Vendredi 14 août, Odaiba, baie de Tokyo
Il est tout juste 8h du matin, lorsque Nikita, Carolina et Temari arrivent au Tokyo Big Sight, lieu où va se tenir aujourd'hui et pendant 3 jours l'une des conventions les plus plébiscitées du Japon : le Comiket.
- Ça y est, les filles, on y est ! s'exclame Temari d'un air enjoué.
Les trois amies ont la tour de conférence en ligne de mire et commencent immédiatement à s'en rapprocher en pressant le pas, car mine de rien, même en étant venues 2 heures avant l'ouverture des portes, non seulement elles ne sont pas les seules à avoir eu cette idée, mais en plus une queue assez conséquente commence déjà à se former à mesure que les visiteurs impatients s'entassent devant l'entrée.
- Bah putain, même en étant venues 2 heures en avance y a déjà autant de monde ? constate Nikita, abasourdie. Dire que je pensais qu'y aurait quasiment personne...
- Tu sous-estimes la détermination des geeks, Nikki, badine Temari. Je te parie que certains attendent ici depuis 6h du mat, voire encore plus tôt.
- Eh ben, c'est ce qui s'appelle avoir du temps à perdre, rit Carolina.
- Certains sont prêts à tout pour leur passion, affirme la blonde.
- Pff, si j'avais su, on serait venues à l'heure de l'ouverture, râle Nikita, frustrée. J'aurais préféré lambiner dans une file d'attente de 2 heures, plutôt que poireauter autant de temps pour rien le temps que les portes s'ouvre ET EN PLUS attendre une demi-heure supplémentaire dans la queue.
- Pour une demi-heure de différence, on va pas se plaindre, la raisonne Carolina.
- Mouais...
Nikita, Carolina et Temari ne sont pas les seules à être venus se divertir au Comiket, pas loin derrière elles se trouvent Nuparu, Laura et Giulietta. Les sœurs italiennes étant toutes deux passionnées de mangas et de dōjinshi, plus particulièrement Laura étant donné qu'elle-même pratique le dessin, elles ne pouvaient absolument pas rater cet événement.
- Hi hi, j'ai trop hâte, j'ai trop hâte, j'ai trop hâte ! trépigne Giulietta d'excitation.
- Moi aussi, la rejoint sa grande sœur en souriant.
Nuparu, lui, bâille d'un air blasé.
- Tu n'as pas l'air réjoui d'être là, Nuparu, constate Laura.
- C'est pas ça, réfute-t-il, j'ai juste la tête dans le fion...
- T'as du mal à dormir, maintenant que c'est plus toi qui dors dans le même lit que ma grande sœur ? le taquine Giulietta.
- Ha ha ha, très drôle... ironise-t-il alors d'un air renfrogné.
Deux heures s'écoulent et la convention ouvre enfin ses portes.
- Pas trop tôt, soupire Nikita, à force de rester debout à rien faire je sens plus mes pieds...
- Courage, Nikki, la soutient Carolina, c'est la dernière ligne droite.
- Quelle idiote, se maudit Temari, j'aurais dû prendre ma 3DS™ pour passer le temps...
Du côté des trois autres aussi, l'attente commençait à se faire longue...
- Grande sœur, j'ai mal au pieds... se plaint Giulietta.
- Et moi je veux dormir... fait également Nuparu, à moitié somnolent.
- Roh là là, c'est bon, rouspète (gentiment) Laura, vous avez passé l'âge de vous plaindre comme des enfants.
- Mais grande sœur... je SUIS une enfant, lui rappelle sa cadette d'un air ahuri.
- Et techniquement, moi aussi, ajoute Nuparu, puisque je suis mineur.
- Vous m'aviez caché que vous faisiez parie du club "premier degré", dites donc... réplique Laura avec sarcasme, désespérée.
Finalement, après avoir pris leur mal en patience, tous nos protagonistes finissent par passer le portail d'entrée.
- ENFIN ! s'exclame Nikita en soupirant et levant les mains au ciel. C'est pas trop tôt !...
- Eh ben tu vois, Nikki, la charrie Carolina, on est enfin arrivées au bout.
- Ouiii ! On est enfin arrivées ! exulte Giulietta qui redouble maintenant d'enthousiasme. Allons-y, dépêchons-nous !
- Attends, Giulietta, la retient son aînée, il faut qu'on reste groupés pour éviter de se perdre.
En effet, c'est un véritable raz-de-marée humain qui déferle sur le site.
- (Si Nokama était venue, elle n'en serait pas ressortie vivante... pense Nuparu.)
Sur la gauche, après avoir passé l'entrée, se trouve un espace espace délimité par des barrières où sont rassemblés de nombreux cosplayeurs, dont certains sont déjà pris d'assaut par des hordes de visiteurs et autres fanboys qui souhaitent les prendre en photos. Nos protagonistes passent ensuite sous la tour de conférence et se dirigent vers l'aile est. Une longue file s'étend déjà depuis l'intérieur et se prolonge sur une trentaine de mètres.
- Oh non, pitié, rechigne Nuparu, ne me dites pas qu'on va encore devoir faire la queue ?...
- Non, ne t'inquiète pas, le rassure Laura, ceux-là font la queue pour les shutter-circles.
- Les quoi ?
- Les shutter-circles sont le groupe de stands où se trouvent les artistes les plus populaires. Ils sont placés près des entrées pour que les gens puissent faire la queue dehors et ainsi ne pas gêner les autres visiteurs.
- Oh, d'accord... C'est pas la première fois que tu viens, si tu sais ça ?
- Oui, j'y étais déjà allée l'an dernier. Mais comme j'y étais allée un peu en touriste, j'avais passé plus de temps à errer comme une idiote qu'à m'intéresser aux expositions. Donc cette année je suis retournée avec un plan et un catalogue, comme ça je sais déjà où je vais aller.
- Bon, vous vous grouillez, oui ?! les presse Giulietta, qui ne peut contenir son impatience.
- On arrive, on arrive, répond alors sa grande sœur en accélérant la cadence.
Pendant ce temps, le trio Nikita/Temari/Carolina est déjà à l'intérieur et se dirige vers les kabe-circles. Elles rejoignent le stand du staff du studio Gainax, où beaucoup de monde s'est déjà attroupé. Heureusement, elle n'ont à attendre qu'une dizaine de minutes avant que ce soit leur tour. Elles peuvent ainsi mettre la main sur quelque-chose qu'elles convoitaient.
- Yes ! se réjouit Nikita. Le Graal entre nos mains ! ~
Elles ont chacune acheté un exemplaire d'un recueil d'illustrations réalisées par le célèbre Hiroyuki Imaishi, le réalisateur du tout aussi célèbre animé Gurren Lagann©.
- Ça claque sévère, commente Termari en feuilletant l'ouvrage.
- C'est clair ! approuve Carolina. Et maintenant, on va où ? Au stand de Yoshitori ABe ?
- Allez, let's go ~
Nuparu, Laura et Giulietta s'engouffrent à leur tour dans le hangar de l'aile est. Se frayant un chemin dans cette fourmilière, ils progressent dans les allées tout en furetant du regard çà et là pour observer les affiches, couvertures et autres goodies mis en avant sur les stands des artistes. En jetant des coups d'œil, Nuparu repère la présence d'illustrations très... érotiques.
- (C'est moi, ou je vois que des stands qui vendent des dōjinshi de cul, là ?... se dit-il, stupéfait.)
En effet, la particularité des dōjinshi est que beaucoup sont des hentai, et bien entendu ceux présents au Comiket ne font pas exception à cette règle. Mais heureusement, ce passage gênant dans le dédale des dōjinshi pornos se termine rapidement et le trio arrive devant des stands vendant des livres plus "tous publics". Les yeux émerveillés par toutes ces jolies illustrations, Giulietta ne sait plus où donner de la tête. Si elle le voulait, elle achèterait tout, mais elle est obligée de faire un choix.
Au final, les sœurs Namagucci repartent chacune avec une dizaine de dōjinshi. Nuparu, lui, n'a pas trouvé grand-chose qui l'intéressait, alors il a imité ses autres camarades et a acheté l'artbook d'Imaishi, ainsi que deux autres livres qui lui ont tapé dans l'œil.
- On a chopé un sacré butin ! déclare Giulietta, toute contente.
- Ah ça tu l'as dit ! confirme Laura d'un ton jovial.
- Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? interroge ensuite la cadette.
- On pourrait aller voir les cosplays ? propose son aînée.
- Oh oui ! Bonne idée !
Ainsi, le trio retourne à l'extérieur pour partir à la chasse aux cosplayeurs. Ceux-ci, arborant fièrement leurs costumes, se distinguent facilement des visiteurs. Dès qu'elle en repère un portant un cosplay d'un personnage de manga ou d'animé qu'elle affectionne, Giulietta ne peut pas s'empêcher de sautiller de joie et de hâter sa sœur d'aller le voir de plus près pour le prendre en photo. Bien que Laura essaye de calmer ses ardeurs pour ne pas importuner les cosplayeurs, l'enthousiasme débordant de sa petite sœur déteint assez rapidement sur elle. Alors que Nuparu...
- (J'ai si sommeil... pense-t-il en bâillant à s'en déboîter la mâchoire. Pourvu qu'elles en aient vite marre et qu'on se barre enfin d'ici pour que je puisse aller me jeter dans mon plumard...)
De leur côté, Nikita, Temari et Carolina ont également fini leurs emplettes et finissent de faire rapidement le tour des lieux avant de rentrer à l'internat de Mahora.
- Hé, regardez là-bas ! alerte subitement Temari.
Elle attire l'attention de ses amies sur un cosplayeur en particulier. Celui-ci porte une grande perruque de couleur rose saumon formant une grosse tignasse de pointes mi-longues tombantes avec une mèche blanche du côté gauche de sa frange et une énorme queue-de-cheval tressée qui lui tombe jusqu'au niveau des cuisses. Il est vêtu d'un sailor fuku blanc et rose dont chaque pièce a été raccourcie pour donner un côté (très) sexy.
- Visez-moi ce type cosplayé en Astolfo ! s'emballe la blonde. Il en jette, pas vrai ?
- On peut pas dire le contraire, approuve Carolina, son cosplay est super bien fait, surtout sa perruque.
- Vous croyez que c'est un mec, ou une meuf ? interroge Nikita, intriguée.
- Hmm, d'ici je saurais pas dire, répond Temari, qui essaye d'identifier le sexe de leur cible de loin.
- Allons voir ça de plus près, alors, suggère Carolina.
Le trio s'approche donc du fameux cosplayeur (ou de la fameuse cosplayeuse ?).
- Hey ! Il est super, ton cosplay ! l'interpelle Temari.
Il/elle se tourne alors vers les trois filles en souriant, flatté(e) par ce compliment.
- Oh, merc-
D'un coup, il/elle se fige, les yeux exorbités et la mâchoire tombante.
- NIKKI ?! TEMARI ?! CARO ?! s'exclame-t-il/elle en rougissant de honte. Qu'est-ce que vous faites là ?!
- Cette voix !... C'est toi, Fuyumi ?! se rendent compte les trois amies, abasourdies.
- Tu nous avais pas dit que tu faisais du cosplay, la réprimande amicalement Temari, petite cachottière, va !
- À vrai dire, j'avais pas envie que ça se sache... avoue leur camarade, rouge d'embarras.
- Dans ce cas pourquoi t'as beuglé nos noms quand tu nous as vues ? rétorque Nikita d'un ton perplexe. Tu t'es grillée toute seule.
- Mais c'est vous qui m'avez prise au dépourvu, là... se défend-t-elle en pleurnichant. Je vis un super grand moment de solitude, maintenant...
- Pourquoi tu dis ça ? s'étonne Carolina. Il est très bien, ton cosplay.
- Caro a raison, s'accorde Nikita, ce cosplay d'Astolfo te va comme un gant !
- Il te va tellement bien que tu pourrais être un trap professionnel ! renchérit Temari d'un ton badin.
- (Justement, il est là le problème... se dit Fuyumi, dépitée.)
En milieu d'après-midi, après avoir mangé dans le coin, les quatre camarades de la 3-B prennent le train ensemble pour rentrer à Mahora.
- Pourquoi nous avoir caché que tu aimes faire du cosplay, Fuyumi ? l'interroge Carolina. C'est pourtant une super passion, y a pas à en avoir honte.
- C'est pas de ma passion dont j'ai honte, répond-t-elle d'un air rembruni, c'est de moi...
- Pourquoi ? lui demande alors Temari d'un ton soucieux.
- J'ai honte de mon corps... Il n'est pas comme il faudrait qu'il soit... Au niveau de ma morphologie, de mon visage, de mes attributs... Je suis pas aussi jolie et sexy que les autres cosplayeuses...
- Et alors ? T'as pas besoin de ça ! lui assure sa camarade. Le cosplay c'est pas le défilé de Gala, c'est ouvert à tout le monde ! T'es libre d'incarner le personnage que tu veux pour peu que ça te fasse kiffer, qu'importe que t'aies le physique de l'emploi ou pas !
- Et puis entre nous, Fuyumi, ajoute Carolina, tu es très mignonne.
- C'est gentil, les filles, mais... les gens ne sont pas de votre avis... J'ai un compte Tumblr® privé où je postais des photos de moi en divers cosplays... Je recevais régulièrement des critiques négatives de gens se plaignant que je n'avais « pas le physique de l'emploi », que j'étais pas faite pour incarner tel personnage à cause de ci, ou de ça... Mes seuls cosplays auxquels je ne n'ai jamais reçu de commentaires négatifs sont ceux de personnages androgynes, comme celui d'Astolfo que je porte aujourd'hui... Je ne dis pas que ça me fait pas plaisir de me déguiser en ce genre de personnages, mais j'ai l'impression d'être enfermée dans un carcan, d'être forcée de ne pas pouvoir m'exprimer pleinement, de ne pas être entièrement... moi...
- C'est des conneries, tout ça ! réplique alors Temari avec ardeur. Fuyumi, je comprends à quel point ça peut être blessant et décourageant de recevoir des avis négatifs pour des raisons aussi arbitraires que ton physique, mais tu ne dois pas en tenir compte ! Tu ne dois pas les laisser t'empêcher de faire ce que tu aimes ! C'est difficile de faire l'impasse dessus, surtout quand on en reçoit plusieurs, j'en ai conscience, mais il faut que ça te passe au-dessus de la tête.
- Si seulement c'était aussi simple... J'ai eu une situation familiale difficile parce que je me sentais... différente... À cause ça je me suis mise à complexer sur mon corps... Et il y a certaines choses privées que je n'ai jamais confiées à personne, même pas à Hanna... Parce que j'ai peur... J'ai peur d'être jugée et rejetée...
- Fuyumi, il ne faut pas que tu aies peur, lui assure Carolina en lui passant la main dans le dos en signe de soutien. Nous sommes tes camarades, jamais nous n'oserons te juger et en encore moins te rejeter pour ce que tu es.
- Je sais... Mais... Mais... J'y arrive pas... J'ai un blocage... Je suis... tellement désolée...
Fuyumi se met à sangloter sous le joug de ces pensées néfastes qui la tiraillent. Ses camarades la prennent alors dans leurs bras pour la réconforter.
- Pardon, Fuyumi, se repent Temari. On ne voulait pas te mettre la pression.
- Oui, s'il y a des choses que tu estimes trop personnelles pour en parler, alors ne t'y forcerons pas, lui jure Carolina.
- Mais si jamais un jour tu te sens prête à vider ton sac, sache que nous t'écouterons avec attention et qu'en aucun cas nous te jugerons, ajoute Nikita, on t'en fait la promesse.
- Merci, les filles... se déride Fuyumi en séchant ses larmes.
Les mots emplis de bienveillance proférés par ses camarades ont suffi à la réconforter.
Arrivées à la gare de Mahora, elles descendent du train et prennent le chemin pour rentrer à l'internat.
- Les filles, je peux vous demander une faveur, s'il-vous-plaît ? dit Fuyumi.
- Dis-nous ? l'écoutent-elles.
- Ne parlez à personne que je fais du cosplay, s'il-vous-plaît, leur demande-t-elle. Quitte à ce que ça se sache, j'aimerais trouver le courage de le dire par moi-même. Je peux vous faire confiance ?
- Bien sûr, acquiescent-elles tout naturellement.
Grâce au soutien qu'elles lui témoignent, Fuyumi se sent rassurée et s'apaise. Une fois rentrées à l'internat, les quatre camarades retournent dans leurs chambres respectives.
- Alors ? Ton opération chez le dentiste s'est bien passée ? demande Hanna à sa petite-amie lorsqu'elle rentre.
- Eh ben...
Fuyumi hésite un peu avant de répondre, mais finalement...
- Hanna, je t'ai menti... avoue-t-elle sur le ton du regret. Je ne suis pas allée chez le dentiste, j'étais au Comiket... J'y suis allée en portant un nouveau cosplay que je m'étais confectionné et que j'avais envie de montrer... Mais comme je n'avais pas envie que les gens de la classe le sache, alors j'ai inventé une fausse excuse pour que personne ne s'en doute... Mais au final, j'ai croisé Nikita, Temari et Carolina par hasard et elles m'ont démasquée... J'avais honte qu'on ait découvert mon secret, mais après en avoir discuté avec elles, elles ont réussi à me faire changer de point de vue... Désolée, Hanna, je n'aurais pas dû te le cacher...
- C'est pas grave, assure alors cette dernière en se montrant compréhensive, tu devais avoir tes raisons. Et même si d'habitude tu te confies toujours à moi quand tu as des tracas, sache que tu n'as pas à t'en faire une obligation. S'il y a des choses dont tu n'as pas envie de me parler, quelle qu'en soit la raison, alors ça ne me regarde pas. Ce n'est pas parce que je suis ta petite-amie et confidente que je dois forcément tout savoir sur toi de A à Z. Mais je suis quand-même contente que tu m'aies avoué la vérité. Et aussi, si tu veux bien, j'aimerais que tu me montres un de tes cosplays, un de ces quatre, s'il-te-plaît.
- D'accord, répond Fuyumi, du baume au cœur.
Samedi 29 août
Il est environ 6h30h du matin, Laura et Nuparu ont accompagné Giulietta jusqu'à l'aéroport, car il est temps pour elle rentrer en Italie. Les deux sœurs se font un gros câlin pour se dire au revoir.
- Tu vas me manquer, grande sœur... dit la cadette d'un air attristé.
- Toi aussi tu vas me manquer, répond son aînée en lui adressant un petit sourire bienveillant pour la réconforter. Mais ne t'inquiète pas, on se reverra à Nöel, et cette fois-ci c'est moi qui viendrai à la maison.
- J'ai déjà hâte d'y être ! déclare Giulietta en ayant un regain d'entrain.
Elle se tourne ensuite vers Nuparu et lui fait un câlin à son tour, ce à quoi il ne s'attendait pas.
- Tu vas prendre soin de ma grande sœur, OK ? lui intime-t-elle.
- Oui, ne t'inquiète pas, obéit-t-il en gloussant.
- Promis ? insiste-t-elle en plissant les yeux d'un air suspicieux.
- Oui, promis, maintient-il en souriant avec bienveillance.
Giulietta se dresse alors sur la pointe des pieds pour arriver à hauteur du visage de Nuparu et lui fait un bisou sur la joue, avant de finalement s'en aller pour prendre son vol. Ils se font un dernier coucou de la main avant qu'elle n'ait disparu de leur champ de vision, et Nuparu remarque en tournant la tête vers Laura que des larmes se sont mises à couler le long de ses joues. Il la serre alors dans ses bras pour la consoler.
