Rating : T
Pairing : sakuatsu
Genre : humour pourri, fluff, romance
Atsumu
Dans votre vie, vous devrez faire des choix difficiles. Il arrivera un moment où vous vous retrouverez devant un mur infranchissable, et que vous vous taperez la tête dessus maintes et maintes fois jusqu'à vous faire perdre tous les neurones existants dans votre cerveau.
Mais moi, l'avantage, c'est que des neurones, j'en ai plus depuis longtemps.
C'est ce que les professeurs m'ont gentiment répété toute ma scolarité.
Et faut croire que y'avait une part de vraie, parce que pour l'instant, le plus gros choix que j'ai eu à faire, c'était de choisir entre une chemise blanche ou une chemise noire pour mon premier rendez-vous quand j'étais en troisième année de collège. J'ai fini par mettre la blanche, parce que j'allais à un date, pas à un enterrement.
C'est triste, les enterrements. Il y a des gens qui pleurent, des cœurs qui meurent et des lumières qui s'éteignent. Mais au moins, les bougies brûlent.
Donc j'ai pris la blanche, parce que je voulais pas avoir l'air triste.
Mais aujourd'hui fut le jour fatidique où le plus gros choix de ma vie s'abattit sur moi, sans que je n'ai rien demandé, me laissant seul avec ma décision à prendre :
- Bon, 'Tsumu, tu te dépêches ?
- Tu comprends pas 'Samu ! Maman m'a donné si peu d'argent de poche, raaah !
Mon frère jumeau lâche un soupir à fendre l'âme, puis revient vers moi dans les rayons après avoir acheté ce qu'il voulait au libraire -je soupçonne Osamu d'être à fond sur le libraire, et quand je dis à fond, c'est genre à fond.
- C'est quoi le deal ?
- Soit je prends le nouveau tome de Dr. Stone qui vient tout juste de sortir qui coûte la peau des fesses, soit je prends les trois premiers tomes de Bleach qui sont en promotion. 'Samu ait pitié, aide-moi !
Mais à peine je me retourne que la l'homme qui était à mes côtés a disparu.
Je marmonne entre mes lèvres, râlant pour la forme, puis après des minutes d'hésitation intense, je choisis la troisième option : garder l'argent pour plus tard, pour que je puisse acheter les trois tomes de Bleach et le nouveau tome de Dr. Stone.
En sortant de la librairie, quelqu'un me rentre dedans, et je me retourne afin de voir l'auteur du crime. Je hausse un sourcil en reconnaissant une fille de notre lycée qui se met à bégayer, remettant une mèche derrière son oreille, les joues rouges :
- Oh, pardon, je ne t'avais pas vu.
Je souris de toutes mes dents et bougeant légèrement mes mains :
- Ne t'inquiète pas pour ça. Je ne regardais pas non plus où j'allais.
Je me détourne et on prend le chemin pour rentrer. Je sens mon frère me fixer, et je croise les bras sur mon torse :
- Quoi ? Pourquoi tu me fixes comment ça ?
- « Sale truie, fais attention quand tu marches, ou la prochaine fois je t'écartèle le bras ». Ton sourire est d'une hypocrisie.
- Ah, ça.
Théâtralement, je hausse les épaules en mettant mes mains dans les poches et en soupirant :
- Je n'y peux rien tu sais. T'es sur mon chemin, tu dégages.
Il me fixe encore un moment avant de soupirer et de regarder ailleurs :
- Tu as vraiment la pire des personnalités.
Je laisse une expression surprise se dessiner sur mon visage, mais celle-ci dure à peine une demi-seconde, puis je lâche un rire :
- Je suis le meilleur Miya, ne le nie pas.
- Tu es une petite merde.
- Mais la petite merde, elle a été sélectionnée au camp d'entraînement des moins de 19 ans !
- J'ai comme l'impression que je vais avoir mon rôle a joué dans tout ça.
- Mais non, tout va aller comme sur des roulettes.
Tout n'alla pas DU TOUT comme sur des roulettes.
En ce moment même, me voici devant la directrice du lycée, qui tient entre ses mains le petit bout de papier que je dois signer qui me permettrait d'aller au camp, elle avec son air féroce sur le visage, et moi avec une confiance en moi soudainement disparu que j'essaie de retrouver parmi les débris de doutes qui s'emparent de mon esprit.
Et quand, après une petite introduction dont le but était de prouver par a + b (juste de penser à une addition mathématique me donne la nausée) à quel point les études étaient cruciales même pour un sportif, la sentence tombe, inéluctable.
- Miya Atsumu, je vous le demande personnellement en tant que proviseur de l'établissement, tant que vous n'aurez pas améliorez vos notes, vous ne pourrez pas participer à ce camp.
- Bah alors Atsumu, tu t'es pris une brique sur la tête ?
Je me tourne vers Aran, un de mes plus proches amis, qui entame d'ailleurs rarement la conversation et qui fait également parti du club de volley-ball.
- Pire que ça.
A ma droite, un châtain reprend, hasardeux :
- Ta plante carnivore est morte ?
- Non Kosaku, pire que-… Attends quoi, mais j'ai pas de plante carnivore ?
- Et c'est bien dommage d'ailleurs.
C'est alors tout mon groupe d'amis qui essaie de deviner la raison de mon humeur massacrante sur le chemin du gymnase pour s'entraîner, jusqu'à ce que mon cher frère explique :
- Le directeur lui refuse le camp d'entraînement des Youth 19 tant qu'il n'a pas amélioré ses notes.
- RAAAH NE LE REDIS PAS !
- Être. Refusé. Camp. Entraînement.
- STOP !
Je me torture les cheveux en hurlant, faisant se retourner quelques élèves dont je ne me préoccupe pas plus que ça :
- Les mathématiques ne m'aiment PAS. C'est tout simple.
- Ce n'est pas un être humain 'Tsumu.
- Et heureusement ! Si elle existait en personne elle serait prête à m'avaler tout cru.
- Cannibale maintenant, de mieux en mieux.
On arrive dans les vestiaires, et on commence tous à se changer quand Akagi, notre libéro, demande :
- C'est en math que tu as du mal ?
- Principalement.
- Principalement ?
Moi, plein de fierté et arrogant que je suis, ferme simplement mon clapet, décidant que la conversation s'arrêterait là. Mais ce n'est pas l'avis de mon frère, bien décidé à m'afficher :
- Il a du mal dans tout. Je l'ai jamais vu lire une ligne de cours. Je sais même pas s'il a des cours.
- Hey ! J'en ai !
- Ah oui ? Lesquels ?
- En anglais, je me débrouille pas si mal !
- 'Tsumu, les seuls mots anglais que tu connais sont « fuck me », « harder » et « suck my pussy ».
Tout le monde explose de rire alors que j'enfile mon tee-shirt, le torse relevé pour avoir l'air un minimum fier :
- Au moins, je saurais quoi dire si je couche avec une anglaise.
- Déjà il faudrait que t'arrives à pêcho parce qu'avec ta tête de cul ça doit être difficile-…
- On a littéralement la même tête 'Samu.
- Et parce qu'en plus tu vas lui dire « suck my pussy » ?
C'est reparti pour un fou rire général.
- Ouais, ouais, c'est ça, foutez-vous de ma gueule bande de potes indignes.
Je m'apprête à sortir pour m'échauffer, mais je suis interrompu par Akagi qui reprend le fil de la conversation :
- J'ai l'ami d'un ami qui a besoin d'argent. Et il excelle scolairement.
- Il est au lycée ?
- Oui, enfin pas ici. Il a le même âge que nous.
Même si l'idée est alléchante, je mets mes bras en croix devant moi, de nouveau dos à la porte qui mène au gymnase :
- Jamais de la vie. J'ai déjà assez honte d'être bête dans mon propre lycée, je ne veux pas être bête dans un autre lycée.
- 'Tsumu, si tu n'améliores pas tes notes, tu n'iras pas au camp d'entraînement.
- Je trouverai quelqu'un d'autre.
- Il n'y a pas une personne dans ce lycée que je connaisse qui pourrait te faire du tutorat sans que tu ne l'étripes. C'est à cause de ta personnalité tordue qu'on se retrouve à chercher des gens plus loin.
- Je demanderai à maman.
- Tu vas perdre du temps.
- C'est pas grave.
- Si tu ne vas pas au camp, ça fera de moi le meilleur jumeau Miya.
. . .
Saleté esprit de compétitivité.
je me rends compte 10 ans plus tard que m'a détruit ma mise en page but anyway :D
