Hello! Ceci est juste un petit délire personnel après avoir visionné le film Birds Of Prey et la Fantabuleuse histoire d'Harley Quinn. Rien de très ambitieux, je voulais juste rigoler un peu. C'est donc pour le moment un simple OS mais si je suis inspirée peut-être y aura-t-il une suite. En vérité c'est fort possible parce qu'en y pensant, j'ai bien envie d'écrire un peu plus sur le couple Harley Quinn/Poison Ivy mais peut-être pas dans l'immédiat.

Bref, les personnages ne m'appartiennent pas mais sont à DC Comics bien entendu, je me contente de les mettre en scène.

J'espère que vous apprécierez et que vous rigolerez bien, bonne lecture!


Rouler avec une décapotable, c'est vraiment le pied ! Enfin, sauf quand il pleut bien entendu. Quelle drôle d'idée de ne pas avoir de toit sur une bagnole du coup… Et en plus les piafs peuvent chier dedans si tu la laisse garée dehors aussi. Bref, je m'égare ! Pour le moment il ne pleut pas, j'ai les cheveux aux vent et Bruce sa langue donc c'est quand même le pied total. J'ai donc piqué cette caisse trop classe ainsi qu'un superbe diamant que je viens tout juste de mettre au clou pour une somme rondelette et… maintenant je fais quoi ?

—Harley ! Tu m'écoute ? Je te parle depuis cinq bonnes minutes là au cas où tu n'aurais pas remarqué ! Ne me dis pas que tu t'amuse encore à faire le narrateur dans ta tête ?

Oups… grillée ! La petite puce qui me parle là c'est Cassandra Kane. Mais si, la petite pickpocket orpheline que j'ai plus ou moins adopté pour lui apprendre le métier de crim… Je veux dire de femme d'affaire ! Oh, elle m'interpelle encore, je devrais peut-être répondre.

—Hum… non ?

—Mouais, je te crois sur parole tiens ! Donc, maintenant qu'on est riche…

Je hausse un sourcil sur le « on » employé mais elle fait semblant de ne rien voir et continue sur sa lancée.

—Où est-ce qu'on va crécher ? Parce que même si on a du fric, je doute que le bail des logements même pour riches prévoient de nous laisser garder une hyène apprivoisée.

Bruce à l'arrière ricane pour marquer sa présence. Ou peut-être seulement parce qu'il adore avoir la gueule au vent va savoir. Je lui caresse doucement la tête en réfléchissant sérieusement à la question. Cassandra continue d'enfoncer le clou à côté de moi.

—De toute façon vu que tout le monde, et j'insiste bien sur les mots « tout le monde », te déteste à Gotham, même tout cet argent ne pourra nous garantir un appart décent. Alors ?

—Alors quoi ?

—Bah c'est quoi le plan ? On va pas vivre comme des sans-abri dans un parc quand même !

—Je ne sais pas, les parcs c'est plutôt chouette…

—Tu rigoles ?

En fait non. Il y a bien un parc où on pourrais aller mais… Pas sûr que la proprio soit heureuse de me voir débarquer. J'avais promis de la laisser tranquille depuis la dernière fois mais la petite à raison, on va pas crécher dehors ! Je souffle en rejetant ma tête sur mon siège en pesant le pour et le contre. Soudain une idée me traverse l'esprit. Bruce sait très bien faire le beau, je lui ais appris il n'y a pas longtemps.

—J'aime pas trop quand tu fais cette tête, ça annonce des ennuis en général.

—Pas du tout, je viens juste d'avoir une idée de malade ! je déclare très sérieusement.

Bon, la dernière fois que j'ai déclaré ça j'ai fait péter Ace Chemicals pour mettre à jour mon statut amoureux… Ouais, tout le monde n'a pas Facebook ni mon talent dramatique en terme de rupture, je sais ! Et après ça j'ai littéralement eu toute la ville au cul. Mais là je suis certaine que ça va bien se passer. Qu'est-ce qui pourrait mal tourner ?

—Cass', est-ce que tu sais chialer sur commande ?

—C'est quoi cette question ? Tu veux qu'on demande l'aumône, c'est ça ?

Cette petite est vraiment futée ! Quelle bonne idée j'ai eu de la ramasser et surtout de ne pas lui ouvrir le bide quand je l'ai rencontrée.

—C'est presque ça, dans les grandes lignes ! Alors, tu sais ou pas ?

—Y'a moyen… En tout cas ça marche sur les flics et les services sociaux.

—Parfait ! Bruce nous fera son numéro de charme et toi le tien de petite chialeuse ! Dans ce cas je sais où on va aller. Tu as déjà visité le parc Robinson ?

La petite me regarde d'un air perplexe. Je me souviens alors que ce parc est désaffecté aujourd'hui et que plus personne n'y met les pieds. En même temps ça vaut mieux vu que la maitresse des lieux ne tolère pas qu'on s'introduise sur son territoire sans invitation.

—T'inquiète, tu vas adorer ! Et je suis sûre qu'elle aussi elle va t'adorer.

—Elle ? Qui ça elle ?

—Tu verras bien !

Cassandra s'escrime tout le chemin pour me faire cracher l'identité de la personne que nous allons rencontrer mais je ne cède pas le moins du monde. Je n'ai pas résisté aux interrogatoires d'Arkham pour craquer face à une morveuse en couche-culotte quand même ! Elle boude maintenant à côté de moi comme si cela allais m'affecter d'une quelconque manière et il n'en est évidemment rien. Nous sommes bientôt arrivées au parc Robinson, je peux presque apercevoir les grilles flippantes et à moitié dessoudées de l'entrée de ce dernier. La petite brune à ma droite pâlit un peu à cette vision et mon brave Bruce pose sa tête massive sur le haut de son crâne comme pour la rassurer. Ca a au moins le mérite de la distraire puisqu'elle râle ensuite de la bave qui lui coule à présent dans les cheveux.

—Harley, t'es vraiment sûre que c'est un bon plan ici ? Cet endroit est super glauque et j'ai l'impression que les plantes bougent toutes seules…

—Ah ? On doit être très proche alors. Attends que je me souvienne… La dernière fois j'ai tourné après l'espèce de buisson nudiste je crois…

Cassandra déglutit bruyamment alors que j'engage la voiture entre deux allées tellement recouvertes de mousse qu'on ne voit presque plus le macadam en dessous. Soudain, deux lianes immenses jaillissent des anciens guichets du parc délabré pour former une barrière végétale infranchissable.

—On est arrivé ! je claironne joyeusement.

—'tain Harley, t'es sérieuse ?! Dans quoi tu viens de nous fourrer encore…

—T'inquiète, c'est sans danger je te dis. Par contre descend de la caisse, je ne veux par qu'elles rayent la peinture si elles attaquent.

J'espère qu'elle ne va pas se faire dessus, j'ai pas de fringues de rechanges à lui passer pour le moment vu que j'attends les soldes. Je sors de la voiture et avance prudemment vers les lianes vivantes. Lorsque je me trouve à environ un mètre, elles s'hérissent d'épines qui m'ont l'air vachement pointues et je stoppe ma marche avant de lever les mains en l'air en un geste d'apaisement.

—Okay… Plutôt que de me déchiqueter vous voulez pas prévenir votre patronne de notre présence ? Promis, on bouge pas d'ici.

Chose marrante, les lianes semblent discuter, enfin communiquer, entre elles un bref instant avant que l'une d'entre elle rétracte ses épines et plonge dans une sorte de, heu, stase ou je ne sais quoi.

—La hotline est un peu longue aujourd'hui, je rigole. Ou devrais-je dire la hot-liane ?

Un rire nerveux fait écho à ma super vanne alors que Cassandra s'approche pour se planquer derrière moi. Bruce fait un meilleur public en ricanant franchement depuis le siège arrière de la décapotable. Pour passer le temps je décide de continuer sur le stand-up que je viens d'improviser.

—Quoi, vous trouvez ma blague vaseuse ? Avec une ambiance pareille aussi, je me raccroche un peu aux branches comme je peux.

Je crois que j'ai vexé la hot-liane parce qu'elle se réveille et ses épines ressortent brutalement avant qu'elle ne s'étire dans notre direction avec sa jumelle. Merde, qui aurait cru que les plantes n'avaient pas d'humour ? Cassandra me broie le bras gauche qu'elle serre fortement et je ma tâte à lui exposer pour quelles raisons évidentes me casser le bras ne va pas nous tirer de cette situation plutôt… épineuse s'il en est. Un claquement de langue se fait entendre soudain et les lianes reculent rapidement pour aller s'enrouler autour d'une personne qui vient de passer les guichets en miettes dans l'autre sens.

Femme fatale, vous connaissez ? Je peux vous dire que tant que vous n'avez pas vu la créature sublime qui se tient juste devant moi, non, vous ignorez totalement le sens de ces deux mots. Une chevelure d'un roux flamboyant glissant tel du cuivre fondu sur des épaules puissantes et des clavicules sexy à se damner. Un corps avec toutes les bonnes formes là où il faut dans des proportions parfaites et s'étirant sur des jambes interminables. Le tout, surmonté d'un visage où brillent deux émeraudes d'un vert vibrant et où s'étire une paire de lèvres qui promettent baisers divins et murmures sensuels jusqu'au cœur de la nuit. Et cette belle plante exotique, c'est…

—Oh mon dieu Harley ! C'est Poison Ivy ! On est chez Poison Ivy, j'y crois pas !