« The Red Stallion »
Lordess Ananda Teenorag
Titre : « The Red Stallion »
Auteur : Lordess Ananda Teenorag
Série : Fire Emblem Three Houses
Genre : Alternate Universe, monde moderne – Frienship, Family, Romance, Adventure.
Résumé : The Red Stallion. L'Etalon Roux. Le légendaire artiste de Faerghus, célèbre comédien au charme invétéré. Sur la scène, il chante et danse. En secret, il séduit et conquiert. Chez lui, il protège et chérit.
Personnage central : Sylvain Jose Gautier
Personnages principaux : Dimitri Alexandre Blaiddyd, Felix Hugo Fraldarius, Ingrid Brandl Galatea, Mercedes Von Martritz, Claude Von Riegan
Soutiens / rare pairing : Sylvain Jose Gautier x Dimitri Alexandre Blaiddyd A+/S
Autres : Sylvain Jose Gautier x Mercedes Von Martritz A (one-sided), Felix Hugo Fraldarius x Annette Fantine Dominic A+/S, Ingrid Brandl Galatea x Dorothea Arnault A+/S, Dedue Molinaro x Flayn A+/S, Ferdinand Von Aegir x Hubert Von Vestra A+/S
…
Ending : The Red Stallion Returns
…
…
Black Eagle Corporation, plateau de télévision.
Quelques semaines plus tard.
…
Ferdinand : Bienvenue à toutes et à tous, pour notre émission Thé ou Café ! Votre programme préféré, chers téléspectateurs, qui accueille toutes les personnalités en devenir et les plus prometteurs talents ! Je suis Ferdinand Von Aegir, votre très cher présentateur, alias la Lumière d'Adestria, au service de la PDG Edelgard et de tous les êtres au monde ! Et, avec moi, tel un sombre – mais magnifique – orateur de l'Ombre, planant sur la télévision et la veillant de son œil vigilant…
Hubert : Hubert Von Vestra. Présentateur.
Ferdinand, indigné : … … … /Air mécontent/ …ne coupez pas ma sublime présentation !
Hubert : Elle n'intéresse personne. Allez au fait.
Ferdinand : …
Hubert : Qu'y-a-t-il ?
Ferdinand : Dites-moi, Hubert. Lorsque vous étudiiez la littérature durant votre scolarité, quel était votre genre préféré ?
Hubert : Le rapport. Simple et efficace.
Ferdinand : …/Soupir/ Je m'en doutais. /Sourire/ Alors, que prendrez-vous aujourd'hui, Hubert ?
Hubert : Café, naturellement. What else. Et la… Lumière d'Adestria prendra un thé, j'imagine. Quelle déchéance. /Sourire sardonique/
Ferdinand : La seule déchéance ici présente est votre courtoisie, Hubert. Ou plutôt, votre absence de courtoisie. Mais accueillons à présent notre invité, The Red Stallion, alias Stal pour les intimes. Le splendide Etalon Roux de Faerghus, né moitié Sreng, à l'exotique beauté du Désert et au talent tout aussi célèbre. J'ai nommé… Sylvain Jose Gautier !
Sylvain : Hello, Ferdie ! C'est sympa de m'avoir fait venir ! Et… /Voit Hubert/ …oh, non. Pas lui.
Hubert, sourire terrifiant : Bonjour à vous aussi, Sylvain. Quel plaisir de vous revoir.
Sylvain, grimaçant : Quel… plaisir, en effet. Vraiment. Ça y est, j'ai déjà mal au ventre. /S'adresse à l'autre/ Ferdinand, on peut pas se passer de lui, pour l'interview ? Les vampires ont la fâcheuse tendance à me hérisser le poil.
Ferdinand, dans un rire : Navré, Sylvain. Une émission Thé ou Café n'en serait pas une, sans lui. Pour l'anecdote, nous n'arrivions pas à décider de son nom. Engagés dans une de nos énièmes disputes, nous argumentions ardemment devant nos boissons préférées et…
Hubert, l'interrompant : A propos, Gautier, cette interview est filmée depuis le début en direct. Et diffusée dans le monde entier. Donc… bienvenue en enfer. /Sourire terrifiant/
Sylvain, boudeur : Je sais qu'elle est diffusée en direct. D'où ma demande, que je réitère. /Se tourne vers Ferdinand/ On ne peut pas la faire sans lui ?
Ferdinand : Allons, Sylvain. Soyez raisonnable.
Sylvain, craquant : Il a tenté de saboter ma loge ! Je suis sûr que ces caméras n'ont rien de légal. Et qu'il y avait du poison dans ma boisson !
Hubert : Rien de létal, ne vous inquiétez pas. /Sourire encore plus terrifiant/
Sylvain, voix montant dans une tessiture aiguë : C'est censé me rassurer, ça ?!
Hubert : Je sens que je vais bien m'amuser. Cela fait si longtemps que nous n'avons pas eu d'invité intéressant. Aussi… essayez de tenir le plus longtemps possible, Gautier. Il serait dommage que vous ayez à quitter le plateau… à l'horizontale.
Sylvain, pâle : Oups. Oh ho…
Ferdinand, désapprobateur : Hubert, nous avions dit, pas de menaces sur le plateau de télévision, même pour plaisanter.
Sylvain : Oui, exactement, pas de menaces. Surtout pas pour plaisanter.
Hubert, diabolique : Qui parlait… de plaisanter ?
Sylvain, nerveux : Bon, on peut commencer ?
Ferdinand : Naturellement. Alors, Sylvain. Aujourd'hui, vous êtes une des idoles les plus célèbres et populaires de Faerghus, voire au-delà. Mais, comme tout un chacun, vous avez dû commencer en bas de l'échelle. Qu'est-ce qui a motivé votre choix de carrière ?
Sylvain : Ben, en fait… je sortais de la maison de mon paternel, il fallait bien que je me loge quelque part et que je mette du pain sur la table. Donc, j'ai commencé par être serveur, puis barman, histoire de boire un coup et de choper une jolie fille, en prime /clin d'œil/. Puis, c'est là que j'ai vu des artistes se produire dans les bars, ça m'a fait envie !
Hubert, sarcastique : De boire comme un trou ou de se dandiner devant un public ?
Sylvain, sur le même ton : De chanter et de danser sur scène, espèce de malappris. Quelqu'un dans ton genre, qui passe son temps à empoisonner les gens dans l'ombre, ne pourrait pas comprendre ce genre d'aspiration.
Hubert : Je sais, c'est pour cela que je me trouve sur ce plateau pour démonter les imbéciles dans votre genre.
Ferdinand : Wouah. Fort intéressant. Donc, c'est ainsi que vous avez franchi le cap !
Sylvain : Yes ! Ces personnes que j'ai vues m'ont inspiré et… bon, en fait, c'est pas que pour ça. J'avais commencé par bosser comme mannequin et comme go-go dancer dans un strip-club, pour payer ma colloc. Mais… le jour où un gars m'a mis la main aux fesses et qu'une fille a tenté de m'enfermer chez elle, un de mes amis les a envoyés à l'hôpital et l'autre m'a interdit de continuer ces professions. /Envoie des bisous sur l'écran/ Felix, Ingrid, je vous aime ! On n'abuse pas sur les coups de sabre ou de lance, hein ? /Se retourne vers les présentateurs/ Donc fallait bien que je me trouve une autre carrière.
Hubert, ironique : Etrangement, on observe une certaine similitude entre vos professions passées et… vos pratiques actuelles.
Sylvain, sans se démonter : Tu parles de mes somptueux stripteases, darling ? /Fait un clin d'œil/
Hubert : Je parle effectivement de votre tendance à parader comme un étalon et à montrer la moindre partie de votre corps, en pensant intéresser les autres. /Ricane/ C'est d'un pathétisme…
Sylvain : Ouais, bah, les gens, ils aiment ça, en tout cas. Y'a que toi pour t'en plaindre. Ça prouve juste que t'es un frustré de la vie. /Eclair de compréhension/ Oh, mais en fait, tu as juste besoin de décompresser, mon chéri ? Si tu veux, je te ferai une danse, rien que pour toi… /Air séducteur/
Ferdinand : Euh… s'il vous plaît. Nous sommes en direct. Et retransmis mondialement.
Sylvain, clin d'œil : Je sais. C'est pour ça, justement, que je dis ça. Mais ne t'inquiète pas, Ferdie, j'ai déjà quelqu'un dans ma vie. Tu peux garder ton sinistre vampire sarcastique porté sur le noir… et le café.
Ferdinand, rougissant : Euh, Sylvain, je…
Sylvain, taquin : Rooooh, pas besoin d'être aussi timide, je sais que tu craques pour lui (même si je ne comprends pas pourquoi ). Et, que derrière ses airs intimidants et ses menaces de mort récurrentes – ainsi qu'une tendance prononcée pour la torture en SM, il est une âme romantique prête à tout pour l'être qu'il aime… et que tu es certainement celui qu'il a choisi. /Air théâtralement mièvre/ Oh, mon Ferdie d'amour ! Mon soleil, ma lumière, mon âme… que ne puis-je avouer mes sentiments, sous la pâle clarté de la lune, alors que le cœur que je n'ai point se meurt pour vous…
Ferdinand, rouge écarlate : …
Hubert, indigné : Je ne ressemble pas à ça ! /Air menaçant/ Qui pensez-vous convaincre, avec cette pathétique imitation de vos fantasmes les plus débridés ?
Sylvain, ricanant : Je ne pense pas être si loin de la vérité, Hubie. En tout cas, ces preuves irréfutables très intéressantes que sont les tabloïds…
Hubert, dédaigneux : Cela ne m'étonne pas que votre esprit soit si mal tourné, avec des lectures pareilles. Un tel passe-temps, de votre part, est si prévisible.
Sylvain : Ouais, bah, tu serais surpris du fond de vérité qu'on trouve dans ce genre de lecture. En tout cas, vous êtes tellement mignons ensemble, tous les deux. /Air de conspirateur/ C'est vrai que vous passez vos nuits à boire du thé et du café en vous regardant droit dans les yeux, sans oser vous toucher ? Et que la discussion la plus érotique que vous ayez eue, c'est celle sur la situation politico-économique du continent ? Alors que, dans l'ombre, vous déposez des fleurs à la vue de l'autre, en espérant que leur message subliminal arrive à son cœur ?
Ferdinand, rouge tomate : … /Triture une fleur (un glaïeul), qu'il garde dans sa main/
Hubert, blanc vampire : … /Replie son veston, où une fleur (un gerbera) est épinglée/
Sylvain, grand sourire : Comme c'est meugnon. En tout cas, si jamais vous avez besoin de conseils pour pimenter un peu votre vie sexuelle, je suis votre homme. /Rit/ J'ai hâte de vous voir vous lâcher un peu. Ça risque d'être marrant.
Hubert, doucereux : On vous a déjà dit, Gautier, que votre espérance de vie se raccourcissait un peu plus à chaque mot que vous émettiez ?
Sylvain : Ouais, beaucoup de fois. Et je suis toujours en vie. Alors… à quand, ce rencard sexy avec des petites tenues et une lap dance ? /Clin d'œil/
Hubert : Ne confondez pas vos activités douteuses avec un passe-temps véritable. Certains d'entre nous ont des occupations dignes d'intérêt, contrairement à vous.
Sylvain, ironique : Ouais, du genre menacer les beaux gosses devant un jeu d'échecs avec des pratiques SM en parlant de tronçonneuses sous la pleine lune ?
Ferdinand : En tout cas, Sylvain, tout ceci nous amène vers une question que beaucoup de nos téléspectateurs se posent. Qu'en est-il de votre propre vie amoureuse ?
Sylvain : Ma… vie amoureuse ? /Rougit un peu/
Hubert, sarcastique : Oui, votre vie amoureuse. La passionnante histoire à paraître dans le prochain tabloïd, où un étalon Sreng est monté par le Mont Oghma dans les sinistres recoins de l'Abysse.
Sylvain : Aouch. Pas besoin d'être aussi cru, Hubert.
Hubert, sarcastique : Ne vous inquiétez pas, Red Stallion. Si vous avez besoin de conseils, je connais un excellent ouvrage sur le langage des fleurs. /Ricane/
Sylvain : Il n'y a que toi que ce genre de blague fait rire, Hubie.
Ferdinand : En mettant à part la formulation un peu crue de mon collègue… tout ceci donne envie d'en savoir plus ! /Yeux brillants/ Qui est donc cet heureux élu, qui a conquis votre cœur ?
Hubert : Ou ce pauvre fou, comme l'on veut.
Sylvain, mécontent : Hé ! N'insulte pas Dimi, espèce de pauvre fou toi-même !
Ferdinand, yeux brillants : 'Dimi'… oh, est-ce donc bien Dimitri Alexandre Blaiddyd, l'héritier déchu – et ressuscité – de la grande firme Blue Lion ? Celui qu'on surnomme… le Roi Tempête ?
Sylvain : Je suppose que ça ne sert à rien de le cacher, puisque tout le monde le sait. Oui, c'est bien lui.
Hubert : C'est, après tout, le secret le moins bien gardé du pays.
Ferdinand, consultant ses fiches : Oh, selon les derniers articles du Fire Emblem Observer, Dimitri Alexandre Blaiddyd aurait repris sa place en tant que PDG de la Blue Lion Corporation. Et qu'il aurait ramené cette dernière vers un nouvel essor, tout en insufflant un aspect caritatif dans ses projets et humain dans sa gestion, que ses prédécesseurs n'avaient jamais pu mettre en place !
Sylvain, fier : Oui, c'est vrai. Dimi… Dimitri a toujours été très sensible à la détresse d'autrui. C'est un homme d'une honnêteté et d'une compassion sans pareilles.
Ferdinand, charmé : Vous êtes épris de lui. Cela se sent.
Sylvain : Oui. Epris, et, fier de lui.
Hubert : Je dois admettre qu'il y aurait pire, comme choix. /Ricane/ Au moins, il a la force et l'influence nécessaire pour vous empêcher d'être enlevé – de nouveau – par une organisation criminelle.
Sylvain, vexé : Bon, tu peux arrêter avec cette histoire ?! C'est arrivé qu'une fois, je te signale ! Et puis, c'est comme ça que j'ai rencontré Dimi, alors… je regrette rien !
Ferdinand : Comme c'est… romantique ! Au cœur d'une cité dangereuse où règne le mal… deux êtres se rencontrent. Une lueur d'espoir, un amour naissant et grandissant sous le secret de la lune !
Hubert : Naissant et proche de l'extinction, si l'on considère l'instinct de sauvegarde de notre invité.
Sylvain, piqué au vif : Ouais, bah moi, au moins, je mets pas de fleur sur mon veston en espérant que mon amoureux me saute dessus !
Hubert, furieux : Espèce de…
Ferdinand, toussant : Ahem, ahem. Où en étions-nous déjà ? Ah, oui, votre relation avec le grand héritier Blaiddyd ! Est-il vrai qu'il vient vous déposer et vous chercher à chacun de vos concerts ?
Sylvain : Oui.
Hubert : Est-il vrai qu'il assiste à chacune de vos prestations pour vous encourager et surveiller le moindre individu suspect ?
Sylvain : Oui, espèce de vampire mal léché.
Ferdinand : Est-il vrai qu'il a erré dans l'Abysse pendant des années avant de remonter à la surface, rien que pour vous protéger ?
Sylvain : Oui.
Hubert : Est-il vrai qu'il aurait à lui seul mis à terre une bande de voyous qui auraient tenté de vous toucher ?
Sylvain : Oui, espèce de sinistre abruti.
Ferdinand : Est-il vrai qu'il n'a jamais cuisiné de sa vie et que vous avez tenté de lui apprendre ?
Sylvain : Oui.
Hubert : Est-il vrai qu'il aurait inventé une recette qui fait fureur de par son absence de goût : le 'Sauté royal à la coquille d'œuf' ?
Sylvain : Oui, à mon grand regret, espèce d'imbécile suprême.
Ferdinand, admiratif : Eh bien, Sylvain, quelle belle histoire d'amour vous vivez ! Vous qui chantez l'amour dans vos œuvres, semblez avoir trouvé votre âme sœur !
Hubert, moqueur : Et, par 'âme sœur', nous entendons l'infortuné qui a eu le malheur de tomber votre charme.
Sylvain, mesquin : Ouais, bah, c'est pas une chose qui risque de t'arriver, Hubie.
Hubert, dédaigneux : Je n'ai, contrairement à certains, guère besoin d'attirer l'attention des autres par une séduction effrénée. Mais il est temps de revenir au sujet de l'interview. Qu'envisagez-vous pour la suite de votre carrière ?
Sylvain : …
Hubert : Qu'y-a-t-il ? Vous avez perdu votre langue, Gautier ?
Sylvain, souriant : Nan. Je me disais juste, que, quand tu voulais, tu pouvais être un interviewer correct. Et, par 'correct', j'entends 'qui n'insulte pas l'invité à chaque question'.
Hubert, souriant : Vous torturer psychologiquement reste un de mes plaisirs personnels, Gautier. Mais le devoir passe avant tout.
Sylvain : Bien sûr, bien sûr. Bon, pour ce qui est de mes projets professionnels… Dimi et moi, on aimerait s'associer, pour insuffler une veine caritative et engagée à mes spectacles ! Et travailler avec d'autres partenaires, qui sont aussi des amis ! Avec, par exemple, la légendaire Fanzine, auteure et interprète de chansons qui font un tabac !
Ferdinand : Rappelons que Fanzine, de son vrai nom Annette Fantine Dominic, est professeure à l'Université de Garreg Mach. Elle a écrit et interprété des œuvres aussi originales qu'enlevées, telles que la Bibliothèque Explosive, la Ballade du Monstre des Marais, le Boléro de la Chasse à l'Ours !
Sylvain : Ouaip ! Mais à mon sens, la meilleure de toute, c'est…
Hubert : Laissez-moi deviner. Celle concernant votre ami : le Sabreur aux yeux de chats ?
Sylvain : Un peu que oui ! Ah, Felix. Felix, mon pote. Mon ami. Le plus cher compagnon de ma vie, de mon enfance et… /Entend une commotion/ Euh, c'est quoi ce bruit ?
Ferdinand, main sur l'oreillette : On m'informe à la régie que quelqu'un aurait jeté quelque chose contre un écran. Sans doute un spectateur frustré…
Hubert : J'espère, pour lui, qu'il a de quoi rembourser. Pour nos téléspectateurs, je rappelle que Felix Hugo Fraldarius est un des plus grands maîtres d'armes de Faerghus. Son dojo est connu de tout le continent, depuis ce fameux tournoi où il aurait terrassé chacun de ses adversaires avec une aisance terrifiante.
Sylvain : Ah, le Wo Dao Blade, le Tournoi du Sabre de l'Est ! Je me le rappelle, c'était épique ! C'était sa première démonstration avec un sabre asiatique. Il a même affronté une autre de mes amies, qu'il a vaincue in extremis après que j'ai fait un concert improvisé en live !
Ferdinand : Oui, les spectateurs se sont précipités sur vous, et, il a fallu interrompre le tournoi pour les enlever et vous mettre à l'abri.
Hubert : Ridicule, comme d'habitude. La finale a été remportée de justesse par Felix Hugo Fraldarius, lors de son match contre Ingrid Brandl Galatea. Qui est, je le rappelle, une autre de vos amies proches, ainsi que la chef policière de la capitale de Faerghus.
Sylvain : Yeap ! /Envoie des bisous à l'écran/ Felix, Ingrid, je vous aime ! Désolé, Ingrid, je t'encourageais aussi lors de ma danse, mais apparemment, Felix a vraiment quelque chose avec les roux. /Clin d'œil/ Ça a dû le motiver plus…
Ferdinand, main sur l'oreillette : De nouveau, on m'informe qu'il y a une commotion parmi nos spectateurs. Quelqu'un aurait jeté une… lance ?! Contre un écran ?!
Hubert : Je vais devoir renforcer la sécurité au sein de nos locaux. Les gens se permettent vraiment n'importe quoi…
Ferdinand : En tout cas, Sylvain, vous avez de merveilleux amis, ainsi que de beaux projets en perspective ! D'ailleurs, à ce sujet, une rumeur circule, sur un de vos partenariats avec… /Yeux brillants/ …la Sublime Diva, Dorothea Arnault !
Sylvain : Oh, Dorothea ! Bien sûr ! Son style est assez différent du mien, à la base, puisqu'elle est du milieu de l'opéra. Mais une fois, lors d'une soirée entre potes, on a tenté d'essayer le style l'un de l'autre, et… bah, elle est super comme idole ! Par contre, moi, comme chanteur d'opéra… c'est un peu la merde. /Rit/
Ferdinand, air docte : L'opéra est un art à part entière. Loin de moi l'idée de dénigrer le vôtre, Sylvain, mais l'on ne peut s'approprier une telle discipline en une soirée.
Sylvain : T'inquiète, Ferdie, je comprends. Et c'est pas comme si l'opéra m'intéressait plus que ça. Par contre… /Air espiègle/ Mon petit doigt me dit qu'un certain chanteur d'opéra n'a jamais parlé de lui, alors qu'il aurait un certain succès, en plus de sa profession actuelle.
Ferdinand, un peu rouge : Sylvain, l'interview vous concerne. Je n'en suis pas le sujet, seulement le présentateur.
Sylvain : Oh, soit pas timide, Ferdie ! Tes duos avec Manuela Casagranda et Dorothea Arnault étaient à couper le souffle ! Et ce trio, sur l'Aria de Bach, accompagné par cette basse si parfaitement équilibrée !
Hubert : Vous portez de l'intérêt à l'opéra ? Voilà qui est inattendu, Gautier. Vous disiez ne pas être intéressé par cela, juste avant.
Sylvain : Je ne m'y intéresse pas comme artiste, mais comme spectateur. Et c'est important, aussi, pour la culture générale. On ne peut pas comprendre le monde sans un minimum de connaissances.
Ferdinand, sourire : Merci beaucoup, Sylvain. Je ne pensais pas voir en vous un amateur de ce bel art.
Sylvain : De rien, Ferdie ! /Air espiègle/ Cependant…
Ferdinand : Cependant ?
Sylvain, air espiègle : Je suis sûûûûûûûr que tu serais magnifique en idole. Les filles adoreraient. Imagine, un strip-tease d'un beau roux musclé aux cheveux d'opale et au sourire étincelant… wouah !
Ferdinand, écarlate : S-Sylvain… ! J-je… je n-ne… !
Sylvain : Je te taquine, Ferdie ! Ne te consume pas sur place, ça serait dommage. Encore que… je suis sûr que ton collègue apprécierait beaucoup. /Se tourne vers Hubert/ N'est-ce pas, Hubie ?
Hubert : …
Sylvain : Hubie ?
Hubert : …
Ferdinand : Hubert ? Tout va bien ?
Hubert : … … …tout… va bien. J'ai eu… un moment de trouble.
Sylvain, clin d'œil : Ce que je peux tout à fait comprendre. C'était une belle image mentale, non ? Enfin, c'est vrai que tu as un côté un peu… grandiloquent, pour une idole. L'opéra te va mieux. J'ai hâte de voir ton prochain spectacle, Ferdie !
Ferdinand, sourire : Vous êtes le bienvenu, Sylvain ! Je tâcherai de vous trouver la meilleure place qui soit !
Sylvain : Nan, ne t'en fais pas pour moi. J'aime bien être discret quand je suis spectateur. J'ai remarqué que, depuis un certain temps, Manuela Casagranda interprétait des poèmes d'un style différent, empreints d'une tonalité ambitieuse et grandiloquente.
Ferdinand, impressionné : Tout à fait ! Vous avez un œil critique très sûr. Nous avons un nouvel auteur de poésie qui travaille en partenariat avec nous, mais qui n'a pas souhaité que son nom soit divulgué…
Sylvain, pour lui-même : Je suis sûr que c'est Lorenz… y'a que lui pour écrire des trucs pareils…
Ferdinand : Vous disiez ?
Sylvain : Nan, rien, oublie. En tout cas… si jamais tu me réserves un siège, tu peux faire en sorte que ce soit loin de l'autre vampire ? /Désigne Hubert/ J'aimerais pouvoir profiter du spectacle sans craindre pour ma vie. /Air blasé/
Hubert, air dédaigneux : Ne parlez pas comme si tout tournait autour de vous, Gautier. Le spectacle qui se déroule sur scène lorsque Ferdinand joue est bien plus intéressant que votre petite personne.
Ferdinand : Hubert…
Hubert : Il sait interpréter un rôle avec brio, captiver un public. Son jeu est éclatant et sa voix… envoûte jusqu'au plus indifférent des êtres. /Pour lui-même/ D'ailleurs, elle a tendance à attirer un peu trop d'admirateurs. Je vais devoir m'occuper de ces plaisantins qui tournent un peu trop autour de lui…
Ferdinand : Hubert…
Hubert : Et m'assurer qu'ils ne reviennent plus jamais prendre ce qui est mien… /S'interrompt, devant le regard de son collègue/ Qu'y-a-t-il, Ferdinand ? Pourquoi me fixez-vous ainsi ?
Ferdinand, touché : Hubert… est-il vrai… que vous aimez ma voix ?
Hubert : … … … /Détourne le regard/ …vous êtes un bon artiste. Même moi, je dois en convenir. Si la Présidente Edelgard vous produit sur scène, c'est qu'elle voit en vous un talent véritable. Elle ne l'aurait pas fait par seule amitié pour vous.
Ferdinand, touché : J'ignorais… que mes prestations vous plaisaient autant. Si vous le désirez… je peux en produire une, spécialement pour vous.
Hubert : Une prestation… privée ?
Ferdinand : Oui. Pour vous, et vous seul.
Hubert, rouge : …
Sylvain : Si c'est pas mignon, ça. Je me sens presque coupable de m'être moqué d'eux… /Clin d'œil/
Hubert, rouge : Nous… en reparlerons, Ferdinand. Je… retiens cette proposition. Mais, revenons à nos moutons. Ou plutôt, à notre étalon. /Se tourne vers Sylvain/
Sylvain : Oui oui, après tout, je suis tout de même l'invité de votre émission. /Clin d'œil/
Hubert : En retraçant votre parcours, l'on constate que c'est votre rencontre avec Claude Von Riegan, PDG de la Golden Deer Corp, qui a été à l'origine de votre ascension artistique. Un étonnant mélange d'un partenariat professionnel et d'une amitié solide. Quel aspect a précédé l'autre dans votre association ?
Sylvain : Aucun. Claude et moi, on se connaissait depuis la fac, où j'ai fait mon cursus artistique et lui en histoire. A cette époque, il cherchait des membres pour son club d'échecs, donc je lui ai donné un coup de main. A ce sujet…
Hubert : Humph. Von Riegan, qui court derrière les étudiants pour trouver du personnel. Pathétique. Pas étonnant que la finale du FE3H Chess Master était ridicule, avec ce remplaçant trouvé à la volée.
Sylvain : Hé, Hubert, on a fait ce qu'on a pu, pour assurer l'intérim ! Contrairement à Edelgard ou Dimitri, Claude n'a pas hérité de son entreprise directement. Il a fallu qu'il fasse valoir ses droits et construise ses relations à Fódlan, donc ça a pas été la priorité !
Ferdinand : Ah, il est vrai que votre manager a des origines étrangères. Des rumeurs circulent, selon lesquelles Claude Von Riegan serait un descendant de la royauté almyroise ! Son passé est aussi fascinant que mystérieux !
Sylvain : J'avoue que, même moi, je n'en connais pas la moitié. Mais bon, c'est Claude pour vous, ça.
Hubert, sourire glacial : En tout cas, je dois toujours prendre ma revanche contre lui. Vous avez intérêt à le convaincre de participer au prochain tournoi, Gautier. Je n'aimerais pas être à la place du pauvre malheureux, qui aurait l'infortune de se croire à son niveau…
Sylvain : Ouais, bon, à l'occasion, je lui en toucherai un mot. Je lui dirai que le Comte Dracula veut lui sucer le sang en public et lui damer le pion aux échecs. Satisfait ?
Hubert : Oh, ce n'est pas tout. Il n'est pas le seul que j'attende. Vous aussi, vous avez intérêt à honorer ce rendez-vous.
Sylvain : Quoi, moi ?
Hubert : Oui, vous. Cette partie lors de notre première rencontre… était… jouissive. J'ai passé… un excellent moment avec vous. J'entends bien… renouveler l'expérience.
Sylvain : Dit comme ça, c'est encore plus pervers que mes propres sous-entendus (et il faut le faire). Mais je gagne quoi à participer au FE3H Chess Master ?
Hubert : L'opportunité, avec le carnet d'adresse de la Black Eagle, de retrouver ceux qui ont décimé socialement les Blaiddyd. Et de mettre un frein… définitif… à leurs agissements.
Sylvain : Wouah. Alors, là… y'a moyen de s'entendre, Hubie. Pour aider Dimi, je suis prêt à me vendre, corps et âme.
Hubert : Cela ne sera pas nécessaire. Je vous rappelle, Gautier, que je suis le seul habilité à vous torturer. Ne cédez pas ce droit aussi facilement. Et faites-moi le plaisir, au prochain FE3H Chess Master, de tenir au moins jusqu'aux demi-finales.
Sylvain : Marché conclu, Hubert !
Ferdinand : Et ceci conclut notre interview avec Sylvain Jose Gautier, The Red Stallion, une des plus populaires idoles de notre époque ! Je rappelle que la semaine dernière, nous avions accueilli Dorothea Arnault, la Sublime Diva, grande chanteuse d'opéra et héritière du grandiose style à la Casagranda ! La semaine prochaine, nous accueillerons Bernadetta Von Varley, une écrivaine aussi originale que talentueuse, dont la plume a fait rêver tant de lecteurs…
Sylvain : Dont moi ! Je suis un fan absolu de ses œuvres ! La dernière, en particulier, m'a interpellé. Il s'agit…
Hubert : Gautier, nous sortons du sujet.
Sylvain : …de ce best-seller vendu à des millions d'exemplaires, Les Deux Moitiés de l'Impératrice. Cette romance mêlant humour et aventure… avec des péripéties haletantes, des personnages hauts en couleur ! Qui, d'ailleurs…
Ferdinand : Sylvain, nous devons rendre l'antenne.
Sylvain : …vous ressemblent étrangement. Un grand roux enjoué et grandiloquent, un sinistre brun pâle sarcastique… AH ! /Eclair de compréhension/ C'était… c'est VOUS, sa source d'inspiration !
Hubert, rouge : N'importe quoi ! Vous divaguez, comme d'habitude !
Sylvain : Et ce chapitre, où le grand roux avoue son amour à son collègue, dans cette sublime réplique… « Immonde personnage. Mais je vous aime, savez-vous. Je vous aime. ». C'est totalement un truc que tu dirais, Ferdie ! Et ce moment, où le brun menace les ennemis des siens… purée, c'est du Hubie tout craché !
Ferdinand et Hubert, écarlates : …
Sylvain : J'espère bien qu'il y aura une suite. Et avec un peu plus de porno, parce que c'est un peu trop chaste à mon goût. Ce serait bien que les protagonistes arrêtent de discuter de la situation politico-économique du pays pendant leurs rencards et qu'ils remplacent leur thé-café par de l'alcool….
Hubert, rouge : Sylvain, je vous somme d'oublier cette idée ! Sur-le-champ !
Sylvain : Je serai atteint d'amnésie, si tu m'obtiens un autographe de Bernadetta Von Varley ! Je suis fan d'elle depuis sa première parution ! /Se fait chasser du plateau à coups de couteaux/ S'il te plaît, Hubie ! Tue-moi si tu veux, mais laisse-moi la rencontrer !
Ferdinand : Euh… merci, chers téléspectateurs, d'avoir été si nombreux à suivre notre émission ?
- FIN -
Sylvain, en pleine forme : Youhou ! Et une fic, une ! Et une star, une ! Moi !
Hubert, grinçant des dents : Quelle perte de temps monumentale. Je n'ai même pas pu torturer Gautier autant que je le voulais.
Ferdinand, dans une loge : Hubert, votre café est prêt. Mais votre saveur préférée n'y était pas, j'ai fait sans.
Hubert : Tout ce que vous me préparerez me conviendra, mon cher. /Va le rejoindre/
Sylvain : Et on dit que JE suis pathétique... /Se reçoit un sabre et une lance dans la tête/ AÏE ! Mais qu'est-ce que j'ai fait, cette fois ?!
Felix et Ingrid : Rien du tout. C'était juste pour le plaisir.
Sylvain : Pfff... c'est la fin de la fic. Est-ce, pour une fois, on pourrait arrêter de me lancer des trucs dans la figure ?! Et, la prochaine fois, ne lancez pas vos armes contre les écrans, je vais encore me faire passer à tabac par Hubie à cause de vous !
Felix et Ingrid : Le jour où tu arrêteras de te faire enlever, peut-être.
Sylvain : (C'est vraiment mes amis... ?)
Dimitri, regardant sur Internet : Sylvain, il y a des fans qui ont repris ma recette ! Regarde les photos ! Finalement, ce n'est pas si mal, le Sauté royal à la coquille d'œuf !
Sylvain, soupirant : Dimi... oh, Dimi. Si naïf...
