Je commence une nouvelle fanfiction, pour une fois ce n'est pas un all human , donc pour résumer , cela se passe après les événements de Tentation à quelques différences près cependant , donc Bella a dix-huit ans , Edward et toute sa famille sont des vampires , en revanche à la fin de tentation Bella a eu une explication avec Jacob , ils sont donc juste amis. Hormis notification , tout sera en pov Bella.
Le soleil perça par la fenêtre et me fit grimacer. J'ouvris difficilement les yeux. Quelle heure était-il ? Nous étions samedi et donc, pas d'école aujourd'hui et à vrai dire j'en étais ravie car j'avais l'étrange impression d'avoir fait nuit blanche. J'étais fatiguée comme si je n'avais pas dormi de la nuit, mais l'idée de passer la journée avec Edward et sa famille me fit tout de même bondir du lit.
Les dernières semaines et même les derniers mois avaient été forts en émotions et il me faudrait sûrement du temps pour m'en remettre complètement. Après une courte douche, je décidai de mettre une robe puisque nous avions prévu de fêter enfin le retour des Cullen à Forks. J'avais dû convaincre mon père qui n'avait pas encore pardonné à Edward de m'avoir abandonné et ce qui en avait résulté.
En fouillant dans mon placard, mon choix se porta sur une petite robe noire simple et des ballerines, les talons n'étant pas mes amis. Je descendis les escaliers avec entrain et retrouvai Charlie dans la cuisine en train de lire son journal :
"- Bonjour Charlie."
"- B'jour Bella." me répondit mon père du bout des lèvres en avalant une gorgée de café.
"- Charlie, tu vas encore faire la tête longtemps ?"
"- J'arrive pas à comprendre que tu lui pardonnes aussi facilement ce qui s'est passé..." marmonna mon père.
"- Papa, on en a déjà discuté. Il n'y a rien à pardonner. J'aime Edward et je sais pourquoi il a agi comme ça. Je n'ai pas besoin d'en savoir plus."
"- Ce n'est pas mon cas." grogna t-il en posant son journal.
"- Tu ne peux pas simplement être heureux pour moi ?"
"- Si c'était si simple d'être parent,..."
Je levai les yeux au ciel et pris place en face de lui. Je me servis une tartine même si je devais admettre que la fatigue m'avait coupé l'appétit mais je ne pouvais décemment pas partir le ventre vide. Le regard de Charlie se posa sur moi :
"- Tu vas bien ? Tu as une petite mine. Tu ferais peut-être mieux de rester ici."
"- Charlie, rien ne m'empêchera d'aller là bas. Tu étais d'accord, non ?"
"- Bon très bien. Mais quand même je te trouve une sale mine."
"- Tu sais comment faire plaisir aux femmes…" riai-je.
"- Tu sais très bien ce que je veux dire."
"- Oui, ne t'inquiète pas. J'ai juste passé une mauvaise nuit." dis-je en déposant un baiser sur sa joue râpeuse.
Je grignotai ma tartine et fus aussitôt envahie par la nausée. Je la finis malgré tout en espérant que ça passe. Edward avait prévu de passer me chercher dans une heure et il fallait que je comble cette interminable attente. Je remontai l'escalier et, en passant devant le miroir, je ne pus que constater qu'en effet j'avais une mauvaise mine. Je me passai de l'eau sur le visage en espérant que ça passerait inaperçu. Mais évidemment, cela aurait été mieux si j'avais eu du maquillage. Sous le regard inquisiteur de sept vampires il serait impossible de faire comme si tout allait bien mais après tout ce n'était qu'un peu de fatigue.
Je me posai sur mon lit et attrapai le livre sur ma table de chevet : JANE EYRE.
J'avais déjà lu ce roman de nombreuses fois mais je prenais toujours autant de plaisir à lire cette oeuvre si avant gardiste pour l'époque. Je commençai à lire mais mes yeux avaient du mal à se fixer sur les lignes et, avant que je m'en rende compte, je m'étais rendormie.
Ce fut le coup de klaxon de la Volvo d'Edward qui me tira du sommeil en sursaut. Je me regardai dans le miroir en pied de ma chambre pour remettre de l'ordre dans mes cheveux.
Je me penchai par la fenêtre pour faire signe à l'amour de ma vie. Puis je dévalai les escaliers et fit un signe de la main à Charlie.
"- Soyez prudents." me lança ce dernier.
"- Promis." répondis je.
Je grimpai dans la voiture tandis qu'Edward, en gentleman qu'il avait toujours été, me tenait la porte. Il la referma puis vint s'installer derrière le volant. Enfin il me lança un regard, ses beaux yeux m'indiquant que sa famille et lui avaient dû chasser dans la matinée. Dès qu'il eut posé un regard sur moi, il fronça les sourcils.
"- Tu te sens bien, Bella ?"
"- Comme un charme."
Il m'attrappa la main et planta son regard dans le mien.
"- Tu es bien pâlotte."
"- Tu oublies que c'est mon teint naturel... Et puis, je n'ai pas très bien dormi." dis-je, sarcastique.
"- Tu ferais peut-être mieux de rester ici pour te reposer." proposa t-il.
"- Tu vas pas t'y mettre toi aussi... Il est hors de question que je rate cette fête, j'ai déjà passé trop de temps loin de toi." dis-je en sachant que j'allais toucher une corde sensible. Edward s'en voulait encore tellement d'être parti.
"- Bon… Très bien."
Il mit le moteur en marche et fixa son regard sur la route. Je déglutis difficilement car j'avais toujours la nausée... Et dire que les Cullen m'ont surement préparé un repas. Cette fois ça se passera sûrement mieux que la première fois. Depuis que j'avais sauvé son frère, Rosalie se montrait un peu moins méfiante à mon égard.
Nous ne tardâmes pas à nous garer devant la superbe villa. il refit le tour jusqu'à ma portière et me tendit la main pour que je puisse sortir.
"- J'espère que ta famille n'en a pas trop fait."
"- C'est mal les connaître... Surtout Alice."
Nous passâmes la porte et fûmes aussitôt accueillis par la famille Cullen au grand complet. Jasper se tenait à distance comme d'habitude et, dirais je encore, plus qu'à son habitude. Esmée me prit dans ses bras puis recula pour me regarder.
"- Est ce qu'Edward a encore conduit comme un fou ? Tu es toute pâle."
"- Décidément, vous vous êtes tous passés le mot aujourd'hui. Je suis juste fatiguée."
"- Très bien, et si nous passions à table ? J'espère que tu as quand même faim, Bella !" s'exclama Carlisle.
"- Affamée !" mentis-je.
On s'assit tous à la table et Alice déposa une assiette devant moi. Voir tous ces yeux plantés sur moi me coupa d'autant plus l'appétit mais je me forçai pour donner le change. Pourtant mon estomac me faisait bien sentir que je regretterai ce choix. Enfin arriva le dessert mais je sentis que c'était de trop. Je me levai précipitamment de table et me dirigeai vers les toilettes et rendit tout le repas. Je sentis qu'Alice me tenait les cheveux et qu'Esmée me caressait le dos.
Enfin, quand j'eus fini, je fis face au regard soucieux du reste de la famille, notamment Carlisle, qui me fit signe de le suivre. Je voulus répliquer mais son regard ne supporterait aucune contradiction. Je pris une gorgée d'eau pour me rincer la bouche et traînai les pieds. Il m'entraina dans son bureau et ferma la porte derrière nous.
Il me fit signe de m'asseoir. Je sentis un noeud se former dans ma gorge. Il prit place derrière son bureau et croisa ses mains sous son menton , ses yeux d'ambre me fixant :
"- Comment tu te sens, Bella ?"
"- Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, fatiguée."
"- Tu es sûre de ne pas être fiévreuse ?"
"- Oui, j'avais la nausée ce matin mais maintenant ça va mieux... J'ai du attraper froid."
"- Tu me permets de t'ausculter ?"
"- Si ça peut vous rassurer..."
Il se leva, prit un stéthoscope et s'approcha de moi. Je sentis mon coeur battre la chamade quand il posa l'instrument sur ma poitrine :
"- Calme toi Bella, c'est juste un examen de routine."
"- Je sais bien mais je ne contrôle pas l'effet qu'un vampire de plusieurs centaines d'années a sur moi."
Il rigola et se concentra sur ce qu'il entendait. Puis il posa ses paumes sur mon cou pour tâter mes ganglions et soupira.
"- Très bien, rien ne laisse penser que tu es malade. Soit tu as attrapé froid, soit c'est juste un truc que tu n'as pas digéré."
Je me le levai et fit un timide sourire à Carlisle.
"- Bon et bien, si nous retournions rassurer les autres et continuer cette fête ?" conclut-il en me poussant vers la porte.
Il l'ouvrit et nous retournâmes dans le salon où les autres Cullen suspendirent leurs conversations. Edward se dirigea furtivement vers moi et entoura ma taille de son bras, un regard interrogatif vers son père d'adoption.
"- Bien que je soit tenu au secret professionnel, sache que tout va bien. Sûrement un coup de froid, ça ira mieux demain.
Edward soupira et m'entraina vers le canapé pour m'obliger à m'asseoir.
"- Je suis tellement heureuse que vous soyez revenus." dis-je pour changer de sujet.
"- On ne pouvait pas faire autrement." répondit gentiment Esmée qui tenait fermement la main de Carlisle.
"- En effet, c'était la meilleure décision à prendre après les événements qui se sont passés suite à notre départ et surtout à ce qui s'est passé avec les Volturi." ajouta Carlisle.
Son regard dévia vers Edward et revient vers moi. Il se leva pour prendre un paquet qui trônait sur une commode et que je n'avais pas remarqué jusqu'ici. Il le déposa devant moi et tous les regards convergèrent vers moi.
"- Mais pourquoi ?... Je ne peux pas..." m'exclamai-je.
Esmée me sourit avant de me répondre :
"- C'est pour nous excuser d'être partis et surtout pour te remercier d'avoir sauver la vie d'Edward." dit-elle en me regardant intensément.
"- Mais …"
"- Il n'y a pas de mais." Intervint Emmett. Rosalie acquiesça comme pour appuyer cette intervention.
"- Ouvre-le !" m'invita Edward mal à l'aise
Je détachai le ruban superbement noué avec soin et pris garde en détachant le papier. Il n'était pas question de réitérer ce qui s'était passé pour mon anniversaire. J'ouvris le boitier avec douceur et découvrit un magnifique collier en platine avec un pendentif en forme de coeur. Il y était gravé le mot "love".
"- Je...mais...c'est bien trop..."
"- La vie de mon fils à bien plus de valeur." m'interrompit Carlisle.
"- Tu as sauvé la vie de mon frère en mettant la tienne en danger… Ça n'a aucun prix" ajouta Rosalie, souriante, sûrement pour la première fois en s'adressant à moi.
Edward me prit doucement le collier des mains et me le passa autour du cou. Je sentis son souffle dans ma nuque.
"- Merci." dis-je, les larmes aux yeux.
Nous passâmes le reste de la journée à discuter et bientôt ce fut l'heure pour Edward de me ramener chez moi. Je saluai et remerciai de nouveau sa famille quand il me prit la main pour m'entraîner dehors. Arrivé devant sa voiture il me serra dans ses bras et me chuchota à l'oreille :
"- Merci d'être en vie. Merci de m'avoir sauvé."
"- Je t'aime, Edward." chuchotai-je à mon tour.
Il ressera son étreinte autour de ma taille et frotta son nez contre le mien. J'aurais tant voulu qu'il m'embrasse. Il s'éloigna et m'ouvrit la portière. Je me glissai dans l'habitacle et il ne tarda pas à me rejoindre, derrière le volant. Il passa la première et prit le chemin de la maison de Charlie
Il se gara aux côtés de la voiture de patrouille et m'aida à sortir. Le jour commençait déjà à décliner. Edward se pencha sur moi et vint glisser une mèche folle derrière mon oreille .
"- On se retrouve ce soir…dans ta chambre."
"- A ce soir…"
Il caressa ma joue et remonta dans la Volvo qui disparut rapidement. Je rentrai dans la maison. Charlie était entrain de regarder un match en buvant une bière.
"- Charlie, je suis rentrée."
"- Ça s'est bien passé ?"
"- Très bien. Ils m'ont offert un superbe collier." dis-je en me penchant vers lui pour lui montrer.
"- En effet, magnifique." marmonna t-il.
Je passai à la cuisine pour préparer le repas du soir. Plus tard, dans la soirée, je fus rejointe par mon père qui semblait mourir de faim. il s'attabla et dégusta le curry qu'il y avait dans son assiette. De mon côté, après avoir fini mon assiette, je sentis de nouveau la nausée m'envahir.
"- Charlie, je vais dans ma chambre, je suis épuisée. Ça ne te déranges pas de t'occuper de la vaisselle ?"
"- Bien sûr que non. File te reposer."
Je grimpai lentement les marches et sentis la fatigue m'envahir. Je décidai de me mettre en pyjama, de me laver les dents et de m'attacher les cheveux en nattes. Je pris mon ordinateur portable pour faire passer le temps en attendant qu'Edward arrive. La nausée était toujours présente mais, contrairement à ce midi, rien ne me laissait penser que j'allais vomir. Cependant, une douleur sourde me vrillait maintenant l'abdomen et le dos. J'avais du mal à me concentrer sur mon écran tant la fatigue m'était retombée dessus d'un coup. Voyant l'heure avancer, Je décidai d'ouvrir la fenêtre et m'assis sur le lit pour essayer de reprendre ma lecture. Mais c'était chose vaine.
Enfin, d'un bond agile et gracieux, Edward fut sur le bord de ma fenêtre. Il me rejoint sur le lit et m'attira dans ses bras.
"- Tu as l'air épuisée." remarqua t-il inquiet.
Je retins une grimace quand la douleur dans mon dos s'accentua. Je venais juste de le retrouver complétement et je ne voulais pas l'inquièter. Après tout, il y avait eu bien assez d'inquiétude dans notre histoire. Je bâillai le plus élégamment possible avant de répondre :
"- Je t'avoue que je suis sur les rotules."
Il m'aida à me glisser dans le lit et se glissa à mes côtés me prenant dans ses bras. Aussitôt que j'eus posé ma tête au creux de son cou, je fus emporté par le sommeil. Mon sommeil fut confus et, quand je me réveillai au milieu de la nuit, Edward n'était déjà plus là. Je me peletonnai dans ma couette et plongeai de nouveau dans mes songes.
Quand je me réveillai le lendemain matin, la fatigue était toujours là. Je me levai pour ne pas me rendormir. La douleur était toujours là ainsi que la nausée. Je commençai à me dire que, finalement, j'avais peut être attrapé quelque chose. Je repoussai cette pensée en me disant que tout ça était sûrement dû au contrecoup psychologique d'avoir évité la mort à Edward en Italie et la fatigue.
Ça ira mieux après quelques bonnes nuits de sommeil, même si la nuit dernière ne t'a pas vraiment requinqué.
Aujourd'hui serait une journée sans Edward. Charlie m'avait proposé d'aller chez les Black à midi, ce que je n'avais pas pu refuser. Depuis le retour des Cullen, je ne voyais pas souvent Jake. Il faut dire qu'une vrai animosité existe entre Jake et Edward de par leurs natures respectives, mais Jake était toujours mon ami. Et malgré sa répulsion envers Edward, tant qu'il me rendait heureux, il mettait son mépris en sourdine, tout du moins en ma présence.
Comme j'avais toujours mal, je décidai de prendre un bain chaud pour détendre mes muscles. Je me plongeai dans l'eau chaude auquel j'avais ajouté de l'huile de bain parfumée. Après avoir passé une bonne demi heure dans l'eau, force était de constater que ça n'avait rien changé. La douleur était toujours là. J'enfilais mon peignoir et attrapai une boite d'anti-douleurs dans le placard à pharmacie. J'en avalai deux avec un peu d'eau et retournai dans ma chambre pour me préparer.
Il était déjà l'heure de partir vers la réserve quand je rejoignis Charlie au rez-de-chaussée.
"- Tu as encore une petite mine. Tu es vraiment sûre que ça va bien ?"
"- Le sommeil n'est pas mon ami ces derniers temps... Ça ira mieux quand j'aurai fait une vraie bonne nuit."
"- Tu devrais peut-être arrêter de fantasmer sur le fils Cullen pendant ton sommeil."
"- Papa !" m'exclamai-je rouge jusqu'à la racine des cheveux.
"- Bon c'est pas tout ça, mais on nous attend. Monte dans la voiture."
"- Très bien, chef."
Je me glissais côté passager et nous nous mîmes en route. Sans m'en rendre compte je m'endormis sur le trajet, le visage contre la vitre fraîche. Je fus réveiller par Charlie qui me secouait l'épaule.
"- Tu es sûre que tu ne veux pas rentrer ? "
"- Et laisser ce pauvre Jake entre Billy et toi ? Hors de question !"
"- Très bien mais, si demain ça va pas mieux, tu restes à la maison."
"- J'ai le choix ?" demandais je implorante. Rester à la maison signifiait ne pas voir Edward
"- Non. Si, demain, tu es dans cet état, je te menotterai au lit s'il le faut."
"- Très bien..." soupirai-je.
Charlie toqua à la porte et nous fûmes rapidement accueillis par les Blacks. Jake me serra dans ses bras.
"- Comment tu vas ?"
"- Je vais bien et toi, Jake?"
"- Mon père est encore furieux de nos exploits avec les motos… Et s'il n'y avait que ça... Le retour des Cullen ne l'enchante guère plus."
"- On en a déjà discuté. Quand tu es avec moi tu gardes tes opinions pour toi."
"- Oui, je sais." ronchonna t-il.
Nous passâmes à table. Charlie programma une partie de pêche avec Billy et Jake me parla de la dernière épave qu'il avait choisi de réparer.
La nausée refit son apparition. Je me rendis au toilettes pour me passer de l'eau sur le visage et en profiter pour satisfaire un besoin naturel. En tirant la chasse je constatai que mes urines étaient étrangement foncée. Mieux valait ne pas trop s'inquiéter. Après tout, pleins de trucs pouvait influencer ce genre de choses. Je tirai la chasse et, après m'être lavé les mains, je retournai au salon.
Charlie et Billy sirotaient une bière et Jake s'approcha de moi pour me proposer de faire un tour dans son garage. Je le suivis en faisant fi de la douleur croissance et de la fatigue.
Nous restâmes assez tard dans la journée. Quand Charlie et moi prîmes la voiture, comme à l'allée, je ne tardai pas à m'endormir. Cette fois quand je me réveillai, j'étais dans mon lit. Charlie avait dû me porter dans ma chambre. Je regardai le réveil. Celui ci n'allait pas tarder à sonner. J'avais fait le tour du cadran et, pourtant, j'avais malgré tout l'impression de ne pas avoir dormi du tout.
Soudain je me précipitais pour vomir. Ayant l'estomac vide, il se contracta douloureusement me laissant haletante. Charlie me regarda descendre les escaliers en pyjama et me poser au radar sur la chaise devant lui. Il fronça les sourcils et posa son journal. Ça ne présageait rien de bon.
"- Bon, cette fois ci, Bella, tu restes à la maison pour te reposer et il n'y a pas à discuter."
"- Mais…" protestai-je.
"- Il n'y a pas de "mais" qui tienne."
"- Très bien, très bien." capitulai-je.
"- Tu veux que je reste avec toi ?" demanda timidement Charlie.
"- Non ça ira. je ne suis pas malade papa. File au travail, mais n'oublie pas de prévenir le lycée."
"- Très bien. S'il y a quoi que ce soit, tu m'appelles."
"- Promis."
Il enfila sa veste d'uniforme et ferma la porte derrière lui, juste au moment où la Volvo d'Edward se gara devant la maison. Je vis Charlie s'approcher d'Edward et lui parler. Sûrement lui disait-il que je ne me sentais pas bien et qu'il devrait aller au lycée sans moi. Je remontai dans ma chambre. Au loin j'entendis deux voitures partir.
Je me glissai dans le lit et m'endormis presque aussitôt. Ce fut un léger bruit qui me tira du sommeil. J'apperçus tout de suite Edward sur le rebord de la fenêtre. Je me redressai en sursaut dans mon lit.
"- Ferme vite cette fenêtre, on risque de te voir !" m'exclamai-je affolée.
Edward se glissa dans la chambre et s'approcha de moi, soucieux. Il s'assit sur le bord du lit et me dévisagea.
"- Charlie m'a dit que tu ne te sentais pas bien. J'allais pas rester les bras ballants."
"- Je suis juste fatiguée, pas malade."
"- Au point que Charlie te garde à la maison ?"
"- Oui. Et si tu veux mon avis, il s'en fait pour rien." m'exclamai-je souriante.
"- C'est pas son style." soupira mon aimé.
Je me blottis dans les bras d'Edward et soupirai :
"- Je ne suis pas en sucre."
"- Les humains sont si fragiles." chuchota t-il.
"- Plus fragiles que des vampires mais pas comme du verre." corrigeai-je.
"- Tu as mangé ?"
"- Pas encore et, à vrai dire, dormir autant me coupe l'appétit."
"- Je vais te préparer quelque chose. Tu vas pas rester le ventre vide."
"- Edward…" soupirai-je.
"- Ce n'est pas négociable."
Il disparut au rez-de-chaussée et revint quelques temps plus tard avec un plateau. Il le déposa devant moi et fit un signe du menton pour m'inciter à manger. Je me forçai pour ne pas inquiéter Edward en espérant de toutes mes forces que je n'allais pas re-vomir. Je prétextai une de mes minutes d'humanité pour prendre des anti-vomitifs dans l'armoire à pharmacie et retournai auprès de mon apollon.
"- Tu ne devrais pas retourner en cours ? " dis-je quand j'eus tout avalé.
"- je préfère prendre soin de toi."
"- Non, pas besoin. Tu n'auras qu'à revenir ce soir, tu verras que j'irai mieux."
Il hésita mais, devant mon air persuasif et mon sourire, il finit par céder.
Il disparut comme il était venu. Je décidai de me lever pour faire la vaisselle que Charlie avait laissé dans l'évier quand, soudain, une douleur fulgurante me traversa. Je tombai à genoux sur le carrelage, la respiration saccadée par la douleur. Je me concentrai pour respirer calmement et la douleur diminua pour devenir supportable. Je me redressai et continuai la vaisselle avant que Charlie ne revienne. Je commençais sérieusement à me demander ce qui n'allait pas chez moi.
Je m'installai ensuite dans le salon pour regarder la télé. Les heures passant, Charlie ne tarda pas à rentrer. Il fut surpris de me trouver là.
"- Tu te sens mieux ?"
"- Oui." mentis-je.
"- Tu es sûre de pouvoir retourner au lycée dès demain ?"
"- Oui, parfaitement sûre. Et tu sais combien je déteste prendre du retard dans les cours." essayai-je de le convaincre.
Plus tard, dans la soirée, alors que j'étais retournée dans ma chambre, naviguant sur le net pour me changer les idées, j'entendis Charlie monter se coucher et Edward ne tarda pas à atterrir sans bruit sur le plancher de ma chambre. Il tenait une pile de papier dans ses mains.
"- Tes cours de la journée." chuchota t-il en les posant sur mon bureau. "Comment tu te sens ?"
"- Bien mieux." mentis-je une nouvelle fois.
Il s'approcha de moi avec douceur et me caressa la joue.
"- Si seulement je pouvais lire là-dedans." me dit-il en me tapotant le front.
"- Je croyais que ça faisait partie de mon charme."
"- Exactement. Sauf dans les cas comme celui-là. Je pourrais être sûre que tu ne me mens pas."
"- Pourquoi te mentirais-je ?" m'insurgeai-je
"- Pour ne pas que je m'inquiète." dit-il calmement.
"- Hé bien il va te falloir me faire confiance."
Il me serra dans ses bras et déposa un baiser sur mon front. Cette nuit là encore, je m'endormis épuisée dans ses bras.
Les jours passèrent. Au bout de deux mois, ma fatigue n'avait pas disparu et mon état n'allait pas en s'améliorant. La douleur et la fatigue faisaient désormais partie de mon quotidien. En plus des efforts que je devais faire pour le cacher, des symptômes s'étaient ajoutés aux autres. Régulièrement, je devais me concentrer pour empêcher mes mains de trembler quand je voulais saisir un objet. Parfois, je me réveillais dans la nuit couverte de sueur et pourtant parcourue de frissons. Tout cela était de plus en plus difficile à cacher à mon entourage.
Un matin, je me levai plus fourbue encore qu'à l'habitude Je me sentais nauséeuse et fiévreuse. En passant devant le miroir de la salle de bains, je constatai avec horreur que mon teint avait jauni et que mes joues s'étaient creusées. Heureusement j'avais palié à ce problème en achetant du maquillage depuis ma dernière escapade à Port Angeles.
J'essayais de parfaire mon teint quand Charlie me hurla que j'allais être en retard au lycée. Je me jetai sur un jean et un pull et dévalai les escaliers tout en me concentrant pour ne pas tomber.
"- A ce soir, Charlie."
Il me regarda profondément, comme souvent ces derniers temps, et remarqua presque aussitôt que je tremblais.
"- Bon maintenant tu vas m'écouter. Dès ce soir, on va chez le docteur, que tu le veuilles ou non. Je vois bien que ça ne va pas mieux. Je vois bien que c'est même pire mais tu t'obstines à vouloir me le cacher..."
"- Charlie …"
"- Il n'y a pas à discuter."
"- Quand tu fais ton chef de la police, je vois bien que te contredire ne sert à rien." soupirai-je.
"- Tu as tout compris. Donc ce soir je passerai te chercher au lycée."
"- Mais papa…"
Il me fusilla du regard, ne supportant aucune réplique. Il prit son arme et sa veste et claqua la porte. Je me sentis mal et je dus me précipiter aux toilettes une nouvelle fois.
En enfilant mon jean, je remarquai pour la première fois que je nageais dedans. En me pesant, je constatai à ma grande stupeur que j'avais perdu plusieurs kilos. Je commençai à me dire que Charlie avait raison et qu'il était urgent que je vois un médecin. Mais ce qui m'inquiétait, au delà de tout, ce fut qu'Edward le remarque. Ce qui m'étonnait d'ailleurs, c'est d'avoir pu le duper, tous les duper, depuis tout ce temps.
Le klaxon ne tarda pas à m'appeler. Je soufflai profondément, pris mon sac et rejoignit Edward à côté de sa Volvo. Son regard d'obsidienne se posa sur moi. Je vis ses sourcils se froncer et sa main se posa sur ma joue avec tendresse.
"- Tu es brûlante… Tu es malade ?"
"- Je ne me sens pas très bien..." avouai-je à contrecoeur.
"- Tu devrais rester chez toi et voir un médecin."
"- Je viens avec toi au lycée. Charlie me force déjà à aller voir le docteur ce soir. C'est d'ailleurs lui qui viendra me chercher."
"- Ce n'est pas raisonnable." répliqua t-il soucieux.
"- Ça va aller..." essayai-je de le rassurer.
Il me regarda dans les yeux et je sentis mon estomac se tordre douloureusement.
"- Bella… Tu as le blanc des yeux jaunes." sa voix se cassa.
"- Quoi ?" dis-je paniquée.
Je me penchai pour me regarder dans le rétroviseur et constatai avec horreur qu'il disait la vérité. Mon coeur se mit à battre la chamade et je ne doutais pas qu'il pouvait l'entendre. Il me prit doucement par les épaules.
"- Je vais t'emmener voir mon père."
"- Non !" hurlai-je.
"- Sois raisonnable, Bella !" dit-il en prenant ma main dans la sienne et cette fois je ne pus l'empêcher de trembler.
"- Il faut que j'aille au lycée. J'irai ce soir. Je te promets." dis-je au bord des larmes.
Je ne voulais pas que Carlisle m'examine tout simplement parce qu'avec Edward il n'y aurait pas de secret professionnel. Pas de secret professionnel quand vous pouvez lire dans les pensées.
"- Bella !" tonna sa voix sévère.
Je me blottis contre lui.
"- S'il te plait… Laisse-moi venir au lycée avec toi. Tu verras, demain, je pourrais te dire que tout va mieux."
Un grognement s'éleva de sa gorge mais devant mon air suppliant, il céda.
"- Tu me promets d'y aller ce soir et de me dire toute la vérité ?"
"- Je te le promets..." dis-je en passant ma main tremblante sur sa joue.
Nous nous dirigeâmes vers le lycée en silence. Une fois n'est pas coutume, je m'endormis pendant le trajet. Je fus réveillé par la voix d'Edward à mon oreille.
"- On est arrivés, mon ange." sa voix reflétait son anxiété.
"- On se retrouve à la cafétéria."
"- Oui" dit-il, l'air ailleurs.
Je m'éloignai aussi vite que mes jambes flageolantes me le permettait. La matinée passa terriblement lentement. La douleur dans mon dos se fit plus oppressante et je devais faire appel à toutes mes forces pour me concentrer sur ce que pouvait dire le professeur.
Enfin, la sonnerie du repas me délivra. Je me dirigeai vers la cafète. Je marchais lentement. Je pris un plateau et posai quelques babioles dessus. Je rejoingnis les Cullen à leur table et aussitôt tous les regards se fixèrent sur moi.
"- Tu te sens bien Bella ?" demanda Emmett.
"- Je suppose que ce n'est pas la peine de mentir... Alors, non, ça ne va pas très bien."
"- Pourquoi n'es-tu pas chez toi à te reposer ?" ajouta Alice, nerveuse.
"- Parce que je ne vais pas si mal que ça." répondis-je maladroitement.
"- Tu espères qu'on va te croire ?" m'interrogea Rosalie en tapotant de ses ongles parfaitement vernis sur la table.
"- Non, mais j'ai déjà dit à votre frère que ce soir j'allais voir un médecin. Pas besoin d'en faire toute une histoire." répondis-je en baissant les yeux.
"- Et puis il n'y a pas que ça. Ça saute aux yeux que tu as maigri. Tu flottes dans tes vêtements. Depuis combien de temps ça dure, ton manège ?" assena Jasper.
Je suppliai Edward d'intervenir du regard. Heureusement, il eut pitié de moi et vint à mon secours.
"- Elle m'a déjà promis d'aller voir un médecin ce soir. Vous n'allez pas lui faire subir un interrogatoire, non ? Elle se sent déjà assez mal comme ça."
Je grignotai ce que j'avais pris sur mon plateau. Je sentis la nausée m'envahir. Je respirai calmement pour ne pas vomir. Enfin, Edward déposa un baiser sur ma joue brûlante.
"- A ce soir."
"- Oui, je t'enverrai un SMS quand nous serons rentrés." dis-je à mi-voix.
Il s'éloigna avec le reste de sa famille et quand je fus sûre d'être hors de vue, je me précipitai aux toilettes pour rendre le peu de contenu de mon estomac. Il se contracta violemment et une douleur fulgurante me traversa. Je m'accrochai aux rebords de la cuvette mais la douleur ne me quitta pas. je pris mon courage à deux mains pour me redresser. je me rendis à l'évidence, je ne pouvais pas attendre le soir. Ça faisait trop longtemps que je faisais semblant d'aller bien. Je me sentis tout d'un coup très faible. Je me laissai tomber sur les toilettes.
J'attrapai mon portable et choisit le numéro de Charlie dans la liste de contacts. La sonnerie retentit un moment quand enfin j'entendis la voix rassurante bien que bourrue de mon père.
"- Charlie…" murmurai-je faiblement.
"- Bella ?! Où es tu ?" demanda t-il affolé.
"- Je suis dans les toilettes... Il faut absolument que tu viennes me chercher. Je ne me sens pas bien du tout..." lâchai-je.
"- J'arrive tout de suite…"
"- Je vais essayer de t'attendre dehors. S'il te plaît, fais ça discrètement."
"- Je ferai mon possible."
La douleur me suffoquait mais je me forçai à sortir de la cabine. Je me passai de l'eau sur le visage, me démaquillant au passage. J'eus donc une mine affreuse. Ramassant mon sac, je me traînai aussi vite que la douleur me le permettait jusqu'à un banc sur le parking. La tête me tournait et de la sueur froide dégoulinait le long de mon dos.
Enfin, au bout d'un temps qui me sembla interminable, je vis le voiture de patrouille débouler en face de moi. Elle se gara près de moi, Charlie en sortit pour se précipiter vers moi et me souleva dans ses bras comme si j'étais un fétu de paille.
"- Je savais bien que je n'aurais pas dû te laisser partir ce matin... Des fois, je me filerais des baffes."
"- Ce n'est pas ta faute, papa… C'est moins qui suis trop têtue..."
Il me glissa dans la voiture et attacha ma ceinture.
"- Maintenant, on va aux urgences." dit-il avec fermeté.
Je bondis sur mon siège affolé par cette perspective
"- Charlie !…"
"- N'essaie même pas de m'en dissuader !"
Il enclencha la sirène et je vis le peu de voitures que nous croisions s'écarter sur notre chemin. Bientôt, nous nous retrouvâmes devant l'hôpital. Il se gara aussi près que possible de l'entrée et me reprit dans ses bras. Arrivé à l'accueil, nous fûmes aussitôt envoyés dans une salle d'attente. La nausée m'envahit de nouveau et je ne sus pas dire si c'était dû à mon état ou à mon angoisse d'être examiné par Carlisle Cullen. Mon coeur battait la chamade rien que d'y penser. Charlie trépignait sur sa chaise et me jetait sans arrêt des regards anxieux.
Enfin, au bout d'une bonne heure d'attente, mes pires craintes se confirmèrent. Ce fut Carlisle qui se dirigea vers nous. Charlie lui serra la main :
"- On vient de me prévenir que tu étais là, bella. Viens, je vais t'examiner tout de suite."
"- Tu m'attends ici, papa ?"
Il s'apprêtait à protester mais carlisle l'apaisa
"- Je vais prendre soin d'elle, Charlie."
Il se rassit vaincu, je suivis donc Carlisle jusqu'à son bureau. Il me fit signe de m'asseoir sur la table de consultation. Je m'exécutai sans protester, impressionnée par l'aura de carlisle.
Il s'approcha de moi et me glissa un thermomètre dans l'oreille. Il fronça les sourcils en consultant le résultat. Il prit ma tension, puis me regarda dans les yeux. Il tira doucement sur ma paupière et un pli de contrariété se fit sur son front.
"- Bella, es-tu fatiguée comme ça depuis longtemps ?"
"- Oui." dis je timidement
"- As-tu d'autres symptômes ?"
Je lui énumérai les différentes choses que j'avais noté. La perte d'appétit, la perte de poids, la douleur quotidienne qui me coupait parfois le souffle et d'autres détails plus scabreux.
"- Edward m'a aussi dit que ça t'arrivait de trembler."
"- Oui." avouai-je honteuse.
"- Je vais te demander de t'allonger."
Je m'exécutai, trop heureuse de pouvoir me laisser aller sans avoir peur de tourner de l'oeil. Il me tâta à différents endroit et le pli sur son front s'accentua encore. Il me fit signe de me redresser et ouvrit la porte pour appeler quelqu'un. Presque aussitôt, une infirmière fit irruption et écouta les indications de Carlisle. Elle me fit une prise de sang puis quitta la pièce.
"- Bella, tu va aller passer un IRM et retourner attendre avec ton père. Je ne tarderai pas à avoir tes résultats." dit-il avec sérieux.
Je retournai dans la salle d'attente où on vint me chercher pour passer ce fameux IRM. Je commençai à me dire que c'était sûrement plus sérieux que je ne l'avais cru et je commençai à angoisser. Tout le monde était gentil avec moi et ça me rassura au moins un certain temps.
Un irm. C'était la première fois de ma vie que j'en passais un et, le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'était pas douloureux mais pas pour autant agréable. Ça faisait un véritable boucan. Puis débuta l'attente. Je me laissai aller contre l'épaule de Charlie et laissai le sommeil m'emporter.
Je fus réveillé par Charlie. La nuit était tombée et le hall était bien silencieux tout d'un coup. Une infirmière nous conduit jusqu'au bureau de Carlisle en nous disant qu'il avait le résultat de mes examens. Nous toquâmes à la porte.
"- Entrez."
Il avait un air grave et nous fis signe de nous asseoir. Il consulta mon dossier, puis prit un cliché qu'il vérifia une dernière fois à la lumière. Il s'assit et me lança un regard.
"- Alors, qu'est ce qui ne va pas ?" demanda Charlie, tendu comme un arc.
"- Je suis sûre que ce n'est pas grand chose." dis-je pour détendre l'atmosphère, mais ma voix se cassa.
Carlisle croisa ses doigts sous son menton et se racla la gorge :
"- Bella, depuis combien de temps ne vas-tu pas bien ?"
Je déglutis, sentant le regard de mon père me brûler la peau.
"- Deux ou trois mois." avouai-je le plus bas possible.
Carlisle me sourit doucement mais Charlie lui bondit sur son siège
"- Pourquoi tu ne m'as rien dit ?!"
"- Parce que je ne voulais pas t'inquiéter pour rien." marmonnai-je.
Charlie se rassit et se tourna vers Carlisle :
"- C'est grave ?" demanda Charlie, pâle comme un linge.
"- Bella, Charlie,... Il va falloir que vous soyez forts."
Aussitôt, Charlie serra ma main et je l'entendis déglutir bruyament. Carlisle me regarda de nouveau. Il avait l'air incroyablement triste.
"- Bella… Tu as un cancer du pancréas."
"- Comment ?…" blémit mon père.
"- Charlie je suis désolé, mais c'est la vérité. Un cancer avancé." dit-il aussi doucement que possible.
"- Ce n'est pas possible." murmura t-il. "Il n'y a rien à faire ?" implora t-il.
"- Ce n'est pas opérable… Mais on peut essayer la chimiothérapie pour…"
"- Gagner du temps ?" coupai-je.
"- Bella…" me dit gentiment le père d'Edward.
"- Combien de temps il me reste ?"
"- Isabella " rugit mon père désemparé.
"- Combien de temps ?" insistai-je auprès de Carlisle.
Il me prit la main. La mienne brûlante dans la sienne glaciale.
"- Avec la chimiothérapie, on pourrait envisager… 6 à 8 mois." laissa tomber Carlisle.
Si peu… Edward mon amour…
J'entendis Charlie étouffer un sanglot, ce qui me tira de mes pensés.
"- Ok pour la chimiothérapie, mais ne dites rien de tout ce que vous venez de nous dire à Edward." dis-je en soutenant le regard d'obsidienne de Carlisle.
j'ai la chance de n'avoir aucune expérience de personne ayant eu un cancer dans ma famille proche ni dans mes amis , donc ne m'en veuillez pas si vous trouver des incohérences à ce niveau , merci.
