Deux semaines s'étaient écoulées.

La brune s'était logée chez son ami Armin le temps de régler ses problèmes extérieurs, bien heureusement elle avait été extrêmement bien accueillie chez lui.

Ce dernier lui avait fait part d'une confession, lui disant que depuis la mort d'Annie il se sentait seul. Alors la compagnie de la brune était bénéfique pour elle comme pour lui.

Durant ces deux semaines d'intervalle, elle avait eu le temps de faire le vide et de se reconstruire petit à petit, même si cela n'était pas une mince affaire.

L'asiatique assise sur le divan, respirait l'odeur citronnée qui émanait de son infusion. Elle était dans la terrasse de la maison du blond en se remémorant les actes précédents.

Elle observait le ciel avec attention, le vent agréable qui lui caressait la peau la fit frissonner légèrement.

En rapportant son attention sur le liquide chaud, elle huma en fermant les yeux, et fut emportée par une vague d'émotion diverses.

Une légère euphorie suivit d'un profond regret, Une douce odeur de mélancolie, cette odeur citronnée, qui lui rappelait un individu en particulier.

Elle soupira quand un léger frisson lui parcourut l'échine, la faisant transporter dans ses songes les plus luxuriants.

Elle se souvint de cette nuit qu'elle avait passé avec Livaï.

Un autre frisson.

Elle pouvait encore sentir son souffle haletant contre sa peu d'albâtre, le rouge qui lui montait aux joues et son regard fiévreux, la façon dont il chérissait son corps :

« Mikasa » Avait t'il soufflé au creux de son oreille. Un simple nom qui s'était transformé en formulation divine et fascinante.

C'était mal, mais c'était beau.

C'était affreusement magnifique.

Tout les séparait, leur âge, leur condition, qu'il soit son ancien supérieur, l'ancienne relation qu'ils avaient auparavant, les joutes verbales incessantes qu'ils se lançaient à chaque fois qu'ils respiraient le même air.

Et pourtant...

Qui l'aurait crû ?

Qui aurait aurait crut que l'homme à qui elle vouait une haine sans nom par le passé, deviendrait l'homme qu'elle désirait le plus.

Si hier elle voulait le frapper, aujourd'hui elle voulait l'embrasser.

Autrefois, il était l'homme le plus impénétrable, il été insupportable, toujours fidèle à ses convictions, Il était sérieux, Il été fort et impassible, il était sarcastique et charismatique, il était violent sans aucun tact.

Jamais elle n'aurait crut un jour le voir dans une position aussi vulnérable, jamais elle n'aurait cru qu'il la toucherait avec autant de douceur. Il avait été si patient, Elle avait vu, elle avait senti qu'il avait mis tout en œuvre pour lui procurer un maximum de plaisir.

Elle ferma les yeux pour se remémorer le moment.

Ses caresses étaient souvent fébriles et maladroites, timidement, il lui avait fait comprendre que c'était sa première fois.

Elle le trouvait adorable.

« Tu me rend faible » Lui avait-il confié entre deux baisers.

Son cœur comme son être s'étaient enflammés à ces mots et son sang avait pulsé dans ses veines, elle avait plissé les yeux en posant les mains sur son torse pour planter sur son regard dans le sien.

Pas que ça l'avait refroidi, mais ceci l'avait perturbé, désorienté. Il avait ouvertement avoué qu'elle le rendait vulnérable.

Elle adorait ça, elle avait adoré cette faiblesse, c'était malsain de penser de la sorte, mais c'était de cette manière que son désir augmentait.

Alors que les lèvres de l'homme avaient déjà quitté son cou pour descendre jusqu'au creux de ses seins. Son pouls accéléra alors qu'elle se sentit mourir sous ses baisers.

Ses mains enserraient les draps, elle soupirait, gémissait sans retenu. Il avait caressé son point sensible et son corps tremblait de plaisir, de spasmes incontrôlés se déchaînait, elle se cambrait quand il l'avait prise par les hanches pour accentuer l'acte, son cœur devenait fiévreux, son corps tremblait de plus en plus quand elle sentit qu'elle était à son point culminant.

Elle essaya de parler, mais seulement des mots incompréhensibles franchirent la barrière de ses lèvres, elle enfouit la pulpe rosée de ses doigts dans les cheveux corbeau de l'homme, elle ne s'était pas privée de faire un léger pressions sur celles-ci.

Son corps avait cessé de trembler alors qu'elle sentit une vague d'euphorie l'emporter de toutes parts. Alors qu'elle essayait de reprendre sa respiration, Le Brun pris en chasse ses lèvres pour la énièmes fois. Le baiser, hargneux, reflétait un envie inassouvie, ses lèvres avait le goût d'un désir refoulé mélangé à une passion déroutante.

Il l'avait embrassée comme si sa vie en dépendait, le baiser été presque désespéré. Ce baiser transmettait tout les émotions du brun :

La passion, le désir, la hargne, la tristesse, la crainte.

Il s'était séparé de ses lèvres à bout de souffle, l'asiatique était encore sonnée du baiser que Livaï venez de lui offrir. Il avait attaqué une énième fois son cou et traçé des sillons brûlant sur sa peau porcelaine. Il avait ses bras autour de sa taille et resserra sa prise d'une étreinte possessive.

Mais sans qu'il s'y attende, Mikasa avait reprit le dessus en passant ses jambes autour de sa taille. Elle avait passé la pulpe de ses doigts en caressant son torse. Il déglutit à la vue de l'impératrice asiatique, au dessus de lui, il faillit même s'étouffer avec sa propre salive quand elle rejeta la tête en arrière.

Il avait au dessus de lui, le spectacle le plus divin, le plus érotique, le plus incroyable.

Alors, très vite il l'avait faite sienne, il l'avait attrapée par les hanches et accéléré pendant qu'elle ondulait son corps pour suivre le mouvement dans une parfaite harmonie.

Il avait capitulé définitivement, lorsqu'au terme de plusieurs longues minutes, elle appuya de plus en plus fort ses coups de reins dont la vitesse avait finit par augmenter, dans un mélange de gémissements masculins et féminins qu'un ultime déhanchement transforma en cris de plaisir intenses.

Les mains entrelacées dans les siennes, elle s'était penchée pour déposer de légers baiser sur son torse qui frissonnait, puis était remontée de la même façon qu'elle était descendue, à la différence qu'arrivée à la hauteur de son oreille, elle avait bifurqué vers son visage qu'elle avait étudié quelques instants avant de l'embrasser, puis, elle avait basculé sur le côté. Il s'était tourné vers elle et avait promené ses doigts sur la peau satinée de Mikasa qui appréciait cet instant de tendresse, tout en détaillant son visage angélique.

—-

Elle sursauta en se réveillant de sa transe, elle jeta un coup d'œil à son thé qui s'était naturellement refroidi.

Elle entendit des pas s'approcher.

— Mikasa tu vas bien? Demanda le blond.

L'asiatique passa fébrilement une main sur son visage avant de répliquer.

– Je vais bien Armin, Je vais très bien...