Je ne possède rien de ce que vous reconnaissez.
Coucou! Alors voilà, c'était quelque chose qui traînait dans ma tête depuis quelques temps et que j'avais mis sur papier.
Je ne sais pas, je dois avoir un truc avec les chronologies parce que celle-ci va complétement différer de celle de HP (comme mon autre fic) mais je ne la posterai qu'au prochain chapitre.
Concernant le rythme des mises à jour, je donne la priorité à ma première intrigue donc le prochain chapitre n'arrivera que pour la Toussaint. Et seulement si ça plaît.
Encore une fois, Harry est une fille, c'est le seul avertissement que j'ai ici.
Résumé: Contrairement à la pensée populaire, la vie d'un vampire n'était pas simple. Pour certains plus que pour d'autres et cela, Rosalie Hale l'apprendra à ses dépens quand une petite boîte au grenier fera basculer les idées préconçues de sa famille (et d'elle-même). Parce que Jasper n'avait raconté qu'une infime partie de son histoire et qu'il avait en gardé bien des parties dans l'ombre, près de son cœur. A commencer par son enfance.
Bonne lecture!
Alors, voilà, seconde édition de ce chapitre. J'ai changé la date de la lettre car elle ne correspondait pas à mon plan futur.
Le chapitre 2 est plutôt difficile à écrire mais bien entamé et j'espère pouvoir mettre à jour demain. Le problème c'est que j'ai les grandes lignes de mon intrigue, mon brouillon, les lieux, persos, etc... que je veux absolument intégrer mais je ne sais pas comment. Donc j'apprécierais beaucoup si vous me dîtes ce que vous en pensez, voir s'il faut que je réécrive tout ou non.
Sinon, un grand merci à tout le monde, et encore plus à ceux qui ont mis une review. Je prends plaisir à lire chacune d'entre elle :)
Le 21 mai 1861,
Jasper,
J'ai l'impression que c'était hier que nous déménagions, Elizabeth, Hesperia et moi, à Houston. Et pourtant, voilà que j'écris au petit garçon que je voyais courir dans les champs avec ma princesse, ce petit garçon devenu un homme admirable qui doit se battre en ce moment même aux côtés des Confédérés.
Je prie Merlin chaque jour pour que tu reviennes sain et sauf Jasper. Car s'il te venait l'idée de rejoindre le Ciel avant moi, je te ferais savoir à quel point dix-sept ans n'est pas assez âgé pour ne pas recevoir un bon coup de pied au cul!
Mais venons-en au véritable sujet de ma missive.
Ma fille adorée t'en a sûrement dit beaucoup plus que ce qui est légal concernant notre monde, mais je suis absolument certain qu'elle a délibérément omis de te parler des centaines de contrats de fiançailles qu'elle reçoit chaque semaine. N'aie crainte, je les ai tous refusés.
Parce que SI tu penses vraiment que je n'ai pas remarqué les regards que tu lui décoches dès qu'elle est près de toi, -ou même loin, peu importe, tu la regardes,- tu me prends non seulement pour un aveugle, mais aussi pour un idiot!
Très bien. J'ai mis du temps à l'admettre, (je t'avoue que ma tendre épouse m'a gentiment "aidé"), mais Hesperia t'aime aussi. Voilà. Ça ne m'empêche pas de penser que tu m'as volé ma princesse.
Sauf que j'ai des ennemis Jasper. Mon franc-parler ne plaît pas à tout le monde, et j'entends la rumeur que l'on nous cherche, Elizabeth et moi. S'il devait nous arriver malheur, j'ai le sentiment que la pression pousserait Hesperia à accepter contre son gré, des fiançailles.
Ci-joint, une carte portoloin, (ne crois pas que je ne suis pas au courant de vos escapades dans l'Allée), ainsi que la clé d'un de mes coffres Gringotts. Elle te permet d'accéder à l'argent que j'ai pu mettre de côté sans attirer les soupçons. Achète vos alliances et offrez-vous la cérémonie de mariage si je ne suis pas capable de le faire moi-même.
Je te donne ma bénédiction Jasper. Prends-soin de toi, d'elle, et aimez-vous.
Lord Henri Abraham Potter, Auror en Chef auprès de la Brigade Internationale de Protection de Mages et Sorciers et Consultant auprès du Parlement de la Justice Magique pour l'élaboration des Lois Internationales Sorcières.
"Pourquoi ne nous en a-t-il jamais parlé?" Murmura Esmée. Même s'ils n'avaient pas eu leur audition vampirique, ses paroles auraient été aussi claires que du cristal. Le silence les assourdissait d'une manière peu commune.
Rosalie tenait le papier jauni, mais étonnamment bien conservé ente ses doigts pâles. Elle avait ramené une pile de boîtes dans le salon afin de faire le tri. Elle n'avait pas prévu de lire cette lettre, même avant, n'avait pas voulu fouiller le petit coffre de bois de cerisier. La blonde avait seulement l'intention de voir à qui cela appartenait.
La lettre aurait été un bon moyen de le savoir si elle ne l'avait pas lue en diagonale et donc qu'en tant que télépathe Edward l'ait lue aussi, ce qui, réaction en chaîne, l'avait amenée à la lire à voix haute devant tous les vampires réunis, sauf le concerné.
Bien à lui par ailleurs. Le pauvre empathe s'était absenté pour la journée afin de refaire à la fois le stock de sang, ainsi que de calme. Graviter autour d'adolescents hormonaux cinq jours sur sept ne lui faisait aucun bien.
"Peut-être qu'il ne s'est jamais marié?" Proposa Emmett en prenant sa femme dans ses bras.
"Il y a une photo." Ajouta Alice, un air contrit et désolé sur son visage d'ordinaire joyeux. Elle déposa sur la table un magnifique cadre entourant l'image fautive, là où tout le monde pouvait la voir. A peine déposée, elle se précipita et entoura de ses bras fins la taille d'Edward, qui la serra contre lui.
Les vampires s'interrogèrent sur l'étrange photographie, d'une netteté peu commune mais surtout sur le fait qu'elle soit en couleur, quelque chose qui était peu commercialisé voire pas du tout au dix-neuvième siècle. Néanmoins ils ne s'attardèrent pas sur la bizarrerie.
Les vampires purent reconnaître distinctement ceux qui ne pouvaient qu'être les parents de Jasper sur la droite de l'image. Son père se tenait droit et fier à côté de son fils, un bras autour de la taille de sa femme. Il était grand, avait des épaules robustes, des cheveux caramel ondulés, un nez droit, la peau bronzée de ceux qui travaillent, et de magnifiques yeux gris argenté brillant d'amour.
Sa femme avait l'air émue, des larmes de bonheur visibles s'échappant de ses yeux océan. Ses cheveux raides étaient ramenés dans un chignon et étaient d'une teinte plus claire que ceux de Jasper. Elle était fine et de taille moyenne, son sourire heureux lui créant de charmantes fossettes sur le visage dont avait héritées son fils. Devant elle se trouvait une petite fille âgée d'une quinzaine d'années, possédant un regard vert bleu qui pétillait de joie et de bonheur. Redressée, elle regardait son frère avec tellement d'admiration que malgré la situation, ils sourirent devant l'image qu'elle peignait. Elle avait les mêmes cheveux blond sable qui lui tombaient en vagues douces sur les épaules ainsi que le même sourire que son aîné.
Sur la gauche ne se trouvait qu'un seul homme. Il était grand mais pas autant que le père de Jasper, longiligne, mais on pouvait lui deviner une bonne forme sportive. Ses yeux bruns rieurs et malicieux étaient cachés derrière une paire de lunettes rondes qui encadraient parfaitement son visage aristocratique. Ses doigts fins enroulés autour du pommeau d'une canne suggéraient l'apprentissage intensif d'un instrument. L'homme avait les cheveux noirs d'encre qui partaient dans toutes les directions, défiant certainement les lois de la gravité. Bien que sa posture soit détendue, on pouvait deviner une récente tristesse dans les légers cernes sous ses yeux ou les quelques rides au coin de ses paupières.
Et enfin, au centre, les mariés.
Les vampires furent époustouflés par leur amour évident, la complicité sans faille qui régnait entre eux. Pas besoin d'avoir un don d'empathie pour ressentir la joie qui émanait du couple.
Jasper portait élégamment son uniforme militaire où étaient cousus trois boutons, signe de son grade de major. Ses cheveux blonds tombaient en vagues, coupés au-dessus de ses épaules. Il était grand et possédait la même stature que son père. Ses yeux hésitaient entre le gris et le bleu et ses fossettes tout simplement craquantes, lui donnaient un air charmeur. Ses doigts étaient entrelacés avec ceux de la personne qu'ils ne pouvaient que supposer être sa femme.
Cette dernière était absolument magnifique. Son sourire lumineux éclairait la photo et éclipsait presque tout le monde autour d'elle. Elle avait une nette ressemblance avec l'homme à ses côtés et possédait les mêmes traits nobles que lui. Quelques tâches de rousseur couvraient ses joues ainsi que son nez, lui donnant un air mutin. Ses yeux vert émeraude faisaient honte aux pierres précieuses qui portaient le même nom. Ses cheveux indomptables étaient ramenés en un chignon élégant, dont quelques mèches s'échappaient pour tomber sur ses épaules. En résumé, elle était l'incarnation typique de l'aristocratie britannique, une beauté inaccessible.
Ses accessoires de mariage étaient simples en eux-mêmes mais tout à fait de bon goût. Tout le monde pouvait dire que cela ne l'en rendait pas moins belle.
Un collier d'argent tombait au creux de ses seins et une bague était ajustée sur son annulaire. Une simple robe blanche montrait la naissance de sa poitrine et s'évasait sur la courbe de ses hanches.
Alice bougea et leur tendit une nouvelle photographie. Celle-ci avait été prise pendant la cérémonie et montrait le couple partageant leur premier baiser amoureux en tant que couple marié. Cette photo était encore plus belle que la précédente si c'était possible.
"Elle est belle," chuchota Esmée en se blottissant dans les bras de Carlisle. Il n'était pas étonnant que Jasper soit tombé amoureux. La jeune femme possédait un charme indéniable qui faisait honte à leur espèce.
Le claquement de la porte d'entrée les fit sursauter. Appuyé contre la cloison se trouvait Jasper, le visage stoïque, ses yeux redevenus d'ambre. Il ne semblait pas en colère mais c'était une chose difficile à dire étant donné qu'aucune émotion n'était lisible sur son visage d'ordinaire expressif. En tant qu'empathe, il avait plus d'expressions faciales que la majorité des vampires, et ce manque total de sentiments ou émotions les déstabilisait et les culpabilisait à la fois.
Carlisle repoussa doucement Esmée, inquiet, et tenta de l'approcher mais l'ex-soldat recula immédiatement.
"Jas-"
"Non." Ils entendirent nettement la légère panique dans sa voix, mais avant que l'un d'eux puisse le prévoir, la porte claqua à nouveau.
Jasper était parti.
Carlisle était inquiet.
Pour tous, Jasper était absent du lycée à cause d'une grippe foudroyante mais les Cullen savaient mieux.
Depuis qu'ils avaient lu la lettre, vu les photos, Carlisle ne cessait de ressasser ce qu'il avait manqué.
Le vampire se considérait comme un père pour ceux qu'il appelait peut-être à tord, ses enfants. Il faisait toujours tout son possible pour qu'ils sachent que sa porte était ouverte s'ils avaient besoin de se confier.
Il pensait avoir acquis une certaine confiance de la part de tous. Quelques années plus tôt, Jasper avait pu lui dévoiler qui il avait été sous l'emprise de Maria. Des choses qu'Alice elle-même ne connaissait pas.
Peu de vampires se souvenaient de leur vie humaine après leur réveil. Il avait toujours pensé, eu la sensation que Jasper, plus que les autres, n'avait pas oublié. Carlisle s'était dit que son fils s'ouvrirait à lui au moment venu. Après tout, il lui avait fallu une cinquantaine d'années pour dévoiler son passé de vampire, il lui en faudrait encore un peu pour montrer cette autre facette de lui-même. Quand Jasper avait observé le manque de réactions horrifiées et/ou dégoûtées de sa part après qu'il ait fini l'histoire de son passé, Carlisle avait su qu'il était proche de s'ouvrir à lui.
Mais ce coffre avait tout changé. Carlisle ne blâmait pas Rosalie. Ses intentions n'avait pas été mauvaises et personne n'aurait pu prévoir son contenu.
Sauf que ces photos rappelaient au vampire sa plus grande erreur. Il pouvait sans aucun doute dire qu'il s'en voulait de ne pas avoir insisté, car peut-être alors Jasper se serait senti protégé et lui aurait raconté. Chacun d'eux avait un passé plus ou moins pénible mais Carlisle se sentait coupable de ne pas avoir pu prendre conscience de l'ampleur de la douleur que devait sans cesse cacher son fils à propos du sien.
Lui qui se désignait comme père, qui exerçait comme médecin, n'avait même pas été capable de déceler les tourments du dernier arrivé dans leur famille. Son visage illisible tournait dans son esprit et l'humiliait.
Jasper n'était pas réapparu depuis une semaine et il avait peur pour son fils.
"Tu n'es pas le seul coupable. Nous savons, et Jasper aussi, ce que tu fais pour nous. Il n'était pas prêt et tu l'as attendu." La voix de son fils aîné se voulait apaisante. L'adolescent éternel jeta un coup d'œil dans son bureau, puis s'installa avec toute la grâce que possèdent les vampires dans un fauteuil.
"Il est déjà parti avant. Il reviendra, il le fait toujours." Affirma Edward, même s'il pouvait voir l'inquiétude dans ses yeux d'ambre.
"Je sais fils. Je sais." Il pencha la tête sur la paperasse de médecin qui l'attendait et lâcha un soupir inutile. Le vampire aux cheveux de bronze sortit de la pièce, puis envahit la maison avec une douce mélodie qui complimentait parfaitement l'étrange tension qui régnait dans la maison.
Le bruit de la fenêtre qui coulissait à l'étage, fit taire l'entièreté de la pièce. Jasper apparut bientôt dans l'embrasure de la porte du salon, les mains enfoncées dans les poches, les épaules raides et la tête baissée alors qu'il se balançait, de gêne ou de honte; sur ses talons.
Personne ne fit un seul mouvement, de peur qu'il ne retourne et s'enfuie à nouveau. Finalement Carlisle se leva du fauteuil confortable et s'avança vers le vampire blond.
"Mon fils, " dit-il avec une douceur sans équivoque, soulagé de ne voir aucun dommage physique. En tant que vampire, cela aurait été presque impossible, mais il était prudent de vérifier.
Jasper leva brièvement ses yeux d'or qu'il refixa immédiatement sur ses chaussures d'un air obstiné. Sans brutalité, Carlisle posa une main à l'arrière de sa tête et l'approcha de son corps pour le prendre dans ses bras. Il ne pensait pas que les mots puissent apaiser de quelque manière qu'il soit la douleur qu'il portait seul depuis bien trop longtemps. Il sentit l'ancien soldat poser sa tête contre son épaule puis se détendre d'une façon qu'il n'avait jamais vue auparavant.
Carlisle lui frotta le dos de manière rassurante pendant un petit moment, mais fut obligé de s'arrêter lorsque Jasper se décida à parler.
"Ce n'était pas moi que Maria voulait mais l'autre l'a devancée. Il l'a tuée et je n'ai pas pu la protéger. Hesperia est morte à cause de moi."
