Bonjour à toutes et à tous.
Ceci est un recueil de prompts qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. Cette idée est venue un jour d'ennui et la découverte d'un générateur de prompts pour pimenter l'art de l'écriture.
Voici le lien si vous voulez aller y faire un tour (enlevez les espaces) :
: / / prompts. Neocities ?otp2 = Ahri (Fanfiction ne veut pas mettre le début de l'adresse mail mais je suis sûre que vous retrouverez facilement)
Je collabore avec Lawiki pour ces défis, ça nous pousse à écrire sans nous prendre la tête et à alimenter le fandom également – qui a dit l'envahir à base de LawLu ?
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J'espère que ces petis délires vous plairont, n'oubliez pas, une petite review provoque un gros bonheur à l'auteur qui la reçoit. Nous écrivons pour notre plaisir mais nous publions pour vous :)
Bonne lecture,
Perigrin.
OoooOOoooO
Même pas peur !
OoooOOoooO
Thème: Luffy et Law, incapables de dormir après avoir regardé un film d'horreur. Mais aucun d'admettra que le film les a effrayé.
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L'écran noir diffusant le film sur la télévision s'afficha avec le défilé du générique de fin. Luffy, lové contre son amoureux, le fixait de ses grands yeux écarquillés sans bouger. Lui d'habitude si plein d'énergie même pendant les moments calmes, semblait figé telle une statue. Ce qui questionna Law aussi impassible qu'à l'accoutumée. Tous deux se retrouvèrent stoïques encore quelques minutes.
— Tu as eu peur ? demanda le grand tatoué, un rictus amusé aux coins des lèvres.
— Tu rigoles ? Non, moi j'adore les histoires d'aliens, c'est si cool.
Ils venaient de visionner un film d'horreur parlant d'extra-terrestres envahissant la Terre. Le petit brun était friand de ce type d'histoires et des aliens en général. Personne ne savait d'où lui venait cette passion, pas même ses frères. Même si le plus vieux asticotait son petit-ami, en son for intérieur il n'en menait pas large. Les images des petits êtres sadiques gris découpant de long en large et en travers les pauvres otages pris dans leur labo secret défilaient encore dans sa tête. Pourtant avec son métier – ou futur métier – il aurait dû apprécier la performance. Mais non. Law avait les pétoches en screed.
Aucun ne bougeait, blottis dans les bras de l'autre attendant sûrement la fin du monde. En réalité personne ne voulait admettre le premier qu'il avait peur d'aller se coucher dans le noir. Luffy trouva une superbe excuse.
— J'ai faim. Faut que je mange un pti encas avant qu'on aille au lit.
Dubitatif, très dubitatif, son amoureux le regarda du coin de l'œil avec un petit pouffement. Il connaissait le brun depuis des mois maintenant. Même s'il possédait un appétit d'ogre, il voyait clairement qu'il voulait gagner du temps.
— Non Lu', tu vas encore avoir mal au ventre. Il est trop tard pour manger tu le sais.
— Mais bibou il est que deux heures du mat !
— Tu peux prendre juste un verre de lait c'est tout. J'ai pas envie que tu gigotes toute la nuit dans le lit.
Luffy souffla et se dégagea des bras de son homme pour se rendre à la cuisine, en faisant bien attention d'allumer toutes les lumières sur son passage. Quant à Law dit « bibou » pour les intimes, il remonta le plaid en haut de son torse, histoire de se protéger du froid et non de la peur qu'il éprouvait. Trafalgar D Water Law n'a peur de rien ni de personne, compris !?
Dans la cuisine, on entendait un bordel monstre. Luffy faisait du bruit pour se donner l'illusion qu'il y avait du monde avec lui. Déjà de nature sociale, le jeune homme détestait la solitude. Oui, même pour aller prendre un goûter vite fait. Alors après les terribles images des aliens torturant de leurs yeux mornes des humains, il voulait les éloigner en bougeant les chaises, reveuillant les ustensiles et les tiroirs. Il en profita pour chiper un ou deux cookies comme si de rien n'était. Law de son côté, tentait de renvoyer une image cool de lui, posant son bras nonchalamment sur l'accoudoir du canapé mais en restant tout crispé. Il se tortillait pour trouver une position qui soit la plus décontractée possible. Il regardait toutes les trente secondes par la grande baie vitrée de son salon le noir inquiétant du ciel. Non, les soucoupes volantes n'existaient pas, comme toutes ces conneries d'extra-terrestres. Pourtant ses yeux gris ne cessaient de se poser sur cette fenêtre avec un sentiment d'insécurité ancré en lui. Si ces saloperies venaient les enlever, cette immense baie ne pourrait pas faire barrage. Dans un élan de pulsion – et dieu seul sait que Law n'est pas apte à ce genre de débordement émotif – il se leva pour fermer les volets puis rabattre les grands rideaux pour cacher la vue de cette immensité de vide. Tout à coup son cœur se mit à battre plus vite. Le futur médecin mit sa main sur sa poitrine pour calculer son rythme cardiaque. Luffy entra dans le salon à ce moment là avec les restants de moustaches de lait autour de la bouche.
— T'as peur bibou ?
Vexé dans son amour propre de mâle alpha, Law se renfrogna un peu.
— Non Lu' ça me pique alors je me gratte.
Pour appuyer son mensonge il se mit à se gratter fortement.
— C'est Bepo qui a encore des puces ?
— Bepo n'a pas de puces.
— Alors pourquoi ça te gratte ? Ca devrait pas.
Luffy attendait une réponse scientifique de son homme fermement, ses yeux noirs rivés dans les siens sans bouger. Quelque part il sentait que Law racontait des bobards. Un duel silencieux débuta sans qu'aucun des deux ne lâche.
— C'est mon nouveau assouplissant qui n'est pas hypoallergénique, que veux-tu que je te dise ?
— C'est cela oui... Tu pourrais avoir une crise cardiaque bibou, t'es plus tout jeune. Et avec la peur que t'as eu à cause du film ça serait normal. Je m'inquiète pour toi.
Le tatoué grinça des dents à cette insulte pas du tout masquée.
— Je ne suis pas vieux Luffy et je ne vais pas mourir d'une crise cardiaque et non j'ai pas peur ! s'énerva-t-il sur la fin de sa phrase. On va au lit.
Le plus jeune se tourna et commença à chercher le gros poilu dans tout l'appartement en l'appelant.
— Bepo... Bepo... Viens mon chien, on va au dodo... Bepo...
— Qu'est-ce que tu traffiques ? Laisse-le il doit dormir dans un coin.
N'écoutant rien de ce que son bibou racontait, Luffy fouilla toutes les pièces de la maison pour trouver le chien allongé sur le tapis de bain de la salle d'eau. Il entreprit de le réveiller et de le porter jusqu'au lit conjugal. Luffy avait besoin d'une peluche grandeur nature pour se rassurer et quoi de mieux qu'un gros toutou tout doux ? En prime il les protégerait d'une éventuelle attaque d'aliens en leur sautant à la gorge. C'était un super plan. Le jeune homme traîna donc le chien qui se laissa complètement aller jusqu'à la chambre en soufflant. C'était qu'il pesait son poids ! Puis il réussit au prix de beaucoup d'efforts à le hisser jusqu'au lit. Bepo grognait sans se réveiller. Lui gagnait tout à dormir auprès de son maître, au chaud et sur le lit moelleux.
Mi-dépité, mi-amusé, Law se massa l'arrête du nez. Son petit-ami inventait quinze conneries à la minute. Il éteignit toutes les lumières en se dépêchant d'aller dans sa chambre. Il attaqua avec ironie pendant que le plus petit se changeait.
— Tu sais bibou, y a pas de honte à avoir peur, je suis là pour te protéger.
Empêtré dans son maillot, Luffy marmonna.
— Confonds pas bibou, moi j'ai pas peur des aliens, ce sont mes amis. Enfin si un jour j'en rencontrais un ça serait un ami. Tu fais un transfert, c'est toi qui a les jetons mais tu veux pas l'avouer.
— Utilise pas mes trucs s'il te plait sur moi. C'est ma réplique ça. Et je vois bien que t'es pas rassuré sinon t'aurais pas emmené de force Bepo dans le pieu.
— Non c'est pas ça. C'est que je veux pas qu'il prenne froid. Quand on a un chien faut bien s'occuper de lui. Il sera mieux dans le lit.
— Oui, à foutre des poils partout... Et c'est moi qui vais devoir passer l'aspirateur.
— T'aime bien ça bibou, faire le ménage. C'est pas pour moi que je veux qu'il dorme avec nous. Mais sinon il va être triste et se sentir à l'écart.
En petit perfide innocent, Luffy fit une moue tristoune en retroussant ses lèvres. Ses grands yeux expressifs suppliant Law.
Qui capitula.
Comme toujours !
— Et merde ! répliqua celui-ci.
Tout heureux d'avoir gagné, Luffy réussit enfin à enfiler sa tenue de nuit et se glissa sous les draps. Son homme en fit de même. Seulement Bepo dormait au milieu, prenant tout le lit et les séparant par la même occasion.
— Bibou... Je peux pas te toucher...
— Fallait y penser avant de mettre Bepo entre nous. J'y peux rien.
Les deux hommes se regardaient en chien de faïence, les lampes de chevet allumées tandis que l'animal ronflait comme une locomotive à vapeur. Et personne ne voulait avouer qu'ils avaient les chocottes de les éteindre.
— Je veux un câlin, lâcha Luffy.
— Viens là.
Ils se redressèrent et s'enlacèrent au dessus du chien en se faisant un bisou. Law fut bien content que son boy-friend soit aussi démonstratif et communicatif, ça lui épargnait le désagrément d'exprimer son besoin d'affection à lui aussi. Comme ça il pouvait garder son aura mystérieuse intouchable de mâle alpha.
Luffy caressa les cheveux de jais de son copain en embrassant son visage.
— Tu sais, tu dors vers la fenêtre... Si les aliens débarquent dans la nuit, tu seras le premier à passer à la casserole. Je t'aime bibou.
Puis il éteignit sa lampe en laissant Law, allongé, les yeux grands ouverts, ses cernes encore plus larges en proie à une effroyable vérité...
Luffy était diabolique. Il avait mis leur chien en protection et serait le dernier enlevé si attaque il y aurait... Ce dernier s'endormit sans problème en laissant son bibou éveillé en comptant les minutes qui le séparaient du jour.
Merci bibou !
FIN
NdA :
Je tenais d'abord à remercier Stella (si tu passes par ici) pour tes reviews sur mes OS précédents, que ce soit sur ce fandom ou un autre. Sache que ça me fait très plaisir, merci vraiment ! Comme ce ne sont que sur des textes volants je ne peux te répondre vu que tu postes en guest. Je le fais là.
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Par ces temps difficiles je voulais avoir une pensée pour toutes ces personnes qui vont travailler pour que le pays tienne un minimum debout : soignants, caissières, routiers, livreurs et autres qui doivent sortir de chez eux. Merci d'être là. Courage.
