Hey ! Bon, voici une nouvelle fanfic, cette fois sur l'attaque des titans ! Figurez-vous que je n'ai commencé ce manga que récemment et que j'ai soudain eu de l'inspiration !

Cette fic est un Rivamika (ship Rivaille/Livaï x Mikasa). Ce sont mes deux personnages préférés et je trouve qu'ils forment un duo épique, après, en couple, j'avoue que je sais pas trop ce que ça donnerait... Mais j'ai voulu tenter.

Je tiens quand même à préciser que même s'ils s'appellent tous les deux Ackerman, ce n'est pas de l'inceste. Ils ont sûrement un arrière grand-parent commun, mais d'après des sources fiables, ce ne serait pas une relation incestueuse.

Bon voilà, je ne possède pas AoT, malheureusement, donc je vous souhaite bonne lecture !


Le caporal-chef Livaï. Souvent considéré comme étant le meilleur soldat des bataillons d'exploration. On se référait souvent à lui comme l'homme le plus fort de l'humanité, tueur de titans, protecteur des humains. Sa gorge se serra alors qu'il savait pertinemment à quel point c'était faux. S'il avait été si fort alors il aurait réellement pu sauver ses proches. S'il avait été un véritable tueur de titans alors il aurait pu tuer le titan féminin. S'il avait vraiment été le protecteur des humains alors il ne se tiendrait pas ainsi, debout, à observer les cadavres de son équipe, le visage interdit. Il avait vu un à un les corps sans vie de ses compagnons au fur et à mesure qu'il se rapprochait de leur assassin. Il s'était arrêté devant celui de Petra, laquelle avait le crâne et tout le haut de son corps fracassés contre un arbre. Cette vision n'avait duré que quelques secondes, pourtant il en avait enregistré les moindres détails. L'écorce de l'arbre qui baignait dans le sang de la jeune femme. Ses cheveux roux où l'on pouvait distinguer des giclures sombres. Son visage parsemé de tâches carmin. Ses yeux jadis si animés qui étaient à présent éteints. Et il avait su que cette vision douloureuse ne quitterait pas son esprit durant longtemps, si ce n'était qu'il la garderait pour toujours.

Il pinça les lèvres en songeant à quel point ce surnom était ridicule tandis qu'un goût amer lui emplissait la bouche. Il ne savait pas quoi ressentir, il ne ressentait plus rien, il ne voulait rien ressentir. Pourtant, au fond de lui, il était conscient que cela l'avait énormément affecté et que, l'adrénaline du combat passée, ce sentiment déchirant allait refaire surface.

Alors qu'il se déplaçait à l'aide des branches voisines, il aperçut le corps imposant du titan féminin. Il déglutit à la vue du mastodonte qui courait à une vitesse folle. Il n'avait pas peur, non. Il n'avait pas peur, cependant...

Il bouillonait de l'envie furieuse d'en découdre. Il devait le tuer.

Mais il se stoppa bien vite dans ses pensées lorsqu'il reconnut la fine silhouette d'un de ses soldats qui suivait le titan. Cette silhouette était aisément reconnaissable de par les ondes négatives qui émanaient d'elle lorsqu'elle était en colère. Il repensa à son propre statut. Malgré tout, il était le caporal-chef du bataillon d'exploration et il ne pouvait pas se permettre de laisser les recrues prendre des risques inutiles juste parce que lui-même ne savait pas se contrôler. Et il savait qu'en terme de risques inutiles, Mikasa Ackerman égalait presque son frère adoptif. Il devait donc secourir les deux adolescents en premier lieu.

Il eut juste le temps de voir la jeune fille qui venait de se replier sur un arbre que, déjà, le poing du titan féminin s'abattit contre le tronc. Il vit la jeune fille qui semblait avoir évité le coup de justesse mais qui désormais tombait à une vitesse rapide.

Fort heureusement, le caporal-chef avait connu bien pire.

Mikasa resta un instant surprise de sentir son corps s'élever, quelque chose lui accrochant la taille, comme si elle était portée par autre chose qu'un titan. Elle remarqua alors son adversaire en contrebas, et leva les yeux lorsqu'elle réalisa l'identité de son sauveur. Elle grimaça à la vue de son supérieur, lequel la portait comme l'on porterait un vulgaire sac ou un enfant de trois ans.

Elle avait beau admettre qu'il était un élément clef dans l'armée car il était bon combattant et savoir qu'il n'avait frappé Eren que dans le but de récupérer celui-ci afin de le protéger, elle ne pouvait s'empêcher de nourrir une certaine rancœur à son égard. Elle haïssait le fait que l'on s'en prenne à Eren. Elle serra les dents, alors que tout son poids était porté par le bras de son supérieur.

Heureusement pour elle le contact dura moins de dix secondes alors que son supérieur lui demandait de le suivre tout en restant à côté. Il attaqua le titan féminin et Mikasa ne put s'empêcher d'être impressionnée par la rapidité et la précision de ses mouvements.

"C'est donc ça, être fort...", pensa-t-elle.

Immédiatement, elle se sentit écrasée par cette différence de niveau. Elle se sentait terriblement impuissante et elle détestait ça. Elle voulut asséner le coup fatal au titan qui lui faisait face mais elle vit au dernier moment cette partie se durcir tandis qu'une main du titan arriva à vive allure droit sur elle. Elle ne pourrait pas l'éviter. C'est alors que le profil de Livaï se dressa devant elle alors que celui-ci se tenait debout, en équilibre sur la main du titan qu'il semblait avoir arrêtée. Elle entr'ouvrit la bouche pour la refermer, ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer. C'était la deuxième fois en quelques minutes qu'il lui sauvait la vie et elle commençait à être reconnaissante.

Elle réalisa à ce moment-là la puissance du caporal. Elle qui se croyait forte, elle avait face à elle une réalité plus que déconcertante. Elle était loin d'égaler son niveau et cela ne lui plaisait pas. Elle avait besoin d'arriver à son niveau, non, de le surpasser, si elle voulait pouvoir protéger davantage Eren.

Elle ne put retenir un petit cri de surprise lorsqu'elle vit la mâchoire du titan tomber pour laisser apparaître un corps, celui de son frère adoptif.

-Eren !

Elle voulait faire quelque chose, mais elle n'en eut pas le temps. Déjà le caporal se jeta sur la bête et attrapa le corps du garçon avant de repartir aussi vite.

Livaï atterrit sur une branche et donna à Mikasa l'ordre de repli. Il vit une étincelle de colère briller dans les yeux de la jeune fille, tandis qu'il fut convaincu que ce n'était pas dû uniquement au titan. Il respectait Ackerman, et ne pouvait que comprendre ses raisons de protéger le jeune Jäeger, mais cette manie de toujours vouloir contester ou désobéir aux ordres l'agaçait. Elle était prête à tout pour protéger ou venger celui qu'elle idolâtrait, souvent au détriment de sa vie. Et cela énervait d'autant plus Livaï, car il savait qu'elle mettrait la vie de tout le bataillon en danger s'il le fallait.

-Ne perds pas de vue l'objectif de notre mission. C'est plus important pour toi d'obtenir ce que tu veux ?

Il toisa la jeune femme et comprit à son regard qu'elle n'obéirait pas si facilement. Alors, Livaï continua, accentuant chaque mot :

-Je croyais qu'il était important pour toi.

Mikasa tiqua tandis que le caporal s'élança sans lui laisser le temps de répondre, le corps d'Eren sous le bras. Elle se résigna à le suivre, un léger voile rouge sur ses joues.

~oOo~

Le bataillon était à présent de retour au camp. Eren était réveillé et Mikasa se tenait à ses côtés. Le retour n'avait pas été simple. Plusieurs titans les avaient attaqués, elle était trop loin pour agir et le caporal-chef était blessé. Un sentiment de culpabilité grimpa dans sa poitrine alors qu'elle réalisait qu'il avait été blessé par sa faute. Sans ça, il aurait pu agir, des vies auraient pu être épargnées et ils n'auraient pas eu besoin de se débarrasser de certains cadavres. Parmi ceux-ci, elle avait cru reconnaître le corps de Petra, la fidèle associée de Livaï. Elle avait alors guetté la réaction de celui-ci mais n'avait rien pu en obtenir sinon qu'elle savait qu'il avait vu la même chose qu'elle.

À présent, c'était sans gloire qu'ils progressaient dans l'enceinte des murs, têtes baissées, entourés d'habitants les qualifiant de mots peu mélioratifs ou se plaignant de l'utilisation faite des impôts qu'ils payaient. La soldate qui en valait cent était habituée à cela et elle ne laissait pas ces critiques l'atteindre, mais elle savait que ce n'était pas le cas de tout le monde et elle peinait à retenir Eren, lequel semblait vouloir leur hurler ce qu'il pensait d'eux.

Soudain, au sein de cette ambiance macabre, une voix joyeuse parvint aux oreilles de Mikasa. La brune leva les yeux et aperçut, quelques mètres devant le chariot qui les transportait, un homme qui devait avoir une cinquantaine d'années.

Celui-ci souriait de toutes ses dents et arborait un air gêné tandis qu'il s'adressait à l'un des soldats. La jeune fille pencha sa tête sur le côté et se raidit lorsqu'elle reconnut le caporal-chef Livaï. L'homme le plus fort de l'humanité continuait de marcher, tirant son cheval, et pourtant à ce moment-là il lui parut si impuissant, si vulnérable.

Si faible.

Elle tendit l'oreille et perçut des bribes de conversation. Au fur et à mesure qu'elle comprenait de quoi il s'agissait, elle sentit son cœur se serrer alors qu'elle pouvait deviner ce que son caporal devait ressentir à ce moment précis. Son corps était crispé, un de ses poings se serrait tandis qu'elle perçut un léger tremblement sur l'autre qui se cramponnait aux rênes de son cheval.
Les yeux de Livaï étaient écarquillés d'horreur. Le père de Petra lui parlait joyeusement de la dévotion de sa fille à son égard, de ses craintes en tant que père et du fait qu'il considère sa fille comme étant trop jeune pour se marier.

"Trop jeune pour mourir", pensa Livaï.

D'une part, il mourait d'envie de crier à cet homme de la fermer, et d'autre part, son cerveau bouillonnait tandis qu'il réfléchissait à comment le lui annoncer.

"Comment lui annoncer qu'elle est morte", murmura-t-il en son for intérieur. "Qu'elle m'a fait confiance, et que je l'ai laissée seule, que je n'ai pas su la protéger et qu'elle a fini misérablement écrasée contre un arbre."

Il tentait de chasser ces pensées de son esprit mais n'y parvenait pas. Il continuait de progresser, n'entendant qu'à moitié les reproches qui leur étaient faits de part et d'autres, le discours du père optimiste, les soupirs de ses soldats blessés. Son cerveau était obsédé par la pensée qu'il avait laissé mourir son escouade, ses compagnons qui avaient cru en lui.

Le père de Petra arrêta de parler et l'observa un instant silencieusement, à la recherche d'une quelconque réaction. Mais Livaï ne l'écoutait plus, il ne voulait pas l'écouter. L'homme vit la mine sombre et grave du soldat et ses yeux emplis d'horreur, de colère, de tristesse et de dégoût. Face à cette attitude, la lèvre du père trembla et il bafouilla quelques excuses disant qu'il devait y aller avant de détourner le regard et de lui tourner le dos, accélérant le pas tandis qu'il comprenait que le mariage n'arriverait jamais.

Livaï sentait un regard lui brûler le dos, et il consentit à regarder en arrière par-dessus son épaule. Il croisa le regard inquiet de Mikasa Ackerman qui avait assisté à toute la scène. Il soupira et se retourna.

La jeune recrue se sentait mal pour le caporal. Il venait de perdre toute son escouade d'un coup, sans prévenir. Elle fit un parallèle à sa propre situation.
Comment aurait-elle réagi si elle avait perdu Eren et Armin d'un seul coup ?
Elle se tendit lorsqu'elle vit Eren, encore allongé à ses côtés.

Elle n'y aurait probablement pas survécu.


Bon voilà, j'espère que ce début vous plaît, j'avoue que pour l'instant je sais pas trop ce que ça va donner, mais bon, tentons ^^...

À bientôt pour la suite !