Chapitre 9 : Tout s'éclaire ?
A la clinique, Shun avait téléporté tout le monde dans un coin désert, non loin de l'entrée, aussi tous ceux qui étaient présents crurent que les frères venus d'une ambulance. Ces derniers poussaient vivement le brancard, où était allongée leur sœur, vers les salles d'opérations. Lucifer portant Chloé Decker les suivait de près. Un médecin vint aider Lucifer en lui proposant d'allonger le détective sur un brancard afin qu'elle soit examinée. Hyoga, Shun et Shiryu étaient arrivés devant le bloc opératoire. Deux brancardiers prirent en charge la jeune fille pendant que Le Cygne et Andromède se ruaient dans la salle permettant de se préparer avant d'entrer dans un bloc. Les deux furent prêts en un tour de main et rejoignent les médecins et les infirmiers déjà penchés sur la benjamine. L'un des médecins s'adressa à Hyoga
Amy : Tu as pris là un gros risque Hyoga !
Hyoga : Je sais bien, mais c'est tout ce que j'avais à disposition et le temps de faire. Et puis, elle est solide, et c'est pas la première fois qu'elle est en hypothermie, elle va tenir le choc.
Ajax : L'artère est clampé, ça nous laisse un peu de temps, maintenant il faudraoit retrouver ce fichu morceau de métal et qu'il ne faisse pas d'autre dommage.
Shun choisir d'intervenir, il avait légèrement suscité son cosmos pour repérer l'orichalque et fit une proposition.
Shun : Et si on installait un électro-aimant, on pourrait le conduire où on veut et on aurait plus qu'à le retirer.
Amy : Pas bête, c'est une très bonne idée, Shun !
Hyoga lui passa un court message télépathique.
Hyoga : "Un aimant ne le trouvera jamais !"
Shun : "Mais ma chaîne oui, et je peux la dissimuler dans l'aimant et attirer l'orichalque avec mon cosmos."
Hyoga : "Oui, peut-être, ça vaut le coup d'essayer !" Acquiesça-t-il pendant qu'on amenait un gros électro-aimant. Shun en aidant à l'installer y dissimula la pointe triangulaire de sa chaîne nébulaire. Seul Hyoga vit la chaîne apparaître très brièvement pour se conformer aux ordres de son maître et ne laisser que sa pointe. Les deux chevaliers virent alors la pointe désigner le flanc gauche de l'adolescente et Shun en activant son cosmos, prit le contrôle de l'écharde d'orichalque après quatre ou cinq essais. Il l'amena là où l'électro-aimant était censé le faire et après trois longues heures, le métal fut retiré, l'artère réparée, l'hémorragie résorbée et les plaies recousues. Il ne restait plus qu'à remonter doucement la température du corps et à transfuser la jeune fille.
Quelques heures plus tard, au bar du Lux, Ikki rejoignit Mazikeen. Ils échangèrent quelques mots et buvaient un verre en silence quand Lucifer, rassuré sur le sort de Chloé, entra dans la salle et repéra son démon. Il les rejoignit.
Lucifer : Maze, je suis heureux de te voir, monsieur Kido, enchanté de vous revoir ! Tu es venue partager Maze ?
Mazikeen : Non, boire un verre, je ne partage plus avec toi !
Lucifer : C'est bien dommage, comment va votre petite sœur ?
Ikki : Sortie du bloc, elle va s'en tirer, c'est une battante ! Répondit-il, bourru. Son air ténébreux, sa prestance et son charme firent saliver le prince des Enfers et celui-ci imagina bientôt ce que pourrait être de faire l'amour au Phénix. Mazikeen, en voyant le regard lubrique de Lucifer, comprit tout de suite à quoi pensait ce dernier et l'attirant un peu plus loin lui glissa.
Mazikeen : Il est à moi, je ne le partageais pas et oui, il est sensationnel au lit.
Lucifer : Bah, juste un petit fantasme, je ne toucherais pas, promis. Eve m'aura sûrement trouvé un peu de distraction.
La démone lui sourit et retourna vers Ikki qu'elle embrassa goulûment et jusqu'à l'asphyxie. Lucifer la vit faire avec le sourire et se détourna rapidement pour rejoindre sa compagne, décidé à user de ses charmes infernaux et de son expérience millénaire pour calmer l'excitation que venait de faire naître le couple. De son côté, Mazikeen tira Ikki à l'extérieur et les deux ne tardèrent guère à se retrouver dans une chambre d'hôtel. Ils se déshabillent rapidement et Mazikeen se jucha sur Ikki, ses longues jambes enserrant la taille du Phénix, les mains de celui-ci soutenant les fesses fermes alors qu'elle lui enlaçait et lui mordillait le cou. Le Phénix eut un grognement et colla sa partenaire contre le mur avant de pénétrer d'un puissant coup de rein qui l'enfonça dans le mur. Elle poussa un cri de bonheur et le chevaucha alors qu'il la pilonnait sauvagement. Ils vinrent tous les deux et sans se retirer, Ikki la porta sur le lit avant de lui mordre le lobe de l'oreille et de lui susurrer.
Ikki : Tu griffes comme une tigresse, tu ronronnes comme un chat et maintenant je vais te faire jouir à en perdre la tête !
Mazikeen : Tu es bien sûr de toi !
Ikki eut une ombre de sourire et vint embrasser et mordiller la poitrine généreuse de la démone tandis que ses doigts caressaient son intimité. Profitant des gémissements de plaisir de son amante, il glissa deux doigts dans son vagin alors que son autre cmain venait titiller l'autre côté. Il lui glissa.
Ikki : Je vais te donner du plaisir là et là, en même temps.
Pour toute réponse, elle s'empara de la main qui allait et venait tout en bas de son dos et en lécha sensuellement les doigts avant de mordre fortement l'épaule du chevalier.
Mazikeen : Vas-y, vite.
Son partenaire s'exécuta avec joie et rapidement, le claquement de leur deux sexes l'un contre l'autre s'eleva de plus en plus frénétiquement. Elle fut la première à atteindre l'extase à grands cris vite rejointe par son amant.
Beaucoup plus tard, ils prirent un peu de repos, leurs peaux luisant de sueur.
Le lendemain matin, Chloé put sortir de la clinique. Lucifer vint la chercher, il en profite pour aller voir la jeune princesse. Celle-ci était toujours inconsciente veillée par Shun.
Lucifer : Bonjour !
Shun : Bonjour ! Besoin d'aide ?
Lucifer : Non, merci, je voulais simplement la remercier, si elle n'avait pas agi, aucun de nous ne serait là pour en parler.
Shun : Et si vous n'aviez pas agi quand vous avez pu, elle ne serait pas là non plus, c'est moi qui vous remercie ! Comment va votre amie ?
Lucifer : Très bien, elle sort aujourd'hui. Au revoir.
Il sortit pour rejoindre la détective.
Deux jours plus tard, Hyoga et Shun se retrouvèrent au chevet de leur sœur. C'est alors que le plus jeune remarqua des signes d'éveil.
Shun : Hé, Hyoga regarde, la belle aux bois dormant se réveille !
Hyoga : Enfin, bonjour ma puce ! Non, reste allongée. Fit-il en lui posant une main douce mais ferme sur l'épaule alors qu'elle cherchait à se redresser.
Cécile : Hyôga ! Murmura-t-elle avec un faible sourire.
Hyoga : C'est moi, ma grande, Shun est là aussi. Commentaire te sens-tu ?
Cécile : Vaseuse, j'ai l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur ! Le détective Decker, Lucifer ? Interrogea-t-elle, soudain, en se redressant un peu.
Aussitôt, il l'obligea à se rallonger.
Hyoga : Non, ma grande, tu restes bien allongée, c'est nécessaire. Et rassure-toi, ils vont bien.
Cécile : Pourquoi Tony m'a trahie ?
Hyoga : Je ne sais pas, repose-toi et on t'explique tout quand tu seras reposée.
Cécile : Restez, s'il vous plaît ? Demanda-t-elle en fermant ses yeux inertes. Sa tête avait à peine touchée l'oreiller qu'elle se rendit comme une masse.
Un mois et demi plus tard, dans la salle de kinésithérapie de l'hôpital. Le kiné positionna le fauteuil roulant de l'infirme devant deux barres parallèles en fer et retira rapidement tout ce qui la retenait au fauteuil.
Kiné : Prête ?
Cécile : Au tant qu'on peut ! Dit-elle en se rappelant la douleur qui l'avait terrassée la première fois qu'elle s'était levée.
Kiné : Alors, on y va ! Tu te lèves et tu essais de faire un pas. Je suis juste devant toi et Shun te regarde. Ajouta-t-il en voyant arriver le jeune homme.
Elle eut un pauvre sourire et posant ses mains sur les deux barres, elle se hissa en position debout. Une vague de douleur la traversa mais elle s'efforce de garder un visage neutre. Elle fit un premier pas et voulut en faire un deuxième mais s'effondra en avant. Le kiné la retint et la rassit doucement.
Kiné : C'est très bien.
Cécile : Encore, une fois ? Supplia-t-elle.
Le kiné eut un petit rire alors que Shun s'approchait.
Kiné : Ça suffit amplement pour aujourd'hui, il faut apprendre à marcher avant de courir.
Cécile grommela quelque chose mais se laissa faire. Shun ne tarda guère à ramener à la maison.
Shun : Félicitations, ma grande, tu as très bien travaillé !
Cécile : Shun, pas toi, je t'en prie ! Avec le cosmos, je commence déjà marcher presque normalement !
Shun : Tu as été empoisonné à l'orichalque plus de 3 mois, ma puce, tu sais que ses effets sont longs à s'atténuer même quand il n'est plus en toi. Et tu sais que seule une séance de guérison avec Mû et Shion réunis te débarrassera totalement de l'orichalque. Rétorqua calmement Andromède.
Seiya qui arrivait, proposa joyeusement.
Seiya : Hé, bonjour ma grande, que dirais-tu d'une balade au bord de la mer ?
Shun : Non, Seiya, pas aujourd'hui, mademoiselle a rendez vous avec la psychologue !
Cécile : Sérieux ? Je vais bien, Shun, c'est pas comme si c'était la première fois !
Shun : Je n'en doute pas, ma puce, mais ce sont les avocats des malfaiteurs qui l'exigent, sous prétexte que tu n'es pas saine d'esprit et que c'est toi qui les a attaqués. Si tu veux qu'ils restent sous les barreaux, il le faut !
Cécile : D'accord ! Franchement, ils ont pas trouvé plus crédible, non mais je fais comment moi ?
Shun : Pour ça, j'ai pleinement confiance en ton sens de la mesure et tes capacités à noyer le poisson. Je t'y emmène, et puis tu pourras te balader avec Seiya au retour,d'accord ?
Cécile : Oui, merci Shun, pour tout, je sais que je ne suis pas forcément très facile à vivre en ce moment.
Shun : Ne t'en fais pas, je comprends, petite sœur.
Il l'emmena au cabinet du Dr Martin. C'est là qu'elle avait rendez vous. Elle eut un sourire en reconnaissant la voix de la jeune femme qu'elle avait rencontrée à la clinique et son sourire s'agrandit en ressentant la présence pure d'Amenadiel. Aux sons qu'elle entendit, elle comprit qu'il était en couple avec la psychologue. La visite fut rapide et Linda établitsans peine que la jeune fille était parfaitement saine d'esprit.
Quelques jours plus tard, Seiya avait emmené sa sœur faire une longue balade, près de la mer, sur une route donnant sur une falaise. La route descendait en lacets de l'autre côté. Seiya se pencha au dessus de sa sœur.
Seiya : On descend à grande vitesse, ça te dit ?
Elle acquiesça en riant. Elle entendit Seiya poser quelque chose par terre et un petit cliquetis. Le chevalier avait posé un skateboard sur le sol et l'avait enclenché dans les deux crochets métalliques du fauteuil.
Seiya : Prête ?
Cécile : Oui, mais tu cours pas en super vitesse quand même ?
Seiya : Non, c'est mon petit secret ! Ajouta-t-il, malicieux.
Il engagea le fauteuil sur la route et commençait à courir pour donner un peu de vitesse. Mais au moment où il allait monter sur le skate, son pied glissa, il chuta, s'ouvrant profondément le genou sur le bord métallique et lâchant le fauteuil qui commençait à dévaler la pente. Il cria.
Seiya : Céc', freine !
Au cri de son frère, elle saisit les freins mais sa main gauche fut la plus rapide. Freiné brutalement, le fauteuil s'arrête brusquement et déséquilibré bascula sur le côté. En quelques secondes, Seiya fut près d'elle et la releva avec précautions.
Seiya : Ça va, ma puce ?
Cécile : Oui, la sangle m'a retenue, je me suis juste râpée le bras gauche et l'accoudoir s'est enfoncé dans mes côtes, c'est tout ! Et toi ?
Seiya : C'est rien, ne t'en fais pas. Je suis désolé, j'ai trébuché sur une pierre et j'ai glissé.
Cécile : C'est pas grave, Seiya, c'est pas ta faute. Par contre, pourquoi tu boîtes ? Demanda-t-elle en entendant la démarche claudicante de son frère.
Seiya : Ne t'inquiètes pas, allez on rentre mais doucement cette fois. J'ai eu trop peur pour toi.
Cécile : Seiya, depuis quand tu es raisonnable ?
Seiya : Depuis que je me fais du souci pour ma petite sœur qui crispe ses bras sur les accoudoirs et qui essaye désespérément de ne pas me montrer qu'elle souffre.
Elle eut un soupir de résignation et dit doucement.Cécile : C'est vrai mes côtes me font un peu mal, sûrement le choc entre l'accoudoir et ce foutu corset.
Seiya : Je suis vraiment désolé, petite sœur !
Cécile : Et les accidents ça arrive à tout le monde, même aux chevaliers !
Ils continuèrent à concevoir gaiement et rentrèrent une heure plus tard. Ils avaient convenu de minimiser l'accident mais manque de chance, Shun arriva en même temps qu'eux. Il ne manqua pas de remarquer le pantalon déchiré et taché de sang de Seiya et le coude blessé de sa sœur.
Shun : Allons bon, qu'est ce qui vous est arrivé tous les deux ?
Seiya : Un stupide accident, j'ai glissé, lâché le fauteuil, elle a freiné d'un seul côté. Fit-il en faisant discrètement signe à Andromède de ne pas parler de sa jambe.
Shun : Bon, on va s'occuper de ça ! Allez, Seiya, va donc t'asseoir dans le canapé, Hyoga va se charger de mademoiselle. Dit-il après avoir passé un court message télépathique.
Cécile : Vous allez pas gronder Seiya, hein, Shun ? C'est vraiment un simple accident.
Shun : Ne t'en fais pas pour rien, on va pas l'enguirlander, mais j'ai besoin de jeter un œil à sa jambe et à ses mains.
Seiya : Shun !
Shun : "Elle n'est pas idiote, Seiya, je suis sûr qu'elle t'a entendu boiter." répliqua-t-il télépathiquement.
Cécile : Oh oui, je l'entends boitiller mais il persiste à me dire que tout va bien.
Shun : "Tu vois !" Promis, je m'en occupe ! Ne me dis pas que tu pensais que j'allais pas vérifier Seiya ! Ajouta-t-il, un peu ironique.
Pégase baissa la tête et obéit en ronchonnant alors que Hyoga prévenu télépathiquement par Shun, soulevait la jeune fille et l'emmenait dans sa chambre.
Hyoga : Alors, tu as mal où ?
Cécile : Un peu au coude et aux côtes, j'ai rien, Hyo', mais je m'inquiète beaucoup pour Seiya !
Hyoga : Et puis, tu as surtout peur qu'on l'engueule à cause de toi et qu'on vous interdise vos petites virées, n'est ce pas ?
Elle rougit mais s'abstint de tout commentaires. Hyoga examina son coude puis ses côtes et commença à palper son abdomen.
Cécile : Hé, tu fais quoi ?
Hyoga : Je vérifie que la sangle n'a pas fait de dommages, vous n'alliez pas doucement, on dirait.
Cécile : La rue est en pente, il a glissé en haut.
Hyoga : Je vois, bon tout est en ordre, et détend toi, on ne va pas le tuer ! Finit-il en lui ébouriffant les cheveux avant de proposer. Hyoga : Je vais voir ce qu'il en est et je reviens te tenir au courant et soigner ton coude, ça marche ?
Cécile : Oui, merci, grand-frère ! Il tint parole et revint trois minutes plus tard pour la rassurer.
Deux semaines plus tard, la jeune fille sortait en claquant la porte de la maison, furieuse. Depuis que Seiya et elle avaient chuté, Hyoga, Shun et Ikki les empêchaient régulièrement de faire des balades ensemble. Shiryu la rejoignit alors qu'elle engageait son fauteuil sur le trottoir.
Shiryu : Céc', attend, s'il te plaît ?
Cécile : J'en ai marre, Shiryu, c'était juste un accident, je vais prendre l'air en face, c'est tout, mais là, j'ai vraiment besoin d'espace !
Shiryu : Files, je vais essayer d'arranger les choses. Dit-il avec un bon sourire, conscient que sa sœur avait besoin de se retrouver un peu seule.
Shiryu : Je t'aide à traverser ?
Cécile : Ça ira, je connais le chemin par cœur. Lui sourit-elle doucement. Effectivement, même aveugle, elle n'eut aucun mal à se retrouver dans le parc. Ce que toute la famille ignorait, c'est que Ludwig lors de son transfert à la prison du comté avait réussi à s'échapper et que ses sbires surveillait attentivement la famille afin de kidnapper la gamine. Il n'était pas prêt à renoncer à l'argent qu'on lui proposait pour les organes de l'adolescente. Aussi, il ne fallut que quelques minutes pour que les deux sbires qui étaient là, se jettent sur la jeune fille et la poussent dans une camionnette. Bizarrement, elle ne se débattit presque pas et se laissa faire, prévenant mentalement ses frères.
Cécile : "Les gars, on m'enlève à nouveau, mais n'intervenez pas, ils ont parlé de Ludwig et comme je vous l'ai dit, j'ai reconnu en lui une aura démoniaque, je veux vérifier ma théorie, on pourrait s'approcher de la Pierre de la Désolation."
Ce fut Ikki qui lui a répondu.
Ikki :"D'accord, ma grande, on te fais confiance, mais à la moindre alerte, tu nous préviens et tu nous fais un compte rendu détaillé toutes les demi-heures !"
Elle acquiesça rapidement. Ses yeux bleus étaient fermés, elle devait l'impression de dormir, aussi les deux sbires ne prirent pas garde à leur conversation et ils l'emmenèrent dans un entrepôt, la ligotèrent sur une chaise, la croyant incapable du moindre pas et l' un d'eux annonce à leur patron.
Sbire1 : Elle n'a pas eu le temps de comprendre, patron, et elle s'est endormie sur la route.
Le patron apparut dans un trait de lumière. C'était bien Ludwig, mais plus sale et son bras blessé un aspect noirci, comme profondément brûlé.
Ludwig : Et bien, laissons là dormir, Lucifer ne devrait plus tarder, j'aurais ma vengeance et les Enfers !
Un peu plus tard, Lucifer se présentait à la porte de l'entrepôt. Il allait entrer quand il ressentait une présence. Une image immatérielle de la jeune fille se tenait à côté de lui.
Lucifer : Toi ! Que fais-tu là ? Tu sais te servir de ton corps astral ?
Cécile : Bien sûr, et je suis là pour vous prévenir, oubliez la porte d'entrée, tous les petits pions de Ludwig sont massés derrière, alors qu'il n'y a personne à la porte arrière. Ça fait à peu près une demi-heure que je repère les lieux. Ikki et Mazikeen sont là, eux aussi. Suivez le guide !
Son image se mit en route et Lucifer, fortement amusé par le tour qu'elle jouait à Ludwig la suivit en demandant.
Lucifer : Vous avez vu le détective ?
Cécile : Non, ce n'était qu'une ruse pour vous faire venir, il a pas l'air de vous apprécier !
Lucifer : C'est le démon de la Désolation, Ymos, que j'ai banni sur Terre, il ya plus d'un millénaire et qui se cache dans cet humain.
Cécile : Au peu que j'ai pu voir, le démon a définitivement pris le pas. Et si mes souvenirs sont bons, les démons ont une gemme à la place du cœur ?
Lucifer : Exact, tu as trouvé la pierre de Désolation !
Cécile : Je me disais bien que j'avais ressenti sa présence. Vous avez banni beaucoup de démons sur Terre ?
Lucifer : Deux, lui et Dromos !
Cécile : J'espère que ce dernier n'est pas aussi revanchard ! En arrivant dans ce monde, j'ai ressenti deux auras très sombres comme dépossédées de leur force mais l'une d'elle se renforce de plus en plus et ce n'est pas Ludwig/Ymos où alors, il est très bon pour dissimuler son aura.
Lucifer : On verra bien !
Cécile : On aura besoin de l'Union Sacrée !
Lucifer : Oui, c'est une bonne idée !
Tout en discutant, ils étaient parvenus à l'arrière de l'entrepôt et s'étaient glissés à l'intérieur sans problème. Ils arrivèrent dans le dos de Ludwig et au moment où Lucifer allait se manifester, elle l'arrêta d'un geste. Ludwig parlait de l'Arme de la Solitude.
Ludwig : Une fois débarrassé de Lucifer, je n'aurai plus qu'à attendre quelques mois l'arrivée de l'Arme de la Solitude et j'aurais le contrôle de la Terre mais aussi des Autres Univers !
Lucifer : Pour cela, il faut que tu me tues ! Intervint-il. Ludwig se tourna d'un bloc.
Ludwig : Comment es-tu arrivé là ? Peu importe, si tu me touches, elle meurt Lucifer et cela sera entièrement ta faute ! Or tu n'as jamais tué d'humain! Pérora-t-il en désignant la jeune infirme ligotée sur une chaise et un sbire tenant un couteau sous la gorge pâle.
Un rire clair s'éleva et l'image immatérielle de la jeune fille apparut au côté de Lucifer.
Cécile : Et toi tu n'es qu'un imbécile si tu crois me tenir. Je n'ai plus d'orichalque me bridant dans le corps. J'ai simplement feint de dormir, et j'ai repéré les lieux grâce à mon corps astral. Et ne comptes pas sur tes petits soldats, Ikki et Mazikeen se font un plaisir de les mettre hors d'état de nuire pour un moment sacré ! C'est là tout le compliqué avec un aveugle, on ne sait jamais s'il dort ou bien s'il dissimule ses yeux inertes. Et malheureusement pour toi, je n'ai pas besoin de mes yeux pour savoir ce qui m'entoure ! Et dernière chose, tu ne me tiens pas !
Un tourbillon blanc-argentée apparut à la place de l'adolescente ligotée et son corps se retrouvant à la place de l'image de son corps astral, debout sans aide.
Ludwig : Non ! Tu ne peux pas marcher ! Vous allez mourir !
