Harry arrive au bureau des Ministère de la Magie, les cheveux et les vêtements en bataille, le souffle court. Il se rue presque dans l'ascendeur et descend directement à l'étage du bureau de Kingsley. Ron et Hermione l'attendent devant la porte où est gravée une petite plaquette portant l'inscription de Kingsley Shacklebolt.
«Je suis désolé, j'ai fait le plus vite que j'ai pu! s'exclame Harry en soufflant.
- T'inquiètes vieux on a l'habitude, rigole Ron.
- Allez, ne faisons pas attendre le Ministre plus longtemps.»
Hermione frappe à la porte et tous les trois pénètrent dans le bureau quand une voix leur dit d'entrer. Kingsley les accueille avec un sourire chaleureux et leur fait signe de s'asseoir en face de son bureau. Les trois meilleurs amis prennent place, fixant le Ministre avec un mélange de curiosité et d'inquiétude.
«Vous vouliez nous voir? Demande prudemment Hermione.
- Effectivement. J'ai une tâche assez importante à vous confier. Et je dois vous avouer qu'elle m'intrigue profondément.
- Nous vous écoutons.
- Eh bien voilà... Lucius Malefoy est mort.
- Quoi?! S'exclame Ron.
- Et alors? Il n'est pas rare que les prisonniers d'Azkaban y meurent, tempère Harry.
- Effectivement. Ce qui m'intrigue en revanche, c'est que les personnes venues chercher son cadavre ont trouvé des traces de saignement, ce qui est anormal. Les Détraqueurs se contentent d'aspirer l'âme de leur victime, ils ne les écorchent en aucun cas.
- Il s'était peut-être simplement ouvert tout seul.
- Et avec quoi, je vous prie, Monsieur Weasley? Nous prenons garde à ce que les prisonniers n'ait aucun objet tranchant dans leur cellule.
- Attendez... Vous n'êtes tout de même pas en train de supposer que... quelqu'un s'est introduit à Azkaban, l'endroit le plus redouté du monde sorciers, pour... tuer Lucius Malefoy? Demande Hermione suspicieusement.
- Je ne suppose rien du tout. J'aimerais simplement que vous alliez jeter un coup d'oeil sur cette cellule... Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette affaire. Voulez-vous bien faire ça pour moi?
- Très certainement.
- Oui! Une histoire croustillante!
- Très bien, je viens avec vous, soupire Harry, pas franchement excité à l'idée d'enquêter sur la mort de Lucius Malefoy.
- Dans ce cas tenez, déclare Kingsley en sortant un badge de sa poche. Ceci est un Portoloin qui vous mènera droit à Azkaban.
- Chic! J'ai toujours rêvé de visiter!»
Hermione secoue la tête affectueusement face à la réaction enfantine de son mari. Les trois amis se saisissent du badge et attendent en silence dans le bureau de Kingsley. Harry compte 30 secondes avant qu'ils ne soient finalement téléportés dans la célèbre prison.
Les trois sorciers atterrissent dans une salle jaune moutarde qui se trouve être l'accueil où un garde les accoste directement. Le sorcier les conduit immédiatement dans les dédales sinueux formés par les couloirs, après que Hermione lui ait brièvement expliqué la raison de leur présence.
Harry ne savait pas exactement à quoi il s'attendait, mais certainement pas à ceci. Les couloirs sont tous peints dans d'agréables tons pastels alors que les cellules ont des couleurs chaleureuses et accueillantes. On se serait presque cru dans un petit hôtel cosy. Si on occultait la présence des Détraqueurs, les hurlement d'agonie et de folie, et la mine effroyable des prisonniers. Oui, tout compte fait, pas si cosy que ça l'hôtel.
Harry sait que Kingsley a entièrement reconstruit Azkaban pour en faire un endroit chaleureux mais il ne s'attendait pas à ce qu'il le soit à ce point.
Le garde les arrêtent finalement devant une cellule bleu canard dépouillée de tout prisonnier. Et effectivement, les trois amis peuvent voir distinctement des traînées de sang maculant les murs et le sol. Il ne pouvait en effet ne s'agir que de simple coupures. On dirait presque que le tueur s'en est remis à des méthodes moldues pour achever sa victime. Ce qui est étrange quand on pense au nombre de sorts que les sorciers ont à leur disposition pour torturer les gens. Apparemment, Hermione doit en être arrivée à la même conclusion car elle ordonne:
«Fouillez toute la pièce. Cherchez s'il n'y a pas une trace d'arme quelconque.
- Mione... on est pas dans un film Moldu.
- Fait ce que je te dis Ron, on ne peut pas se permettre d'écarter cette piste.
- D'accord, d'accord! Rétorque le roux en levant ses mains en geste de défense.»
Les trois amis entrent dans la pièce poisseuse et commencent leur inspection.
Au bout d'une dizaine de minutes, ils sont forcés de s'avouer qu'il n'y a pas la moindre trace d'arme moldue dans cette cellule. Hermione ressort de la pièce exiguë et se met à faire les cent pas dans le couloir, une main sur le menton. Elle se tourne vivement vers le garde et demande d'une voix songeuse:
«Serait-il possible d'interroger les prisonniers aux alentours? Ils pourraient nous donner des indices.
- Si vous voulez.»
Le garde les conduit alors trois cellules plus loin et appuie sur un bouton à côté de la paroi, ce qui a pour effet de rendre visible l'intérieur de la cellule. Là, assis sur son lit, se tient une femme aux cheveux blonds sales, collés à son visage par la transpiration. Un teint blafard recouvre son visage anguleux au pommettes saillantes. Son regard d'orage se pose vaguement sur les Aurors qui la fixent comme un lion en cage.
«Bonjour Madame...?
- Madame Smith.
- Bonjour Madame Smith.
- Qu'est ce que vous me voulez?
- Eh bien... voyez-vous, plus tôt dans la journée, un prisonnier a été tué. Cependant il y a des tâches de sang qui zèbrent sa cellule, ce que vous reconnaîtrez être anormal. Avez-vous vu ou entendu quelque chose de suspect?
- Ben vous savez Mamselle, des cris ont en entend tous les jours des centaines, on s'habitue à force.
- Dans ce cas, n'avez-vous pas vu passer quelqu'un ce matin?
- J'ai pas fait attention.
- Très bien. Désolée de vous avoir dérangée pour rien. Bonne journée.»
La femme ne répond rien et se contente de ricaner à l'entente de la dernière phrase.
Hermione se tourne vers ses deux amis, perplexe.
«Bon on ne tirera rien des autres détenus. Mais il y a définitivement, quelque chose qui cloche dans cette histoire...
- Oui..., répond évasivement Harry.
- Peut-on voir les caméras de surveillance? Demande Hermione en se retournant.
- Les... quoi?
- Ah! J'oubliais... vous n'en avez pas, déclare Hermione en se tapant la main sur le front. Mais... j'y pense, toutes les entrées sont contrôlées pas vrai?
- Oui Madame.
- Alors répertoriez-moi toutes les personnes qui sont venues ici aujourd'hui.
- Il y en a vraiment pas beaucoup, vous allez être déçue.
- Oh non, au contraire.
- Comme vous voudrez.»
Les quatre sorciers retournent à l'accueil et le garde s'occupe de leur recopier la listes des allées et venues de la journée. Elle se résument en fait à trois. Ézéchiel Jones, Susan Thompson, et les trois Aurors.
«Les amis, nous avons notre premier suspect: Ézéchiel Jones!»
L'excitation perce très clairement dans la voix de Hermione alors qu'elle regarde les deux Gryffondor, l'oeil pétillant. Harry, quant à lui, est loin d'être enchanté. Cette enquête touche à quelqu'un qui lui rappelle bien trop de souvenir de la guerre. Il est à peu près sûr que les trois enquêteurs seront obligés de remuer le passé pour venir à bout de cette énigme. Et remuer le passé n'est jamais bon, particulièrement si on s'appelle Harry Potter.
Je m'excuse de la publication tardive de ce chapitre... j'avais tout simplement oublié que nous étions dimanche ;-;
Et là LÀ les amis, on peut dire que les choses sérieuses commencent :D
Voilà, je suis contente d'en être enfin arrivée là !
Donc oui, il se pourrait que cette histoire ne soit pas entièrement centrée sur le Snarry, j'espère que vous n'y voyez pas trop d'inconvénients... Cependant je vous promets de ne pas négliger le Snarry... Je ne le PEUX tout simplement pas XD
Bisous les zamiis !
Réponse à Ana: Voici la suite ! J'espère qu'elle te plaît ! Quant à ton incompréhension... que veux-tu, c'est Severus !