Auteure : Amanda A Fox
Manga : D. Gray-Man
Couple : Yû Kanda/Allen Walker
Genre : Aventure/Romance/Tragédie
Résumé : Allen Walker n'était plus seul désormais, Kanda avait accepté à nouveau le pouvoir de l'Innocence pour lui, pour le sauver. C'est donc en Angleterre que leur périple débute, tous deux à la recherche du manoir des Campbell, cependant, le Cœur est en plein éveil, et il semble qu'il ne soit pas ce qu'il prétend être.

Petit blabla introductif : Bonjour à tous, me revoilà sur du D. Gray-Man, encore et toujours poursuivant mon couple favoris ! Par contre je préviens tout de suite, il y a de gros spoilers dans cette histoire (et aussi un peu dans ce blabla introductif, donc attention). Vraiment ! Jusqu'au chapitre 238 sorti. En effet, je me sers de mes théories pour compléter l'aventure de nos deux protagonistes adorés, j'ai nommé Allen Walker et Yû Kanda enfin réunis ;)

Mes théories sont donc raconté à travers cette fiction, parfois elles peuvent être folles, mais ça reste une fanfic. Donc soyez indulgent XD

Ainsi, cette fanfic débute après qu'Allen et Kanda soient amenés par l'Arche dans la ville où Allen a rencontré Mana et où il a vécu une partie de son enfance avant d'être maudit. Pour rappel, là-bas, les deux Exorcistes se sont fait attaquer par des Akuma et Allen lui a promis de lui raconter son passé après la bataille. Voilà où commence cette histoire ! Il y aura de l'aventure et de la bonne romance, hihi.

Je vous propose donc un petit prologue pour placer les bases. Je vous souhaite donc une très bonne lecture :D


The Heart Lies Within

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Prologue
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Après un coup bien placé transcendant le corps du dernier Akuma encore debout, Yû Kanda rangea Mugen d'un geste vif et précis dans son fourreau et se tourna vers le Moyashi à quelques mètres de lui. Le soleil se couchait à présent sur la ville d'Edinstown, offrant de douces lueurs orangées aux cheveux blancs d'Allen Walker affublé de l'élégante cape de Crown Clown qui voletait doucement derrière lui sous le vent. Dos à lui, tête baissée, épée plantée dans le sol, le kendoka ne pouvait voir l'expression de son visage, mais il se doutait bien que l'autre garçon était loin de sourire.

« Hey, Moyashi, » lâcha le Japonais à son adresse, s'avançant alors vers lui, une main toujours sur le manche de son sabre par simple précaution.

Mais le concerné ne bougea pas, seule son Innocence remua, la cape disparaissant dans un éclat de lumière alors que son bras gauche reprenait sa forme originelle.

Pas même un petit brin d'agacement suite au surnom utilisé ? Ça c'était nouveau et… préoccupant. Ainsi, le Japonais ne s'arrêta qu'une fois près du plus jeune, et chercha son regard, sourcils froncés.

« Ce fichu Quatorzième essaie encore de s'approprier ton corps ? » l'interrogea Kanda avec soudain tourment.

Peut-être s'adonnait-il à un combat en son fond intérieur, se battant seul, gardant tout en son cœur. Cependant, Allen secoua alors la tête et leva enfin un regard vers lui. Ses iris gris étaient embuées de fatigue et de ce que Kanda remarqua être une profonde tristesse. Avant de se faire attaquer par les Akuma alors qu'ils avaient une conversation de la plus haute importance, Kanda avait en effet bien remarqué l'état bouleversé et chagriné du plus jeune, même s'il était parvenu à cacher cela derrière sourires ou remarques d'humour.

Or, là, Allen venait de laisser tomber le masque.

« Neah est scellé pour un petit moment, y'a pas de soucis à se faire, » lui fit alors Allen d'une voix pratiquement cassée.

Puis, le blandin tourna les talons, visiblement prêt à émettre le plus de distance avec le kendoka. Cependant, ce dernier ne laissa pas cela couler et attrapa fermement le poignet frêle du maudit, l'arrêtant net dans ses pas.

« Hey, tu m'as dit tout me raconter après ça, » lui fit-il d'une voix dure.

Fini de jouer, il n'allait pas lui courir encore après. Il pensait pourtant qu'Allen avait capitulé, mais quelque chose semblait demeurer. Le Walker resta immobile, toujours dos à lui, mais Kanda ne le lâcha pas, attendant. Soudain, il remarqua un faible soubresaut au niveau des épaules d'Allen et… les prémices d'un sanglot étouffé.

« Tu… Tu pleures ? » lâcha Kanda, ses yeux s'arrondissant légèrement à la réalisation.

« Je-… Laisse-tomber. »

Le plus jeune tenta de se dépêtrer de la poigne de Kanda qui devint douloureuse, mais le plus âgé ne céda pas. Il ne le lâcherait pas cette fois-ci.

« T'as peur qu'on y passe en t'accompagnant, je connais la chanson, » renchérit Kanda d'une voix plus forte alors que le vent de la nuit proche s'élevait. « Mais putain Moyashi, ça m'enrage que tu sembles penser que je puisse me faire buter si facilement. »

De sa position, il put entendre un très faible rire provenant de la gorge du Walker s'échapper avec le vent frais, et malgré lui, réduisit l'intensité de sa poigne.

« Je sais, je sais. J'ai confiance en toi, Bakanda… » finit par lui dire Allen, tournant enfin son corps vers lui pour dévoiler ses joues rougies et ses yeux gonflés par les larmes, sourire doux sur ses lèvres sèches.

Kanda resta un instant silencieux à contempler la face du Moyashi, son cœur pris dans une accélération silencieuse. Doucement, il lâcha le poignet d'Allen Walker tandis que les feuilles orangées arrachées aux arbres suite à l'automne bien avancé, vinrent voleter tout autour d'eux.

« Alors… pourquoi tu chiales ? » l'interrogea finalement le Japonais, d'une voix qu'il n'aurait jamais imaginée si abaissée.

« Mes larmes coulent toutes seules, OK. C'est débile. Arrête de me regarder. »

D'un revers de sa main droite, il frotta ses yeux pour retirer les larmes chaudes qui s'y étalaient échappées et qui tentaient de couler à nouveau le long de ses joues amaigries. Il renifla alors sous les yeux du brun silencieux, se permettant de lâcher la pression. De se laisser aller.

« C'est peut-être égoïste… » repris ensuite Allen une fois que son chagrin sembla s'être relativement apaisée, tout en abaissa la main qui dissimulait en partie son visage. « Mais… mon cœur est juste soulagé de ne plus être… seul. »

Ses prunelles profondément grises restèrent rivées vers la terre à ses pieds qu'il avait déjà foulée nombre de fois étant jeune et esclave de cette fichue troupe de cirque. Mais là où tout avait aussi changé pour lui. Qu'il avait rencontré Mana. À moins que tout n'ait été écrit à l'avance et que cette rencontre n'était en rien fortuite. Peut-être qu'il ne contrôlait finalement rien et-…

Soudain, le train de sombre de ses pensées qui déviaient vers de nouvelles questions existentielles furent brusquement brisées par la chaleur qui entoura le cœur du Walker. Allen écarquilla les yeux, son souffle se coupa, et l'odeur singulière du kendoka vint balayer toute énergie négative.

En effet, Kanda venait d'entourer le corps du plus jeune de ses bras puissants, une main contre son dos, la seconde contre l'arrière de son crâne, le tout de façon ferme et décidée. Cette action était si stupéfiante que le maudit mit quelques secondes à comprendre ce qui se passait réellement, le cœur tambourinant bien trop fort dans sa poitrine qu'il se prit à espérer que l'autre homme ne le ressente pas.

Mais avant qu'il ne puisse réagir ou sentir à nouveau des larmes lui monter aux yeux, Kanda le lâchait déjà et de son air toujours aussi antipathique, le fixa un instant à travers ses prunelles azuréennes. Déglutissant sous ce regard et l'action passé, Allen sentit malgré lui le rouge lui monter aux joues, mais il ne bougea pas, n'ouvrit pas la bouche.

« Prenons une chambre pour la nuit et allons manger quelque chose avant que tu sois si maigre que je puisse voir à travers toi, » ordonna donc le kendoka sans lui donner l'ombre d'un choix. « Et tu vas me raconter ton histoire. Une bonne fois pour toutes. »

À présent dérouté par les propos de Kanda qui semblait ne pas vouloir en démordre, le frisson d'anticipation vint se muer en un soulagement que pensait ne pas pouvoir ressentir Allen Walker. Ces simples mots, annonçant un futur proche mais bien tangible et accompagné était comme un baume pour son cœur.

Ainsi, il hocha la tête, incapable d'ouvrir la bouche pour s'exprimer sachant que sa voix trahirait ses émotions.

« Et non, ce que tu ressens n'est pas égoïste, » reprit ensuite Kanda en tournant les talons, ses longs cheveux détachés balayant l'air derrière lui. « C'est juste normal et humain. »

Humain… Un sourire vint à nouveau éclairer le visage pâle du plus jeune alors que Kanda s'arrêta à nouveau, cette fois-ci, près d'un arbre pratiquement dénué de toutes ses feuilles. Là où un symbole était gravé dans l'écorce du tronc.

« Ce signe… » commença-t-il.

« Je suis ici. »

« Hein ? »

Allen vint près de lui, mains derrière le dos, expression nostalgique se déposant sur son visage alors qu'il reprenait connaissance de ce symbole.

« C'est ce qu'il signifie, » lui expliqua Allen à voix basse, comme ne souhaitant pas déranger le passé des âmes qui avaient foulé ce sol. « Je suis ici. »

Une petite lueur de surprise vint passer dans les pupilles du kendoka, puis il ferma un instant les yeux et prit une plus ample inspiration.

« Oui, Moyashi. T'es bien là. C'est bien toi. »

Ses paroles s'envolèrent avec le vent de la nuit tombée, mais ne tombèrent pas dans l'oreille d'un sourd. Le cœur d'Allen s'agita et il prit une plus grand bouffé d'air, se sentant soudainement… vivre.

Puis, le ventre d'Allen se mit à crier famine, brisant la tranquillité dans laquelle ils s'étaient tous les deux abrités.

« Au fait, Bakanda… Comment comptes-tu payer la chambre et le repas ? »

« … Merde. »


Alors, qu'en avez-vous pensé ? Faites moi part de vos avis que je puisse avoir une vision plus globale. Si ça vous plaît, je serais heureuse de travailler sur la suite car j'ai pas mal d'idées et quelques brouillons que je vais retaper.

Un gros bisou à vous, et bon courage en cette période très spéciale :3