Charognard

disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.

Chapitre 1 : combats désespérés.

Dans la cellule sombre et crasseuse, Marie remua légèrement : elle ne savait pas où elle était ni pourquoi elle avait un tel mal de crâne... enfin elle arriva péniblement à se mettre à genoux. La première chose qui la frappa ce sont ces deux propres bras qu'elle ne reconnaissait pas : sur l'un elle portait un lacet de cuir tandis que l'autre était bandé dans un tissus olivâtre. Elle se tâta la poitrine sans trouver la montre trace de seins féminins et explora son visage et sa tête qu'elle sentit très différents de ce qu'elle avait l'habitude de trouver là. Et qu'est ce que c'était ce bout de métal sur sa tête ? Elle retira un casque à longues cornes qu'elle ne reconnut pas non plus et qu'il ne lui convenait pas de porter. Dans l'expectative elle mit sa main furtivement entre ses jambes pour constater que ce corps était à mille lieues d'être le sien : elle était dans un corps d'homme ! Elle ne le savait pas encore mais cette apparence était la même que celle du célèbre chef de la tribu des Parenvrilles : Dagur le dérangé.

Elle n'eut pas le temps de s'apitoyer sur son sort : à côté d'elle dans la cellule un adolescent aux cheveux bruns remua légèrement : « hey ça va ? » demanda t-elle... au moins sa voix était bien celle d'une femme. « qu'est ce que j'ai bu ? » demanda le garçon en se recroquevillant la tête entre les mains. « je ne crois pas qu'on doive ça à une boisson quelconque » répondit elle en l'incitant à regarder ses propres mains. Étonné, il s'explora de la même façon qu'elle même la fait « j'ai changé de design ...» dit il sur un ton désespéré. Là encore, il n'avait aucun moyen d'imaginer qu'il ressemblait ainsi au fils du chef de Beurk : Harold.

Une troisième personne était présente dans la cellule : un grand gaillard avec un casque à cornes qui ressemblait au capitaine Parenvrille Vorg mais celui ci se met debout dès qu'il s'éveilla, ne semblant pas le moins du monde perturbé par son apparence changée. Pas un mot ne s'échappa de ses lèvres et son regard était fixe et vide de toute expression.

Soudain, sans prévenir, il attaqua ses deux compagnons de cellule en se ruant sur ''la jeune femme'' qui esquiva le coup ; au lieu de quoi le poing ennemi s'écrasa sur le mur de pierre de la cellule en fendant la pierre et creusant une petite cuvette d'impact. Marie comprit que cet homme avait une force surhumaine et qu'elle mourrait s'il parvenait à la toucher ne serait ce qu'un seul coup ! L'homme retenta sa chance avec sa victime désignée tandis que l'adolescent se recroquevillait dans un coin ; comprenant, qu'après avoir vaincu ce garçon à la voix de fille, il serait le prochain. Pour esquiver le second coup, elle bondit par dessus son assaillant dans un salto fluide avant de le pousser en avant pour qu'il s'écrase contre le mur de la cellule. Légèrement sonné, le guerrier se vit maîtrisé par un puissant étranglement arrière jusqu'à ce qu'il s'évanouisse. Les deux ''proies'' reprirent leur souffle en se demandant s'il recommencerait quand il se réveillerait.

Dans la prison, de nombreux bruits commençaient à se faire entendre... et même des cris d'étonnement quand, dans certaines cellules, des gens se découvraient dans la peau de quelqu'un d'autre (les dragonniers, Stoick, Alvin et Sauvage avaient tous un double à présent). Le grand gaillard fini par remuer lui aussi et ses deux ''colocataires'' se reculèrent contre le mur du fond pour voir venir dans quel état d'esprit il serait à présent. Étonnement, il ne les réattaqua pas, il vint se placer devant ''la jeune femme'' et mit un genoux à terre. Elle ne savait pas comment réagir, ignorant ce qu'il voulait dire par là... c'est son jeune coéquipier qui la mit sur la voie : « on dirait que, comme tu l'as vaincu, il se soumet à toi » ; le grand gaillard acquiesça. « Mais je n'ai en rien envie qu'il se soumette... je voulais juste qu'il arrête de m'attaquer » « bein lui il ne voit pas les choses de cette façon ». Les heures passèrent mais les prisonniers furent laissés à leur seul sort et en profitèrent pour faire connaissance. Le ''Harold'' s'appelle en réalité August mais le grand gaillard ne pipera pas un mot. August faisait nerveusement les cent pas dans la cellule, irritant au passage sa compagne d'infortune avec des discours alarmistes.
M:« Arrêtes un peu de tourner en rond en gémissant, tu me donnes mal au crâne »
A:« oh, je te donne mal au crâne ? Et ça ne te tracasse pas ce corps bizarre dans lequel on t'a mis ? Tu resterais un mec toute ta vie ? »
M: « remarques ça pourrais être pire... je pourrais avoir ta tête de crapaud ! »

Des gardes armés de lances vinrent extraire ces personnes de leur geôle. Seul le grand gaillard fut laissé dans la cellule tandis que Marie et son petit compagnon voyaient maintenant un grand nombre de personnes ''stockés'' dans cette prison. Quelques une ont elles aussi une apparence d'hommes mais une voix résolument féminine (et c'était pire que pour Marie avec leurs imposantes barbes). Ils furent durement menés à travers les couloirs mal éclairés et suintants d'humidité jusqu'à une pièce étrange et circulaire où on les attacha fermement au mur. Les murs n'allaient pas jusqu'au plafond mais s'interrompaient en une espèce de tribune où quelques personnes prirent place avec un enthousiasme à peine contenu.

Les gardes choisirent deux ''copies'' dans le large assortiment diligemment immobilisés contre la paroi : Marie et August allaient passer en premier... mais pour passer quoi ? Le centre de cette étrange arène était occupé par une large cuvette. En les approchant du bord, les gardes permirent de voir ce qu'il y avait au fond : de gigantesques cercles de dents d'acier tournant dans des sens opposés. Marie dit : « c'est moche on dirait un gigantesque hachoir à viande ! » « exactement » répondit le garde en la saisissant à bras le corps pour tenter de la pousser dans les mâchoires d'acier. Saisissant le danger, elle se rebella et se rappela ses cours de self défense pour femmes : le coude est une des articulation la plus solide dans un bon coup de coude dans l'estomac suivi d'un coup de boule et terminé par un écrasement d'orteils. Pendant que le garde se tordait de douleur, elle le poussa dans le piège qui leur était destiné.

Le garde en charge d'August jugea qu'il était moins dangereux de lâcher le petit gabarit pour s'attaquer à la proie la plus remuante. Il se précipita sur ''la jeune femme'' avec la force et la délicatesse d'un taureau en charge. Elle esquiva l'attaque brouillonne et profita de son élan pour l'envoyer lui aussi dans le hachoir. Mais en quittant sa cible pour s'attaquer à elle, il avait bousculé le petit bonhomme qui vacilla quelques instants au bord de la cuvette avant de commencer à la dégringoler. « CRAPAUD ! » cria Marie avant de se précipiter à plat ventre pour secourir son compagnon en difficulté. Elle arriva juste à temps pour attraper sa main « ME LÂCHES PAS, JE T'EN SUPPLIE ME LÂCHES PAS ! ».

La jeune femme était dans une position délicate : coincée à plat ventre elle essayait en vain de remonter son compagnon d'infortune. Trois hommes entrèrent dans l'arène : un vieillard, un homme couturé de cicatrices et un colosse patibulaire. L'homme défiguré se présenta : « je suis Ivan le hideux, chef des Charognards... je vois qu'on a légèrement sous estimé certains d'entre vous ». Il s'approcha des deux miraculés « on va s'amuser un peu » dit il en sortant un couteau de sa ceinture. Il s'accroupit près de Marie immobilisée et enfonça légèrement la lame dans son dos avant de tracer un beau sillon sanguinolant jusqu'à la ceinture« alors tu apprécies le voyage ? ».

La situation ne pouvait pas être pire... La jeune femme comprit que c'était perdu d'avance... elle n'avait plus rien à perdre. On dit que les animaux acculés sont les plus dangereux... c'est pareil avec les gens ! Malgré la douleur lancinante, elle se mit à rire : « ça marche peut être avec des faiblards dans votre genre mais pas avec moi ». Le chef se sentit insulté et se mit à bouillir de l'intérieur : il enfonça a nouveau sa lame et traça un autre sillon. Elle continua à rire de façon compulsive provoquant une froide colère chez son opposant. Il traça un troisième et dernier sillon dans l'espoir de la soumettre mais il dut se rendre à l'évidence : elle ne faisait que l'humilier.

« Allez me chercher mes outils ! » ordonna Ivan et le vieil homme s'éclipsa d'un pas rapide « tu vas voir, on va bien s'amuser... ». L'ancêtre revient très rapidement avec un plateau couvert d'un drap. Le charognard se tourne alors pour choisir un instrument plus approprié pour la torturer. La foule dans les gradins fait un raffut monstre. L'adrénaline devait être à son comble dans le corps de Marie car, pendant qu'il avait le dos tourné, elle réussit enfin à ramener le jeune ado sur la terre ferme. Profitant que le charognard lui tournait le dos, elle recula jusqu'à la paroi de l'arène, cogna violemment son coude sur le mur : L'os se brisa, non transversalement comme les fractures habituelles mais longitudinalement, créant une longue esquille qui ressortit au niveau du poignet. Elle s'en saisi de l'autre main, retirant le morceau d'os de sa chair. Tout ça ne prit que quelques fractions de seconde et le chef charognard lui tournait toujours le dos quand elle se précipita sur lui en grognant.

Avec son élan et l'effet de surprise, elle lui sauta littéralement sur le dos et se mit à le poignarder frénétiquement à la gorge et au cou avec l'esquille d'os . Le sang se mit à gicler et les gouttes qui dégoulinaient de l'arme improvisée virevoltèrent dans l'air. Cette fois le silence s'installa dans les spectateurs. Finalement, le charognard réussit à déloger son assaillante en la jetant d'un coup sec qui l'envoya percuter le mur ; y laissant au passage une grande trace de sang. Revenue à l'état primaire, elle se releva et s'apprêta à combattre à nouveau un adversaire mais le colosse s'en saisit par l'arrière. Il la souleva du sol tandis qu'elle gigotait vigoureusement en grognant. La jeune femme trouva une astuce : elle mordit férocement le bras de son bourreau jusqu'à en arracher le morceau. Le colosse la jeta à nouveau contre le mur « petite saloper*e ». Cette fois la jeune femme eut plus de mal à se relever mais y arriva en vacillant. Une volée de gardes armés entra dans la salle.

Le colosse se remit maintenant de ses émotions et voulu en finir avec ce remuant adversaire mais le vieil homme l'interrompit : « non, attends ». Le colosse s'immobilisa devant la jeune femme ramassée contre le mur d'enceinte. « je crois que le chef est mort » dit l'aîné. Le géant patibulaire s'approcha du corps baignant dans une marre de sang pour chercher son pouls ou une trace de respiration mais il ne détecta plus aucun signe de vie. L'aîné s'approcha doucement de la jeune femme : « ne craignez plus rien » mais Marie se méfiait et resta sur ses gardes , ramassée sur elle même comme un fauve prêt à bondir. « vous ne comprenez pas... celui qui tue le chef devient le chef » continua le vieillard.

« je serais donc le chef maintenant ? » demanda t-elle toujours sur le qui vive. « oui c'est ça » répondit l'aîné.« Et mon cul c'est du poulet ! » dit elle. « Jetez tous vos armes » ordonna le vieillard et les gardes s'exécutèrent.
M:« pas question d'être le chef, m'assurer que tout le monde a du PQ ça ne me passionne pas... je veux qu'on rentre chez nous ! »
vieillard : « je ne sais pas si c'est possible, il faut demander eux scientifiques... venez allons les voir ! »
M:« pas question, amenez les ici ! Videz les lieux des gardes et ramenez le grand balèze qui était en cellule avec nous ».
Le vieil homme s'exécuta : il fit sortir les hommes, leur donna des consignes puis alla chercher les trois étranges hommes à l'origine de cette affaire. « pourquoi on ne les suit pas ? » demanda August. « t'es une nouille ou quoi ? Ils connaissent mieux le terrain que nous, c'est un coup à tomber dans une embuscade... ici il n'y a qu'une porte et pas de fenêtre : ça veut dire une seule entrée à surveiller » « okay » répondit l'adolescent. Pendant qu'ils étaient seuls, ils en profitèrent pour libérer les autres ''copies'' qui soufflèrent de soulagement.

Chapitre 1 un peu long mais j'espère qu'il vous plait.
Pour ceux qui lisent sans être inscrit, vous pouvez m'envoyer un petit mail à marie_yaoifan arobase hotmail point fr (faut feinter car le site n'accepte pas les mails) et je vous enverrais un petit mot quand il y aura du nouveau ;)