Histoire inspirée du manga One Piece d'Eiishiro Oda, qui va se concentrer entre les personnages de Sabo et Coby/Kobby/Koby [Yaoi]. Alliance Révolutionnaire/Marine ? /!\ Si vous n'aimez pas, ne lisez pas !

PS: Il se peut que vos yeux vous brûlent durant votre lecture. Le récit n'est pas corrigé et je ne le corrigerai pas, les prochains non plus... Toute fois, j'espère que l'histoire vous plaira !


Un silence glacial fut entravée sans vergogne par des bruits sourds confus et tumultueux, superposés par ces voix inconnues et incomprises. Avec l'acquis du temps qui passe, son esprit revient à lui pour une analyse plus précise de la situation dans laquelle il se trouve. La terre tremble, le ciel vibre et la mer s'affole. Les rochers ardents scient le nuage de cendres noir et accablant pour se fracasser sur chaque arbre, chaque champ et chaque habitation. Suivit d'un écoulement en fusion qui ravage tout sur son passage jusqu'à onduler sur la surface de l'eau, lorsqu'il résonne au plus profond des océans. Les vagues se déchaînent et recouvrent le bord de l'île, inondant le port auquel des navires de guerre et de charge étaient reliés▬ manque de se renverser et emporter au fond de la mer, privant le butin des chanceux survivants du cataclysme.

Partout sur l'Archipel, les villageois et touristes s'agitent devant la force de cette catastrophe naturelle, le dessous de leurs chaussures claquent le sol fragilisé et brûlant, dévalant les pentes au plus vite pour rejoindre les ports▬ dans l'espoir que leurs vaisseaux assureront leur survie. Quant aux moins courageux à fuir le danger majeur, s'engouffrent dans les caves et sous-sols des plus vieilles bâtisses. Tout le monde semblait apeuré, terrifiés devant ce phénomène, tout le monde ou presque.

Il entend ces voix lui crier leur grand désarroi, leur peur de ne plus jamais revoir le soleil se lever haut dans le ciel. Elles pleurent et quémandent qu'on les aide, qu'il vole à leurs secours. Des seniors, des hommes, des femmes et des enfants des générations entières viennent d'être bousculées d'un revers de la main. Il n'avait pas encore ouvert les yeux qu'il sentit ses nerfs plus sensible. En même temps qu'ils hurlaient de douleur et de peur, les muscles de son corps lui faisaient particulièrement mal, courbaturé et égratigné. Quant à son cœur, il était si compressé sous sa cage-thoracique, il lui faisait tellement endurer un martyr qu'il soupçonnerait bien le chirurgien de la Mort de jouer avec lui de la sorte. Hélas, trois fois hélas, c'était pire que ce qu'il aurait pu s'imaginer.

Ses sourcils froncés, il ressert ses poings jusqu'à sentir ses ongles courts irriter la paume de ses mains. Ses muscles tremblaient, il pouvait sentir ses yeux le piquer au point d'avoir une envie folle de verser quelques larmes▬ dans l'espoir de retirer ces bactéries qui l'attaquent gratuitement. Son corps terminait de réveiller ses douleurs qu'il aurait voulu ne pas ressentir tout comme cette gorge qui le brûle sévèrement jusqu'à ses poumons. Instinctivement, il évacua toute cette cendre ardente et mauvaise, toussant encore et encore. Libérant un maximum ses voies aériennes, il pouvait sentir des sifflements lui piquer la poitrine alors qu'il crachait une fois de plus, le front appuyé contre la terre ferme.

Quand il reprit le contrôle de son corps, ses paupières se soulèvent pour contempler d'un air accablé l'envers du décor, le chaos qu'il subit et dont il en est témoin. Ses iris émeraudes encadrées par ses vaisseaux sanguins explosés, il était presque impossible de définir avec exactitude s'il avait envie de pleurer à cause de ses yeux qui le faisaient souffrir ou parce qu'il s'en veut terriblement de n'être pas à la hauteur de pouvoir sauver toute une île de ce phénomène. Ô combien il demeure un garçon très émotif.

Sa peau, réchauffée par ses expéditions répétées sous un soleil d'été, était salie par la cendre ardente et noire qui ne le quittait plus tandis qu'une ou deux éraflures sur l'une de ses joues qui le brûlaient, menacent de faire couler ce liquide rouge-foncé qu'il retrouvait peint à même le sol à quelques mètres devant lui. Son visage se décompose lorsqu'il détecte le corps d'une petite fille inerte et étalée, à peine vient-il de décrire ses traits qu'il referma aussitôt ses yeux, maudissant sa propre personne de ne pas l'avoir secourue à temps.

Son corps tremble à nouveau, il se laisse submerger par ses émotions, égouttant quelques perles salées sur la terre ferme qu'il tente de fracasser avec son front et son poing gauche. Il était en colère et très déçu. Soudain, il fût victime d'une migraine des plus virulentes, aucun souvenir de s'être effondrer au milieu de cette zone chaotique, presque apocalyptique, pas même ce qu'il s'est passé juste avant, rien, le trou noir. La douleur qui le tiraille, lui fait oublier le premier cadavre d'un innocent pour venir lui remettre les points sur les « i ». Il ne devait pas se laisser abattre, comme dirait Timon à Simba « Si le monde te persécute, tu te dois de persécuter le monde ! » . Alors, c'est déterminé qu'il compte se relever de cette anarchie.

Relevant son regard verdâtre, il récupère ses grosses lunettes bleutées puis se relève sur ses deux grandes jambes avec difficulté mais courage et force. Il use de son écharpe bleue-marine pour nettoyer ses verres dont l'un d'eux était fissuré avant de les loger sur son nez. Enfin, il tire sur le tissu de son accessoire pour la retirer, libérant son cou et sa nuque, et décide de s'en servir comme masque pour se protéger du nuage de cendres pouvant détruire ses voies respiratoires ainsi que ses organes vitaux (s'ils ne sont pas déjà endommagés). Enroulant le tissu autour du bas de son visage, il camoufle son nez et sa bouche puis effectue un nœud derrière sa nuque.

Ainsi, il partit en reconnaissance au pied du volcan où se dressait les habitations les plus éloignés de la plage, là où les villageois allaient avoir besoin de son aide pour regagner le port. Profitant de sa bonne endurance pour un secours rapide et efficace, le jeune homme manque de trébucher lorsqu'une explosion surgit à nouveau du cratère, attirant son attention. Il pouvait apercevoir cette couleur flamboyante et lumineuse se démarquer du nuage charbonneux que projette ce volcan. Alors que la foudre aux couleurs froides surplombe l'île telle une toile d'araignée pour renforcer la tempête déjà rude, des projectiles de roches couverts de braise sont éjectés aux quatre coin de l'Archipel. L'écoulement de la lave en fusion redessine les chemins accompagnée de ses flammes dansantes qui viennent ravager ses forêts dans un incendie destructeur. Sans même les entendre d'ici, il savait ces pauvres bêtes affolées et terrorisées, elles aussi forcées de quitter leurs terres, sauvant leurs vies en vain.

Si la vision était brouillée par ces nuages de cendres, le Contre-Amiral de la Marine fut grandement ravi d'avoir recours au Haki de l'observation à un moment aussi précaire que celui-ci.

D'ailleurs, en une fraction de seconde, en un flash, il disparaît pour apparaître au dessus de deux villageois se tenant dans les bras l'un contre l'autre. Rassemblant toutes ses forces dans son poing gauche, c'est avec une rage de vaincre qu'il vient l'entre-choquer contre le projectile ardent aussi imposant qu'un boulet de canon. L'impact de son coup vient faire obstacle à sa trajectoire qui avait pour intention de s'écraser sur ces deux pauvres personnes sans défense. Usant à la fois de l'une des techniques des six pouvoirs, il y ajoute un Haki de l'armement qui lui permet de résister à la braise sans grande difficulté. Alors, dans un bruit sourd, le bloc de roche se fissure en un millier de morceaux avant de se décomposer, explosant de l'intérieur, les débris s'écrasent autour d'eux, se fracassant sur ce sol fragilisé par les grondements émanés du volcan.

Secourus à temps, les deux villageois purent admirer la silhouette qui se dresse devant eux, redessiné et démarqué du brouillard de cendres. Où le mot « Justice » s'inscrit en gras sur cette grande veste souillée par la pollution atmosphérique dont ils en sont victimes. Les grimaces s'effacent pour laisser place à une mine plus adoucie, comblée d'un sentiment de soulagement d'avoir été épargné par le tout puissant et sauvé par l'un de ses anges probablement tombé du ciel. Les doutes disparaissent pour délivrer une confiance aveugle envers ce prodige qui a le don de leur redonner espoir dans ce monde chaotique.

Cependant, il ne fallait pas crier victoire trop tôt. Même si cet étrange personnage à la force herculéenne vient de rallonger leur durer de vie, c'était désormais à eux de ne pas gâcher son acte héroïque. D'ailleurs il ne tarda pas à remettre leur pendule à l'heure avant qu'il ne soit trop tard pour ces pauvres innocents et victimes d'une catastrophe naturelle.

Retrouvant ses marques sur la terre craquelée, le grand rosé à l'uniforme de la Marine fit désormais face aux deux personnes encore accroupies voir couchés sur le sol, sans même analyser l'état physique dans lequel l'une d'elles se trouvaient. Il fronça sévèrement ses sourcils fins et rosâtres, raffermissant son visage souillée par ces quelques égratignures ainsi que de la cendre ardente qui noircie sa jolie peau bronzée. Entre deux doigts, il abaissa le tissu turquoise de son écharpe qui camouflait ses voies respiratoires, alors qu'il ordonna ses interlocuteurs.

« Vous devez partir d'ici, rejoignez la mer vite ! Mes hommes se chargent de vous faire évacuer de l'île mais il n'y a pas de temps à perdre !

▬ M-mais... Mr le Marine... Ma grande-mère ne peut plus se relever ni même marcher... Tout à l'heure un gros rocher est tombé sur la maison et a coincé son pied... S'il vous plaît, aidez-nous à partir...! S'il vous plaît, Mr le Marine, ne nous abandonnez pas... »

Quel genre d'humain deviendrait-il si les sanglots d'une pauvre petite fille lui étaient indifférent ?

Ses yeux tout aussi abîmés que les siens par ce brouillard brûlant et toxique, des larmes d'angoisse, de peur et de tristesse se superposaient à la douleur qu'elle pouvait ressentir. Tout son petit corps devait lui faire atrocement souffrir, elle était ensanglantée et crasseuse, ses cheveux humides par la sueur et le sang noirci par la cendre déposée dessus. Ses vêtements étaient également déchirée et sale. Pourtant, elle tenait encore sur ses deux petites jambes, ses mains agrippées à sa lourde veste de la Marine, elle tentait de le secouer, de le tirer vers elle pour l'inciter, le supplier qu'il les aide. Ses petites dents claquaient de peur, de douleur et de rage. Elle était si terrifiée de devoir rester ici parce qu'aucun soldat était présent sur les lieux à par lui. Pour elle, il est son dernier espoir.

Tragique vérité dont il en était conscient. Ignorant si les autres habitants retranchés dans les hauteurs arriveront à rejoindre le porc d'eux-même, le besoin d'espérer la survie de ces deux pauvres personnes sous ses yeux prennent le dessus sur ses priorités. Ses sourcils fins et rosés se froncent tandis qu'il s'accroupit pour leur faire face. Tendant sa main gauche, c'est sans regret qu'il accepte de les aider à s'enfuir loin de ce monstre gigantesque prêt à éradiquer toute vie sur cette île.

« On va s'en sortir ensemble, faites-moi confiance ! »

Assura-t-il, la détermination brûlant dans ses iris émeraudes. Le grand rosé renforça l'étreinte lorsque sa main fut saisit, avec force il l'aida à se relever tout en l'encourageant à ne pas penser à la douleur. Il enroula le bras de la senior autour de ses épaules, maintenant son corps affaibli contre le sien, il récupéra la petite fille avant de pouvoir faire route vers le port. Sur le chemin, esquivant de justesse un ou deux projectiles qui vient engrainer le brouillard de cendres, perturbant sa vision, il manqua également de perdre l'équilibre et risquer de blesser d'avantages les deux habitants qu'il traînait avec lui jusqu'au pied du volcan. Assez loin du danger pour pouvoir les laisser poursuivre cette dernière ligne droite qui se dresse devant eux. Une paupière fermée, les sourcils froncés et les dents serrées, le jeune soldat de la Marine ne lâcha rien temps qu'il ne les aura pas amener jusqu'à ses hommes. Il tente une dernière fois de les rassurer et de les encourager à avancer, de sa voix débordante de bienveillance et d'honnêteté.

« Encore un petit effort, nous y sommes presque ! Mes hommes ne sont plus très loin... ils vous évacueront et vous soigneront. Faîtes-moi confiance ! »

Ils quittent le volcan pour déambuler dans une ville en ruine, le sol et les bâtiments de pierres avaient noircis tout comme le sang des victimes qui peignait cette vision chaotique était séché par l'incendie destructeur, réchauffant d'avantage l'atmosphère et chassant l'oxygène, laissant mourir à petit feu les quelques survivants enseveli sous les débris. Il y avait tellement de personnes innocentes à secourir, à sauver... Plus ils traversaient les ruines de l'île, plus il sentait son cœur se resserrer de nouveau mais bien plus fort cette fois-ci. Il toussa deux à trois fois, le visage abîmé et sale, il poursuit la marche jusqu'à finalement stopper sa route et relâcher ces deux personnes qu'il avait amener avec lui.

Son arrêt soudain, laisse place à l'incompréhension la plus total pour les deux habitants. À nouveau, il vide ses poumons dans son coude alors qu'il tente de reprendre ses esprits. Quelque chose clochait... Il avait un très mauvais pressentiment mais, il avait constamment la manie de vouloir regarder vers le cratère. Il ne semblait pas avoir sentit de nouvelles explosions provenant du sommet pour avoir envoyer d'autres projectiles ou alors, rêvassait-il à ce moment là ?

Fermant ses paupières, il frotta ses yeux avec le pouce et son index gauche, essayant de retirer la poussière qui le gène. Commençant à se perdre dans ses réflexions, il se sentit agrippé et tiré par sa grande veste de la Marine, certainement cette gamine qui tentait de lui faire retrouver ses esprits. Il pouvait l'entendre lui crier dessus, se superposant à une voix familière qui l'appelait. « Contre-Amiral » ? Qui donc l'appel à un moment pareil ? Il n'avait pas le temps, il devait...

« Contre-Amiral ! … Contre-Amiral où êtes-vous?! … Coby !

▬ Helmeppo ?! »

Bredouilla le grand rosé lorsqu'il réussit à distinguer parfaitement cette voix qui l'appel depuis tout à l'heure ou... depuis quand ? Que se passe-t-il ? Pourquoi n'arrive-t-il plus à se souvenir de ce qu'il s'est passé avant son réveil ?

« Coby ! … Dieu soit loué, vous êtes saint et sauf ! … Où étiez-vous ? Je vous cherchais partout... ! »

Le visage entre ses mains, le Contre-Amiral Coby rouvrit brusquement les yeux et relève automatiquement son attention sur son lieutenant, son second frère d'arme. Son muscle cardio-vasculaire avait loupé un battement, suffisant pour le réveiller de ce qu'il appelait un mauvais rêve. Retirant ses mains pleines de crasses de sa bouille encore jeune, il ravala difficilement cette bille amer et métallique qui roula jusqu'au fond de sa gorge. Il entendait la respiration forte du grand blond aux lunettes de soleil étrangement similaires au Cyclope des X-Men, à la seule différence était qu'Helmeppo ne tirait pas de rayons lasers chose qui n'était pas plus mal. La fatigue envahissait son corps, il tremblait comme une feuille et cette voix enrouée, morte d'inquiétude à son égard, cela était presque trop touchant mais si agréable pour Coby.

« Helmeppo, toi est-ce que ça va ? Que se passe-t-il à l'avant de l'Archipel ?

▬ Pardonnez-moi mon Contre-Amiral mais je vais bien. Bien mieux maintenant que je vous ai retrouvé... Nos hommes sont en bas entrain de renvoyer les habitants au maximum sur l'île voisine. Hélas, la panique est bien trop puissante à contrôler... Certains espèrent s'en tirer par la mer mais leurs corps fondent comme s'ils plongeaient dans de l'acide...

▬ Je vois... Continuez ce que vous faites, s'il faut vider les navires pour accueillir le plus de monde possible, faites !

▬ Entendu ! Je transmettrai vos ordres ! Oh et...

▬ Qu'y a-t-il ?

▬ Eh bien... Tout les navires pirates ont été touchés, même ceux qui ont tentés de s'éloigner le plus de l'île ! Personne n'aurait cru qu'à une telle distance ils puissent coulés ! On dirait que la force de la nature est de notre côté !

▬ Hein ? »

Comment les navires clandestins ont-ils été attaqués en dehors de la marine ? Est-ce donc... Non. Cela était impossible. Mais pourtant...

Levant son attention sur ce monstre destructeur, fronçant les sourcils, il abaissa finalement son visage. Ses prunelles verdâtres et rougissantes par toute cette pollution s'étaient posées sur le sol brûlé. Il observa ensuite ses mains sales et ensanglantées, l'état dans lequel il se trouvait actuellement.

Ne peut-il pas faire quelque chose ? Non... Aokiji n'est plus et certainement loin d'ici. Le chirurgien de la Mort... qu'est-ce qu'un pirate gagnerait à vouloir stopper une catastrophe naturelle alors que son passage n'est qu'éphémère ? Et si, et si c'était pire que ce qu'il pourrait imaginer ?

Tellement d'interrogations se bousculent dans sa tête, quelle migraine insoutenable. Il a tellement envie que ce cauchemar cesse. Pourquoi ne se réveille-t-il pas s'il sait qu'il dort ?

Vite. Il faut qu'il bouge de là et avance. S'il ne fait rien, ne tente rien... Il le regrettera.

Debout ! Debout !

Le cœur battant, le grand rosé poussa sur ses mollets et ses cuisses pour se remettre debout. Les muscles de son corps lui hurlaient la douleur qui l'envahit, ordonnant tout arrêt immédiat. Il était extrêmement difficile de résister une fois la douleur réveillée, mais il tentait une dernière fois d'éveiller son instinct de survie, son âme de combattant, l'adrénaline qui lui manque en ce moment même. Garçon aussi émotionnel que Tom Holland, les larmes lui montent aussitôt sous ses paupières, menaçant ses yeux de s'écouler sur ses joues.

Une fois sur ses deux grandes jambes, il releva ses émeraudes vers le sommet du cratère mais passant un pas après l'autre. Il ne sent plus son long manteau tirer par la petite fille mais une main forte vient saisir son bras droit.

« Coby qu'est-ce que tu fais ?! Tu es dingue ! Il faut rebrousser chemin jusqu'à la plage !

▬ Emporte les survivants avec toi et quittez l'île ! Donnes-moi juste une heure ! J'ai besoin d'être certifier...

▬ C'est de la folie ! L'île sera réduite en cendres en moins d'une heure ! S'il te plaît, n'essayes pas de jouer les héros, c'est du suicide▬

▬ Ceci est un ordre ! … Lieutenant Helmeppo, je vous charge de ramener les survivants de l'île jusqu'au port, saints et saufs ! Rappelez-vous qui nous sommes, Lieutenant Helmeppo... !

▬ Hm... Nous sommes l'arme et le bouclier de GrandLine. Secourir et protéger ceux qui ne peuvent le faire eux-même... À vos ordres mon Contre-Amiral Coby ! »

Alors, il le libère de son étreinte animale pour exécuter le signe militaire, face au dos de son supérieur hiérarchique où le mot « Justice » était inscrit avec fierté. Forcé de lui faire confiance, il ne put s'empêcher de faire un énième vœu en sa faveur, laissant entendre ses quelques mots aux deux survivants.

« Ne mourrez pas.

▬ Mr le Marine... ! Ne nous laissez pas... ! Aah▬ ! »

Embarquée de force par le sosie de Thranduil (ou Lucius Malfoy pour les Potterhead), les supplices de la petite fille transpire de désespoir à en verser des larmes. Elle pleurait de voir ce grand rosé se jeter dans les flammes sans même se retourner. Pourtant, elle devrait se réjouir qu'un soldat se charge de la ramener au port avec le dernier membre de sa famille encore vivant. La survie devait être tout ce qui lui importait.

« Du calme fillette ! Arrêtes de crier ! Il reviendra ! J'peux te le garantir, ce type est difficile à se laisser crever surtout pas dans un endroit pareil ! »


« Aaaïe... Fais chier... Pourquoi ça ne peut pas être une montagne enneigée... Tssi▬ »

Les larmes aux yeux, il serra ses dents si fort pour surmonter la douleur de ses mains ensanglantées et souffrant le martyr par ces roches volcaniques qui l'ébouillantaient. Cette impression horrible de sentir sa peau fondre par cette température si élevée, pire que de sortir un poulet du four à mains nues. Ses mains... il n'osait pas voir l'état de la paume de ses mains... Même en ayant enrouler le tissus de son écharpe pour se faire des gants, il savait déjà qu'elle avait pas supporter la roche en fusion. Encore un peu, il y était presque... encore un mètre ou deux et il arrive au sommet...

Soudain. À peine eut-il le temps de passer sa tête par dessus la roche et observer ce qu'il se passait au creux de ce cratère. Une déferlante de feu surgit depuis l'intérieur. Surpris par l'attaque, le visage du jeune homme fut entièrement éclairé dans les tons orangé, les flammes l'illuminaient et scintillaient dans ses iris. Ses cheveux sales virevoltant au gré de cette fumée noire que ces flammes dégageaient.

Son visage placé à seulement quelques centimètres lui causa des brûlures supplémentaires. Alerté par cette importante source de chaleur, il avait eu le réflexe de fermer les yeux. Relâchant la roche ardente, il voulut se protéger le visage avec ses avant-bras mais le souffle du volcan vient lui faire perdre l'équilibre. Il dévala la pente en roulade arrière criant de surprise et de douleur.

Qu'est-ce que c'était ?! Comment ce volcan crache-t-il du feu tel un dragon ?

Non, probablement une éjection de lave en fusion. Pourtant, pas une goutte ne lui est tombé dessus.

Le futur Amiral de la Marine réussit à se rattraper pour ne pas descendre plus bas qu'il ne l'est désormais. Sa main gauche prise dans un rocher, il tente de se redresser et de remonter la pente jusqu'à la pointe de ce satané volcan. Des gouttelettes de transpiration cascadaient son visage crasseux et égratigné, il était en sueur jusqu'à la pointe de ses cheveux souillés. Sa respiration plus accablante qu'elle ne l'a été jusqu'ici, il continue de tousser pour évacuer ces anomalies qui brûlent sa gorge.

Malgré tout, il ne pouvait pas se permettre d'abandonner. Pas en milieux de chemin, pas à la dernière ligne droite. Il veut être certifier de quelque chose, il veut savoir ce qu'il se trame à l'intérieur de ce fichu cratère. Et, cette déferlante qu'il a failli se prendre en pleine tronche, ne faisait qu'appuyer ses soupçons. Il avait un mauvais pressentiment.

Pauvre fou. Voilà le nouvel idiot suicidaire. Il aurait mieux fait d'écouter son lieutenant et rebrousser chemin, là il aurait été en sécurité. Hélas, il aurait beau s'insulter de tout les noms d'oiseaux, la situation n'évoluera jamais ou ne fera qu'empirer s'il reste là à ne rien faire.

Une fois cette zone à sa portée, ses yeux s'écarquillent brusquement tout comme ses sourcils se froncent d'avantage. Ses lèvres décollées, c'est bouche-bée qu'il découvrit un combat entre deux personnes... mais, pas n'importe lesquelles. Le Haki de l'observation lui permettant de voir leurs visages de manière très net, ne fit qu'horrifier ses doutes, ce mauvais pressentiment qui l'accable depuis son réveil. Ses mains tremblent non plus pour la douleur mais l'écœurement de voir un visage familier être auteur de cette catastrophe, de ce cataclysme qu'il croyait pourtant être naturel.

Pourquoi ?

La montée d'adrénaline envahit tout son corps, l'aidant à se propulser à l'intérieur de ce cratère et confronter... son pire cauchemar ?

« Amiral commandant en chef Sakazuki▬ ! Que faites-vous ici ? L'île est entrain d'être évacuée parce qu'une catastrophe menace de les faire disparaître...

▬ Encore ce crabe répugnant qui souille mon armée en prenant pitié de ces criminels. Les seuls qui m'intéressaient étaient le chapeau de paille et son frangin, jusqu'à ce que tu viennes interrompre cette guerre ! On peut dire que tu tombes à pique, avorton ! Je ne te laisserai pas permettre au satané révolutionnaire de s'éclipser ! »

Faisant face au tempérament volcanique du chien rouge, malgré son puissant Haki de l'observation, le corps du jeune Marine refusa de bouger. Paralysé et terrorisé par l'homme charismatique et imposant posté à une dizaine de mètres devant lui. Une lumière flamboyante vient se refléter dans ses pupilles noires, jusqu'à envelopper ses iris émeraudes, il vit cette déferlante de lave lui arriver droit dessus.

Alors quoi, c'est ici et maintenant qu'il allait mourir ? La justice absolue doit remporter ce combat ? Pourquoi souhaites-il devenir Amiral ? Changer le monde et le rendre meilleur. Oui, c'est ce qu'il voulait.

« Hiken ! »

『 火拳 ! 』