand il vit la lueur d'espoir qui brillait tout à coup dans les yeux de son ainée, il accepta sans poser de questions. Il savait qu'elle n'était pas friande de ces soirées, comme lui et avait rempli son rôle pour la soirée.
Les amoureux quittèrent la salle de réception et restèrent silencieux et séparés d'une distance raisonnable, jusqu'à ce qu'ils soient dans la rue. Il pleuvait toujours et Shikamaru s'étira avec un soupir de bien être.

— Enfin libre.

— Merci de m'avoir permis de m'enfuir avec toi.

— A ton service princesse.

Ils se sourirent et après que Temari ai ouvert un parapluie, ils se mire en route, côte à côte. Temari profita de la promiscuité imposée par leur abri pour passer un bras autour de celui de Shikamaru, pendant qu'il lui prenait délicatement le parapluie des mains pour le tenir. Ils firent un débrifing de la soirée, échangèrent leurs impressions sur les invités, et Temari se moqua de son petit ami et de son succès auprès des femmes.

— Ca t'a peut être amusée, mais je peux t'assurer que àa n'a rien de drôle de n'être approché qu'à cause d'un statut et avec le mariage en tête. Ca fait partie des choses que je déteste dans ces soirées, grommela le brun.

— Ne crois pas être le seul à avoir dû le supporter. Au bout du sixième, j'ai bien cru que j'allais faire un scandale.

Cet aveu ne plut pas du tout à Shikamaru qui s'arrêta brusquement. Temari leva les yeux et vit que le visage du jeune homme s'était assombri.

— Une chance que je n'ai pas pu voir ça. Ca aurait pu me donner des envie de meurtre.

— Ne me dis pas que tu es jaloux.

Les oreilles du brun devinrent écarlate, et cela suffit à la jeune femme pour comprendre.

— Ca t'étonnes ? Je pensais qu'il était acté que je tenais à toi, opposa Shikamaru. Je vais devoir être plus clair. Je n'aimes pas voir tourner d'autres hommes autour de ma petite amie, même si notre relation est secrète.

Entendre cela fit rater plusieurs battements au cœur de Temari qui eut envie de l'embrasser et de sentir ses bras autour de son corps. Mais ils n'étaient pas seuls et elle dût se contenter de lui offrir un sourire resplendissant. Shikamaru approcha ses lèvres de son oreille et dans un frôlement qui la fit frissonner, il murmura :

— Je suis sur que personne ne remarquera si tu ne retournes pas à la réception. Il est tard et tu es de repos demain.

La blonde n'eut aucun mal à saisir le sous-entendu et cela la tentait de céder à l'invitation.

— Je n'ai pas encore eu l'occasion de te le dire, mais tu es magnifique ce soir. J'ai eu envie de te faire l'amour dans ton kimono dès que je t'ai aperçu ce soir.

La sensualité et le désir qu'elle entendit dans la voix chaude de Shikamaru achevèrent de la faire céder.

— TU n'étais pas fatiguée ? taquina-t-elle.

— Je pourrai tenir toute la nuit pour être avec toi, si tu t'en sens capable.

— C'est un défi ?

— Tu aimes ça non ?

Ils s'affrontèrent du regard, retrouvant en un instant leur rivalité légendaire.

— Ne viens pas te plaindre demain pleurnichard.

— Ne t'en fais pas, j'ai l'habitude de me retrouver dans des situations avec une femme galère.