Mika : Oya, oya, population de tout horizon... On se présente ou on commence directement par dire que ce rp est allé trop loin et est sûrement très loin d'être fini tellement que c'est devenu une fanfiction?
Nataku :
hoche la tête sérieusement Indeed. Et on a assez d'idées pour aller jusqu'au chapitre... Hahahaaaaa oui en effet ça va être long.
Mika :
prends une pause intense et a un regard perçantMais la question est... êtes vous prêt pour rentrer dans cette fanfiction? Pour rencontrer le mignon petit couple Lukadrien? Sachant que... Natakouey joue un adorable et charmant Luka et...
Nataku :
Mikalin joue l'Adrien le plus à croquer de ce côté de notre dimension !
Mika :
léger sourire de chatEn soit, nous vous attendez à rien de rapide ! Mais à rien de lent non plus. On prend notre temps, on s'amuse... Et on espère que vous vous amuserez avec nous.
Nataku :
fait une révérencesur ce, nous ne vous retenons pas plus longtemps et vous laissons profiter du fruit de nos cerveaux fatigués et shootés 80% du temps~
Mika :
ENJOY !

Couple : Luka/Adrien Nino/Alya Marinette/ ?; Nathaniel/Marc

Disclaimer : Rien ne nous appartient hormis les idées et les mots. Ainsi, merci aux créateurs de Miraculous Ladybug pour ce monde !

Under The Same Sky
Chapitre 1 :
Under The Same Sky – Miyavi


Les pattes du chat se posent sur le toit. Il regarde à droite ou à gauche, se demandant s'il se ferait enguirlander par sa Lady si elle le savait ici. Il n'a pas vraiment le droit de partir sous sa forme héroïque pour une simple balade. S'il y a le moindre problème, son temps risquerait d'être écourté. Peu importe, aujourd'hui sera une de ses jours où il se fiche des règles. Si sa Lady le voit, il finira juste par sourire et s'en sortira avec une courbette habile, comme toujours. Finalement, c'était plutôt ça qui l'avait poussé à sauter de toit en toit: le toujours. La répétition le tue. Il va finir par ne plus pouvoir respirer. Il va finir par se sentir étouffer par les situations qui ne bougent pas.

Les pattes du chat se posent sur le sol. Il ne le sent pas avec le costume mais l'herbe est encore humide sous ses pieds. Il est tôt ce matin et les parisiens ne sont pas encore vraiment réveillés. La ville est grande et il a choisi un coin désaxé du centre historique, pour se retrouver calmement seul, avec l'herbe et les arbres. Ses yeux se ferment, il murmure détransformation, qui sonne comme toujours.

Luka aimait Paris, particulièrement le matin.

Il aimait la fraîcheur de l'air, les rayons de soleil encore timides. Il aimait se promener sur les pavés encore déserts, en sentant le parfum de la rosée, du café et des viennoiseries qui se préparaient dans les coulisses. L'ambiance tranquille l'apaisait, comme si le temps avait ralenti juste assez pour le laisser profiter de ces instants.

Et c'était dans cette ambiance qu'il aimait composer. Sa guitare à l'épaule, il déambulait aléatoirement pendant une petite heure, avant de se poser quelque part et de commencer à faire vibrer quelques cordes, laissant s'exprimer ce que lui avait inspiré sa balade. Cette fois-là, il jugea que ce petit coin vert plutôt à l'abri des regards serait parfait.

Un soupir sort de sa bouche, il regarde autours de lui et se demande bien le nom de ce parc. Ce n'est pas un des grands noms de Paris, mais c'est peut-être tant mieux. Comme tout adolescent, il sort son téléphone et regarde les quelques indications numériques qui s'y trouvent. Aucun message, aucune demande, enfin si mais bien réelle... Plagg le regarde avec ses yeux de chaton blasé. Lui, il ne fait que lui offrit un petit sourire qui se veut rassurant. Il ne l'écoute pas quand il commence à radoter des mots, qui comme toujours, ont un goût habituel. Il les aime, les mots de son kwami... Mais est-ce suffisant pour le faire vibrer aujourd'hui, en ce moment ? Non. Il lui donnera son fromage, c'est promis.

Seulement, là, il y a du bruit. Il attrape l'animal destructeur et le cache sans qu'il ne puisse ajouter un mot. Il se redresse légèrement de son coin isolé et se tourne vers les bruissements, se dirigeant vers les notes. Il passe les buissons et... Ses yeux s'ouvrent un peu alors qu'il reconnaît la personne face à lui... Il ne s'attendait pas à une guitare, ni aux cheveux bleus en accessoire d'un jeune homme.

«Luka ? »

La lente mélodie qu'il jouait se mariait avec la légère brise remuant le feuillage autour de lui, c'était si agréable... Il fermait les yeux et profitait de l'instant, mémorisant à moitié ce qu'il improvisait pour sûrement le noter plus tard. Il ne se souviendrait pas de tout, bien sûr, et le morceau qu'il écrirait serait différent, mais là était tout l'intérêt; cette musique, et ce moment, resteront uniques. Encore une raison de s'y plonger corps et âme, et en douceur.

Une voix cependant le fit relever la tête. On l'avait appelé ? Il ouvrit alors les yeux et vit de doux cheveux blonds et des yeux d'un vert pétillant... Non, pas si pétillant que ça. Il sourit doucement et ses doigts, s'étant arrêté de jouer à l'arrivée de son ami, se remirent à gratter les cordes.

« Adrien, salut. » Il plongea son regard bleu dans celui du blond, « Toi aussi tu aimes te promener le matin ? »

La façon dont son regard bleu ne semble pas le regarder lui, mais bien plus loin que sa présence, a toujours été une énigme pour le chat. Il n'est pas dérangé par cette façon d'être ni par la douceur de sa voix. En vérité, avec ses pensées actuelles, c'est plutôt une bénédiction. Bien qu'il aurait apprécié ne croiser personne, le calme que dégage Luka ne lui est pas repoussant, c'est apaisant. Il se plaît à sentir un sourire sincère sur son visage.

« Salut, oui c'est agréable et plus viable qu'avec la chaleur en journée. » Il n'ose pas encore s'asseoir bien qu'un reste de son libre arbitre en chat noir ait pensé à le faire sans permission. « Je t'ai coupé pendant que tu jouais ? Désolé... Je ne m'attendais pas à te croiser. »

Malgré le calme de ses mots, le regard d'Agreste n'a pas changé. Son vert émeraude ne pétille pas et il semble que l'eau tranquille qui l'anime et maintenant en train de vivre un instant de brume. Il ne connaît pas beaucoup le bleuet, il sait simplement qu'il a un don pour la musique et qu'il est très proche de Marinette... Un instant, son sourire risque de fondre, mais il le retient par politesse.

Ses doigts continuaient de jouer calmement alors que son sourire s'adoucissait à la remarque.

« Tu ne m'as pas dérangé, ne t'en fais pas. » Une nouvelle brise fraîche souffla sur eux. « J'aime jouer ce qui m'entoure, y compris les gens que je considère mes amis. » Suivant ses mots, la mélodie changea sensiblement, ralentissant encore un peu et adoptant des notes quelque peu mélancoliques. Cela semblait convenir à l'émotion qu'il voyait passer dans ces yeux d'habitude plus joyeux, derrière le voile de normalité qu'il s'efforçait de tirer pour se cacher derrière. Luka releva la tête vers Adrien. « Tu peux t'asseoir si tu veux. »

Luka n'était pas doué avec les mots, mais peut-être qu'une simple compagnie et une oreille attentive était ce dont le blond avait besoin.

Plusieurs choses le firent sursauter. La première fut de se retrouver confronté à une mélodie qui résonnait comme son cœur. Il se retrouva à déglutir, perdant pour de bon la maîtrise de ses expressions. Les notes, il savait les décoder, il savait aussi les interpréter. Il savait comment faire de la musique, et même comment la ressentir... Mais ce que faisait Luka était au-delà de toutes interprétations. Il traduisait littéralement ce qu'il se passait en lui. La nostalgie, l'agacement, le sentiment de tourner rond, la cicatrice que cela lui causait peu à peu jusqu'à ne jamais pouvoir la fermer.

Il sentait comme cela représentait l'absence habituelle de son père. Il sentait comme cela représentait les rejets continus de la part de Ladybug. Il sentait comme cela représentait son envie naissante de se rapprocher de Marinette sans jamais y parvenir correctement. Il sentait un peu de tout ça dans la mélodie qu'il entendait.

Alors, de sa transe, il sursauta au moment où la voix de Luka coupa ses réflexions. Il s'assit, et dans le même mouvement, une larme coula de son œil droit. Il sentit, plus qu'il ne vit le mouvement inquiet de Plagg contre sa poche.

« Oui... Oui, merci. » Il avança sa main vers son visage de gêne et y découvrit la larme. « On dirait bien que ta musique a un sacré effet sur moi haha... » Son sourire ne fut qu'éphémère tout comme son rire.

Sa main s'abaissa de nouveau.

Sa musique l'avait fait pleurer.

Luka aurait pu en être flatté, mais il savait ce qu'une telle réaction signifiait. Lorsqu'on fait ressortir au grand jour ce qui se passe dans le cœur d'une personne, il est normal que cette dernière en soit touchée, mais ce qu'il jouait là n'était pas quelque chose d'anodin. Adrien avait le cœur lourd, lourd de choses que peu de gens autour de lui avaient vécu. Il le vit s'asseoir à côté de lui et s'essuyer la joue, mimant une réaction légère, mais c'était évident.

« Tu vas bien ? » Il continuait de jouer, mais garda son regard sur le blond. « C'est une très jolie mélodie, mais ce sont des sentiments sombres... » Il espérait qu'il s'ouvre à lui, il savait à quel point cela pouvait faire du bien, et personne ne semblait s'être encore rendu compte de l'état d'Adrien. Il passa un doigt sur la joue du blond. « Tu peux pleurer, tu sais. »

Il a envie de fuir. Comme un lâche, il se sent tremblant devant une si forte empathie. Il ne sait pas comment réagir. Il ne peut pas parler d'une grande partie de ses problèmes. Il ne peut pas le mêler à ça. Il ne peut pas s'exposer comme le font les autres. Sa main monte pourtant à celle du bleuet. Il a un moment où sa bouche s'ouvre et rien ne vient. C'est pourtant le moment.

Mais les doutes sont là. S'il disait être Chat Noir et aimait Ladybug, nul doute qu'il comprendrait... nul doute qu'il le mettrait en danger. S'il disait vouloir se rapprocher de Marinette, il verrait un rival... Que reste-t-il ? Son père.

" Je... Je suis sorti en cachette ce matin. Tu dois déjà le savoir mais... mon père est compliqué. " Il ne parle que du plus petit problème.

Il le sait, Luka le ressent dans sa musique. Il prends une respiration... Est-ce qu'il peut tout bousculer ? Ici ? Maintenant... est-ce que sortir de son quotidien ne serait pas une façon pour lui de progresser, enfin ? Il est sensé être courageux non ? Il est Chat Noir après tout. Oh diable, il sait que Luka pourrait se défendre s'il avait besoin. Il irait chercher lui-même le kwami si besoin. Mais pour le moment, il a besoin de quelqu'un dans la confidence. Chat Noir a besoin d'un ami, Adrien a besoin d'avoir un ami qui sait. Désolé Nino, cette fois ce ne sera pas toi.

" Il n'y a pas que ça... Je... " Le courage partait pour la crainte.

L'indécision se lisait sur le visage d'Adrien, et Luka ne savait que faire d'autre qu'attendre. La démarche de lui parler d'un sujet qui semblait difficile à aborder était encourageante, et surtout qu'il en était touché. Il hocha la tête et ne put probablement pas retenir la lueur sombre qui passa dans ses propres yeux bleus.

« Je sais, et je comprends ce que c'est. »

Un père compliqué, oui il savait bien ce que c'était, et il savait à quel point cela pouvait affecter quelqu'un. Il serra sa main pour lui signifier qu'il l'écoutait, qu'il était prêt à entendre tout ce qu'il avait à lui dire; il semblait presque se torturer entre s'ouvrir et ne rien dire, et il voulait l'aider dans son choix en lui montrant son soutien. Il continuait d'une main à faire résonner son instrument, procurant un doux son de fond pour leur donner l'impression d'être dans une bulle, que le reste du monde n'existait pas. Ils n'en avaient pas besoin pour l'instant.

« Tu peux me faire confiance, Adrien. »


Comme si son esprit avait besoin d'en plus se mettre à s'inquiéter pour Luka, bien que pour le coup, ce soit un vrai mélange entre la curiosité et la délicate amitié qui se tisse un peu plus entre eux. Il regarde l'adolescent en se demandant s'il peut vraiment comprendre, s'il peut imaginer la portée de ce qu'il essaie de dire. Il sent Plagg contre son torse, il sent que malgré sa désinvolture extérieure, la petite créature commence à sentir arriver le problème.

Mais pourquoi son cerveau a décidé qu'il doit en parler aujourd'hui ? Pourquoi mettre en danger Luka pour une pensée égoïste ? Est-ce une forme de vengeance pour son rapprochement avec Marinette ? Elle faisait ce qu'elle voulait et lui aussi. Non, il cherche simplement quelqu'un pour changer sa routine tueuse. Il veut parler pour que parte la blessure infernale qui se forme encore et encore. Comme cette musique, il sent que son âme se répète, a du mal à être aussi libre qu'elle le devrait. Quelle idée de le garder dans un appartement ainsi ? Quelle idée de lui donner des coups en boucle ainsi ? Les chats sont faits pour vivre libres d'aller où ils souhaitent, les chats retiennent plus facilement le négatif que le positif.

Il regarde la main dans la sienne.

« Je m'en doutais un peu... pour ton père. » Il déglutit. « J'aime Ladybug. » C'est un premier pas.

Il entend un boom pas loin de là où ils étaient. En quelques secondes, la bulle éclate et il sent l'adrénaline lui monter. Par habitude, encore, il a failli donner une fausse excuse à Luka pour partir. Au lieu de ça, il le regarde et lui fait un petit sourire.

« Et mon plus gros problème dans tout ça, tout Paris le connaît ! Ladybug ne veut pas de Chat Noir. Plagg, transforme-moi. »

Devant les yeux du bleuet, il devient Chat Noir et son comportement, comme toujours, se modifia légèrement. Il décrocha un rire et partit sauver le monde en ajoutant un bye bye.


Le doux sourire de Luka s'agrandit sensiblement. Quoi de plus normal que d'aimer Ladybug, c'était quelqu'un d'extraordinaire; il l'avait senti du peu de fois qu'il avait pu être en sa présence. Aussi extraordinaire que Marinette... Avec un cœur tout aussi pur, mais une plus grande détermination, une envie d'aider et une notion de Justice inébranlables. C'était évident qu'Adrien ait été capable de voir toutes ces qualités et qu'il y ait succombé.

Ils venaient probablement de trouver un nouveau point commun entre eux. L'instant privilégié fut brisé cependant par une explosion qui le ramena brusquement à la réalité, manquant de le faire sursauter. Une attaque d'Akuma ? Un accident ? Luka espérait que personne n'était blessé, et lorsqu'il se retourna vers Adrien il vit quelque chose dans ses yeux. Pas de la peur, ni de l'inquiétude, non, il avait le regard d'un combattant qui partait au front.

Serait-ce possible que... ?

Il le vit se relever et se transformer sous ses yeux, la combinaison noire bien connue de toute la ville recouvrant son allure de jeune garçon modèle, et ce masque cachant son vrai visage mais qui devait lui donner la liberté dont il avait toujours rêvé et faisait ressortir ces magnifiques yeux émeraude. Il lui offrit son sourire signature et partit vers le lieu de l'explosion, disparaissant de sa vue d'un bond.

Et lui resta là. Il pensa à le suivre, mais se désista; il ne voulait pas les handicaper et se mettre en danger inutilement. Ses doigts s'étaient arrêté de jouer alors qu'au bout d'un long moment, il eut un léger rire.

Adrien Agreste était encore plus extraordinaire qu'il ne le croyait.

Quelle chance avait-il d'être entouré de gens aussi incroyables ? Il l'ignorait, mais il en était reconnaissant.

De bonds en bonds, la liberté féline revenait dans chacune de ses veines. Son sourire ne le quittait pas. Entre la mesquinerie et l'arrogance, on lisait sur son visage l'animal sauvage. Il était plus heureux en cet instant qu'il ne le serait sûrement tout le reste de sa journée. Finalement, il vit l'Akuma. Finalement, il vit sa Lady. Son sourire se fit encore plus intense et il sauta à ses côtés.

" Chalut My Lady~ Alors contre quoi nos deux corps enflammés vont devoir encore lutter avant de se rencontrer?

- Bonjour à toi aussi Chaton, et change de discours avant que cette lampe ne nous finisse."

Une... lampe? Il tourna la tête vers la supposée lampe-akuma... C'etait un modèle Ikea, une de ses lampes pas chers qu'il avait vu chez Nino.

Merveilleuse pensée avant de s'effondrer non? Visiblement, on lui dira plus tard : la lampe lui avait coupé la lumière. Quand il revient à lui, il était de nouveau Adrien ... et chez lui.

Luka finit par prendre sa guitare et se remettre à jouer, tout en pensant à ce qui venait de se passer.

Ainsi Adrien était Chat Noir. Le fait en lui-même n'était pas surprenant, les deux se ressemblaient assez pour s'avérer être la même personne. En revanche, il était impressionné par le fait qu'il ait pu garder un tel secret aussi longtemps. Autant vis-à-vis d'eux que de lui-même; ce n'était pas un secret facile à porter. De plus, il côtoyait Ladybug plus que n'importe qui, expliquant ses sentiments et confirmant leur force. Le bleu comprenait maintenant pourquoi son cœur semblait si sombre et triste, tout ça devait peser lourd.

Il se rendit compte soudain de l'entrain qu'il mettait à jouer, là où quelques instants plus tôt la mélodie était aussi douce qu'une étreinte rassurante, elle était maintenant plus rythmée, plus motivée, comme si le héros l'avait décidé à agir au lieu d'observer...

Il s'arrêta brusquement de jouer. Adrien lui avait avoué ses plus grands secrets, et vu sa façon de le faire c'était la première fois qu'il en parlait. Il lui avait fait confiance, plus qu'à n'importe qui jusque-là. Luka sentit son cœur battre fort, si fort qu'il posa une main dessus pour vérifier qu'il n'allait pas exploser. Qu'importait la raison, il l'avait choisi lui; et si Luka se permettait une pensée égoïste : il en était heureux.

Il se leva alors, se mettant en route vers là où se trouvait Chat Noir. Il ne prendra pas de risques inutiles, il n'était pas idiot, mais si quelque chose tournait mal, il serait sûrement le seul à pouvoir l'aider sans mettre en danger sa véritable identité.

Il espérait vraiment qu'il n'aurait pas de raison de le faire.

Il fait nuit. Les yeux du chat se tournent sur la lumière extérieure. La seule lumière qu'il voit à sa fenêtre est une pauvre lampe. Elle ne ressemble pas à celle dont il a l'habitude. : elle a un côté simple qui la rend unique. Pris d'un instinct félin, il sort de sa chambre et dévale les escaliers qu'il ne connaît que trop bien. Il se repère dans le noir. Il pressent que c'est le bon endroit. C'est la même chose que dans la vie de tout les jours. Des fois, on croit être dans un noir si profond qu'on n'en ressortira pas, et pourtant... pourtant il y a toujours cette lampe, cette lumière qui nous éclaire.

Il déglutit alors qu'il se demande s'il rêve ou si c'est l'akuma qui le fait délirer. Que ce soit l'un ou l'autre, il se met à courir plus vite. Il accélère pour enfin trouver cette lumière. Elle a bougé. Elle n'est plus là où il l'avait vue juste avant. Peu importe, son visage se tord légèrement alors qu'il se remet à courir. Il court, court, court... Jusqu'à finalement s'arrêter épuisé. Il reçoit un brutal coup dans le ventre au même moment, sans rien comprendre. Sur ses gardes, il s'affole un peu plus mais son sourire revient. S'il a pris un coup, c'est qu'il y a quelqu'un.

« Qui a éteint la lumière? » Sans se contenir, il rajoute : « Personne n'a dit qu'il allait faire tout noir ! Quoique, je devrai essayer, j'adore quand my Lady me frappe avec un ta gueule en réponse, ça a un petit côté dominateur très chat-mant !

Il glousse légèrement et se reçoit un nouveau coup. Mais cette fois, il l'avait prévu, il attrape le bras invisible.

«Il est temps de mettre en lumière cette affaire ! » Il en est pas peu fier de celle-la.

Il regarde rapidement d'où vient la lumière, puis y court avec le bras pour finalement pousser la personne. C'est ainsi que devant lui se dessine l'Akumatisé et que le monde lui réapparaît correctement. Sa lady casse la lampe et désakumatise le papillon.