Chapitre 1 : Les hommes sont tous des porcs

Cette histoire se déroule dans un village où jouets et humains partagent leur quotidien : Dressrosa. La ville est magnifique, le soleil y règne et les spectacles sont monnaies courantes : de la danse et des combats de gladiateurs, il y en a pour tous les goûts ! Malheureusement, tout ceci n'est qu'une façade car Dressrosa cache un terrible secret : les jouets sont en fait des humains oubliés de leur proches qui sont réduits à l'état d'esclave. De plus, le royaume repose sur un réseau de trafic d'armes et de fruits du démon artificiels qui alimentent le Nouveau Monde. Ceci n'est vrai que depuis 3 ans lorsque la Donquijote Family prit le pouvoir de force à l'ancienne famille royale : les Riku.

Viola Riku faisait partie de cette famille. Cependant, elle a dû rejoindre à contrecœur la Donquijote family qui lui avait tout pris : son père, sa sœur, l'honneur de sa famille et le bonheur de sa nièce et des citoyens. Tout ceci était la faute de Doflamingo : leur chef. Elle le haïssait.

Elle n'avait que 19 ans au moment de l'incident, et pour protéger son père, l'ancien roi, elle est restée aux côtés des nouveaux souverains. Etant de sang royal et possédant un pouvoir intéressant, Doflamingo avait vu en elle un potentiel et ne l'avait donc pas chassé. Elle est ainsi entrée dans la maison de Pique de Trébol.

Elle avait maintenant 22 ans.

Elle ne s'était toujours pas habituée à cette vie de mensonges mais elle devait faire avec. Elle souriait aux citoyens qui ne se doutaient de rien et fréquentait tous les jours ses bourreaux avec qui elle devait aussi partager ses repas. Elle n'avait pourtant qu'une envie c'était de les insulter, de leur cracher dessus et de les tuer. C'était tous des porcs, des monstres inhumains. Les deux pires étaient sûrement Trébol et le chef Doflamingo. Le premier était un homme absolument répugnant. Tout, absolument tout, chez lui la repoussait : sa façon de parler, la morve qui lui coulait du nez et de à peu près partout tout son être était repoussant au plus haut point. En ce qui concerne le second … Le dégoût n'était pas physique loin de là. Doglamingo était un homme âgé de 34 ans à ce moment, très grand, soigné et solide. C'était un des fameux 7 Grands Corsaires et le Roi du pays. Néanmoins, c'était l'homme le plus maléfique qu'elle n'ait jamais rencontré. Il était complétement fou et c'était un vrai sadique. Il savait à quel point le genre humain pouvait être sordide et aimait la violence et c'est ainsi qu'il bâti son empire dans le Nouveau Monde. Tous les gros bonnets du Nouveau Monde lui mangeaient dans la main : c'était un vrai génie. Un génie du mal.

La cruauté de Doflamingo était sans limite et son regard pour la vie humaine n'existait pas, à part pour sa famille. Sa famille était très importante pour lui. Viola le savait. Mais elle ne se considérait pas de la famille. Ce sont juste des monstres qui méritent de subir pire que la mort. C'était à cause d'eux qu'elle n'avait plus personne. C'était à cause d'eux que tant de monde souffrait. C'était à cause d'eux qu'elle pleurait presque tous les soirs dans sa chambre…


Retournons à l'histoire qui se déroule sous une belle journée ensoleillée. Viola voulait profiter de cette journée aussi loin de ses hôtes que possible. Elle voulait s'adonner à une de ses passions qui lui permettait de s'évader : le flamenco. Voilà quelques années maintenant qu'elle s'y était mise. Elle y trouvait un réel charme et appréciait le jeu de séduction qu'il faisait naître entre les danseurs et ceux qui regardaient. Elle voyait bien comment les hommes la regardait et cela lui plaisait. Ils détournaient rapidement le regard mais elle arrivait à les captiver assez longtemps pour se satisfaire. Sa situation faisait qu'elle n'avait jamais été avec un homme. Ce jeu de séduction était la seule chose qu'elle avait connu. A vrai dire même si elle avait voulu être avec un homme, aucun ne lui avait adressé la parole : peut-être qu'ils n'en avaient pas envie pensait elle souvent. Etait-ce à cause de sa position ou ne plaisait-elle pas assez ? Elle ne savait pas.

Cet après-midi encore elle dansait, rose en bouche et accompagné des guitares. Elle rayonnait dans sa jupe longue rouge et son haut noir en dentelles. Elle avait remarqué les regards d'un homme qui s'enfuit au bout de quelques secondes comme s'il s'était rappelé quelque chose. J'aimerai bien comprendre. Cette fois elle tenta le coup, elle interrompit sa danse rythmée et se dépêcha de rattraper l'homme. Il faisait une tête de plus qu'elle, devait avoir la trentaine, était brun et assez bien bâti. Elle lui lança :

« Bonjour, je vous ai vu m'observer »

L'homme sembla content mais inquiet.

« Je suis profondément désolée Violet-sama, je n'aurai pas dû » répondit-il en s'éloignant à nouveau.

« - Pourquoi partez-vous ? Je ne vous reproche rien.

- Je ne suis pas censée vous parler de cette manière..

- Et qui vous l'interdit ?

- Nous le savons bien dans le royaume. Doflamingo-sama ne veut pas que l'on approche les femmes de sa famille. »

Il était vrai que Doflamingo tuait les étrangers qui s'intéressaient à Baby 5 et qui essayaient de profiter de sa naïveté. Mais, elle, Violet, n'était pas vraiment de sa famille. Elle était juste un pion dans ses plans, enfin c'est comme cela qu'elle se considérait. Puis, un sentiment de rage naquit : essayait-il de contrôler ses faits et gestes ? Mais pour qui se prend-il ?! Il m'en fait déjà assez baver …

Elle devait lui montrer qu'elle n'était pas son toutou et qu'il ne pouvait pas lui dicter sa conduite. Elle savait pertinemment qu'elle vivait dans une cage et qu'elle était prisonnière avec eux mais elle espérait toujours avoir un peu de liberté. Elle voulait vivre ses propres expériences et donc pour convaincre l'homme elle tenta de bluffer :

« - Ne vous inquiétez pas pour ça. Il ne vous fera rien sans mon accord.

- Etes-vous sûre ? L'homme parut soulagé.

- Oui, comment vous appelez-vous ?

- Eric.

- Que dîtes vous d'un dîner ce soir Eric ?

- Je-je ne sais pas. Je ne voudrai pas que vous ou moi ayons des problèmes.

- Il ne peut pas toujours me surveiller.

Et bien ce serait avec plaisir Violet-sama

- Et bien disons 19h ici. Je vous laisse choisir le restaurant. »

C'était une vraie aubaine pour cet homme. Viola était la femme dont tous les hommes rêvaient à Dressrosa mais elle était bien sûr inaccessible. Il avait enfin l'occasion de l'avoir pour lui… Il ne laisserait pas cette chance lui passer sous le nez. Il connaissait un endroit en retrait, plutôt discret qui était parfait. Il pourra enfin se vanter auprès de ses potes.

« - Je connais l'endroit idéal. Vous qui dansez le flamenco, vous devez aimer la paella ?

- Mais bien sûr !

- Très bien. Je vous dis à ce soir alors.

- A ce soir. »


Viola était plutôt satisfaite de cette rencontre et rentra au palais. Elle se sentait désirée car c'était en fait à cause de Doflamingo si personne ne l'approchait. Elle voulait lui montrer qu'il ne l'aurait pas comme ça.

Elle se dirigea jusqu'au bureau du Corsaire et frappa à la porte. La forte voix de son maître retentit :

« Entrez ». Elle s'exécuta.

Il sourit à la vue de la jeune femme. Quel malade.

« Violet-chan, quel bon vent t'amène ? » il demanda.

Elle hésita une seconde car elle n'avait jamais osé froisser cet homme mais elle s'était décidé.

« Je ne me joindrai pas à la famille ce soir pour le dîner. Je sais que c'est la tradition mais .. j'ai … d'autres plans. »

Doflamingo perdit son sourire. Il avait ce regard qui faisait peur à Viola.

« - Je peux savoir ce que tu as de mieux à faire ?

- Je …. vais dîner avec un ami. » Elle n'avait pas réfléchi à ce qu'elle devait dire. Doflamingo l'impressionnait, ce qui la faisait paniquer.

« Un ami ? et tu penses que je vais avaler ça ? ». Il toisait la jeune femme avec insistance. Il finit par se lever et s'approcha d'elle. Le corps de la jeune femme se tendit, elle n'avait toujours pas osé répondre. Il était autant imposant par sa taille, que par sa voix que par son charisme.

« Violet ! Qui est cet homme ?! » demanda-t-il sèchement.

C'était un ordre. Il la traiter vraiment comme une de ses pantins. Mais comment devait-elle gérer la situation ? Il a horreur des mensonges. Mais elle avait décidé de prendre ses propres décisions.

« - Un homme que j'ai rencontré aujourd'hui.

- Et tu comptes dîner avec lui ?

- Oui.

- As-tu la moindre idée de ce qu'il a derrière la tête ? »

Elle fut prise au dépourvu par la question. Que veut-il dire ? Je vais simplement dîner.

« Je ne comprends pas la question »

Son interlocuteur se rapprocha et à la grande surprise de la femme il prit son menton dans sa main.

« Ecoute-moi bien. Les hommes de ce bas monde ne sont que des porcs. Je ne veux pas que tu les approches. »

D'une part, elle était stupéfaite par ce contact inattendu. Sa main était chaude et forte. L'espace d'un instant, elle apprécia ce simple contact. Il y avait quelque chose de doux, mais elle se reprit assez vite car "Doflamingo" et "doux", ça ne colle pas.

Et de l'autre part, cet être diabolique se permettait de critiquer les autres… et il cherchait à la protéger ? et non la contrôler .. ? Cela la mit hors d'elle. Elle dégagea la main du Corsaire et ajouta d'une voix forte :

« Ne te moque pas de moi ! Après m'avoir tout pris, tu fais celui qui me protège ? »

Il sourit. Il aimait cette insoumission dont elle faisait preuve.

« - Violet-chan. Je sais que tu me prends pour un monstre mais il y a des gens pour qui je ferai tout et tu en fais partie. »

Ses mots restèrent suspendus dans l'air. C'est comme ça qu'il me voit ? Elle avait toujours cru être un autre de ses pantins.

« As-tu lu dans ses pensées ? »

Non. Elle ne l'avait pas fait. Elle le faisait assez souvent pour le compte de Doflamingo et était toujours dégoûtée de ce qu'elle y trouvait. « Argent » « Sexe » « Pouvoir ». Néanmoins, elle gardait espoir qu'il restait des gens qui n'étaient pas cinglés.

L'absence de réponse suffit au pirate.

« Peut-être que tu aurais dû. Je te pensais plus intelligente que ça. Maintenant, ne pense même pas aller à ce rendez-vous. Je te verrai au dîner comme d'habitude ». Il avait repris son air dur et sérieux.

L'ancienne princesse voulait se rebeller mais la critique la blessa. Elle détestait cet homme et à quel point il arrivait à l'atteindre. Cependant, elle ne devait pas se dérober et il restait un vrai manipulateur, elle n'allait pas se faire avoir. Elle n'avait pas l'intention de lui obéir et comptait bien rejoindre l'inconnu ce soir.

« Très bien » ajouta sèchement Viola avant de tourner les talons et quitter le bureau.

Elle senti comme un poids un moins sur ses épaules lorsqu'elle quitta le bureau. Il y avait toujours cette tension insoutenable autour de cet homme. Il avait toujours réussi à l'atteindre sans même parler, sans même la toucher.

Il était 18h30, Violet finissait de se préparer. Elle avait observé, avec son pouvoir, la position des membres de la famille pour pouvoir se carapater.

Elle se rendit, plutôt excitée, au lieu de son tout premier rencard. Elle s'était faite aussi belle que pour ses danses. Elle aimait plaire, et c'était l'occasion de sortir une de ses tenues préférées : une longue robe rouge à col roulé accompagné d'escarpins noires simples.

Elle était un peu en avance et attendit un moment car l'homme arriva avec 5 minutes de retard.

« Bonsoir Violet-sama !» lança-t-il comme si de rien n'était.

Elle n'aimait pas vraiment les gens en retard mais oublia vite cette pensée tant elle était pressée d'entamer cette soirée.

« Vous êtes ravissante » ajouta-il.

Elle l'était. Elle s'était mise sur son 31. Elle accepta joyeusement le compliment, puis ils entamèrent la marche jusqu'au restaurant. Elle repensa à sa discussion avec Doflamingo et se demanda si elle devait fouiller dans les pensées de l'inconnu. Non. Son pouvoir n'était pas très discret de toute façon. Elle se ravisa.

Au bout de quelques minutes, un groupe d'hommes de mains de Doflamingo croisèrent leur route. L'ancienne princesse sentit dans leur regard qu'ils avaient enfin trouvé ce qu'ils cherchaient.

« Violet-sama, veuillez nous laisser vous raccompagner » dit l'un des 3 hommes.

« Pardon ? » s'offusqua-t-elle.

« Qu'est-ce qui se passe ? » lança l'homme apeuré.

Elle n'eut pas le temps de réagir plus, que l'homme qui lui avait adressé la parole lui pris le bras et commença à la faire rebrousser chemin pendant que les 2 autres attrapèrent son rencard.

« Lachez-le » cria-t-elle. Mais c'était sans espoir car elle ne pouvait se débattre et Eric se retrouva avec un sac sur la tête et se faisait amener dans une ruelle où elle ne pouvait plus rien distinguer.

Puis, elle comprit.

« - C'est Doflamingo qui vous envoie ? C'est ça ?

- Madame ne doit pas rester avec un individu pareil. »

Elle ne put tergiverser qu'elle apercevait déjà le palais. Cet enfoiré ! Pour qui se prend-il ?

Arrivée au palais, elle bouillonnait. Il fallait qu'elle s'impose. De quoi se mêle-t-il ? Cependant c'était toujours l'heure du dîner. Elle avait faim mais ne voulait pas se pointer en plein milieu du repas et répondre aux remarques pénibles de Trébol et Dellinger. Elle se décida donc à se rendre à sa chambre et tant pis si elle allait au lit sans manger. Tout de suite, elle voulait juste être tranquille et sa chambre était son havre de paix. Ils avaient beau tous être des pourritures dans cette famille, ils ne venaient pas l'importuner quand elle était dans ses quartiers.

Un toc à la porte lui fit ravaler sa pensée. Mais qui cela peut-il être ? Elle alla ouvrir et découvrit une des maitresses de maison avec un chariot et ce qui semblait être un repas.

« Bonsoir Violet-sama. Doflamingo-sama m'a demandée de vous apporter ceci » annonça la dame.

Il continue à se foutre de ma gueule.

« Merci beaucoup, vous pouvez laisser le chariot »

La dame s'exécuta et ne s'attarda pas plus.

C'est pour me dire : Violet je sais où tu es et c'est moi qui décide de qui tu vois et ce que tu fais. Cela l'énerva mais un gargouillement de ventre lui rappela qu'un festin l'attendait. Elle avait toujours été habituée aux plats de qualité et avait donc le palais assez fin. Elle ne fut pas déçue : salade de mâche au saumon assaisonnée de citron et de ciboulette, blanquette de veau et du vin, du Bordeaux.

Elle aimait tout ça et ne put s'empêcher de manger malgré le sentiment d'impuissance qui la hantait. Le vin était d'autant plus le bienvenu.

Après avoir fini son délicieux repas, et but deux verres, elle décida de se doucher. Elle n'allait pas ressortir après ce terrible échec et, de toute façon, elle n'avait qu'une envie : dormir.

Mais elle repensa à Eric. Que lui ont-ils fait ? Elle se mit à utiliser son pouvoir car elle s'inquiétait pour lui. Ce qu'elle vit lui glaça le sang. Un des 2 hommes venait de couper un doigt à Eric. Ce dernier avait le visage meurtri et pleurait. Viola avait de la peine pour lui jusqu'au moment où elle comprit ce que Doflamingo voulait dire. Elle comprit pourquoi les employés avait coupé le doigt. C'est au moment où elle aperçut la bague de mariage qu'elle arrêta d'observer. Quelle enflure. Elle aurait pu faire attention. Doflamingo avait raison elle avait vraiment été idiote…

Elle entreprit à nouveau de se préparer pour la douche mais au moment d'enlever sa robe cela tapa à la porte. Mais c'est quoi ce bordel ce soir ?

Elle se dit qu'elle pourrait faire semblant de dormir mais il n'était que 20h, c'était louche et puis ça l'intriguait. Elle ouvra et… découvrit… la silhouette géante de Doflamingo.


Merci beaucoup d'avoir lu! C'est depuis très récemment que j'ai apprécié ce couple et c'est pourquoi j'ai pensé à écrire une fiction.

Il y en a très peu et c'est bien dommage car il y a du potentiel!

Merci de me dire ce que vous en pensez! Je publierai la suite dans la semaine.